MRE. Encore un Conseil royal
Religion. Téléprédication
Scandale. Le bac à tout prix
Production. La fièvre des téléfilms
Portrait. Une féministe sur le tatami
Société. Miss Maroc en catimini
Reportage. Jailhouse Jazz
Immigration. Hollanda et nous
Somalie. Les talibans africains
Moyen-Orient. L'axe de la résistance
Élection patronale. Carnets d'une campagne solitaire
Agro-alimentaire. La guerre de l'huile
Mémoire. Le fabuleux destin des Jajouka
Rita El Khayat. "La pudeur tue l'écrivain"
N° 231
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Khalid Tritki

La semaine Économie

Fathallah Oualalou.
(AIC PRESS)

Privatisations. Le meilleur est à venir

Fathallah Oualalou voit l’avenir en rose. Et il y a de quoi. Le ministre des Finances prévoit une augmentation fulgurante des recettes des privatisations pour les années à venir. Au menu, la transformation des établissements publics en sociétés anonymes et l’ouverture de leur capital. Jusque-là, il n’y a pas de surprise. En revanche, dès qu’il s’agit du potentiellement privatisable, l’appétit de Oualalou n’a pas de limites. Tenez-vous bien, des établissements comme l’OCP et la CDG peuvent faire les frais des privatisations. C’est du gros gibier. À titre indicatif, les actifs de la Caisse de dépôt et de gestion étaient valorisés
en 2004 à plus de 80 milliards de dirhams. À côté de ces mastodontes étatiques, Oualalou pourrait aligner des établissements comme l’ODEP et l’ONCF, appelés, eux aussi, à se transformer en société anonyme. Quant à la méthode, le ministère des Finances privilégie la démonopolisation et l’ouverture de capital. Sur certains segments, comme la gestion des autoroutes, l’Etat pourrait procéder par concession de tronçons, surtout les plus rentables. Le message de Oualalou est clair : le gisement des privatisations est loin d’être épuisé, ce qui le pousse, vraisemblablement à préconiser dans la loi de finances 2007 des programmes de privatisation bi outri-annuels.


Immobilier Fadesa. Prend goût au Maroc

L’espagnole Fadesa a annoncé jeudi un investissement de 3,3 milliards de dirhams (300 millions d’euros) dans un complexe immobilier et touristique de la palmeraie de Marrakech. Le programme prévoit la construction de 2 685 logements, 3 hôtels, un parcours de golf de 18 trous et un centre commercial de 30 000 mètres carrés. Le groupe espagnol mène plusieurs projets en parallèle. Ainsi, il est le promoteur de Tanger City Center et d’un complexe de logements sociaux à Rabat. A cela s’ajoute un investissement de 1,6 milliard de dirhams à Kabila pour la construction d’un centre touristique et de résidences pieds dans l’eau. Mais le plus gros de ces projets demeure la station balnéaire de Saïdia qui cumule, à elle seule, plus de 30 000 lits dont 16 000 lits d’hôtel.


Télé. Enquête sur la qualité

L’Agence nationale de la réglementation des télécommunications (ANRT) a rendu publics les résultats de son enquête sur la qualité des services téléphoniques. L’enquête porte sur un échantillon de plus de 15 000 appels dont des SMS et des transferts GPRS. Les techniques de mesure concernent les taux de coupure et d’échec des communications. Selon les résultats de l’enquête, le taux d’échec se situe à hauteur de 3,5%, celui des coupures à 1,8%. Quant à la qualité d’écoute, l’enquête atteste qu’elle est à 93% parfaite ou acceptable. Notons enfin que ces taux sont prévus par les cahiers des charges des différents opérateurs du marché. Les enquêtes de l’ANRT visent à vérifier la conformité des services de ses derniers par rapport à leurs cahiers des charges.


Ciment. Lafarge mise gros

Lafarge a signé avec l’Etat, mardi 20 juin à Rabat, une convention d’investissement portant sur 2 milliards de dirhams. Cette enveloppe sera dédiée à l’augmentation de la capacité de l’usine de Tétouan et à la transformation du site de Tanger en unité de broyage. Cet investissement vise également le renforcement des unités de Bouskoura et Meknès. Suite à cette convention, Lafarge Ciment totalise, depuis 2001, date de la signature de son premier partenariat avec le gouvernement, plus de 5,7 milliards de dirhams d’investissement au Maroc. Et tout laisse croire que d’autres conventions suivront. Pour cause, la cadence des chantiers ouverts au Maroc risque de conduire à un “stress cimentier”. L’augmentation de la production locale est toujours à l’ordre du jour.


Banque. La Banque populaire attaque

La dernière sortie de la Banque populaire a été inattendue. Son président, Noureddine Omary, a annoncé une baisse spectaculaire des taux d’intérêt. La banque propose un taux fixe de 5,50% sur les crédits à moyen terme. Pour mesurer l’ampleur de cette décision, précisons que les autres banques de la place facturent à la PME un taux de 7,50%. C’est dire que la Banque populaire fera des malheureux sur la place, mais des heureux aussi, puisque ce taux profitera à une population d’entreprises jusque-là presque interdite d’accès au financement. La Banque populaire peut se permettre une telle agressivité. Son produit net bancaire approche les six milliards de dirhams et son ratio prudentiel affiche 22% ( 8% sont exigés par la réglementation.)


Prix. La vie coûte plus cher

Selon les cahiers du Haut commissariat au plan, l’indice du coût de la vie (ICV) a enregistré, en mai dernier, une progression de 1% par rapport au mois d’avant. L’augmentation est due à la hausse des produits alimentaires (+2,3% pour l’indice alimentaire), l’indice des produits non alimentaires étant resté stable. L’analyse fine par ville démontre que l’axe Casa-Rabat est le plus cher du pays. Aussi les variations les plus importantes ont-elles été enregistrées à Casablanca (+1,5%), Kénitra et Rabat (+1,3%) et les moins importantes, Laâyoune (-0,4%), Oujda (+0,1%) et Meknès (+0,3%). Globalement, les cinq premiers mois de 2006 ont enregistré une hausse de l’indice du coût de la vie de 2,7% par rapport à son niveau lors de la même période l’année précédente.



Billet. Le pays du moubah

Khalid Tritki

Au Maroc, chacun semble détenir des informations compromettantes sur chacun, mais personne n’ose les divulguer. Tout le monde s’en sert en guise de menace. C’est le cas de Saâd Alami, ministre chargé des Relations avec le Parlement, qui a menacé de révéler des dossiers (avec un grand D) sur les députés PJD. C’était à la télévision. Ce fut le cas également de Mohand Laenser qui a (presque) juré, si on ne le laissait pas tranquille, de publier la liste des notables qui ont bénéficié des largesses agricoles de l’Etat. C’était au Parlement également. D’autres encore ont utilisé le même procédé lors des passages à l’antenne en pleine campagne électorale. Ce qui est grave dans tout cela, c’est que les têtes agissantes (faute d’être pensantes) du pays ont conscience des malversations, des dépassements, en parlent ouvertement, menacent de les révéler… mais les acceptent, finalement, comme si elles faisaient partie du décor… “Oui, Untel a détourné de l’argent… Je sais, un autre a fraudé… Eh oui, c’est le pays !”. C’est devenu une phrase passe-partout qui n’offusque presque personne. La fraude, la manipulation et le détournement ont ainsi migré du registre du banni (moharram) vers celui de l’acceptable (moubah). Le capitaine Crochet du Pays imaginaire n’aurait pas rêvé mieux. Il est beau, le pays, puisque vous le d




OFF.

Le groupe Chaâbi vient d’acquérir aux enchères l’Hôtel Madina Palace à Agadir. L’opération qui s’est déroulée la semaine dernière s’inscrit dans la stratégie de développement du groupe sur le segment touristique. Dès que le contrat de vente a été établi, l’alcool a disparu de l’hôtel. C’est la méthode Chaâbi !



OFF.

La Direction des impôts s’apprête à récupérer les locaux et le staff des perceptions éparpillées à travers les quatre coins du pays. Cette décision intervient après une entente entre la Trésorerie générale du royaume et la Direction gérée par Noureddine Bensouda. Le but est que ce dernier s’occupe lui-même du recouvrement des recettes fiscales.

 
 
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