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Par Khalid Tritki
La semaine Économie
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Fathallah Oualalou.
(AIC PRESS)
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Privatisations. Le meilleur est à venir
Fathallah Oualalou voit lavenir en rose. Et il y a de quoi. Le ministre des Finances prévoit une augmentation fulgurante des recettes des privatisations pour les années à venir. Au menu, la transformation des établissements publics en sociétés anonymes et louverture de leur capital. Jusque-là, il ny a pas de surprise. En revanche, dès quil sagit du potentiellement privatisable, lappétit de Oualalou na pas de limites. Tenez-vous bien, des établissements comme lOCP et la CDG peuvent faire les frais des privatisations. Cest du gros gibier. À titre indicatif, les actifs de la Caisse de dépôt et de gestion étaient valorisés |
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| en 2004 à plus de 80 milliards de dirhams. À côté de ces mastodontes étatiques, Oualalou pourrait aligner des établissements comme lODEP et lONCF, appelés, eux aussi, à se transformer en société anonyme. Quant à la méthode, le ministère des Finances privilégie la démonopolisation et louverture de capital. Sur certains segments, comme la gestion des autoroutes, lEtat pourrait procéder par concession de tronçons, surtout les plus rentables. Le message de Oualalou est clair : le gisement des privatisations est loin dêtre épuisé, ce qui le pousse, vraisemblablement à préconiser dans la loi de finances 2007 des programmes de privatisation bi outri-annuels. |
Immobilier Fadesa. Prend goût au Maroc
Lespagnole Fadesa a annoncé jeudi un investissement de 3,3 milliards de dirhams (300 millions deuros) dans un complexe immobilier et touristique de la palmeraie de Marrakech. Le programme prévoit la construction de 2 685 logements, 3 hôtels, un parcours de golf de 18 trous et un centre commercial de 30 000 mètres carrés. Le groupe espagnol mène plusieurs projets en parallèle. Ainsi, il est le promoteur de Tanger City Center et dun complexe de logements sociaux à Rabat. A cela sajoute un investissement de 1,6 milliard de dirhams à Kabila pour la construction dun centre touristique et de résidences pieds dans leau. Mais le plus gros de ces projets demeure la station balnéaire de Saïdia qui cumule, à elle seule, plus de 30 000 lits dont 16 000 lits dhôtel. |
Télé. Enquête sur la qualité
LAgence nationale de la réglementation des télécommunications (ANRT) a rendu publics les résultats de son enquête sur la qualité des services téléphoniques. Lenquête porte sur un échantillon de plus de 15 000 appels dont des SMS et des transferts GPRS. Les techniques de mesure concernent les taux de coupure et déchec des communications. Selon les résultats de lenquête, le taux déchec se situe à hauteur de 3,5%, celui des coupures à 1,8%. Quant à la qualité découte, lenquête atteste quelle est à 93% parfaite ou acceptable. Notons enfin que ces taux sont prévus par les cahiers des charges des différents opérateurs du marché. Les enquêtes de lANRT visent à vérifier la conformité des services de ses derniers par rapport à leurs cahiers des charges. |
Ciment. Lafarge mise gros
Lafarge a signé avec lEtat, mardi 20 juin à Rabat, une convention dinvestissement portant sur 2 milliards de dirhams. Cette enveloppe sera dédiée à laugmentation de la capacité de lusine de Tétouan et à la transformation du site de Tanger en unité de broyage. Cet investissement vise également le renforcement des unités de Bouskoura et Meknès. Suite à cette convention, Lafarge Ciment totalise, depuis 2001, date de la signature de son premier partenariat avec le gouvernement, plus de 5,7 milliards de dirhams dinvestissement au Maroc. Et tout laisse croire que dautres conventions suivront. Pour cause, la cadence des chantiers ouverts au Maroc risque de conduire à un stress cimentier. Laugmentation de la production locale est toujours à lordre du jour. |
Banque. La Banque populaire attaque
La dernière sortie de la Banque populaire a été inattendue. Son président, Noureddine Omary, a annoncé une baisse spectaculaire des taux dintérêt. La banque propose un taux fixe de 5,50% sur les crédits à moyen terme. Pour mesurer lampleur de cette décision, précisons que les autres banques de la place facturent à la PME un taux de 7,50%. Cest dire que la Banque populaire fera des malheureux sur la place, mais des heureux aussi, puisque ce taux profitera à une population dentreprises jusque-là presque interdite daccès au financement. La Banque populaire peut se permettre une telle agressivité. Son produit net bancaire approche les six milliards de dirhams et son ratio prudentiel affiche 22% ( 8% sont exigés par la réglementation.) |
Prix. La vie coûte plus cher
Selon les cahiers du Haut commissariat au plan, lindice du coût de la vie (ICV) a enregistré, en mai dernier, une progression de 1% par rapport au mois davant. Laugmentation est due à la hausse des produits alimentaires (+2,3% pour lindice alimentaire), lindice des produits non alimentaires étant resté stable. Lanalyse fine par ville démontre que laxe Casa-Rabat est le plus cher du pays. Aussi les variations les plus importantes ont-elles été enregistrées à Casablanca (+1,5%), Kénitra et Rabat (+1,3%) et les moins importantes, Laâyoune (-0,4%), Oujda (+0,1%) et Meknès (+0,3%). Globalement, les cinq premiers mois de 2006 ont enregistré une hausse de lindice du coût de la vie de 2,7% par rapport à son niveau lors de la même période lannée précédente. |
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Billet. Le pays du moubah
Au Maroc, chacun semble détenir des informations compromettantes sur chacun, mais personne nose les divulguer. Tout le monde sen sert en guise de menace. Cest le cas de Saâd Alami, ministre chargé des Relations avec le Parlement, qui a menacé de révéler des dossiers (avec un grand D) sur les députés PJD. Cétait à la télévision. Ce fut le cas également de Mohand Laenser qui a (presque) juré, si on ne le laissait pas tranquille, de publier la liste des notables qui ont bénéficié des largesses agricoles de lEtat. Cétait au Parlement également. Dautres encore ont utilisé le même procédé lors des passages à lantenne en pleine campagne électorale. Ce qui est grave dans tout cela, cest que les têtes agissantes (faute dêtre pensantes) du pays ont conscience des malversations, des dépassements, en parlent ouvertement, menacent de les révéler
mais les acceptent, finalement, comme si elles faisaient partie du décor
Oui, Untel a détourné de largent
Je sais, un autre a fraudé
Eh oui, cest le pays !. Cest devenu une phrase passe-partout qui noffusque presque personne. La fraude, la manipulation et le détournement ont ainsi migré du registre du banni (moharram) vers celui de lacceptable (moubah). Le capitaine Crochet du Pays imaginaire naurait pas rêvé mieux. Il est beau, le pays, puisque vous le d |
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OFF.
Le groupe Chaâbi vient dacquérir aux enchères lHôtel Madina Palace à Agadir. Lopération qui sest déroulée la semaine dernière sinscrit dans la stratégie de développement du groupe sur le segment touristique. Dès que le contrat de vente a été établi, lalcool a disparu de lhôtel. Cest la méthode Chaâbi ! |
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OFF.
La Direction des impôts sapprête à récupérer les locaux et le staff des perceptions éparpillées à travers les quatre coins du pays. Cette décision intervient après une entente entre la Trésorerie générale du royaume et la Direction gérée par Noureddine Bensouda. Le but est que ce dernier soccupe lui-même du recouvrement des recettes fiscales. |
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