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Religion. Téléprédication
Scandale. Le bac à tout prix
Production. La fièvre des téléfilms
Portrait. Une féministe sur le tatami
Société. Miss Maroc en catimini
Reportage. Jailhouse Jazz
Immigration. Hollanda et nous
Somalie. Les talibans africains
Moyen-Orient. L'axe de la résistance
Élection patronale. Carnets d'une campagne solitaire
Agro-alimentaire. La guerre de l'huile
Mémoire. Le fabuleux destin des Jajouka
Rita El Khayat. "La pudeur tue l'écrivain"
N° 231
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Chef des actualités : Karim Boukhari

La semaine Maroc

Nos parlementaires au travail !
(AFP)

Législatives 2007. Comme en 2002…

Après de longues semaines de tractations, le ministère de l’Intérieur a fini par adopter, en concertation avec les cinq partis de la majorité (USFP, Istiqlal, PPS, RNI, MP) un surprenant code électoral : ce sera un scrutin de liste dit “au plus fort reste” (les candidats en ballottage seront départagés selon le reste des voix obtenues par leurs listes respectives) avec un seuil minimal de 7 %. En gros, ce sont les modalités des élections 2002 qui ont été reconduites, à l’exception de la moyenne passée de 3 à 7 %, ce qui semble répondre au désir (royal) de regroupement des partis et de constitution de pôles. Au-delà
des détails techniques, qui peuvent rebuter le lecteur non initié (c'est-à-dire tout le monde), il faut retenir que cette décision constitue une surprise par rapport aux premiers accords passés entre l’Intérieur et les cinq partis. La moyenne de 7 %, qui sera appliquée au niveau local (circonscriptions), répond principalement aux vœux de l’USFP et de l’Istiqlal. Elle indispose de larges pans de la classe politique, obligés de s’allier à d’autres formations pour se frayer un chemin jusqu’au Parlement. Autre mesure surprenante : les partis non représentés au Parlement (une majorité, en fait) devront obtenir, comme caution morale pour chaque candidat à l’élection, une liste de 500 signatures dont 100 émanant d’élus locaux. Ce qui relève presque de l’impossible. La logique de tout cela ? Réduire le nombre de partis représentés et empêcher le raz-de-marée d’un parti ou d’un autre puisque le découpage électoral sera le même que celui de 2002. Prochaine étape : valider tout cela par le Conseil du gouvernement, celui des ministres, et le Parlement. Wait and see.


Sit-in. Quand c’est les Etats-Unis...

Les autorités marocaines ont officiellement interdit un sit-in, jeudi dernier, devant le consulat des Etats-Unis à Casablanca, qui a été le théâtre d’un impressionnant dispositif de sécurité à cette occasion. C’est l’association Ennassir, regroupant les familles des détenus islamistes, qui avait appelé à cette manifestation pour protester (auprès des Etats-Unis) contre l’existence de la prison de Guantanamo qui abriterait au moins 10 détenus marocains (25 d’après les témoignages d’anciens détenus, chiffre impossible à confirmer). Cette interdiction est une première, mais l’appel à manifester devant le consulat américain est une première aussi. Ceci explique peut-être cela. “D’habitude, nous explique le porte-parole d’Ennassir, on nous autorisait (devant des institutions marocaines) et on nous bastonnait”.


Congrès. Les francs-maçons à Rabat

Le Maroc devient une destination privilégiée des francs-maçons du monde. La Grande Loge régulière du Royaume du Maroc, présidée par le notaire Saâd Lahrichi, a accueilli, le samedi 17 juin à Rabat, une réunion importante du congrès mondial des francs-maçons. Publiée initialement par l’hebdomadaire Al Osboue, l’information est confirmée par un membre influent de la loge marocaine, requérant l’anonymat. Contrairement à des réunions similaires qui se tiennent régulièrement dans des villes européennes et qui sont assez médiatisées, celle-ci s’est déroulée dans une discrétion absolue. Peur des islamistes ? Prudence makhzénienne ? Peu importe, les représentants de quelque 60 pays étaient de la partie. Et c’est tant mieux.


Skhirat 1971. 100 corps à restituer

L’Association des anciens élèves d’Ahermoumou, impliqués dans le putsch de Skhirat en 1971, revient à la charge. “Nous sommes près de 800, explique le président Ahmed Belghiti, nous avons été acquittés par les tribunaux mais on ne nous a jamais rendu justice”. L’association, qui existe depuis 2003, a tapé à la porte du CCDH et de l’IER, en vain. “On nous a répondu que l’on faisait fausse route puisque le putsch de 1971 n’est pas un événement politique !”, ce qui est pour le moins étonnant. Notons que plus de 100 mutins ont été abattus dans la tuerie de Skhirat. Mais on ignore où se trouvent leurs sépultures. Les deux ONG de droits de l’homme, le FVJ et l’AMDH, pourraient bientôt revendiquer le dossier.


2M. Tapis rouge pour Achaâri

Pourquoi 2M a–t-elle déroulé un tapis rouge pour Mohamed Achaâri, mercredi 21 juin ? Etait-ce suite à sa demande d’un droit de réponse, au dernier épisode de l’émission, Moubacharatan Maakoum ? Oui et non. Au lendemain de cette émission, durant laquelle Abdelkrim Berrechid a accusé le ministre de “servir (ses) copains”, Achaâri a en effet fait appel à Réda Benjelloun et Samira Sitaïl pour obtenir un droit de réponse. Les deux compères le lui ont accordé mais le ministre n’en a pas usé … puisque 2M a tenu à lui accorder une interview exhaustive, pour qu’il “puisse communiquer sur la politique (d’Etat) des festivals et bien d’autres questions sensibles”. Pour la petite histoire, en interne, l’émission de Goulahsen a été ressentie comme un échec. Soit, mais Achaâri en solo, c’était too much.


RNI. Osman humilié par Jettou

L’indéboulonnable président du RNI, Ahmed Osman, s’est rendu en début de semaine au domicile de Driss Jettou. Objet de la visite : s’assurer des intentions du premier ministre que l’on dit intéressé par la direction du RNI. Face à cette incursion, Jettou a été laconique, invitant Osman à “s’occuper plus sérieusement de son parti”. En off, Jettou se dit non intéressé, en tant que chef de la majorité, par un parti mal en point. Au sein du RNI, hormis Abdelaziz Alami qui a émis publiquement le vœu de voir Jettou prendre les rênes du parti, “plusieurs cadres lancent la rumeur comme un ballon-sonde”, confie un responsable. Maintenant c’est dit, Jettou a d’autres priorités.


Sécurité. Même les autistes !

Les autorités de Rabat ont interdit une “marche de l’espérance” à laquelle devaient participer des enfants autistes (180 000 personnes seraient atteintes de ce mal au Maroc). Selon une source dans le comité organisateur, les autorités de la wilaya de Rabat auraient justifié leur refus par la formule suivante : “Vous allez exposer les enfants”. L’attitude ultra-humaniste (et pas vraiment crédible) des officiels a empêché les Rbatis d’entendre ce slogan : “Je ne suis ni fou ni touché par le diable (…) Pendant que les enfants prennent le chemin de l’école, les enfants autistes prennent le chemin des marabouts”.


Rif. Abdelkrim reste en Egypte

Le rapatriement de la sépulture de Abdelkrim Khattabi, le héros du Rif, ne semble plus d’actualité. “Les conditions voulues par la famille et les ONG qui s’intéressent à l’histoire du Rif ne sont plus réunies” résume ce proche de la famille Khattabi. Rappelons que, du temps de l’IER, un comité officiel s’était formé pour persuader la famille de rapatrier Abdelkrim, enterré au Caire en 1963. Parmi les conditions (de la famille), on retient la “réécriture de l’histoire du Rif (ndlr et donc du Maroc)” et le désenclavement définitif de la région. Il y avait aussi une autre condition, non écrite, en fait un souhait extrêmement fort pour le symbole : que Khattabi ait droit à un retour digne d’un chef d’Etat. “Autrement dit, poursuit notre source, que le souverain en personne s’occupe du dossier, sans intermédiaire”. Cette condition (non déclarée) n’ayant pas été satisfaite, c’est le rapatriement qui est aujourd’hui remis en cause. Dommage.



Billet. La tazkia

Driss Ksikes

Etre normalement constitué et songer à se présenter aux législatives demande beaucoup de courage. Pour ne pas être bouffé par les notables rodés et ne pas être à la solde des électeurs corruptibles. Oui, mais puisque le Maroc politique n’est pas normalement constitué, il ne suffit pas de le vouloir ni même d’être plébiscité par ses pairs pour être candidat. Il faut être coopté par les “pères” du parti pour espérer être élu (les partis faisant exception ne font que confirmer la règle). La pratique a un nom dans le jargon local. Ça s’appelle, recevoir la tazkia. Justement, à un an des législatives, la fébrilité d’élus à la recherche d’appuis pour rempiler est déjà manifeste. Commençons par les acteurs marginaux. Avant même d’être mis à l’étroit par le seuil d’éligibilité, des dirigeants de minipartis (PSD, FC, etc) ont su qu’ils ne détenaient plus le pouvoir de distribuer les tazkiat et qu’ils doivent s’accrocher à une locomotive (USFP, PJD) pour ne pas être eux-mêmes largués. Passons au pôle haraki. Là, la course est déjà ouverte. Les parlementaires appartenant aux différentes chapelles réunies sous le label MP se battent d’ores et déjà pour gagner l’assentiment du triumvirat Aherdane-Laenser-Fadili. Les déçus par les pratiques en vigueur partent. Les machiavéliques se terrent. Restent les vociférateurs et les obséquieux, qui rivalisent en marques d’allégeance. Au RNI, c’est plus monolithique. Même les opposants les plus incisifs à Ahmed Osman, leader contesté du parti, enterrent la hache de guerre, oublient le livre blanc censé tout mettre à nu et s’apprêtent à recevoir l’incontournable tazkia pour repartir à zéro. À l’Istiqlal, enfin, les mêmes pratiques ancestrales montrent le bout du nez. Les réunions secrètes entre copains, coquins et autres cousins reprennent de plus belle. Ainsi va le Maroc des tazkiat. Même le tri des futurs élus se fait à la tête du client.



Casa Crew. On achève bien les rappeurs

“Quels critères pour une meilleure représentativité politique et une composition démocratique du Conseil supérieur des CME (Citoyens marocains à l’étranger)?”. C’est sous cet intitulé que se tiendra un colloque, le 29 juin à Casablanca, organisé par le Centre européen des Etudes et d'Analyses sur la Migration. Quatre partis politiques seront invités au débat : Istiqlal, PPS, RNI et PJD. C’est Saïd Charchira, ancien président du Congress, importante ONG de CME, qui est derrière cette initiative. Avec ce colloque, comme avec l’initiative de la Mounadara, les CME essayent de peser dans le débat actuel sur l’intégration des Marocains d’ailleurs.


Intérieur. Merci l’ENA

Chakib Benmoussa a signé, le 9 juin dernier, un accord de coopération avec le directeur de l'Ecole nationale d'administration (ENA), Antoine Durrleman, accord qui permet aux cadres de l'Intérieur de profiter désormais de formations et stages assurés par la prestigieuse Ecole de Paris. Par ailleurs, les praticiens de l’ENA se sont engagés à donner un coup de main pour réaménager le cursus de l'Ecole de perfectionnement des cadres de l'Intérieur de Kénitra, rendu caduc par le nouveau concept d'autorité. “NDH oblige, les cadres moyens et autres caïds sont appelés à s’adapter pour mieux appréhender de nouvelles missions”, conclut ce cadre de l’Intérieur.


Presse. Diffamation à Taounate

Dans une de ses précédentes éditions, le journal régional Sada Taounate a publié un article sur la campagne anti-cannabis menée ces derniers jours dans la région. Le correspondant du journal y revient sur l’inefficacité des cultures alternatives proposées et épingle le double jeu d’un certain “poète”. Celui-ci se reconnaît et dépose plainte pour diffamation au tribunal de Taounate. Il s’agit d’Ahmed Moufdi, député istiqlalien de la région, qui affirme “être le seul poète de sa tribu et le surnom (El Krombi) que le correspondant a utilisé fait référence à sa famille”. De son côté, Driss El Ouali, directeur du journal, affirme qu’“inciter les autorités à combattre le kif n’est pas diffamatoire” et que le député n’a jamais été cité. À suivre.


Elections. Annahj dit non

Annahj Addimocrati (La voie démocratique), qui vient de tenir son conseil national, s’apprête à boycotter les prochaines élections. Même si rien n’est encore officiel, et malgré l’appel de certains militants participationnistes, le parti de Abdellah El Harif n’est pas convaincu de la sincérité du système marocain. “Pour nous, il n’y a toujours pas eu de progrès notable dans la démocratisation du système”, commente ce dirigeant. Fidèle à ses principes, Annahj risque d’être le seul parti à boycotter les prochaines consultations, au moment où le PADS, autre représentant de la gauche socialiste, a dit oui aux élections 2007.



3 questions à Youssef Madad (Membre de la Coalition Internationale de Lutte Contre la Peine de Mort)

Comment les autorités marocaines ont-elles accueilli votre demande d’abolir la peine de mort ?
Elles ont été réceptives et se sont engagées au moins à réduire cette peine d’une façon progressive. Le projet de réforme du Code pénal contiendrait, selon nos informations, une réduction des crimes passibles de la peine de mort, qui sont actuellement au nombre de 36. 127 personnes sont condamnées à mort dont certains depuis 23 ans. Nous sommes également soutenus par la classe politique. Le FFD a déposé une proposition de loi au Parlement, le 28 mai dernier, demandant la suppression de cette peine.

Pourquoi le Maroc penche-t-il pour une annulation progressive et non totale ?
Je pense que les autorités ne veulent pas heurter l’opinion publique et cherchent à ce que la réforme passe tout doucement. Pour nous, l’important est que le principe de l’abolition soit acquis. Le Maroc est leader parmi les pays arabes à ce niveau. Il ne faut pas oublier aussi la sensibilité à certains crimes comme l’atteinte physique à la personne du roi. La peine de mort resterait une épée de Damoclès à effet dissuasif.

La lutte contre le terrorisme aussi peut être dissuasive…
Je ne le pense pas. Les personnes qui commettent ce genre de crimes le font par choix. Elles ne pensent pas aux sanctions encourues. En plus, dans les pays ayant aboli la peine de mort, le taux de criminalité a baissé
parce que d’autres approches ont été adoptées.


Télévision. Tous pour Nadia !

Elle est belle, elle a du talent mais… Nadia Badri, détenue à la prison de Oukacha (elle a été condamnée à 15 ans de prison pour avoir tué, dans un geste de colère, un homme qui menaçait de la violer), a échoué dans la présélection de Studio 2M. Ses amis et ses mentors (elle a été coachée par Haj Younes, directeur du Conservatoire de musique de Casablanca) soutiennent qu’elle mérite pourtant une deuxième chance. Après avoir sollicité le directeur de la chaîne et le ministère de tutelle, ils envisagent même de créer un comité de soutien pour la jeune femme âgée de 21 ans. L’appel lancé par les amis de Nadia sera-t-il entendu ?


Disparition. L’adieu à Ahmed Manouzi

Ahmed Manouzi est décédé mercredi à l’âge de 76 ans. Le défunt était l’un des patriarches de la famille Manouzi, connue pour son militantisme et son dévouement à la cause nationale mais aussi pour la persécution dont elle a fait l’objet de longues décennies durant. Arrêté plusieurs fois par la police secrète, il est notamment passé par le tristement célèbre commissariat de Derb Moulay Chérif. Ahmed Manouzi a été, aussi, l’un des premiers à dénoncer publiquement ses tortionnaires (Hamiani, Kaddour, Sqalli, Bennani-Smires). Il est l’oncle de Houssine Manouzi, disparu dans les années 1970 et dont on ignore le sort aujourd’hui encore.


Pédophilie. Un procès à surprises

Jacques-Henri Soumère, l'ex-directeur du Théâtre Mogador et patron de l'opéra de Massy poursuivi dans une affaire de pédophilie à Marrakech, a récupéré son passeport qui lui avait été confisqué par les autorités marocaines. Selon une source diplomatique, le Français a récupéré son document de voyage à la suite d’interventions haut placées au niveau de l’ambassade de France au Maroc. L’homme qui est poursuivi mais maintenu en liberté provisoire (pour “incitation à la débauche sur mineur, détention de stupéfiants et homosexualité”) a comparu cette semaine devant le tribunal de première instance de Marrakech. Son procès est reporté au 27 juin car le procureur doit entendre le jeune Sabri H., 16 ans, qui accuse le sexagénaire de lui avoir promis entre 300 et 400 DH pour une relation sexuelle. à noter que si Soumère est en liberté (et en possession d’un document de voyage), l’entremetteur supposé est en prison à Marrakech.



Humeur. Même les blagues !

Karim Boukhari

Les meilleurs philosophes du Maroc ne sont pas des profs cravatés ou des conférenciers en mal de superlatifs ronflants mais des gosses de dix ans, je n’ai aucun doute sur cette question. Lisez bien cette anecdote : invité à une matinée pour enfants, un gosse de dix ans commence par sortir une blague : “Il était une fois Joumani (ndlr : ancien patriarche sahraoui et grand chef de tribu, devenu malgré lui le premier sujet de blagues marocaines du temps de Hassan II) et le roi…”. Craignant le pire, le présentateur de la matinée, célèbre animateur à la télévision, intervient pour couper l’élan du gosse. Celui-ci résiste et réussit malgré tout à boucler sa blague, très drôle du reste : “Joumani demande à Hassan II de lui procurer un taxi rouge pour arrondir ses fins de mois. Quelque jours plus tard, constatant que son affaire ne marche pas, il va se plaindre au monarque. Intrigué, ce dernier commande un rapport à ses services secrets. Le rapport tombe au bout d’une journée de filature : chaque fois qu’un client appelait “Taxi”, Joumani répondait invariablement : ‘Oui, oui, c’est un taxi, vous croyez que c’est un avion ?’”. La blague déclenche l’hilarité générale. Mais plus tard, dans les coulisses, l’éducatrice de l’enfant fulmine de rage. Elle administre plusieurs gifles au gosse en le sermonnant : “Tu m’as fait honte, tu ne comprends donc pas qu’il ne faut pas dire ces choses-là, que l’on ne peut pas rire de ces gens-là ? Que l’on ne peut pas parler ainsi du roi ?”. Le gosse a une réaction magnifique : “Je n’ai pas l’âge pour comprendre ces choses”. L’éducatrice sort cette réplique encore plus incroyable : “Il n’y a pas d’âge pour comprendre. A partir du moment où il vient au monde, le Marocain n’est pas censé ignorer ces choses”. Terrible, non ?



VITES !

C’est officiel, Omar Kabbaj vient de rejoindre le cabinet royal en tant que conseiller. L’ancien président de la Banque africaine de développement (BAD), 64 ans, passe pour un technocrate voué aux finances et aux relations internationales. On ignore s’il arrive pour remplacer un autre conseiller ou pour étoffer, tout simplement, l’équipe du cabinet royal.


Le ministre de la Justice a adressé une circulaire à tous les magistrats pour appliquer les sanctions prévues contre toute personne responsable d’un accident de la circulation. Les jugements et les amendes seront appliqués dans les délais les plus brefs. Une permanence sera même installée dans les parquets.


Le ministère de l’Education nationale est appelé à régler le problème des enseignants expatriés dans les pays du Golfe depuis 1986 et qui ont vu leur situation administrative bloquée à leur retour au Maroc. Les quelque 6000 personnes concernées envisagent des actions communes (pétitions, sit-in) à la rentrée 2006.


L’humoriste beur Mustapha estime que la censure bat son plein au Maroc. La révélation de l’émission 15 ans, 15 talents de 2M, qui se produit au Théâtre du Temple à Paris, a affirmé dans une émission de Laurent Ruquier, sur le ton de la dérision, qu’un film érotique au Maroc est réduit à un quart d’heure d’antenne. À cause de la censure, bien sûr !

 
 
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