Ecrivez-nous ! Faites-nous part de vos commentaires, critiques ou encouragements.
E-mail : (courrier@telquel.info). Fax (022 94 68 45). Lettres (13, rue Fnideq, Casa-Anfa). |
Les MRE sont et resteront marocains
Une douche froide
Cest ainsi que certains journaux marocains ont qualifié la décision du ministère de lIntérieur dajourner la participation de la diaspora marocaine aux prochaines élections législatives.
En ces temps estivaux et chauds, une bonne douche écossaise est toujours la bienvenue. Mais celle que viennent dexpérimenter les MRE ressemble plus à une énième gifle sur la joue des millions de citoyens marocains qui rapportent des milliards de dirhams annuels aux caisses de lEtat. Leur seul tort est de vivre à lextérieur du Maroc.
Décidément, la majorité parlementaire emmenée par les frères ennemis que sont lUSFP et lIstiqlal, persiste et signe dans son entêtement à vouloir sauvegarder ses ronds de cuir ministériels et autres privilégiés parlementaires, en foulant une fois de plus ou une fois pour toutes (le choix est laissé aux lecteurs) - ses principes fondateurs de démocratie pour tous les Marocains: quels quils soient et où quils soient !
Et cest notamment à ces messieurs de gauche qui ont tant suscité lespoir des Marocains en 1998 que les MRE en veulent le plus. Avec cette décision pour le moins inattendue, lexpatrié marocain se sent un peu plus un citoyen de seconde zone, une vache à lait, uniquement bonne à casquer mais pas assez politiquement mûre pour voter.
DAmérique du nord, dEurope et jusquaux pays du Golfe, on entend limmense majorité de ces Marocains qui sont les vrais ambassadeurs de leur pays dire à lunisson : au diable le vote ! Nous ne voulons pas de vos bulletins truqués et de vos symboles électoraux naïfs. Vous pouvez les mettre là où vous voudrez ! Et de continuer, toujours à lunisson : nous, nous sommes bien là où nous sommes, nous persisterons à aimer ce pays que vous persistez à dénaturer et, rira bien qui rira le dernier ! Surtout au lendemain des élections de lautomne 2007.
Et que dire de nos camarades ou voisins de palier algériens qui auront grâce à la fébrilité politique de cette même gauche usfpéiste agonisante une autre occasion de railler la transition politique tant louée au Maroc ! Car, eux, les Algériens de lextérieur, votent et depuis toujours. Dailleurs, ils sapprêtent à en user lautomne prochain, même si cest pour permettre à Boutef de rester au pouvoir plus longtemps que prévu nen déplaise à certains de nos décideurs.
Les MRE sont et resteront marocains. Ils continueront à envoyer de largent à leurs parents restés au pays. Ils encourageront le onze national sil se qualifie à la prochaine CAN. Mais ce qui est sûr et certain, cest quils viennent et une fois pour toutes dabandonner tout espoir de voir la classe politique marocaine changer et évoluer pour le mieux des générations futures: au Maroc comme dans le reste du monde.
Menem El Amrani.
Doha, Qatar.
|
Précision.
LOrdre des notaires réagit
Suite à votre article Des notaires sur le banc des accusés (TelQuel n°228), je me dois dapporter, au nom de lOrdre des notaires, les précisions suivantes :
Votre journaliste écrit que les notaires ont le quasi-monopole des transactions immobilières. Cest un contresens total, dans la mesure où les notaires n'ont quasiment aucun monopole sur aucune transaction immobilière, sauf celui de la copropriété et ce, depuis la promulgation du dahir du 3 Octobre 2002 sur la copropriété des immeubles bâtis. Les clients s'adressent aux notaires pour assurer l'authenticité de leurs actes, comme ils peuvent s'adresser aux adouls (qui sont aussi des notaires) pour les mêmes actes. Il est également faux de prétendre que les notaires traitent de dossiers successoraux. Les successions, en effet, relèvent intégralement des adouls. Les héritiers s'adressent certes aux notaires pour partager ou vendre les biens leur revenant en succession mais seulement après être passés par les adouls qui sont les seuls habilités à rédiger les actes d'hérédité (iratha) tout simplement parce que le Maroc est un pays musulman et que le droit des successions y relève du Coran.
Noureddine Skouked,
président de lOrdre des notaires.
|
Halte à la barbarie !
Jai été fortement marquée par votre interview de cet ancien tortionnaire (TelQuel n° 230), certes dure à lire jusqu'au bout, mais ô combien révélatrice de ce qui peut se passer sous le ciel bleu de notre pays.
Je n'éprouve quun sentiment en lisant les réponses de cet être inhumain à mes yeux : du dégoût. Il a beau se justifier en se disant j'ai des ordres à exécuter, toujours est-il qu'il a gagné sa croûte et nourri sa famille, à la sueur de son front et à la force de ses bras ! (sans mauvais jeu de mots). S'agit-il pour lui d'une prise de conscience (malheureusement tardive) ou dune simple envie de se confier, espérant désormais passer des nuits paisibles et se libérer des ses cauchemars quotidiens ? Et le cauchemar de ses victimes ? Malheureusement, pour plusieurs d'entre eux, il est loin d'être oublié.
Continuez à décrypter le Maroc tel qu'il est !
|
La petite phrase qui titille
En lisant le courrier du n° 229, j'ai relevé, sous la plume d'un certain Hassan Sijelmassi, cette petite phrase qui m'a titillé : aider annuellement à coups de millions de dollars des populations étrangères sinistrées est certainement plus important aux yeux de nos gouvernants que le bonheur de leur propre population.
À priori, ça ressemble a une blague. Mais ça a l'air d'être dit avec tant de conviction que ça fait peur. Alors pour Monsieur Sijelmassi, aider des petits africains qui meurent de faim (je sacrifie à l'expression à la mode) est moins important que de regarder un match dune heure et demie devant sa télé ?
Le foot rassemble les peuples, le foot est vecteur de belles idées, je veux bien, mais il y a des limites. Et là, on frôle l'indécence...
Hakim Chqaf,
étudiant, Bruxelles.
|
Laissez les imams tranquilles !
Je tiens tout d'abord à saluer la décision royale de trancher sur la question des femmes imams, car ce sujet susciterait des débats inutiles en ce moment et qui ne feraient que servir les intérêts des intégristes pendant les prochaines élections. Ce qui me choque dans votre article sur le sujet (TelQuel n° 228), c'est que vous vous attaquez à des conventions religieuses alors que vous- mêmes dénoncez toute référence à la religion dans la vie politique (en tout cas c'est ce que j'ai compris en lisant 227 numéros de votre magazine). Ce débat sur un sujet religieux me paraît étranger à votre journal car vous avez toujours refusé d'admettre tout rôle de la religion dans nos vies et êtes convaincus que la religion n'est pas fondée sur des preuves rationnelles. Pourquoi donc vous acharner sur des religieux qui expliquent leur religion comme bon leur semble ? Les imams dirigent des rituels religieux, alors pourquoi critiquer les autorités religieuses puisque vous n'en avez rien à cirer ?
Mohammed Senhaji,
étudiant, France.
|
|