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N° 232
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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“Les MRE sont et resteront marocains”

Une douche froide… C’est ainsi que certains journaux marocains ont qualifié la décision du ministère de l’Intérieur d’ajourner la participation de la diaspora marocaine aux prochaines élections législatives.


En ces temps estivaux et chauds, une bonne douche écossaise est toujours la bienvenue. Mais celle que viennent d’expérimenter les MRE ressemble plus à une énième gifle sur la joue des millions de citoyens marocains qui rapportent des milliards de dirhams annuels aux caisses de l’Etat. Leur seul tort est de vivre à l’extérieur du Maroc.

Décidément, la majorité parlementaire emmenée par les frères ennemis que sont l’USFP et l’Istiqlal, persiste et signe dans son entêtement à vouloir sauvegarder ses ronds de cuir ministériels et autres privilégiés parlementaires, en foulant une fois de plus – ou une fois pour toutes (le choix est laissé aux lecteurs) - ses principes fondateurs de “démocratie pour tous les Marocains: quels qu’ils soient et où qu’ils soient” !
Et c’est notamment à ces messieurs de gauche – qui ont tant suscité l’espoir des Marocains en 1998 – que les MRE en veulent le plus. Avec cette décision pour le moins inattendue, l’expatrié marocain se sent un peu plus un citoyen de seconde zone, une vache à lait, uniquement bonne à casquer mais pas assez politiquement mûre pour voter.

D’Amérique du nord, d’Europe et jusqu’aux pays du Golfe, on entend l’immense majorité de ces Marocains – qui sont les vrais ambassadeurs de leur pays – dire à l’unisson : au diable le vote ! Nous ne voulons pas de vos bulletins truqués et de vos symboles électoraux naïfs. Vous pouvez les mettre là où vous voudrez ! Et de continuer, toujours à l’unisson : nous, nous sommes bien là où nous sommes, nous persisterons à aimer ce pays que vous persistez à dénaturer et, rira bien qui rira le dernier ! Surtout au lendemain des élections de l’automne 2007.

Et que dire de nos camarades ou voisins de palier algériens qui auront – grâce à la fébrilité politique de cette même gauche “usfpéiste” agonisante – une autre occasion de railler la transition politique tant louée au Maroc ! Car, eux, les Algériens de l’extérieur, votent et depuis toujours. D’ailleurs, ils s’apprêtent à en user l’automne prochain, même si c’est pour permettre à Boutef de rester au pouvoir plus longtemps que prévu – n’en déplaise à certains de nos décideurs.

Les MRE sont et resteront marocains. Ils continueront à envoyer de l’argent à leurs parents restés au pays. Ils encourageront le onze national s’il se qualifie à la prochaine CAN. Mais ce qui est sûr et certain, c’est qu’ils viennent – et une fois pour toutes – d’abandonner tout espoir de voir la classe politique marocaine changer et évoluer pour le mieux des générations futures: au Maroc comme dans le reste du monde.

Menem El Amrani.
Doha, Qatar.



Précision.
L’Ordre des notaires réagit


Suite à votre article “Des notaires sur le banc des accusés” (TelQuel n°228), je me dois d’apporter, au nom de l’Ordre des notaires, les précisions suivantes :
Votre journaliste écrit que les notaires ont le quasi-monopole des transactions immobilières. C’est un contresens total, dans la mesure où les notaires n'ont quasiment aucun monopole sur aucune transaction immobilière, sauf celui de la copropriété et ce, depuis la promulgation du dahir du 3 Octobre 2002 sur la copropriété des immeubles bâtis. Les clients s'adressent aux notaires pour assurer l'authenticité de leurs actes, comme ils peuvent s'adresser aux adouls (qui sont aussi des notaires) pour les mêmes actes. Il est également faux de prétendre que les notaires traitent de dossiers “successoraux”. Les successions, en effet, relèvent intégralement des adouls. Les héritiers s'adressent certes aux notaires pour partager ou vendre les biens leur revenant en succession mais seulement après être passés par les adouls qui sont les seuls habilités à rédiger les actes d'hérédité (iratha) – tout simplement parce que le Maroc est un pays musulman et que le droit des successions y relève du Coran.

Noureddine Skouked,
président de l’Ordre des notaires.



Halte à la barbarie !

J’ai été fortement marquée par votre interview de cet ancien tortionnaire (TelQuel n° 230), certes dure à lire jusqu'au bout, mais ô combien révélatrice de ce qui peut se passer sous le ciel bleu de notre pays.
Je n'éprouve qu’un sentiment en lisant les réponses de cet être inhumain à mes yeux : du dégoût. Il a beau se justifier en se disant “j'ai des ordres à exécuter”, toujours est-il qu'il a gagné sa croûte et nourri sa famille, à la sueur de son front et à la force de ses bras ! (sans mauvais jeu de mots). S'agit-il pour lui d'une prise de conscience (malheureusement tardive) ou d’une simple envie de se confier, espérant désormais passer des nuits paisibles et se libérer des ses cauchemars quotidiens ? Et le cauchemar de ses victimes ? Malheureusement, pour plusieurs d'entre eux, il est loin d'être oublié.
Continuez à décrypter le Maroc tel qu'il est !

Meriem Perrot



La petite phrase qui titille

En lisant le courrier du n° 229, j'ai relevé, sous la plume d'un certain Hassan Sijelmassi, cette petite phrase qui m'a titillé : “aider annuellement à coups de millions de dollars des populations étrangères sinistrées est certainement plus important aux yeux de nos gouvernants que le bonheur de leur propre population”.
À priori, ça ressemble a une blague. Mais ça a l'air d'être dit avec tant de conviction que ça fait peur. Alors pour Monsieur Sijelmassi, aider des “petits africains qui meurent de faim” (je sacrifie à l'expression à la mode) est moins important que de regarder un match d’une heure et demie devant sa télé ?
Le foot rassemble les peuples, le foot est vecteur de belles idées, je veux bien, mais il y a des limites. Et là, on frôle l'indécence...

Hakim Chqaf,
étudiant, Bruxelles.



Laissez les imams tranquilles !

Je tiens tout d'abord à saluer la décision royale de trancher sur la question des femmes imams, car ce sujet susciterait des débats inutiles en ce moment et qui ne feraient que servir les intérêts des intégristes pendant les prochaines élections. Ce qui me choque dans votre article sur le sujet (TelQuel n° 228), c'est que vous vous attaquez à des conventions religieuses alors que vous- mêmes dénoncez toute référence à la religion dans la vie politique (en tout cas c'est ce que j'ai compris en lisant 227 numéros de votre magazine). Ce débat sur un sujet religieux me paraît étranger à votre journal car vous avez toujours refusé d'admettre tout rôle de la religion dans nos vies et êtes convaincus que la religion n'est pas fondée sur des preuves rationnelles. Pourquoi donc vous acharner sur des religieux qui expliquent leur religion comme bon leur semble ? Les imams dirigent des rituels religieux, alors pourquoi critiquer les autorités religieuses puisque vous n'en avez rien à cirer ?

Mohammed Senhaji,
étudiant, France.

 
 
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