Rapport parlementaire. Les commissariats à la loupe
Khelli Henna Ould Errachid. Le phénix du Sahara
AMDH. Les derniers refuzniks
Rif. L'autre musée
Société. La vie après le bordel
Mauritanie. Le printemps continue
Libye. De l'Etat voyou à l'Etat modèle
Immobilier. Addoha La belle affaire
Mode. Le beldi wear est-il viable ?
Reportage. Taha Boulba
Essaouira. Deconnecting people
Art contemporain. Qui dit mieux ?
Spéctacle. Le cirque des enfants pirates
N° 232
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Chef de rubrique Karim Boukhari

La semaine Maroc

Nadia Yassine à Paris,
le 23 juin. (AIC PRESS)

Nadia Yassine. Bons baisers de Paris

Lors d'une conférence organisée le 23 juin à Paris par une association-écran anonyme (AFD, Association for Freedom and Dignity), Nadia Yassine a accusé, devant une petite audience de 80 personnes, le Palais de vouloir déstabiliser Al Adl Wal Ihsane et pousser ses militants à recourir à des actions violentes. Tout en critiquant une monarchie “qui n’a d’autre projet que de durer”, elle s’est félicitée de la promotion des morchidate, dont elle a prétendu qu’une majorité était constituée de sympathisantes, voire de membres d’Al Adl. Condamnant les arrestations massives opérées au sein de la Jamaâ, elle a souhaité la
poursuite de la “résistance pacifique” tout en soutenant que l'association “a été un rempart contre l'extrémisme par son activité éducative”. Nadia Yassine a violemment attaqué l'hostilité des médias occidentaux et locaux, qualifiés “d’alliés objectifs du Palais” et appelé à des partenariats entre les sociétés civiles face aux dictatures et à l’impérialisme américain, adoptant par moments des accents altermondialistes. La fille de Cheikh Yassine a enfin rejeté toute possibilité d’alliance avec le PJD lors des prochaines législatives. “La Jamaâ ne donnera pas de consignes de vote en faveur du parti d’El Othmani”, a-t-elle déclaré. On n’est pas obligé de la croire… En tournée européenne, Nadia Yassine la communicatrice a également accordé une interview à la chaîne online communautaire Oumma TV, après des déplacements en France, en Espagne et en Belgique.

Paris, Y.A.A



Braquage. Englishmen in Rabat

Le Parquet de Rabat a été chargé d'approfondir l'enquête judiciaire après l’arrestation de quatre Britanniques, dont l'un d'origine marocaine, dimanche dernier à 15h dans le centre commercial Méga Mall à Rabat. Les quatre hommes étaient attablés dans un restaurant du centre quand plus de trente policiers de la DGSN les ont maîtrisés. Pour l’extradition demandée par Londres, il faudra sans doute attendre (plusieurs mois ?), le Maroc et la Grande-Bretagne n’étant pas liés par un traité clair dans ce sens. La bande des quatre aurait commis à Kent, en Angleterre, un braquage qui leur aurait apporté près de 900 millions de dirhams. Une partie du butin aurait servi à l'achat de biens immobiliers au Maroc dans une tentative de blanchiment d'argent.


Sit-in. Cap sur le PF3

Le Forum vérité et justice organise un sit-in, le 12 juillet, devant le siège du Point Fixe 3, haut-lieu de la torture et de la détention arbitraire dans les années 60-70. Le choix du 12 juillet n’est pas innocent puisque, il y a très exactement 31 ans, jour pour jour, un groupe de six détenus (dont Houcine Manouzi) s’était échappé du sinistre PF3, avant d’être rattrapé. Après de nombreux sit-in devant des prisons célèbres (Tazmamart, Agdz, etc.), c’est la première fois que le Forum choisit de manifester devant un Point Fixe. Rappelons aussi que le royaume comptait, dans son jardin secret, de nombreux PF, dont le 2, plus connu sous le nom deDar El Mokri, et le 3 situé à Bir Rami sur la route des Zaërs.


Orphelinat de Aïn Chock. Le procès traîne encore

Enième report du procès des détenus dans le cadre de l’affaire de “détournement et dilapidation de deniers publics de l’orphelinat de Aïn Chock”. C’est ce qu’a décidé le juge Abderrazak Belkasseh, président de la chambre criminelle de la Cour d’appel de Casablanca, en début de semaine. “Au cours d’une séance qui a été marquée par une prise de bec virulente avec la défense, le magistrat a fixé la comparution des prévenus au 6 septembre prochain parce que le juge Mustapha Farès, qui instruit ce dossier, est en mission à l’étranger”, déclare l’avocat de la défense Me Chehbi. Les détenus envisagent de lancer une grève de la faim illimitée pour obtenir le droit d’être (enfin !) jugés. Rappelons que l’affaire remonte à avril 2005, date à laquelle le roi avait effectué une visite surprise aux locaux de l’orphelinat de Aïn Chock.


RNI. Osman bombe le torse

Au moment où des cadres de son parti appellent de leurs vœux la présidence de Driss Jettou, l’indéboulonnable Ahmed Osman sort de sa réserve sur les colonnes du Reporter. Pour dire quoi ? Qu’il était premier de la classe au Collège royal, qu’il devançait même Hassan II (fac-similé de son livret scolaire à l’appui), que c’est Mehdi Ben Barka, le leader révolutionnaire et prof de maths du prince, qui l’a fait venir d’Oujda pour l’introduire au Palais, etc. Et le RNI, dans tout ça ? Les rênes du parti lui échappent, les commissions se réunissent sans lui mais Jettou en dit du bien et la fronde au sein du parti, c’est du passé. Autrement dit, tout va bien dans le meilleur des mondes. La preuve, Osman est prêt à toutes les alliances possibles : USFP, PJD, MP… Il se positionne donc comme joker. Pour ne pas changer.


Nominations. L’IRCAM en stand by

L’IRCAM (Institut royal de la culture amazighe) s’apprête à renouveler ses instances dirigeantes. Le mandat des 32 membres du conseil d’administration est en effet arrivé à terme le 27 juin. Le recteur Ahmed Boukous aurait déjà transmis (pour validation) une liste de candidats au souverain. Sauf surprise, on ne devrait pas assister à un chamboulement de la configuration de l’institut. Rappelons que l’IRCAM comptait en 2002 un conseil de 32 membres dont 11 sont partis au fil du temps (7 démissions, 2 décès, 2 départs volontaires à la retraite), progressivement remplacés par onze arrivants dont les noms ont été tous validés par le Cabinet royal.


Transparency. Le round up

Transparency Maroc (TM) prépare son round up pour le 8 juillet, jour de son assemblée générale. L’association note que le gouvernement tergiverse au sujet du plan d’action de lutte contre la corruption et tarde à ratifier la convention de l’ONU. Pour passer à la vitesse supérieure, TM a deux projets de loi en chantier : un sur le blanchiment qui nécessite du lobbying auprès des parlementaires et un autre sur le droit d’accès à l’information qui va de pair avec l’amendement du code de la presse. Lors de cette AG, Azeddine Akesbi soumettra au vote sa reconduction comme président. Mais ce ne sera qu’une simple formalité, tellement sa gestion est louée de tous.


Transes. DVD, où es-tu ?

Incroyable. Les jeunes téléspectateurs, qui ne connaissent de Nass El Ghiwane que la copie 2006, qui n’est pas vraiment fidèle à l’originale, ont cru halluciner en découvrant Transes – Al Hal, diffusé le 20 juin sur 2M. Quelle pêche, quel film ! Ce pur moment de bonheur a été rendu possible grâce aux contacts noués entre la direction de la chaîne et Izza Genini, productrice du film, qui vit à Paris. Question : où peut-on se procurer une copie DVD de ce film mythique qui a été réalisé, dans la foulée d’une tournée tunisienne de Nass El Ghiwane en 1981 ? Réponse du réalisateur Ahmed Maânouni : “Il existe une copie du film qui circule en France et qui ne dure que 52 minutes. C’est une version tronquée qui n’a rien à voir avec mon film. Sinon, on m’a dit que le film, depuis sa diffusion sur 2M, circulerait déjà en copie piratée à Derb Ghallef”. C’est toujours mieux que rien.



Billet. La rumeur politique

Driss Ksikes

Et ça recommence. Le temps de la rumeur politique est revenu. Appréciez ce digest. Premier chapitre : la jettoumania. Après le RNI, place à l’USFP. Rumeur : Mohamed Elyazghi aurait dit aux siens que Driss Jettou, premier ministre hyperconvoité à la veille de 2007, pourrait très bien rejoindre les rangs de son parti. Moralité : les enchères sont ouvertes et la course aux premier ministrables s’annonce rude. Deuxième chapitre : la Adlophobie. Après les rêves prémonitoires, les arrestations préventives. Rumeur : les hommes de Abdeslam Yassine, fortement persécutés, auraient fomenté un coup d’Etat, savamment déjoué par les impressionnants services secrets marocains. Moralité : la vision 2006 devient une réalité. On ne vous en dira pas plus pour éviter la panique à bord. Mais rassurez-vous, nos vaillants sécuritaires veillent au grain. Troisième chapitre : le Sahara fan club. Le Polisario n’est plus l’unique et incontournable représentant des Sahraouis. Rumeur : Khelli Henna, l’omnipotent président du CORCAS, rêverait de rencontrer Mohamed Abdelaziz sur un plateau de télévision pour croiser le fer avec lui publiquement. Moralité : plus besoin de traiter avec le Polisario en catimini. Rien de mieux qu’un face-à-face entre Sahraouis qui se comprennent à demi-mot, pour entériner l’autonomie. Que de spéculations et de marques manifestes de naïveté politique… Mais soit. C’est à cela que sert la rumeur politique : créer des mythes, favoriser des tendances, lancer des ballons-sondes. Le comble est que le circuit de cette rumeur florissante devient plus dense. Cela ne se limite plus au tqarqib ennab (papotage) au café ou dans un salon feutré, relayé par des journaux de bas étage. Dorénavant, les rumeurs infondées enflent via le chat sur le Net, prennent de l’allure dans des blogs amateurs et sont réinjectées dans l’espace public. Moralité des moralités : au Maroc, la modernité se niche dans les machines, mais pas encore dans les esprits.



Ils l’ont fait ! Des tracts contre Essaouira

Mercredi 21 juin, soit la veille de l’ouverture du Festival d’Essaouira, des tracts ont envahi la ville appelant au boycott dudit festival. Parmi les arguments déclinés, la proximité de l’une des scènes avec la principale structure hospitalière d’Essaouira. En plus des couplets habituels sur la “débauche” censée pervertir l’esprit de la ville, le temps du festival… Distribués à grande échelle le 21 juin, les tracts ont été ramassés le jour même par les agents d’autorité. Ils n’ont – heureusement – pas perturbé le déroulement de la 9ème édition d’un festival qui fait la fierté de la ville. D’après un responsable de la préfecture d’Essaouira, c’est le PJD qui serait derrière cette triste première qu’aura été la distribution des tracts.


2M - Juan Vives. Tu ne m’intervieweras point !

C’est l’histoire d’un rendez-vous manqué. Celui que des reporters de 2M avaient conclu avec Juan Vives, ancien agent des services cubains et auteur d’un livre à succès (El Magnifico, 25 ans au service de Castro). En novembre 2005, déjà, l’auteur s’était confié à l’émission Grand angle pour mettre à nu l’embrigadement (via Alger) des jeunes pousses du Polisario par Cuba. Cette fois, 2M avait prévu de faire de Juan Vives son invité spécial. L’interview devait avoir lieu cette semaine en France, où l’agent bénéficie de l’asile politique. “À la dernière minute, nous explique une source à la chaîne, Vives s’est décommandé après avoir été intimidé par la DST française”. Etonnant.


Justice. Nettoyage au tribunal de la famille

Qe se passe-t-il au Tribunal de la famille de Casablanca ? Une commission d’enquête a été dépêchée par le ministère de la Justice pour enquêter sur “des pratiques de corruption et la mauvaise organisation du travail”. 16 fonctionnaires ont été mutés et 4 suspendus. Ce lot ne comprend pas de juges, dont la promotion ou la sanction relève du Conseil supérieur de la magistrature. L’enquête a été diligentée suite à des plaintes envoyées par des citoyens. Rien ne va plus dans ce tribunal depuis la volonté manifestée par Zhor El Hor, première femme présidente d’un tribunal de la famille, de changer de poste (elle est désormais membre du Conseil de la magistrature).


Élections 2007. Les émigrés sont furieux

Le collectif Al Monadara, créé par les Marocains résidant à l’étranger (MRE), pour défendre leurs droits politiques et jeter les ponts avec le pays d’origine, est furieux. Le ministère de l’Intérieur a reporté aux calendes grecques la participation des MRE aux législatives, malgré l’engagement du roi Mohammed VI de leur octroyer les droits de vote et d’éligibilité en 2007. Dans un communiqué de protestation, Al Monadara tient le ministère de l’Intérieur pour responsable de ce report, demande aux partis politiques de refuser le projet de loi et au gouvernement d’appliquer la directive royale. Message : "le Parlement ou rien".



3 questions à Najib Akesbi (Membre dirigeant du PSU)

Votre parti a appelé à un meeting de protestation contre le nouveau Code électoral. Qu’est-ce qui justifie une telle réaction ?
Les conditions d’éligibilité ont été établies sans nous consulter. C’est l’expression de désarroi des quatre qui se sont auto-proclamés “grands partis”, alors qu’ils n’ont obtenu que 20 % des voix. Pour se maintenir en majorité, ils deviennent éradicateurs des “petits partis”, renient les principes de la Constitution et les engagements du roi (à propos des émigrés).

La cause électorale permettra-t-elle de ressouder les liens de la gauche ?
La gauche non gouvernementale, oui. Seul le PPS au gouvernement se sent victime de ces velléités d’autocratisme. Les participants au meeting ont plusieurs revendications en commun : une vraie réforme politique et constitutionnelle, une réforme du mode de scrutin et du découpage électoral et une mobilisation en faveur des femmes et des immigrés. Cela crée un clivage entre le gouvernement et le reste de l’opinion publique.

Ne pensez-vous pas que les conditions posées par le projet de loi éviteront un raz-de-marée islamiste ?
Non. Tout cela va mener à un verrouillage du système, à un désabusement de la population et de là à une faillite du projet démocratique. Ce ne sont pas les islamistes qu’on combat par ce texte mais les forces de progrès et au-delà, les fondements de l’Etat de droit.


Affaire du Bac. La boîte de pandore

L’affaire des fuites du bac n’est pas terminée. Les organisations syndicales et politiques de gauche de Meknès, ville où le scandale a éclaté, ont décidé de constituer un collectif pour enquêter… sur toutes les affaires de malversation de la ville ! L’AMDH, qui a initié ce mouvement, s’est ainsi ralliée au PSU, à Annahj, à Attac, au FVJ et aussi aux syndicats. Le collectif enquêtera sur les secteurs publics avec la promesse d’épingler, bientôt, un secteur aussi sensible que l’habitat. De nouveaux scandales en perspective…. Pour revenir à l’affaire du bac, notons que l’instruction judiciaire du dossier des fuites se poursuit, les 14 personnes épinglées étant toujours en phase dite “d’audition”.


Pédophilie. Sursis pour Soumère

Jacques-Henri Soumère a finalement été condamné à quatre mois de prison avec sursis par le Tribunal de première instance de Marrakech. L'ex-directeur du Théâtre Mogador et patron de l'opéra de Massy, était accusé “d’incitation à la débauche sur mineur, détention de stupéfiants et homosexualité”. Il avait été interpellé le 24 avril dernier en compagnie de deux jeunes hommes dans son Riad où l’on a également saisi du matériel pornographique. “Nous nous interrogeons sur l’équité d’un procès où le principal accusé, Soumère en l’occurrence, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis alors que l’intermédiaire a été condamné à quatre mois de prison ferme !”, s’indigne Omar Arbib, membre de l’AMDH, partie civile dans cette affaire. Soumère aurait quitté le Maroc juste après le verdict.


Médias. Baddou fait tout

Jeune coqueluche de l’audiovisuel hexagonal, Ali Baddou, Rbati de 32 ans au parcours éloquent (agrégé de philo, ancien membre du cabinet de Jack Lang, maître de conf’ à Sciences Po…), grimpe un nouvel échelon à la Maison de la Radio. Dès le 28 août, il quitte Le Rendez-vous des politiques, qu’il animait avec franc-parler depuis trois ans sur France Culture - et sur lequel il aurait aimé “recevoir Nadia Yassine et la mettre face à ses contradictions” - pour reprendre les rênes du 7/9 de la même chaîne. “Une tranche matinale qui devrait me permettre d’être encore plus incisif”, salive le journaliste, co-présentateur remarqué du Sidaction 2005 et qui espère tenter de nouveau l’expérience. Sympa.


Appel. Sauvez la petite Ilham !

Ilham Nadim a cinq ans. Elle souffre d’une maladie qui nécessite une opération à cœur ouvert d’un coût global de 125 000 DH. Sa vie en dépend. Heureusement, l’association Les bonnes œuvres du cœur prend en charge une partie des frais médicaux. Mais il reste encore 60 000 DH à trouver auprès de donateurs et d’âmes charitables. L’appel est donc lancé. Pour sauver la petite Ilham et faire vos dons, appelez l’association Les bonnes œuvres du cœur au 022 39 01 45 / 49.


Audiovisuel. Pluralité, toutes !

La dernière décision de la HACA oblige les médias en exercice (TVM, 2M, Médi 1, Sawa, en attendant les nouveaux) à garantir un temps de passage à l’antenne à tous les partis politiques, syndicats, organisations professionnelles et sociales à vocation nationale. Pour les partis, 60% du temps d’antenne sera accordé à la majorité et au gouvernement, 30% à l’opposition et 10% aux partis non représentés au Parlement. “Cette répartition ne concerne pas la période de campagne électorale qui a sa propre réglementation et le suivi s’exercera essentiellement sur les JT, les émissions de débat et d’information et les programmes en direct”, explique un cadre à la HACA. Cela devrait normalement ouvrir les portes de la télévision à l’AMDH…et celles de Médi 1 aux ministres (“Je refuse de leur permettre de raconter n’importe quoi”, avait l’habitude de répéter Pierre Casalta à ses proches, en parlant des ministres).



Humeur. VIP forever

Karim Boukhari

À Essaouira, c’est le vent qui décide de tout. La formule est belle mais bon, n’exagérons rien, il n’y a pas que le vent. Essaouira, le temps d’un festival, devient aussi le repaire des VIP. Epatant. Ces gens sont comme vous et moi, mais à quelques détails près bien sûr. Je m’explique. Abderrahim Harouchi, par exemple, le très bon ministre de l’INDH (officiellement du développement social) a d’indéniables talents de chanteur et de danseur. Comme vous et moi, quoi. Sauf que lui, lorsqu’il se lâche vraiment, il ne supporte pas de voir un appareil photo. Danser et faire le fou, oui, mais sans témoins, sans images. Il a raison, c’est ce qui fait sa différence. Et que dire de monsieur André Azoulay, encore un type comme vous et moi. Mais lui, lorsqu’il vous serre la main, il regarde déjà ailleurs. Il a raison, parce qu’il y a tant de gens à voir et tant de mains à serrer. Mostafa Benali, le patron (pour combien de temps encore ?) de 2M, est lui aussi un chic type, un de plus, dont on n’est jamais sûr de deviner le sentiment. Un mec normal, quoi. Mais lui, il pense plus à ceux qui ne viennent pas le saluer qu’à ceux qui lui font la conversation. Et que dire de monsieur le gouverneur d’Essaouira ! Ce type comme vous et moi est jeune et avenant. Il a le sourire et il parle de tout et de rien avec un intérêt égal. Sauf que lui, quand il vous dit “au revoir et merci”, c’est tout le cercle qui l’accompagne qui vous quitte sans même vous saluer. Je pourrais “chuter” sur d’autres VIP aussi épatants, chacun dans son genre, comme Nabil Benabdellah, Asmaâ Chaâbi et tant d’autres agréables personnes… Mais il y a mieux, comme chute. Une jeune, très jeune amie qui m’a dit : “Alors, finek ?” (où es-tu ?). Je lui ai répondu, le plus sincèrement du monde : “Quelque part entre moi et moi !”. Elle m’a ri au nez, croyant sans doute à une blague ou…



VITES !

Selon des sources fiables, des nominations sont prévues dans le secteur audiovisuel, notamment à la télévision. Un nouveau remaniement devrait également affecter le corps des walis et gouverneurs. La nouvelle fournée d’agents d’autorité sera sans doute chargée de faire oublier le bilan, plutôt mitigé, des réalisations locales de l’INDH.


L’Inde a demandé le soutien du Maroc à son candidat à la succession de Kofi Annan pour le poste de secrétaire général de l'ONU, Shashi Tharoor. La requête aurait été formulée lors de la visite du ministre des Affaires étrangères, Mohamed Benaïssa dans la région. L’Inde cherche à obtenir le soutien d’un pays “influent dans le monde arabe et en Afrique”, selon les termes employés par la presse indienne.


Team Evil. C’est le nom d’un groupe de hackers marocains qui a piraté plus de 850 sites web israéliens et non des moindres : des banques, des centres médicaux, des associations à caractère national, etc. c’est le magazine électronique maroc-it.com qui a mis en ligne, en milieu de semaine, cette surprenante information.


D’après l’agence de presse africaine Panapress, quatorze casques bleus marocains ont trouvé la mort en Côte d’Ivoire depuis avril 2004, date du déploiement de l’ONUCI (opération des Nations unies en Côte d’Ivoire). Le quatorzième soldat marocain, âgé de 29 ans, est mort cette semaine des suites… d’une crise de paludisme.


Le CFJ (Centre de formation des journalistes) lance le “prix international de l’enquête” pour la presse écrite et audiovisuelle, qui sera ouvert aux journalistes marocains francophones âgés de moins de 40 ans. Une première. Les enquêtes doivent avoir été réalisées entre le 1er janvier 2005 et le 30 juin 2006. Dernier délai pour le dépôt : le 31 juillet. Verdict le 13 octobre.


Le Qatar devrait financer la reconstruction des villages sinistrés par les dernières inondations d'Errachidia et région. Les infrastructures endommagées à Merzouga et Tinjdad sont comprises dans le lot. L’émirat du Golfe devrait également financer la construction d'une digue dans la région sinistrée, si l’on en croit l’agence qatarie officielle QNA.


Le site d’Al Adl Wal Ihsane, www.aljamaa.com, est introuvable (en fait censuré) depuis plusieurs jours. Sans doute un acte de plus dans la bataille qui semble opposer la mouvance à l’Intérieur. Mais qu’à cela ne tienne, les fidèles de Yassine auraient déjà contourné le problème en créant d’autres sites pour exposer leur vitrine à la communauté du web.

 
 
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