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N° 233
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Driss Bennani

“J’ai fait Police Magazine, pas la police”

Antécédents
Younes El Jouhari
Directeur de M Magazine. (DR)

1968. Naissance à Rabat.
1999. Intègre Le Journal.
2001. Master en informatique de gestion.
2001. Lance Business Magazine.
2005. Rédacteur en chef de Police Magazine.
2006. Lance M Magazine.
Smyet Bak ?
Mohamed El Jouhari.

Smyet mok ?
Hayat Chbihi.

Depuis votre passage à Police Magazine, vous devez être immunisé contre ce genre de questions…
J'étais à Police Magazine, pas à la police. J'y étais en qualité de consultant.

Nimirou d'la carte ?
A 35 24 29.

Vous venez de lancer M Magazine, vous prétendez avoir créé un concept encore inédit au Maroc. Lequel ?
C'est un nouveau magazine qui effectivement est un concept qui n'existe pas encore au Maroc. Son ambition est de satisfaire tous les besoins des managers en terme d'actualité, vie des entreprises et modes de management.

Comme aux débuts de la presse masculine, vous êtes aujourd'hui deux titres (M et Essor) à investir ce créneau en même temps. C'est une malédiction ?
Essor n'est pas mon concurrent direct. En fait, je n’ai pas de concurrent direct. A la limite, Essor est mon concurrent sur le segment management pratique, mais ce n'est qu'un segment.

Au début, M Magazine devait pourtant se faire avec Hassan Alaoui, directeur d'Essor. Qui a piqué le concept de l'autre, finalement ?
Personne. On a travaillé ensemble sur un concept, c’est vrai, mais on ne s'est pas mis d'accord sur le mode de réalisation. Ce sont deux magazines vraiment différents.

À la base, vous êtes enseignant. Vos premières expériences dans le journalisme n'ont pas été spectaculaires. Pourquoi vous acharnez-vous à faire ce métier ?
Je ne suis pas prof, je suis un homme de l'entreprise, un consultant. L'enseignement est une passion pour moi. D'ailleurs, j'ai toujours été vacataire. L'écriture est une deuxième passion également. D'ailleurs, la presse a été présente tout au long de mon parcours professionnel. Police Magazine est une expérience qui m'a permis de revenir à l'écriture. Et quand j'ai terminé ma mission à la DGSN, j'ai commencé à travailler sur M Magazine.

Vous voulez me dire que vous n'êtes pas allé chez le général Laânigri pour des considérations alimentaires ?
Non, j'adore écrire. Laânigri m'a proposé un projet séduisant et j'ai foncé. Sinon, j'ai toujours été prof et consultant pour gagner ma vie.

C'est vrai que vous écriviez les éditos du général ?
Non, ou peut-être un seul.

Et vous l'avez trouvé comment, celui qu'on présente comme le grand méchant de la nouvelle ère ?
Je ne peux pas savoir à quoi il ressemble en tant que directeur de la DGSN, mais en tant qu'interlocuteur du magazine, il a été très pragmatique. Il ne m'a jamais refusé aucune proposition d'article. Il n'est jamais intervenu, sauf dans le premier numéro, parce que j'avais mis une grande photo de lui. Il n'avait pas aimé.

Passer du Journal à Police Magazine, ça ne fait pas un trop grand écart ?
Le général a été clair avec moi. Il m'a dit : écris ce que tu vois. Il recherchait un regard externe sur la police. Et c'est ce qu'on a fait durant les six premiers mois de Police Magazine. Je ne vois pas de contradiction entre Le Journal et Police Magazine. Le premier est connu pour sa liberté de ton, et j'ai travaillé librement dans le deuxième.

Jolie pirouette mais dites- moi, qu'est-ce que vous vous racontiez avec Ali Amar, votre beau-frère et directeur général du Journal dans les réunions de famille ?
Du fait de mon métier et de mon parcours, j'ai rencontré beaucoup de monde. Chacun de nous a sa personnalité et il l'assume pleinement.

Moins réussie, cette pirouette-là, mais passons. Dans M Magazine, vous ne passez pas de pubs d'alcool, c'est un argument commercial pour les annonceurs islamistes ?
C'est une conviction. L'alcool est mauvais pour la santé.

Pourtant, les meilleures affaires se traitent autour d'un bon vin ou d'une vodka-citron...
Peut-être. Je n'ai pas de problèmes à consacrer un article informatif aux celliers de Meknès, par exemple. Pour ce qui est de la pub, c'est une conviction, pas un positionnement commercial. Mon positionnement, c'est de toucher tous les managers, qui sont tous des lecteurs potentiels de M Magazine.

 
 
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