Émigration clandestine. Le grand déballage
Élections. Qui a peur de la gauche ?
Activisme informatique. L'Intifada des hackers marocains
Carte biométrique. La puce qui vous met à nu
Société. Horreur à Meknès
Audiovisuel. Dans les coulisses de la Haca
Régions. La carte du Maroc revue et corrigée
États-Unis. La Cour suprême mouche Bush
Belgique. Le spectre Dutroux
L'exemple Chaâbi. Tourisme sans alcool
Portrait. Une poétesse voilée se dévoile
Booder. Le nouveau Jamel ?
N° 233
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Khalid Tritki

La semaine Économie

Moulay Hafid Elalamy
(TNIOUNI / AJO)

CGEM. Chronique d’une élection annoncée

C’est fait. Moulay Hafid Elalamy est désormais aux commandes de la confédération patronale. Son nouveau titre de patron des patrons lui a été officiellement décerné vendredi 30 juin à Casablanca, à l’issue des élections de la Confédartion générale des entreprises marocaines (CGEM). Ce jour-là, la tension était palpable. à cause des élections ? Non, à cause d’Allemagne-Argentine ! Certains patrons n’ont pas hésiter de déserter la salle des conférences de la BCP pour suivre le match dans la pièce d’en bas. Quant au scrutin, le candidat unique à cette élection a été élu par 2258 voix sur les 2296 exprimées. Certains
s’en félicitent, d’autres restent dubitatifs. Pour cause, la CGEM compte 7 021 voix, soit trois fois les voix exprimées lors du vote. Cela veut dire une seule chose, l’appel à l’actualisation des cotisations n’a pas réussi à mobiliser les troupes, toutes les troupes de la confédération. Ce qui ramène le scrutin patronal à un peu plus de 35% de taux de participation. “Nous ne sommes pas en politique, le taux de participation ne compte pas”, rétorquent les proches du nouveau président. Elalamy s’attèle actuellement à constituer ses équipes, notamment au sein du bureau. Il faut s’attendre aussi à des changements dans l’administration de la confédération, après le départ du président sortant.


PME. Plan d’attaque à l’agence nationale

L’Agence nationale pour la PME (ANPME) a tenu son conseil d’administration cette semaine sous la présidence de Salaheddine Mezouar, ministre de l’Industrie et du Commerce. Au menu, la validation des comptes de l’agence et la discussion du prochain contrat programme. L’agence prépare en effet un projet qu’elle doit présenter au prochain conseil d’administration de janvier 2007. Il s’agit de l’activation du fonds de promotion de la PME. À noter que la charte de la PME prévoit ce fonds, mais qu’il n’a jamais vu le jour. À titre indicatif, en Tunisie et en Jordanie, ce fonds est de 400 millions de dirhams pour la première et de 200 pour la seconde. L’Algérie, quant à elle, mobilise 700 millions de dirhams par an pour le soutien à l’investissement. Au Maroc, seules les grandes entreprises qui ont des projets d’investissement de plus de 200 millions de dirhams, bénéficient d’une aide directe de l’Etat.


Poulpe. L’informel est majoritaire !

Mohand Laenser vient d’être saisi par des armateurs au sujet de la pêche informelle au poulpe. Selon les statistiques officielles, de 2002 au premier trimestre 2006, presque 70 000 tonnes de poulpe ont été pêchées sous le nez des autorités et exportées légalement puisqu’elles figurent dans les statistiques de l’Office des changes. Ainsi, rien que pour l’année 2003, la quantité pêchée légalement ne représente que 20 515 tonnes, la partie exportée totalise 51 412 tonnes, soit près de 31 000 tonnes provenant de l’informel. En revanche, pour la période de pêche de 2005/2006, si l’informel a diminué de plus de 5 000 tonnes, les quotas de pêche légaux ont également été revus à la baisse. Sachant que pour cette période les chiffres sont provisoires : la collecte des statistiques est toujours en cours.


Restructuration. La CCI-Maroc se rebiffe

L’antenne locale de La Chambre de Commerce Internationale (CCI-Maroc) s’offre une seconde vie. Après la désignation du très discret Abdelhak Bennani, connu pour son palmarès à la tête de ce qui était le groupe Wafabank, la CCI-Maroc se dote d’un plan d’action très ambitieux. Entouré d’une task force triée avec soin, Bennani met sur pied huit commissions, arbitrage, concurrence, fiscalité, transactions électroniques... Toutes ces commissions ont leurs propres plans d’action dans le but d’informer et de former les entreprises mais aussi d’agir sur les décisions futures du gouvernement. Notons enfin que la CCI intervient en tant que représentante de l’entreprise dans le monde entier et vient d’adresser une déclaration au G8 pour qu’il favorise l’accès au marché international des pays en voie de développement.


CRI. Belafdil mauvais payeur ?

Hamid Belafdil, directeur du Centre régional d’investissement (CRI) de Casablanca serait-il mauvais payeur ? Son ancien partenaire, ESC Toulouse lui réclame 300 000 dirhams d’arriérés. Il semble même, selon des sources proches de l’école française, que Belafdil multiplie les promesses de paiement sans les honorer. “Faux, rétorquent des proches de Polycompétences, jadis gérée par l’actuel directeur du CRI, le contrat qui lie l’école marocaine et ESC Toulouse n’exige le règlement qu’après la remise des diplômes”, condition réalisée il y a quelques jours. En plus, pour ne pas bloquer la situation, Polycompétences a versé à son partenaire 200 000 dirhams en deux tranches (copie de l’ordre de virement à l’appui). Le solde sera versé incessamment puisque les lauréats ont reçu leur diplôme. Affaire donc close !


Internet. transportmaroc.ma est né

Un nouveau site web vient d’enrichir le paysage marocain de la Toile. www.transport-maroc.ma, c’est son nom, se propose d’être le réceptacle de tout ce qui se passe dans le secteur du transport, toutes branches confondues. Il centralisera des informations pratiques, mais aussi l’actualité d’un secteur qui souffre d’une opacité accablante. Le pari du site est donc de garantir l’actualisation des informations aussi bien réglementaires qu’ opérationnelles tout en maîtrisant les offres pratiques qu’il véhicule. L’internaute peut, dès maintenant, le consulter pour avoir une idée sur les horaires et les itinéraires, mais aussi sur les opportunités d’investissement. Et si la mise à jour du site est faite régulièrement, transport-maroc.ma fera son bout de chemin.



Billet. Ma chance à 90 dirhams

Khalid Tritki

Le 13 juillet, le premier ministre procédera au lancement officiel de l’offre offshoring du Maroc. Le pack concocté par le gouvernement est très attractif. Imaginez que le mètre carré dans la zone offshore de Casablanca, sur la route de l’aéroport, sera commercialisé à 90 dirhams, murs, téléphone et Internet compris… Sans oublier les subventions à la formation et les incitations fiscales, notamment sur l’IGR. C’est énorme ! Précisons d’ores et déjà que cette offre ne concerne que la plate-forme de Casablanca. Elle sera généralisée, par la suite, à tous les sites de ce genre. L’idéal aurait été de l’étendre à toutes les zones industrielles, à tous les secteurs d’activité et à toutes les créations d’entreprises. L’impulsion qu’elle provoquerait, serait telle que le nombre de certificats négatifs pulvériserait tous les records. Je m’y mettrais moi aussi en créant mon propre journal, avec des emplois en prime. Ma femme s’y mettrait également en lançant l’entreprise de ses rêves, création d’emplois à la clé également. Mon voisin suivrait notre exemple. À ces conditions, même les chaouchs des ministères seraient tentés d’installer des services à la carte… Non, ce n’est pas de la moquerie. C’est l’expression de l’espoir de voir un jour mon pays offrir à mes semblables et à moi-même, la chance de notre vie. À 90 dirhams le m2, la chance ne coûte pas cher et est à la portée de mon gouvernement.




OFF.

La Régie des tabacs veut capitaliser sur son réseau de logistique. La filiale d’Altadis a mis au point une stratégie pour diversifier les marchandises livrables pour les 23 000 bureaux de tabac du Maroc. Au lieu de se limiter à des livraisons de cigarettes, la Régie des Tabacs peut ainsi fournir, au passage, des produits alimentaires non périssables. Le réseau existe, la logistique également, l’ancienne entreprise étatique table sur ces atouts pour drainer davantage de chiffre d’affaires. Bon courage.



OFF.

Une cargaison de poulpe exportée vers le Maroc par une société française a été bloquée au port pour non-conformité. L’exportateur étranger a saisi le tribunal qui a refusé une expertise indépendante. La marchandise a donc été refoulée mais une intervention du ministère marocain des Affaires étrangères, à la suite de pressions diplomatiques françaises, a permis de rouvrir le dossier. Une expertise est donc en cours.

 
 
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