Émigration clandestine. Le grand déballage
Élections. Qui a peur de la gauche ?
Activisme informatique. L'Intifada des hackers marocains
Carte biométrique. La puce qui vous met à nu
Société. Horreur à Meknès
Audiovisuel. Dans les coulisses de la Haca
Régions. La carte du Maroc revue et corrigée
États-Unis. La Cour suprême mouche Bush
Belgique. Le spectre Dutroux
L'exemple Chaâbi. Tourisme sans alcool
Portrait. Une poétesse voilée se dévoile
Booder. Le nouveau Jamel ?
N° 233
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Chef de rubrique Karim Boukhari

La semaine Maroc

Corniche de Casablanca,
juin 2006. (AFP)

Mariages. Avec ou sans Moudawana…

Les conseillers du Parti socialiste unifié à la seconde chambre ont mis bien mal à l’aise le ministre de la Justice au cours de la séance des questions orales de la semaine écoulée. “Quelles sont les mesures prises par votre département pour mettre un terme au mariage des mineurs en conformité avec la nouvelle moudawana ?”. Une bonne question… restée sans réponse. Les députés sont revenus à la charge, munis de statistiques officielles : sur 25 000 demandes de mariage précoce enregistrées en 2005, plus de 21 000 ont été accordées. Soit plus de 80 % ! Dans le détail, certains tribunaux n’ont refusé aucune
demande. “Alors que c’est le contraire que l’on devrait avoir, le mariage avant 18 ans devrait constituer l’exception et non la règle. Le problème c’est que, dans la nouvelle version de la Moudawana, tout passe par le juge : mariage, divorce, autorisation de mariage des mineurs. Conséquence : “l’encombrement des tribunaux ouvre la porte à tous les abus”, rappelle un député. Pour défendre sa chapelle, Bouzoubaâ a avancé le fait que la Moudawana n’est pas encore complètement assimilée par les Marocains. “Et comme la coutume pour les familles marocaines est de marier les enfants assez tôt, il est normal que l’on trouve encore autant de demandes pour les mariages précoces”. Autre donnée consternante : la polygamie (qui n’est pas interdite mais seulement soumise à certaines conditions) a fait le “bonheur” de 841 hommes en 2005 dont 687,majorité, pour la seule ville de Rabat !


Extradition. Lee Murray entre Londres et Rabat

L’affaire des Britanniques arrêtés au Méga Mall à Rabat continue de rebondir. Le principal accusé, Lee Murray, qui serait l’auteur d’un cambriolage record en Angleterre, n’a toujours pas été fixé sur son sort. Selon une source judiciaire, l’homme a été initialement arrêté… pour détention de drogue, association de malfaiteurs et tentative de meurtre. Son sort (sera-t-il ou non extradé ?) est désormais entre les mains du Conseil supérieur de la magistrature, après avoir transité par le tribunal de première instance et la cour d’appel. “Il existe des articles de loi qui autorisent le Maroc à refuser toute extradition d’un citoyen d’origine marocaine (nldr : c’est le cas de Lee Murray)”, nous explique notre source. Qu’en pensent Interpol et le Scotland Yard ?


Sit-in. Sidi Ifni acte II

Depuis une semaine, Sidi Ifni est en proie à des troubles sociaux graves. Une première manifestation y a ainsi tourné à l’affrontement avec les forces de l’ordre. Une deuxième s’est soldée par l’irruption d’un groupe de manifestants à l’intérieur du siège de la municipalité. Selon le communiqué de la province de Tiznit, dont dépend Sidi Ifni, les troubles auraient été provoqués par “un groupe d'adolescents encadrés par un pseudo-secrétariat local qui s'est livré à des actes de vandalisme dans la ville”. Peut-être. Mais le communique oublie de rappeler qu’en août 2005, déjà, la ville avait “marché” pour revendiquer une amélioration des conditions de vie de la population locale… et que les promesses formulées par les autorités n’ont jamais été tenues.


Al Adl Wal Ihsane. Nouveau tour de vis

À Nador, un sit-in a eu lieu…contre Al Adl Wal Ihsane. C’est une association amazighe qui aurait appelé à cette manifestation, bien que d’autres milieux amazighs (et des sources proches de la jamaâ) crient à la “manipulation makhzénienne”. Dans tous les cas, cela reste une première... On retient, par ailleurs, que la chasse aux “adlistes” se poursuit dans diverses villes du royaume, y compris à Casablanca où deux majaliss annassiha ont été interdits dans des quartiers périphériques.
À Mohammedia, Oujda et Nador, par contre, les procès impliquant des membres de la Jamaâ (dont le dirigeant Mohamed Abbadi) devraient occuper l’actualité des prochaines semaines, y compris durant le mois d’août.


Collectivités. Une marche, un mort

Un homme est mort, le 29 juin dernier à Rabat, dans une marche de protestation organisée par des employés des collectivités locales. Le défunt qui serait décédé, d’après certains témoignages, à la suite de l’intervention musclée des forces de l’ordre, était un cadre syndical de l’UMT à Tiflet. On ignore pour le moment la suite (judiciaire) qui pourrait être donnée à ce nouveau drame. Pour rappel, le mouvement revendicatif des collectivités locales est actif depuis 2004, il compte déjà 23 grèves nationales à son actif (la prochaine devrait avoir lieu du 12 au 14 août prochains), sans compter les marches et les sit-in. Parmi les revendications, la restitution d’une indemnité mensuelle de 270 DH, et le droit à l’organisation syndicale.


FVJ. Sebbar vote Jettou

La dernière réunion du conseil national du Forum vérité et justice, tenue dimanche 2 juillet, a été houleuse. Les opposants du forum estiment que c’est au roi en personne de présenter des excuses au peuple marocain sur les années de plomb. “Nous n’avons jamais décidé cela solennellement”, rétorque Mohamed Sebbar, qui verrait bien le premier ministre, en tant que représentant juridique de l’Etat, le faire, comme préconisé par l’IER. Sebbar a incité les parlementaires à accélérer le mouvement pour que cette excuse publique ne tombe pas aux oubliettes. Mais de retour chez les siens, il a dû affronter l’ire des ultras pour qui “c’est le roi ou rien”.


Tourisme. Délicats Français…

La littérature qu’on peut lire sur le site du ministère français des Affaires étrangères, à propos du Maroc, effraierait même un Indiana Jones en béret basque et baguette sous le bras. Le Rif y est décrit comme blad siba, Tanger, du fait de son climat, est déconseillée aux asthmatiques, la baignade et le surf seraient dangereux et les banlieues des grandes villes des coupe-gorge. Et pour clore le florilège : notre eau courante donnerait la turista, quand ce ne sont pas des maladies tropicales tout aussi peu ragoûtantes. Pour résumé, sorti de votre hôtel 5 étoiles climatisé, tout peut vous arriver dans le plus beau pays du monde. Et surtout le pire.


Maroc Soir. Un DG enfin !

Othman El Omeïr, propriétaire du groupe de presse Maroc Soir, a trouvé un remplaçant à Hicham Senoussi, démissionnaire en juin dernier. Il s’agit de Mohamed Jouahri, un centralien de 38 ans qui, avant sa nomination mardi dernier au poste de directeur général de Maroc Soir, occupait la fonction de directeur de la banque d’investissement du Crédit du Maroc. Ce financier fassi bon teint (qui a grandi à Casablanca), fils d’un ex-gouverneur au ministère de l’Intérieur, n’est pas un extra-terrestre parachuté dans l’univers de la presse écrite. Mohamed Jouahri a participé au lancement de l’hebdomadaire économique Finance News en 1998 et au mensuel Auto News en 1999. Othman El Omeïr a tenu à adouber lui-même Mohamed Jouahri en présence des autres responsables du groupe et fait l’aller-retour entre Ibiza, Casa et Paris le même jour, en jet privé. Montant de la location de l’avion : 180 000 DH...



Billet. Par delà le bien et le mal

Driss Ksikes

La vraie réalité de la société se niche dans les entrefilets des pages intérieures des journaux. Il suffit de les lire de près pour réaliser que constamment des officiers, des juges, des banquiers et autres sombres fonctionnaires finissent par tomber dans le piège du flagrant délit. Corruption, malversations, détournements de fonds, c’est le lot quotidien de ces dramatiques faits divers. Mais qui y prête attention ? Qui se rend compte que la corruptibilité des Marocains a atteint un seuil intolérable ? En fait, il suffit d’observer comment les gens simples en parlent. “On ne l’aurait pas dit. Mais untel semblait au dessus de tout soupçon”, dirait benoîtement son voisin de bureau. À chaque fois les Marocains s’en tiennent à l’apparence des gens, à l’attitude morale qu’ils affichent. Cela se voit encore plus lorsqu’il s’agit d’apprécier un homme résolument au-dessus de tout soupçon. “Mais lui, c’est un type à part. Irréprochable”. Lapsus révélateur, cela voudrait tout simplement dire qu’au Maroc, il est plus “normal” de faillir à la règle que de la respecter. Duplicité ? Mauvaise foi ? Il y a de tout là-dedans. Il suffit de jouer au dénonciateur pour vous en rendre compte. “Mais qu’est-ce qu’il lui prend de se mêler d’affaires qui le dépassent ?”. Tout le monde ou presque se met alors à défendre le statu quo pourri. Tout le monde s’en tient à la moralité des gens pour juger leur action en public. Or, un Etat qui rêve de devenir une démocratie ne peut se fier à la probité des individus pour aller de l’avant. Il a besoin de règles éthiques, de contrôle systématique, à l’égard même de l’homme le plus haut placé dans l’échelle du pouvoir, pour placer la règle au-dessus des personnes. Parce qu’au fond, l’Etat de droit se situe par-delà le bien et le mal. Mais on en est loin.



Ben Barka. Le juge ne renonce jamais

Bachir Ben Barka, le fils aîné du plus célèbre disparu des années de plomb, a accordé une interview à la publication satirique Bakchich. Extrait : “Certains ont voulu mettre l’affaire Ben Barka sur le dos d’Oufkir, mais en 1965, ce n’est pas lui qui prend les décisions, c’est Hassan II le maître absolu du royaume (…) Quarante ans après, la mémoire collective est toujours imprégnée de l’affaire Ben Barka car celle-ci est un concentré du système Hassan II”. Des sources proches de l’instruction judiciaire en France rapportent par ailleurs que le juge Ramaël, dont Bachir Ben Barka dit : “Plus le Maroc traîne des pieds, plus le juge a l’air motivé”, n’a pas renoncé à convoquer les généraux Kadiri et Benslimane.


Police. Ça va bouger !

Des changements importants sont en cours au siège central de la DGSN (Direction générale de la sûreté nationale). Bien que cela ne soit pas encore officiel, il semble que la Direction des renseignements généraux, l’un des postes les plus sensibles de la centrale, qui revient à Abdeljalil Abdoun (dont la situation est en stand by), serait en passe de changer de main. Jusqu’en milieu de semaine, les rumeurs allaient bon train, au sein même de la DGSN, sur le probable remplacement du général Hamidou Laânigri himself. Vrai ou faux, le départ “imminent” de Laânigri est annoncé cycliquement, depuis plusieurs mois déjà. Alors...


Télévision. Tual indésirable ?

Le journaliste-reporter de France 3, Joseph Tual, n’a pas été autorisé à se rendre au Maroc pour réaliser un reportage sur le tourisme sexuel à Marrakech. “Je ne comprends pas pourquoi qu’on me refuse ce qu’on accorde volontiers aux autres journalistes français”. Tual, pour rappel, s’était signalé au Maroc par deux reportages fameux (le Point Fixe 3 et le pèlerinage de Tazmamart) qui avaient donné du fil à retordre aux autorités marocaines. Il suit depuis les années 1990 les actualités, plutôt brûlantes, qui lient la France au Maroc (Serfaty, Diouri, Boureqat, Ben Barka, etc). Serait-il indésirable au Maroc ?


Salafistes. L’appel de Kettani

Hassan Kettani vient de lancer un message, qui a valeur de fatwa, aux salafistes en grève de la faim à la prison civile de Salé. “Je conjure les frères incarcérés à la prison civile Zaki de Salé d’arrêter leur grève de la faim pour les raisons suivantes : j’ai décelé dans le discours du directeur de la prison, que j’ai rencontré personnellement, la ferme volonté de répondre à vos nombreuses revendications. De plus, votre message a été parfaitement reçu par l’opinion publique et aujourd’hui, tout le monde est au courant de ce que vous avez enduré”. L’étonnant appel du cheikh, lui-même détenu à Salé, sera-t-il entendu ?



3 questions à Anis Balafrej (Militant pro-palestinien)

Deux marches pour la Palestine en une semaine. Est-ce un manque de coordination ?
Plutôt une série d’actions. La grande marche du dimanche, le défilé de voitures aux couleurs de la Palestine, puis le sit-in de protestation devant le consulat des Etats Unis, le lundi, ont été organisés par trois associations. Ils sont couronnés par l’appel unitaire à une grande marche ce samedi à Rabat. C’est trop peu en ces temps difficiles.

Le mouvement marocain de solidarité avec la Palestine n’a-t-il pas été fragilisé par ses dissensions ?
Tant que l’action vise le même objectif, à savoir le soutien désintéressé au peuple palestinien, il ne peut pas y avoir de dissensions. La diversité des points de vue, au contraire, enrichit et renforce notre action.

Les militants associatifs et partisans pro-palestiniens n'ont pas toujours les mêmes objectifs. Qu'est-ce qui vous divise ?
Si l’esprit des fondateurs de l’Association marocaine de soutien à la lutte du peuple palestinien (AMSLP) avait été préservé, il ne saurait y avoir de divisions entre partis politiques et associations. L’engagement ne se faisait certes pas au nom d’un parti mais à titre individuel et volontaire. Les nouvelles associations ne constituent en aucun cas un facteur de division. L’unité se fait sur le terrain. D’autant qu’aujourd’hui, les Palestiniens ont besoin d’un soutien matériel urgent.


Marrakech. Les Européens arrivent

Marrakech est- elle en danger de colonisation ? Ce qui est sûr, c’est que le nombre de cartes de séjour accordées continue de grimper d’année en année (7500 en 2005, selon des sources locales) sans oublier qu’un nombre record de demandes, principalement de ressortissants français, est en cours de traitement par le services de la ville. Par ailleurs, la pression immobilière et la demande pour les riads et autres palais de luxe ont atteint des proportions telles que plus de 20 douars à proximité de la palmeraie sont en danger de disparition, leurs habitants ayant déjà été invités à vider les lieux. Le “boum touristique” (ou la colonisation sauvage de la ville, selon quelques voix mécontentes) ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin.


Affaires. Des Israéliens au Maroc

Selon le site www.israelvalley.com, journal électronique dont le lancement officiel remonte à plusieurs mois déjà, de nombreux hommes d’affaires israéliens ont visité dernièrement le Maroc, essentiellement pour raisons d’affaires. Le site réserve le commentaire suivant pour le royaume : “Le Maroc représente un intérêt réel pour les Israéliens qui tentent de s’implanter et de vendre des services (principalement à travers des sociétés écrans européennes) dans des pays francophones. Les coûts salariaux des Marocains semblent très bas en comparaison de celui des Israéliens”, explique notamment le journal électronique dans l’une de ses dernières éditions.



Humeur. Touche pas à mon Boulane !

Karim Boukhari

Vous risquez de beaucoup entendre parler d’Ahmed Boulane, le réalisateur iconoclaste de Ali, Rabia et les autres. Son prochain film, le bien-nommé Les Anges de Satan est à peine en boîte, que déjà la polémique fuse de toutes parts. Pauvre Boulane. En filmant l’histoire des quatorze jeunes Casablancais injustement condamnés (en 2003) pour “satanisme”, il s’est littéralement jeté dans la gueule du loup. Au Maroc, on a encore du mal avec nos histoires, les grandes et les petites. Normal, on n’a pas l’habitude. Alors vas-y mollo mon frère, fais ce que tu veux mais touche pas à ma mémoire ! Boulane, avec ses airs de Jean Reno mal réveillé, est en train de l’apprendre à ses dépens. “Les faits sont réels mais la fiction m’appartient”, a l’habitude d’objecter le cinéaste. Tu parles ! Les vrais quatorze refusent la “fiction” tissée par Boulane et menacent de le faire savoir en public. Ils ont raison, mais lui aussi . Eux, ils ont une mémoire et quelques vérités à préserver, lui a sa bonne foi de filmeur d’histoires. Boulane a par ailleurs d’autres soucis à se faire : d’abord avec les autorités judiciaires qui ont refusé de le laisser filmer en prison, ensuite avec nos amis de la DAG (Direction des affaires générales) qui lui ont interdit de filmer l’emblème de la wilaya. Touche pas à mon symbole (de l’Etat) ! Ce n’est pas tout puisque demain, c’est programmé, des mecs qui se croient plus marocains que les autres vont sans doute éreinter le film à sa sortie en salle, pour la “débauche” et le “mauvais exemple” qu’il pourrait inspirer à la jeunesse. Vous parlez d’un chemin de croix… Courage, Boulane, et surtout évite de répondre à ces petits malins par des formules du genre : “Touche pas à mon joint !”. Ils risquent de te croire.



VITES !

Mohamed Mandari, père de Hicham, assassiné il y a deux ans en Espagne, est décédé en fin de semaine dernière aux Emirats Arabes Unis où il résidait depuis de longues années. Il a eu droit à des funérailles, en début de semaine, dans la demeure de sa belle-famille à Rabat. Sa mort rend encore plus épais le secret qui entoure le dossier Hicham Mandari.


Pierre Reynaud, le directeur du très dynamique Institut Français de Meknès, a trouvé le moyen, pour son pot d’adieu, de donner la parole en premier lieu… à son chauffeur personnel. “Normal, expliquera-t-il plus tard, j’ai passé plus de temps avec cet homme, à sillonner les routes du Maroc, qu’avec ma famille !”. Un beau geste, indiscutablement.


Le président de l’Association du Sahara marocain (ASM), Réda Taoujni, et nombre de cadres de l’ONG sont rentrés au Maroc après des années d’exil en Espagne. L’ASM, qui garde des bureaux en Espagne, sera basée à Casa, avec une représentation au Sahara. Elle prépare également le lancement d’un journal.


Le Collectif démocratie et modernité apporte un soutien considérable aux collectifs de femmes. Comme elles, il exige pour les parlementaires un quota de 30% de sièges en faveur des élues. Pour le moment, aucun parti politique n’est prêt à élever la barre aussi haut. Mais le collectif s’attelle à faire du lobbying dans ce sens. Bon courage !

 
 
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