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Chef de rubrique Youssef Aït Akdim
La semaine Monde
Missiles. La Corée persiste et tire
La Corée du Nord a officiellement reconnu jeudi avoir réalisé plusieurs essais de missiles, affirmant son droit à conduire de nouveaux tests et menaçant de recourir à la force si la communauté internationale cherchait à l'en empêcher, alors que les grandes puissances apparaissaient divisées sur la réponse à donner à cette nouvelle provocation nord-coréenne.
Tandis que le Japon, soutenu par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, a préparé, mercredi 5 juillet, une résolution du Conseil de sécurité imposant une série de sanctions à la Corée du Nord. le Conseil |
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est divisé sur leur opportunité. Pékin est opposé à des sanctions et le ministre russe des Affaires étrangères a jugé qu'elles seraient, à ce stade, contre productives. Les deux pays ont soutenu l'idée d'une déclaration ferme du Conseil de sécurité, plutôt qu'une résolution, plus contraignante.
Pyongyang a procédé au lancement d'au moins six missiles depuis sa côte est, tôt mercredi matin, et en a tiré un septième une douzaine d'heures plus tard alors que les premiers essais avaient soulevé un tollé international. L'un des missiles tirés, le Taepodong-2, pourrait, en théorie, atteindre l'Alaska, soit une partie du territoire américain. Il a échoué au bout de 40 secondes de vol et s'est abîmé en mer, selon des responsables américains, sans que l'armée nord-coréenne Òapporte de démenti.
La chaîne américaine NBC, citant des responsables américains ayant requis l'anonymat, a fait état de préparations en vue du lancement d'un deuxième Taepodong-2, tout en précisant qu'il n'était pas encore sur une rampe de lancement. Le gouvernement japonais a avancé un délai de plusieurs semaines avant de probables frappes.
Ce nouveau coup de force du régime de Kim Jong-Il et les divisions de la communauté internationale face à la réponse à y apporter ont remis sur lagenda la reprise des pourparlers à six sur le programme nucléaire de la Corée du Nord. Interrompues en novembre dernier, ces négociations réunissaient outre cette dernière, la Corée du sud, la Chine, la Russie, les Etats-Unis et le Japon. |
Palestine. Le Tsahal pousse
Dans le conflit entre le gouvernement de Ehoud Olmert et le Hamas sur le sort de lotage Gilad Shalit, les tensions se sont exacerbées une semaine après le début de lopération Pluies dété. Les incursions des chars de Tsahal se sont multipliées, réoccupant de fait la bande de Gaza. Jeudi, dix-sept Palestiniens, dont un civil, sont tombés dans des combats . Les affrontements les plus violents ont eu pour théâtre Beit Lahiya, au nord de la bande de Gaza. Cette montée en puissance de larmée israélienne faisait suite aux tirs de roquettes sur la ville isralienne dAshkelon. Le ministre de lIntérieur a proclamé la mobilisation générale des forces de police, leur ordonnant de répondre aux incursions israéliennes. Par ailleurs, la deuxième séance du procès des ministres et députés du Hamas, enlevés la semaine dernière, a donné lieu à des heurts lorsque les soldats ont tenté dempêcher les prévenus de sadresser à la presse. Ceux-ci, ne reconnaissant pas la légitimité de leur détention, ni celle du tribunal, ont refusé de répondre au juge. |
Iran. Répit américain
Daprès Seymour Hersh, le reporter du New Yorker, le gouvernement américain aurait mis en veille ses plans dattaque nucléaire contre lIran et notamment contre lusine denrichissement duranium de Natanz. Venant confirmer lannonce par les Etats-Unis de leur disposition à négocier directement avec lIran, ce changement de stratégie cache, daprès Hersh de profondes divergences au sein de ladministration américaine. Alors que le vice-président, Dick Cheney, et le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, continuent de privilégier loption militaire, de hauts gradés les mettent en garde contre la faiblesse des renseignements obtenus et le coût économique et stratégique de telles opérations pour une armée américaine embourbée en Irak. LIran a beau jeu de faire attendre sa réponse, pendant que les faucons de ladministration rongent leur frein. |
Algérie. Super président à lhorizon
Dans un discours-fleuve prononcé à l'occasion de la fête nationale du 5 juillet, le président algérien, Abelaziz Bouteflika, a annoncé la tenue, avant la fin de l'année, d'un référendum portant sur une révision de la Constitution. Très vague sur les contenus de la réforme constitutionnelle qui devrait amener la Cinquième République algérienne, le président a dit vouloir mettre fin aux interférences entre les prérogatives des institutions. Le projet de révision élaboré par le Front de libération nationale (FLN), révélé par la presse algérienne le mois dernier, proposait de supprimer la clause limitant le nombre de mandats présidentiels à deux et l'allongement du mandat présidentiel de cinq à sept ans. Un poste de vice-président pourrait être créé. |
Mexique. Élections serrées
Victoire sur le fil pour la droite aux présidentielles mexicaines. Avec 35,8% des suffrages recomptés dans 99,5% des bureaux de vote, soit une marge de 0,44% d'avance sur son rival Lopez Obrador, le conservateur Felipe Calderon a été consacré par le décompte officiel publié par lautorité électorale, jeudi 6 juillet au soir. Jusquà la dernière minute, le candidat de gauche, Andres Manuel Lopez Obrador, sest refusé à accepter le résultat et sest dit déterminé à se battre devant la justice et dans la rue. Tout en dénonçant des irrégularités dans le scrutin, Lopez Obrador a appelé ses partisans à une grande manifestation, samedi, dans la capitale. |
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Lu pour vous. [Palestine]
De laide sans concertation ?
Abdul Rahman al-Rashid, Asharq Al-Awsat, 4 juillet 2006
Le gouvernement du Hamas demande actuellement laide et lassistance des dirigeants arabes, mais les a-t-il jamais informés ou consultés avant de se lancer dans ses opérations ?
Malheureusement, le Hamas nen fait quà sa tête et déclare ouvertement son refus de la position arabe commune, appelant au calme et à ne pas commettre ces petites erreurs qui pourraient conduire à de grands désastres, comme nous le vivons daujourdhui.
Lenlèvement dun soldat israélien offrait exactement la justification que cherchait le gouvernement israélien pour justifier un combat déséquilibré.
Que peuvent faire les gouvernements arabes et même les gouvernements non arabes qui exaltent le Hamas ? Rien, sauf les sempiternels communiqués dindignation dont les Arabes sont las. Aucun gouvernement, ni aucun peuple arabe ne souhaite être mené à une bataille quil sait perdue davance, comme le prouve lhistoire des quatre pays qui entourent Israël. Et pourquoi voudraient-ils détruire leurs pays ? Pour défendre lenlèvement dun soldat israélien ? Quelle victoire pour tant de sang et de dégâts!
Personne na le droit de demander de laide aux gouvernements arabes car ils nont pas été consultés. Le Hamas a tourné le dos aux décisions et aux conseils de ces gouvernements. Ceux qui ont conduit les Palestiniens à cette bataille féroce doivent être tenus pour responsables, à moins quils ne prouvent lutilité de leur acte. |
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