Émigration clandestine. Le grand déballage
Élections. Qui a peur de la gauche ?
Activisme informatique. L'Intifada des hackers marocains
Carte biométrique. La puce qui vous met à nu
Société. Horreur à Meknès
Audiovisuel. Dans les coulisses de la Haca
Régions. La carte du Maroc revue et corrigée
États-Unis. La Cour suprême mouche Bush
Belgique. Le spectre Dutroux
L'exemple Chaâbi. Tourisme sans alcool
Portrait. Une poétesse voilée se dévoile
Booder. Le nouveau Jamel ?
N° 233
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Chef de rubrique Youssef Aït Akdim

La semaine Monde

Tir de missiles. (AFP)

Missiles. La Corée persiste et tire

La Corée du Nord a officiellement reconnu jeudi avoir réalisé plusieurs essais de missiles, affirmant son droit à conduire de nouveaux tests et menaçant de recourir à la force si la communauté internationale cherchait à l'en empêcher, alors que les grandes puissances apparaissaient divisées sur la réponse à donner à cette nouvelle provocation nord-coréenne.
Tandis que le Japon, soutenu par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, a préparé, mercredi 5 juillet, une résolution du Conseil de sécurité imposant une série de sanctions à la Corée du Nord. le Conseil
est divisé sur leur opportunité. Pékin est opposé à des sanctions et le ministre russe des Affaires étrangères a jugé qu'elles seraient, à ce stade, “contre productives”. Les deux pays ont soutenu l'idée d'une déclaration ferme du Conseil de sécurité, plutôt qu'une résolution, plus contraignante.
Pyongyang a procédé au lancement d'au moins six missiles depuis sa côte est, tôt mercredi matin, et en a tiré un septième une douzaine d'heures plus tard alors que les premiers essais avaient soulevé un tollé international. L'un des missiles tirés, le Taepodong-2, pourrait, en théorie, atteindre l'Alaska, soit une partie du territoire américain. Il a échoué au bout de 40 secondes de vol et s'est abîmé en mer, selon des responsables américains, sans que l'armée nord-coréenne Òapporte de démenti.
La chaîne américaine NBC, citant des responsables américains ayant requis l'anonymat, a fait état de préparations en vue du lancement d'un deuxième Taepodong-2, tout en précisant qu'il n'était pas encore sur une rampe de lancement. Le gouvernement japonais a avancé un délai de plusieurs semaines avant de probables frappes.
Ce nouveau coup de force du régime de Kim Jong-Il et les divisions de la communauté internationale face à la réponse à y apporter ont remis sur l’agenda la reprise des pourparlers à six sur le programme nucléaire de la Corée du Nord. Interrompues en novembre dernier, ces négociations réunissaient outre cette dernière, la Corée du sud, la Chine, la Russie, les Etats-Unis et le Japon.


Palestine. Le Tsahal pousse

Dans le conflit entre le gouvernement de Ehoud Olmert et le Hamas sur le sort de l’otage Gilad Shalit, les tensions se sont exacerbées une semaine après le début de l’opération “Pluies d’été”. Les incursions des chars de Tsahal se sont multipliées, réoccupant de fait la bande de Gaza. Jeudi, dix-sept Palestiniens, dont un civil, sont tombés dans des combats . Les affrontements les plus violents ont eu pour théâtre Beit Lahiya, au nord de la bande de Gaza. Cette montée en puissance de l’armée israélienne faisait suite aux tirs de roquettes sur la ville isralienne d’Ashkelon. Le ministre de l’Intérieur a proclamé la mobilisation générale des forces de police, leur ordonnant de répondre aux incursions israéliennes. Par ailleurs, la deuxième séance du procès des ministres et députés du Hamas, enlevés la semaine dernière, a donné lieu à des heurts lorsque les soldats ont tenté d’empêcher les prévenus de s’adresser à la presse. Ceux-ci, ne reconnaissant pas la légitimité de leur détention, ni celle du tribunal, ont refusé de répondre au juge.


Iran. Répit américain

D’après Seymour Hersh, le reporter du New Yorker, le gouvernement américain aurait mis en veille ses plans d’attaque nucléaire contre l’Iran et notamment contre l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz. Venant confirmer l’annonce par les Etats-Unis de leur disposition à négocier directement avec l’Iran, ce changement de stratégie cache, d’après Hersh de profondes divergences au sein de l’administration américaine. Alors que le vice-président, Dick Cheney, et le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, continuent de privilégier l’option militaire, de hauts gradés les mettent en garde contre la faiblesse des renseignements obtenus et le coût économique et stratégique de telles opérations pour une armée américaine embourbée en Irak. L’Iran a beau jeu de faire attendre sa réponse, pendant que les faucons de l’administration rongent leur frein.


Algérie. Super président à l’horizon

Dans un discours-fleuve prononcé à l'occasion de la fête nationale du 5 juillet, le président algérien, Abelaziz Bouteflika, a annoncé la tenue, avant la fin de l'année, d'un référendum portant sur une révision de la Constitution. Très vague sur les contenus de la réforme constitutionnelle qui devrait amener la Cinquième République algérienne, le président a dit vouloir mettre “fin aux interférences entre les prérogatives des institutions”. Le projet de révision élaboré par le Front de libération nationale (FLN), révélé par la presse algérienne le mois dernier, proposait de supprimer la clause limitant le nombre de mandats présidentiels à deux et l'allongement du mandat présidentiel de cinq à sept ans. Un poste de vice-président pourrait être créé.


Mexique. Élections serrées

Victoire sur le fil pour la droite aux présidentielles mexicaines. Avec 35,8% des suffrages recomptés dans 99,5% des bureaux de vote, soit une marge de 0,44% d'avance sur son rival Lopez Obrador, le conservateur Felipe Calderon a été consacré par le décompte officiel publié par l’autorité électorale, jeudi 6 juillet au soir. Jusqu’à la dernière minute, le candidat de gauche, Andres Manuel Lopez Obrador, s’est refusé à accepter le résultat et s’est dit déterminé à se battre devant la justice et dans la rue. Tout en dénonçant des irrégularités dans le scrutin, Lopez Obrador a appelé ses partisans à une grande manifestation, samedi, dans la capitale.



Lu pour vous. [Palestine]
De l’aide sans concertation ?

Abdul Rahman al-Rashid, Asharq Al-Awsat, 4 juillet 2006

Le gouvernement du Hamas demande actuellement l’aide et l’assistance des dirigeants arabes, mais les a-t-il jamais informés ou consultés avant de se lancer dans ses opérations ?
Malheureusement, le Hamas n’en fait qu’à sa tête et déclare ouvertement son refus de la position arabe commune, appelant au calme et à ne pas commettre ces petites erreurs qui pourraient conduire à de grands désastres, comme nous le vivons d’aujourd’hui.
L’enlèvement d’un soldat israélien offrait exactement la justification que cherchait le gouvernement israélien pour justifier un combat déséquilibré.
Que peuvent faire les gouvernements arabes et même les gouvernements non arabes qui exaltent le Hamas ? Rien, sauf les sempiternels communiqués d’indignation dont les Arabes sont las. Aucun gouvernement, ni aucun peuple arabe ne souhaite être mené à une bataille qu’il sait perdue d’avance, comme le prouve l’histoire des quatre pays qui entourent Israël. Et pourquoi voudraient-ils détruire leurs pays ? Pour défendre l’enlèvement d’un soldat israélien ? Quelle victoire pour tant de sang et de dégâts!
Personne n’a le droit de demander de l’aide aux gouvernements arabes car ils n’ont pas été consultés. Le Hamas a tourné le dos aux décisions et aux conseils de ces gouvernements. Ceux qui ont conduit les Palestiniens à cette bataille féroce doivent être tenus pour responsables, à moins qu’ils ne prouvent l’utilité de leur acte.

 
 
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