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Gare à lamalgame !
À la fin de Rif, lautre musée,vous dites
voire son musée Bouhmara. Ne croyez-vous pas que cest un peu fort de mettre sur le même pied dégalité, Bouhmara et feu Mohamed Al Khattabi ? Demandez alors un musée pour Ben Arafa ou les deux frères Glaoui, ils font aussi partie de lhistoire du Maroc ! Depuis 1958, on a détruit, malheureusement, léchelle des valeurs au Maroc. Résultat, on a formé une jeunesse qui arrive aux postes de responsabilité, un peu perdue, pour avoir évolué parfois dans une ambiance damalgame. Le héros, le résistant est sali et le collaborateur mis sur un piédestal !
Les proches du maréchal Ameziane peuvent lui construire un musée privé, cest leur droit. Mais ce qui est inadmissible, cest linauguration en grande pompe. Les Marocains ont raison de protester : le maréchal en question a été un élément-clé dans la guerre civile espagnole et a consacré toute sa vie à larmée de ce pays qui continue à occuper Sebta et Melilia, Nekkour Badis et les îles Jafarine et
Leïla. Qua-t-il fait pour SON pays ? Pas grand-chose...
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La diaspora marocaine à la croisée des chemins
Contrairement à lEspagne, la Grèce et le Portugal, le Maroc, sil a tourné la page des années de plomb, na pas pour autant réussi, après léchec des politiques dintégration des pays européens, à faire revenir sa diaspora dans de bonnes conditions. Or depuis quarante ans, notre communauté participe activement à la progression de lépargne nationale et à lamélioration des réserves de change. Ainsi, grâce à notre dynamisme, le Maroc affiche un solde excédentaire de sa balance des paiements.
Aujourd'hui, nous vivons un dilemme, côté cour nous aimons le Maroc qui nous repousse et côté jardin nous flirtons avec la Belgique qui veut nous donner une pleine citoyenneté. Lenjeu est de taille et le moment des choix, de lévaluation et du bilan est arrivé. Nous sommes à la croisée des chemins. La décision de ne pas nous permettre de participer aux élections de 2007 a sonné le glas. Le gouvernement et les partis politiques trouillards, sécurité oblige, ont eu peur dun probable raz-de-marée islamiste venu des pays de liberté et de démocratie.
Quallons-nous suivre, le cur ou la raison ?
Abdeslam Sarie, Bruxelles.
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