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N° 234
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Gare à l’amalgame !

À la fin de “Rif, l’autre musée”,vous dites “…voire son musée Bouhmara”. Ne croyez-vous pas que c’est un peu fort de mettre sur le même pied d’égalité, Bouhmara et feu Mohamed Al Khattabi ? Demandez alors un musée pour Ben Arafa ou les deux frères Glaoui, ils font aussi partie de l’histoire du Maroc ! Depuis 1958, on a détruit, malheureusement, l’échelle des valeurs au Maroc. Résultat, on a formé une jeunesse qui arrive aux postes de responsabilité, un peu perdue, pour avoir évolué parfois dans une ambiance d’amalgame. Le héros, le résistant est sali et le collaborateur mis sur un piédestal !
Les proches du maréchal Ameziane peuvent lui construire un musée privé, c’est leur droit. Mais ce qui est inadmissible, c’est l’inauguration en grande pompe. Les Marocains ont raison de protester : le maréchal en question a été un élément-clé dans la guerre civile espagnole et a consacré toute sa vie à l’armée de ce pays qui continue à occuper Sebta et Melilia, Nekkour Badis et les îles Jafarine et… Leïla. Qu’a-t-il fait pour SON pays ? Pas grand-chose...

M. Ben Omar, Casablanca.



La diaspora marocaine à la croisée des chemins

Contrairement à l’Espagne, la Grèce et le Portugal, le Maroc, s’il a tourné la page des années de plomb, n’a pas pour autant réussi, après l’échec des politiques d’intégration des pays européens, à faire revenir sa diaspora dans de bonnes conditions. Or depuis quarante ans, notre communauté participe activement à la progression de l’épargne nationale et à l’amélioration des réserves de change. Ainsi, grâce à notre dynamisme, le Maroc affiche un solde excédentaire de sa balance des paiements.
Aujourd'hui, nous vivons un dilemme, côté cour nous aimons le Maroc qui nous repousse et côté jardin nous flirtons avec la Belgique qui veut nous donner une pleine citoyenneté. L’enjeu est de taille et le moment des choix, de l’évaluation et du bilan est arrivé. Nous sommes à la croisée des chemins. La décision de ne pas nous permettre de participer aux élections de 2007 a sonné le glas. Le gouvernement et les partis politiques trouillards, sécurité oblige, ont eu peur d’un probable raz-de-marée islamiste venu des pays de liberté et de démocratie.
Qu’allons-nous suivre, le cœur ou la raison ?

Abdeslam Sarie, Bruxelles.

 
 
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