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N° 234
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Khalid Tritki

La semaine Économie

Taoufiq Hjira. (DR)

Habitat. Hjira remet les pendules à l’heure

Le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme prépare une grande campagne de communication pour faire connaître le Fogarim (fonds de garantie pour le logement social). “Il s’agit de corriger les erreurs du lancement”, confie un membre du cabinet de Taoufiq Hjira. Au lendemain de la création du Fogarim fin 2005, l’Etat comptait sur les banques pour financer et mener une grande campagne de sensibilisation. Car, in fine, ce sont les banques qui en profitent via l’augmentation des taux de bancarisation. Pourtant, aucune banque ne s’est lancée dans la bataille de promotion du fonds. Pire encore, la
dernière sortie médiatique de Noureddine Omary, PDG de la Banque Populaire, sur les colonnes de La Vie éco, a créé une confusion. Selon lui, grâce au fonds de garantie, beaucoup de banques se sont mises au financement du logement économique et social. Si l’Etat n’y prend garde, cela conduira, selon Omary, à l’assèchement du fonds. Or, on ne peut parler d’assèchement que si le taux de casse dans le crédit immobilier dépasse le tolérable. Mais ce n’est pas le cas actuellement. Pour les observateurs du secteur bancaire, la position de Omary est une réponse à l’offensive d’Attijariwafa bank qui se positionne, à travers son produit “Miftah” sur le créneau social. Quant au ministre, il reste imperturbable. Taoufiq Hjira estime que le Fogarim est une expérience récente qui reste ouverte à toutes les propositions du secteur bancaire. “À lui de proposer, nous disposons. L’essentiel est que le système marche et profite au grand nombre”, conclut le ministre de l’Habitat.


Investissement. 5 milliards de dirhams dans le pipe

La Commission des investissements, présidée par le premier ministre, a approuvé des projets d’investissement d’une valeur totale de cinq milliards de dirhams. Une bonne part de ces engagements financiers concerne le tourisme et plus particulièrement la ville de Marrakech. Ainsi, sur ces cinq milliards, quatre serviront à financer des projets touristiques dans la région de Tensift. Rien que le projet Les riads de la Palmeraie mobilisera à lui seul un investissement de 2,7 milliards de dirhams. Il s’agit d’un complexe touristique alliant hôtellerie, résidences secondaires, golf et incentive. Pour le milliard restant, Médi Telecom s’engage dans un investissement de plus de 800 millions de dirhams pour l’exploitation de sa licence de téléphonie fixe.


Justice. Sedki débouté

La Cour d’appel de Casablanca a tranché dans l’affaire qui opposait Hicham Sedki, un homme d’affaires qui exploitait en location-gérance le golf de Bouznika, à Attijariwafa bank. Le juge a infirmé le 7 juillet le jugement rendu en première instance, qui condamnait la banque pour escroquerie. Rappelons que Sedki avait porté plainte contre Attijariwafa bank après avoir été interdit d’accès au golf de Bouznika, quoique disposant, dit-il, d’un contrat de location en bonne et due forme. À noter également que Sedki réclamait à la banque le droit d’accéder au site pour récupérer les bagages confisqués et les équipements qu’il avait installés moyennant un investissement de 1,4 millions de dirhams.


Pharmacie. Des médicaments à l’export

Le groupe pharmaceutique appartenant à la famille Lahlou, Pharma5, lance un grand projet d’investissement de 210 millions de dirhams. La première tranche du projet est déjà réalisée à travers une nouvelle unité de production à Bouskoura, au sud de Casablanca. Deux objectifs majeurs sont visés par cette opération : d’abord la compagnie ambitionne de pénétrer les marchés français et américain. Un processus de certification est en cours pour disposer de l’agrément pour opérer outre-mer. Ensuite, Pharma5 veut renforcer son pôle recherche & développement. Les objectifs économiques ne sont pas en reste. Pharma5 cherche à consolider sa croissance demeurée à 23% en moyenne annuelle depuis 1993.



Billet. Sacré Hassad

Khalid Tritki

Avez-vous déjà vu un wali en maillot de bain sur une plage de pauvres ? Jamais. Mohamed Hassad l’a fait. Certes, ce n’est que de la publicité politique, diront les mauvaises langues, mais c’est de la bonne communication qui mobilise, diffuse la confiance et l’espoir. C’est un message à tous ceux qui se plaisent à exhiber les dahirs, soigneusement cadrés, qui portent leur nomination par le roi. Ce dahir a un sens, une mission sacrée qui fait appel parfois, si ce n’est toutes les fois, à l’écoute, à la gestion de proximité et à l’imagination. Hassad a trouvé le truc. Il s’est débarrassé de sa chemise et de son pantalon pour rendre sa crédibilité à sa plage, comme hier il était au premier rang des spectateurs des différents festivals de Marrakech. Protocole oblige, c’est vrai, mais l’homme a cette capacité à faire croire à tout son entourage qu’il y était pour le fun. En économie, une telle action fait partie du management participatif, ou encore de la communication de crise. Driss Jettou, lui aussi, a ce don. À Skhirat, n’a-t-il pas confié à des demandeurs d’emploi, que bientôt, il sera lui aussi “sans job” ? Que cette plaisanterie ait été de bon ou de mauvais goût, l’essentiel est qu’elle ait capté des chômeurs venus avec la conviction que les porteurs des dahirs ne sont bons que pour s’enfermer dans leur tour d’ivoire. Hassad en est sorti pour piquer une tête. Faites de même, cela vous fera du bien… et au peuple également.




OFF.

La tradition patronale se perpétue. Comme le président sortant, le nouveau président de la confédération patronale a reçu une lettre royale, dans laquelle Mohammed VI lui trace sa nouvelle feuille de route. Ainsi, la mission de Moulay Hafid Elalamy et de son équipe sera de favoriser la création d’emploi, de dynamiser l’investissement et de renforcer le potentiel régional.

 
 
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