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Par Khalid Tritki
La semaine Économie
Habitat. Hjira remet les pendules à lheure
Le ministère de lHabitat et de lUrbanisme prépare une grande campagne de communication pour faire connaître le Fogarim (fonds de garantie pour le logement social). Il sagit de corriger les erreurs du lancement, confie un membre du cabinet de Taoufiq Hjira. Au lendemain de la création du Fogarim fin 2005, lEtat comptait sur les banques pour financer et mener une grande campagne de sensibilisation. Car, in fine, ce sont les banques qui en profitent via laugmentation des taux de bancarisation. Pourtant, aucune banque ne sest lancée dans la bataille de promotion du fonds. Pire encore, la |
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| dernière sortie médiatique de Noureddine Omary, PDG de la Banque Populaire, sur les colonnes de La Vie éco, a créé une confusion. Selon lui, grâce au fonds de garantie, beaucoup de banques se sont mises au financement du logement économique et social. Si lEtat ny prend garde, cela conduira, selon Omary, à lassèchement du fonds. Or, on ne peut parler dassèchement que si le taux de casse dans le crédit immobilier dépasse le tolérable. Mais ce nest pas le cas actuellement. Pour les observateurs du secteur bancaire, la position de Omary est une réponse à loffensive dAttijariwafa bank qui se positionne, à travers son produit Miftah sur le créneau social. Quant au ministre, il reste imperturbable. Taoufiq Hjira estime que le Fogarim est une expérience récente qui reste ouverte à toutes les propositions du secteur bancaire. À lui de proposer, nous disposons. Lessentiel est que le système marche et profite au grand nombre, conclut le ministre de lHabitat. |
Investissement. 5 milliards de dirhams dans le pipe
La Commission des investissements, présidée par le premier ministre, a approuvé des projets dinvestissement dune valeur totale de cinq milliards de dirhams. Une bonne part de ces engagements financiers concerne le tourisme et plus particulièrement la ville de Marrakech. Ainsi, sur ces cinq milliards, quatre serviront à financer des projets touristiques dans la région de Tensift. Rien que le projet Les riads de la Palmeraie mobilisera à lui seul un investissement de 2,7 milliards de dirhams. Il sagit dun complexe touristique alliant hôtellerie, résidences secondaires, golf et incentive. Pour le milliard restant, Médi Telecom sengage dans un investissement de plus de 800 millions de dirhams pour lexploitation de sa licence de téléphonie fixe. |
Justice. Sedki débouté
La Cour dappel de Casablanca a tranché dans laffaire qui opposait Hicham Sedki, un homme daffaires qui exploitait en location-gérance le golf de Bouznika, à Attijariwafa bank. Le juge a infirmé le 7 juillet le jugement rendu en première instance, qui condamnait la banque pour escroquerie. Rappelons que Sedki avait porté plainte contre Attijariwafa bank après avoir été interdit daccès au golf de Bouznika, quoique disposant, dit-il, dun contrat de location en bonne et due forme. À noter également que Sedki réclamait à la banque le droit daccéder au site pour récupérer les bagages confisqués et les équipements quil avait installés moyennant un investissement de 1,4 millions de dirhams. |
Pharmacie. Des médicaments à lexport
Le groupe pharmaceutique appartenant à la famille Lahlou, Pharma5, lance un grand projet dinvestissement de 210 millions de dirhams. La première tranche du projet est déjà réalisée à travers une nouvelle unité de production à Bouskoura, au sud de Casablanca. Deux objectifs majeurs sont visés par cette opération : dabord la compagnie ambitionne de pénétrer les marchés français et américain. Un processus de certification est en cours pour disposer de lagrément pour opérer outre-mer. Ensuite, Pharma5 veut renforcer son pôle recherche & développement. Les objectifs économiques ne sont pas en reste. Pharma5 cherche à consolider sa croissance demeurée à 23% en moyenne annuelle depuis 1993. |
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Billet. Sacré Hassad
Avez-vous déjà vu un wali en maillot de bain sur une plage de pauvres ? Jamais. Mohamed Hassad la fait. Certes, ce nest que de la publicité politique, diront les mauvaises langues, mais cest de la bonne communication qui mobilise, diffuse la confiance et lespoir. Cest un message à tous ceux qui se plaisent à exhiber les dahirs, soigneusement cadrés, qui portent leur nomination par le roi. Ce dahir a un sens, une mission sacrée qui fait appel parfois, si ce nest toutes les fois, à lécoute, à la gestion de proximité et à limagination. Hassad a trouvé le truc. Il sest débarrassé de sa chemise et de son pantalon pour rendre sa crédibilité à sa plage, comme hier il était au premier rang des spectateurs des différents festivals de Marrakech. Protocole oblige, cest vrai, mais lhomme a cette capacité à faire croire à tout son entourage quil y était pour le fun. En économie, une telle action fait partie du management participatif, ou encore de la communication de crise. Driss Jettou, lui aussi, a ce don. À Skhirat, na-t-il pas confié à des demandeurs demploi, que bientôt, il sera lui aussi sans job ? Que cette plaisanterie ait été de bon ou de mauvais goût, lessentiel est quelle ait capté des chômeurs venus avec la conviction que les porteurs des dahirs ne sont bons que pour senfermer dans leur tour divoire. Hassad en est sorti pour piquer une tête. Faites de même, cela vous fera du bien
et au peuple également. |
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OFF.
La tradition patronale se perpétue. Comme le président sortant, le nouveau président de la confédération patronale a reçu une lettre royale, dans laquelle Mohammed VI lui trace sa nouvelle feuille de route. Ainsi, la mission de Moulay Hafid Elalamy et de son équipe sera de favoriser la création demploi, de dynamiser linvestissement et de renforcer le potentiel régional. |
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