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Par Khalid Tritki
La semaine Économie
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Le baril flirte avec
les 80 dollars. (AIC PRESS)
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Pétrole. Scénario catastrophe
Le baril de pétrole Brent flirte avec les 80 dollars. En début de semaine, il était déjà à 78 et le pire est à craindre. La tension au Proche-Orient est à son comble après lattaque militaire du Liban par Israël et le risque dembrasement. Le Maroc se prépare à vivre un été difficile. La fronde des distributeurs se fait de plus en plus pressante. A fin juin, ils avançaient un manque à gagner de 4 milliards de dirhams et il est craindre que ce montant naugmente puisque la flambée actuelle des prix du pétrole ne sera ressentie dans les comptes de lEtat quà partir du mois daoût. Cette situation intenable a poussé les |
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| représentants du Groupement des pétroliers du Maroc (GPM) à demander à voir le premier ministre. A noter que dici la fin de lannée, le déficit global de la Caisse de compensation devrait se situer entre 8 et 11 milliards de dirhams. La loi de finances 2006 n a budgété que 12 milliards dont 5 destinés au règlement des arriérés vis-à-vis des distributeurs des produits pétroliers. Cest dire que le déficit se creusera davantage et que lindexation sera inévitable. Attendez-vous donc à payer la note. |
Finance. Le fisc bon élève
Au terme des quatre premiers mois de lannée 2006, les recettes fiscales ont enregistré une hausse de 9,7% pour atteindre 42,8 milliards de dirhams. Les impôts directs ont drainé 18,6 milliards de dirhams, soit une hausse de 13,3% principalement due au bon comportement de limpôt sur les sociétés. Les impôts indirects ont, de leur côté, enregistré une augmentation de 10% . La TVA y est pour beaucoup puisquelle affiche une progression de 14,5% par rapport à la même période de lannée dernière. Quant aux dépenses du Trésor, elles ont affiché un recul de 1,1%, passant à 39,4 milliards de dirhams. Il en ressort un solde ordinaire des comptes du Trésor de 9,3 milliards de dirhams. Les finances publiques se portent bien jusquà maintenant. Il faut maintenir le cap jusquà la fin de lannée. |
Privatisation. Somathes chez Holmarcom
Somathes (lex-monopole de la distribution du thé et du sucre) est tombé dans le giron de Holmarcom, le holding gérant les intérêts de la famille Bensalah. Rappelons que lEtat a lancé, depuis avril dernier, un appel doffres sur 3 746 850 actions dune valeur nominale de 100 dirhams dans le cadre de la privatisation de Somathes. La commission dévaluation avait fixé un prix minimal de 440 millions de dirhams. Holmarcom, voulant optimiser ses chances, a finalement mis sur la table 539 millions de dirhams pour sadjuger la société de distribution de thé et de sucre. Laffaire étant bouclée, il reste à savoir ce que fera Holmarcom de Somathes. Les analystes du marché parlent de synergies au sein du groupe, surtout avec la filière de boissons gazeuses, grande consommatrice de sucre. |
Investissement. Tanger cartonne
Mohamed Hassad a promis de faire de Tanger la première destination touristique du pays. Et il savait de quoi il parlait. La ville du détroit vient dempocher le gros lot. Elle vient daccueillir un investissement de plus de cinq milliards de dirhams. Il sagit, dun méga investissement de trois milliards de dirhams réalisé par le groupe Chaâbi sur la côte Atlantique comprenant un complexe touristique sur 64 hectares. Holmarcom lance, quant à lui, Cap Tingis, un projet de 60 hectares pour un investissement de 1,5 milliard de dirhams. Cest un ensemble résidentiel avec hôtel de luxe, villas et appartements. Dautres projets financés sont lancés à Ghandouri par, entre autres, la société des Palmeraies de Marrakech. |
Etude. Deux fois plus de volaille
Selon une étude réalisée par les analystes de la BMCE Bank sur le secteur avicole, entre 1980 et 2005, la consommation de viande de volaille, par habitant et par an, est passée de 5,5 à 10,9 kg et la consommation d'ufs a progressé de 21 à 81 unités. Le potentiel de la filière est encore devant elle. Toutefois, des contraintes entravent son développement. En reprenant les conclusions de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole, létude de la BMCE Bank souligne la nécessaire mise à niveau du secteur pour bénéficier des opportunités offertes par les accords de libre-échange avec les Etats-Unis. Les coûts de production, notamment, pourraient passer de 2,65 DH/kg à 2,05 DH/kg. |
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Billet. Amnistie fiscale
Jai une bonne et une mauvaise nouvelles à vous annoncer. Lidée de lamnistie fiscale refait surface. Ça, cétait la bonne. La mauvaise est que le gouvernement na pas encore été saisi à ce sujet et, quand bien même il le serait, la direction des im-pôts sy opposera. Noureddine Bensouda naime pas les amnisties et ce nest pas moi qui vais le contredire. Sauf que les nouveaux défenseurs de la grâce fiscale tablent sur lappui du Palais pour ébranler les positions fermes du premier contrôleur fiscal du pays. Pour cela, ils ont besoin darguments forts. Malheureusement pour eux, il nen existe aucun, sauf bien sûr celui usité à loccasion de lamnistie fiscale de 1999 : faisons table rase du passé et recommençons à zéro. Pire, à lépoque, le gouvernement avait été trop magnanime en proposant aux entreprises dacheter un certificat de bonne conduite. Il suffisait de remplir les caisses de Oualalou pour que le fisc ferme les yeux sur des années de fraudes comptables. Aujourdhui, la même idée fait son chemin mais avec un plus : il ne peut y avoir de réforme fiscale annonçant des taux réduits sans effacer lardoise des années de pression fiscale. Cest du délire. Pour en être convaincu, faites un tour à la commission nationale de recours fiscal où les dossiers des maquilleurs de comptes sempilent comme des montagnes. Amnistiez ces fraudeurs aujourdhui, vous en aurez le double demain. Car après tout, il y aura toujours amnistie fiscale, table rase, compteur à zéro... |
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OFF.
La Cour suprême a tranché mercredi 19 juillet, dans laffaire opposant la Compagnie chérifienne de textile (CCT), appartenant à la famille royale, à lun de ses employés. La Cour de cassation a rejeté la demande des avocats de la CCT, souhaitant lannulation des indemnisations imposées par la Cour dappel.
Notons que la CCT faisait prévaloir son droit à user de la procédure de licenciement économique prévue par le code du travail. Le tribunal en a décidé autrement. |
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OFF.
Selon des sources concordantes, le ministère de lIntérieur aurait adressé pour consultation à la Confédération patronale, son projet sur la fiscalité locale et régionale, depuis plus de six mois. Jusquà maintenant, le patronat tarde à renvoyer une réponse comprenant ses propositions damendements. En raison des chamboulements à la tête de la CGEM, le ministère risque dattendre encore longtemps. |
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