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Chef de rubrique Youssef Aït Akdim
La semaine Monde
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Un milicien islamique dans
une rue de Mogadiscio,
le 18 juillet 2006. (AFP)
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Somalie. LEthiopie entre en jeu
La situation en Somalie menacerait de basculer définitivement dans un scénario à la Taliban daprès des informations faisant état de la préparation d'une attaque des milices des Tribunaux islamiques contre les institutions de transition somaliennes soutenues par la communauté internationale. Les États-Unis expriment leur inquiétude après les informations faisant état de milices avançant vers Baïdoa (où siègent les institutions somaliennes de transition, à 250 km au nord-ouest de la capitale Mogadiscio), a indiqué le porte-parole du département d'État Sean McCormack dans un communiqué, mercredi. Après quatre mois |
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| d'affrontements, la majeure partie de Mogadiscio est tombée le 5 juin aux mains des milices des Tribunaux islamiques, qui ont défait les chefs de guerre de l'Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme et contrôlent la plus grande partie du sud du pays. Jeudi, des soldats éthiopiens dans des véhicules blindés et armés sont entrés en Somalie et ont installé un camp dans la ville où est installé le gouvernement, afin de le protéger d'une éventuelle attaque des milices islamistes Un porte-parole du gouvernement éthiopien avait prévenu que son pays protégerait le gouvernement somalien de transition d'une attaque des miliciens. Les soldats éthiopiens sont entrés en Somalie dans l'après-midi et se sont installés à Baidoa, la seule ville tenue à quelques 150 kilomètres de la frontière avec l'Ethiopie. Un des responsables de la milice islamique a demandé le retrait des troupes éthiopiennes. Nous déclarerons la guerre sainte si le gouvernement éthiopien refuse de retirer ses troupes de Somalie. Elles doivent se replier au plus vite, a déclaré Cheik Charif Cheik Ahmed. Nous attendrons quelque temps pour voir si notre demande est respectée. Les Ethiopiens, accueillis avec soulagement par les habitants, se sont déployés en plusieurs points stratégiques. Cest une rupture implicite de la trêve décidée à Khartoum sous légide de la Ligue Arabe. En 1993 et en 1996, larmée éthiopienne était déjà intervenue en Somalie contre des milices islamistes. |
Tsunami à Java. Echec à lalerte
Lundi, un séisme sous-marin d'une amplitude de 7,7 degrés sur l'échelle de Richter a provoqué un tsunami sur le littoral sud de l'île de Java, tuant près de 600 personnes, alors que les images des dégâts rappelaient les destructions causées par le raz-de-marée du 26 décembre 2004. Les vagues de deux mètres de haut ont pénétré jusqu'à un kilomètre à l'intérieur des terres. Ce nouveau raz-de-marée montre que le système d'alerte promis après le tsunami de décembre 2004, qui avait tué 220 000 personnes, est encore loin d'être au point. Le Centre d'alerte sur les tsunamis pour le Pacifique, situé à Hawaï, avait pourtant émis un bulletin d'alerte, et l'information a été relayée dans lîle. En moins de cinq minutes, l'alerte au tsunami devait être donnée sur les côtes grâce à des sirènes. Mais aucune sirène n'a encore été installée à Java. Le système d'alerte de l'océan Indien, financé par la communauté internationale, n'en est lui aussi qu'à ses balbutiements et les deux capteurs déjà installés au large de Sumatra ne fonctionnent pas. |
Sommet du G8. Relancer Doha
Réunis lors du G8 de Saint-Pétersbourg, les chefs d'Etat et de gouvernement des grandes puissances commerciales ont donné un mois au directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, pour tenter de parvenir à un compromis sur les points de blocage et sauver les négociations de libéralisation du commerce international dites du cycle de Doha. Entamé fin 2001, officiellement pour dynamiser les économies des pays en voie de développement, mais surtout pour supprimer les barrières douanières encore en vigueur, le cycle de Doha est en retard de deux ans sur son programme initial. Les principaux points de friction des négociations portent sur la réduction des subventions agricoles américaines, l'ampleur des réductions de droits de douane qu'acceptera l'Union européenne ainsi que sur labaissement des barrières douanières des pays du Sud sur les biens manufacturés et les services. |
Côte dIvoire. LONU menace
Le Conseil de sécurité a pressé mercredi la Côte d'Ivoire de mieux appliquer la feuille de route qui doit préparer le terrain aux élections du 31 octobre prochain. Le Conseil de sécurité a souligné qu'il est totalement préparé à imposer des sanctions contre quiconque entraverait le processus de paix en Côte d'Ivoire, ou bloquerait les forces de maintien de la paix. Sur place, les Jeunes patriotes, miliciens partisans du président Gbagbo, ont bloqué mercredi les principales artères d'Abidjan pour protester contre le programme d'identification de la population. La révision des listes électorales risque, selon eux, d'entraîner des fraudes lors des prochaines élections. En janvier dernier, ils s'en étaient pris aux responsables des Nations unies dans le pays. |
Irak. Rapport accablant
Plus de cent civils meurent chaque jour en Irak, a révélé un rapport de lONU. Le chiffre, provenant dune collecte dinformations dagences gouvernementales irakiennes, est la mesure la plus précise disponible à ce jour des pertes civiles depuis le début de linvasion. Près de 6000 civils ont été tués et le même nombre blessés en mai et juin. Le nombre de civils tués continue de croître, affirme le rapport. Les assassinats, les enlèvements et la torture demeurent fréquents. Depuis le début de l'année, 14 338 civils sont morts. Depuis 2003, le ministère de la Santé irakien dénombre 50 000 morts violentes, un chiffre probablement inférieur à la réalité. |
États-Unis. Veto de Bush sur la recherche
Le bras de fer entre le Sénat américain et le président a tourné court. Mardi, le Sénat avait ouvertement défié le président George W. Bush en adoptant un projet de loi sur les cellules souches. Le texte, visant à lever les limites sur le financement sur fonds fédéraux de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, a été adopté par 63 voix contre 37, rassemblant au-delà de lopposition démocrate. Le projet de loi était assuré d'être bloqué par un veto, que le Président a utilisé pour la première fois en six ans, tant il juge immoral ce texte visant à assouplir les limites imposées à la recherche, il y a cinq ans. Il a défendu son choix lors dune conférence de presse, en présence de bébés-éprouvette. Lutilisation des embryons in vitro surnuméraires promis à la destruction, permettrait de faire avancer la recherche sur le diabète, le cancer ou lAlzheimer, et près des trois quarts des Américains y seraient favorables. |
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Lu pour vous. [Mexique]
Lombre de 1988
Luis Hernández Navarro,
La Jornada (Mexique), 4 juillet 2006
Les dés électoraux ont été pipés en faveur de Felipe Calderón. Depuis le pouvoir, la droite a commis un coup dÉtat technique. Toutes les ressources du gouvernement ont été utilisées pour favoriser le porte-drapeau du Parti daction nationale (PAN). Il sagit dun coup dÉtat parce que sur la décision souveraine des citoyens de se choisir un gouvernement, dautres autorités ont été imposées par la force. Il est technique parce quau lieu de recourir à la force, on a usé dun ensemble de ressources informatiques. Il est de droite, parce que Felipe Calderón cherche à donner une continuité aux intérêts conservateurs qui ont prévalu avec Vicente Fox. La liste des anomalies est énorme : création dun climat de crainte pour favoriser le vote de la peur, achat de suffrages, sympathisants du Parti de la révolution démocratique (PRD) purgés des listes électorales, manipulation des résultats préliminaires du vote. Le scrutin du 2 juillet montre un Mexique divisé. Le nord a voté pour Calderón, presque tout le sud pour López Obrador. Les riches ont majoritairement soutenu le PAN, les pauvres, la coalition Pour le Bien de Tous. Le Mexique vit aujourdhui un nouveau 1988. La chute du système avait alors enlevé le triomphe à Cuauhtémoc Cárdenas. Mais le pays de 2006 nest pas celui de 1988. Il dispose désormais dune expérience de lorganisation et de la résistance qui nexistait pas alors. La nation est assise sur un baril de poudre et lescroquerie pourrait allumer la mèche. |
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VITE !
LE PIB chinois a connu, au deuxième trimestre de cette année, une croissance de +11,3%, que le gouvernement semble davoir du mal à contenir. Après avoir relevé les taux dintérêt, les autorités continuent à subir des pressions inflationnistes portées par des exportations en forte hausse. |
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