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Chef de rubrique Abdeslam Kadiri
La semaine Monde
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Ismaïl Haniyeh (g.) et Mahmoud
Abbas (d.) lors de la visite
dun bureau de la Police militaire
détruit par les avions israéliens,
en juillet dernier. (AFP)
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Palestine. Lunion pour la survie
Deux mois auront été nécessaires pour que Mahmoud Abbas, président de lAutorité palestinienne, et Ismaël Haniyeh, premier ministre et dirigeant du Hamas, parviennent à sentendre pour mettre sur pied un nouveau cabinet dunion Fatah-Hamas. Le futur gouvernement devrait comporter 24 ministères comme lactuel. Les ministères dits sociaux, lEducation, la Santé et les Affaires religieuses, seraient dévolus au Hamas alors que le Fatah occuperait celui des Affaires étrangères ainsi quun poste de vice-président.
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Depuis le blocus imposé par Israël après lenlèvement du caporal Gilad Shalit le 25 juin, la situation sest dégradée. Appauvrie, la majorité de la population est devenue dépendante de laide des ONG.
Le gouvernement espère que la communauté internationale rétablira rapidement son aide vitale, suspendue depuis larrivée du Hamas. Dès lannonce de laccord, Mahmoud Abbas a promis que les salaires des fonctionnaires non versés depuis six mois, le seraient avant la fin septembre. Une situation intenable pour les 170 000 commis de lEtat, victimes des sanctions internationales dirigées contre le Hamas.
Afin déviter daggraver la situation des territoires palestiniens, les Vingt-Cinq avaient mis en place un mécanisme daide temporaire, qui permettait de court-circuiter le Hamas. Ce dispositif a permis de distribuer 90 millions deuros.
Pour le moment, laccord dunion nationale est accueilli prudemment à létranger. Réserve et suspicion du côté américain et israélien ; pour leur part, les Européens ont salué laccord interpalestinien. Mais pour reprendre contact avec le Hamas, le Quartette continue de sen tenir à trois conditions : reconnaissance du droit à lexistence dIsraël ; respect des accords signés entre lEtat juif et les Palestiniens ; renonciation à la violence.
Le programme politique du gouvernement dunion sera plutôt fondé sur le document dentente nationale adopté fin juin par les différents mouvements palestiniens, dont le Hamas. Ce plan prévoit la création dun Etat palestinien à Gaza et en Cisjordanie avec Jérusalem-Est comme capitale, reconnaissant ainsi implicitement Israël dans ses frontières davant la guerre de 1967. |
Côte dIvoire. Crise sanitaire et politique
La crise sanitaire qui frappe la Côte dIvoire prend une tournure politique. À son origine, le déversement au cours de la nuit du 19 au 20 août, dans des décharges publiques dAbidjan, de dizaines de tonnes de déchets liquides toxiques acheminés depuis le port par des camions-citernes. Cette pollution a provoqué plus six décès et 10 000 consultations médicales et lONU sinquiète dune possible contamination de la chaîne alimentaire.
Les conditions dans lesquelles le navire transportant ces déchets a pu décharger sa cargaison restent floues. Négligences politiques ? Toujours est-il que le premier ministre, Konan Banny, a présenté la démission de son cabinet ! Geste qui a pris de court lopposition du G7, qui estime que le premier ministre, qui a été nommé par la communauté internatinale, naurait pas dû présenter sa démission au président car il remet au centre de la vie constitutionnelle Laurent Gbagbo alors que lon avait cherché à len écarter. |
Terrorisme. Musharraf tancé
Venu à Bruxelles réclamer une collaboration plus étroite de lUE avec son pays, le président pakistanais a été critiqué. Certains doutent de sa volonté de participer à la lutte contre le terrorisme. Le Parlement européen, qui a son mot à dire sur la rallonge daide de plusieurs millions deuros, sest montré très sceptique. Parmi les doutes de la bonne foi de Musharraf : laccord de paix passé entre le pouvoir central et les tribus du Waziristan, une région peuplée de talibans, frontalière de lAfghanistan, où se cacheraient des terroristes dAl Qaïda. Autre reproche : le succès des madrasas, le détournement des fonds au profit des extrémistes au Pakistan
Nous faisons de notre mieux dans la limite de nos ressources disponibles, a expliqué le général Musharraf. |
Turquie. Attentat et interrogations
Le mystère planait mercredi autour de lattentat à Diyarbakir, chef-lieu du Sud-Est de la Turquie, qui a tué dix morts et fait 14 blessés. Les soupçons se sont portés sur les rebelles kurdes mais ceux-ci ont nié toute implication. Un groupuscule turc dextrême-droite a revendiqué lattentat sur un site Internet. Des sources proches de la police ont indiqué quelles ne prenaient pas au sérieux cette revendication. Lattentat a eu lieu quelques heures après larrivée à Ankara dun envoyé spécial américain, le général Josep W. Ralston, venu discuter des moyens de contrer les rebelles kurdes du PKK réfugiés dans le nord de lIrak. |
Sommet. Un rôle accru pour les non-alignés
Les Non-alignés ont montré leur volonté mercredi à La Havane de jouer un rôle accru sur la scène internationale notamment pour exiger la réforme du Conseil de sécurité de lONU et ont apporté leur soutien à lIran sur son programme nucléaire.
LIran, qui affirme mener un programme à des fins civiles, a reçu lappui non seulement du Venezuela et de Cuba mais aussi de pays aux positions moins anti-américaines comme lEgypte.
À part le dossier iranien et des critiques de nombreuses délégations contre la politique israélienne au Liban et envers les Palestiniens, la réunion ministérielle de mercredi a été dominée par la volonté des 118 membres du MNA de revitaliser un mouvement en perte de vitesse depuis la fin de la guerre froide. Pour lanecdote, Fidel Castro a été montré en photo à la télévision. Assis, en pyjama, il était en grande discussion avec le député et intellectuel de gauche, Miguel Bonasso. |
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Lu pour vous. [Liban]
Nasrallah ou Ben Laden
Georges Sarwat Fahmi, écrivain égyptien,
Le Monde, 13 septembre
Le dernier conflit entre le Hezbollah et Israël a été considéré par les analystes occidentaux comme un nouvel épisode de la guerre entre islamistes et modernité, ce qui explique la vague de critiques contre le Hezbollah dans les journaux français et européens. Cette vision réductrice, qui considère Hassan Nasrallah comme léquivalent dOussama Ben Laden et le Hezbollah comme une pousse dAl Qaïda, occulte limpact de lattitude du Hezbollah et de son chef sur la manière de penser des peuples arabes.
Hassan Nasrallah, dont la photo a envahi les pays arabes, a réussi à écarter de la scène arabe linfluence dOussama Ben Laden. Une évolution qui est certainement une bonne nouvelle pour tous les intellectuels arabes modérés comme pour lOccident. Hassan Nasrallah est un homme politique dont laction se plie aux règles du jeu. Il na jamais défié lOccident ni son mode de vie. Ses opérations contre Israël visent toujours les militaires.
La différence entre Nasrallah et Ben Laden, cest celle qui sépare Guevara de Carlos. Cest la différence entre une force encadrée par des principes clairs visant un but bien déterminé -dans le cas du Hezbollah : la libération de territoires et de prisonniers- et la force sans limites ni but précis qui caractérise Al Qaïda combattant les juifs et les croisés. Cest la différence entre une force insérée dans son contexte, et la force qui devient elle-même le contexte. |
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VITE !
Le nouvel héritier du trône du Chrysanthème, appelé à règner sur le Japon, a reçu le nom de Hisahito, une semaine après sa naissance. Son nom se compose de deux caractères : Hisa qui signifie éternité et Hito, lhomme vertueux. |
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