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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Nous ne sommes pas des traîtres, M. Tobji !

En tant que capitaine, pilote de chasse, capturé le 24 août 1977 au cours d'un appui aérien au profit d'une unité des FAR sérieusement accrochée par le Polisario près de Boujdour, je suis ahuri de lire chez l’un de vos confrères les propos du commandant Mahjoub Tobji. Il aurait écrit dans son livre que les Marocains au combat préfèrent lever les mains en l'air pour se rendre à l'ennemi que de combattre jusqu'à la mort. Je tiens à lui préciser, et à ceux qui pensent comme lui, que je tirais sur l'ennemi quand mon avion a été atteint par un missile sol-air. N'ayant pas d'autre choix que de m'éjecter pour échapper aux flammes de mon appareil en torche, je me suis retrouvé au sol avec une jambe fracturée, face aux véhicules ennemis venus me récupérer. J'ai vécu l'enfer pendant vingt-six ans, comme mes camarades prisonniers. Mon nationalisme était chaque jour mis à l'épreuve. Il fallait lutter et subir des humiliations pour rester marocain.
À mon retour au Maroc, le 1er septembre 2003, j'ai appris que certains hauts responsables marocains disaient aux familles des prisonniers que nous étions des traîtres. Pire que cela, certains haut gradés, qui n'ont jamais tiré une balle sur l'ennemi, me disent qu'ils s'opposent à un alignement de grade avec mes camarades de promotion. Vous voyez, Commandant Tobji, qu'un pilote dont l'avion est abattu par un missile n'a d'autre choix que de se rendre ou se suicider. Comme d'autres, j'ai été fait prisonnier. Certains de mes camarades ont refusé d'utiliser leur parachute et sont morts dans leur avion. S'il vous plaît, ne nous poussez pas à penser qu’ils ont donné leur vie pour des hommes qui ne les méritent pas.
Quand j'étais élève à l'Académie de Meknès, le lieutenant Tobji était un excellent officier de sport militaire avant de devenir porte-serviette de feu le général Sefrioui. Le fait d'avoir côtoyé les grands généraux explique pourquoi il nous juge de cette façon, comme le font aussi certains responsables chargés du dossier des prisonniers.

Capitaine Ali Atmane, Meknès.



Nue, vraiment ?

J’ai demandé tout à l'heure à mon père de me rapporter le numéro de Nichane de cette semaine. Apparemment les kiosques ont rendu les exemplaires en vente à cause d'une couverture “choquante” qui représente, soi-disant, une fille nue. Est-ce vrai ? Sinon, je trouve un tel acharnement et une telle censure toujours aussi révoltants. J'espère recevoir une réponse de votre part, et quelques informations sur le contenu dudit numéro. Une p’tite ado fière de vous !

Sarah Marga

Réponse.
Ci-haut, la couv du “délit”. À vous de voir…

 
 
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