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Pages coordonnées par Chadwane Bensalmia
La semaine Culture
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Bernardo Bertolucci
(AFP)
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Festival du Film de Marrakech. Rumeurs et devinettes
A en croire certaines indiscrétions, Bernardo Bertolucci serait lun des invités de marque de la sixième édition du Festival international du film de Marrakech, du 1er au 9 décembre prochain. Le réalisateur du Dernier Empereur, dUn Thé au Sahara, Little Buddha et Beauté Volée devrait en toute logique- prendre part à une rétrospective dédiée cette année au cinéma italien, invité dhonneur du FIFM après lEspagne lan passé. Bertolucci serait même en tête de liste des candidats à la présidence du jury
On ne vous a rien dit mais les amateurs de devinettes noteront que trois noms se murmurent parmi les |
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| organisateurs pour la casquette de président (ou présidente ?) du jury : un Italien donc, un Américain, et un Américain dorigine allemande
Le suspense devrait être levé dans la semaine. Côté hommages, on en comptera trois, cette année, dont lun rendu à un Marocain. Autre candidat à cette standing ovation officielle, le Britannique Christopher Lee, visage du Cauchemar de Dracula de Terence Fisher en 1958, plus récemment aperçu dans Star Wars II et Le Seigneur des Anneaux
Quant à la compétition officielle, motus et bouche cousue, du moins pour ce qui est des films étrangers. On nous souffle que cinq réalisateurs marocains ont déjà déposé leur candidature : Fawzi Bensaïdi, Narjiss Nejjar, Farida Bourqia, Hassan Benjelloun et Hamid Faridi. Oublié le ridicule Al Ayel de lannée dernière ! |
Sortie. Une mémoire égyptienne
Sorti cet été, ladaptation du roman Limmeuble Yacoubian était attendue comme la plus grosse production égyptienne de lannée. Verdict ? Pari tenu. Tant le réalisateur Marwan Hamed a réussi à rendre le patchwork de situations du best-seller de Alaa Al Aswany, servi par un casting hollywodien mêlant plusieurs générations dacteurs. Adil Imam, très juste dans le rôle du dandy décadent y rencontre Hind Sabry et Mohammed Imam (fils du précédent), Nour El-Sherif en homme daffaires corrompu et une Yousra éclatante. Les personnages de limmeuble du vieux Caire, quoique caricaturaux (ou peut-être pour cette raison), sont attachants, pris dans des contraintes. En filigrane, se dessine lEgypte daujourdhui, en déclin, avec ses islamistes et ses affairistes, à la fois prisonnière de ses traditions et malade de ses fantasmes. Un essai de réalisme social bien transformé. Et si parfois la mise en scène semble privilégier le raccourci au détriment de la fidélité au texte original, cest parce que trois heures de film sont déjà bien pleines. A voir absolument.
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Atelier. Doctes docus
A lheure où tout féru de septième art piaffe de découvrir la flambant neuve Cinémathèque de Tanger (cet automne, cest promis !), un atelier précurseur de réalisation documentaire est déjà prévu, du 21 octobre au 4 novembre. Une quinzaine des réalisateurs encadrée par le Documentary Filmakers Group de Londres est ouverte à six Britanniques et six Marocains, ces derniers se voyant offrir la formation grâce à lappui de Prince Claus Fund pour la culture et le développement (hormis la cotisation annuelle à la CdT de 250 DH). Demandez votre dossier à doc.marc@yahoo.fr et renvoyez-le au plus tard le 8 octobre. À suivre, un cinéclub pour enfants
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Photo. La nature a des courbes
Fleurs, feuilles, tiges, grumes, épines : il tord le cou à la nature morte, en photographiant sur fond noir et à basse exposition des extraits végétaux suspendus, révélant leur douceur, leurs courbes, leur mouvement
Leur vie en somme. Quelque chose de Dar B., cest le titre de la dernière expo de Khalid Jalal, qui, à 47 ans, ne cesse de surfer sur les disciplines, de la musique à lart vidéo. Accroché à Rabat jusquà fin octobre, ce travail étonnant, suite de lexploration de la matière entreprise par lartiste, prendra ensuite la direction de Fès grâce au ministère de la Culture, avant le musée de Marrakech, puis Paris en début dannée. Eclectique, celui qui travailla dans la presse et comme arrangeur et graphiste chez Barclay à Paris a participé à la bande-son des Anges de Satan, dAhmed Boulane. Il compose actuellement son premier album depuis son retour au Maroc, il y a une quinzaine dannées, entre folk et rock.
A lEspace Expression de la CDG, place Moulay-Hassan, Rabat.
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Cinéma. Le bel absent
Lmouchkil quand on est gâté, cest quon en veut encore plus ! Mardi 3 octobre, Djamel Debbouze et Samy Nacéri (soupesez le poids people), deux des valeureux mais exploités goumiers dIndigènes, débarquent à Casa (oui Casa, pas Cannes) accompagnés du lieutenant réalisateur Rachid Bouchareb pour la sortie marocaine du film le 4. ça fait rêver, cest vrai, et pourtant ! Roschdy Zem et Sami Bouajila ne seront pas là. Pourquoiiiiii ? Yallah, on pardonne au moins à lun pour linstant : Roschdy, on le sait, est super booké. 1/ il vient juste de fêter ses 41 ans. 2/ Mauvaise foi, son premier film en tant que réalisateur, co-écrit avec Pascal Elbé (son pote dans Le Raid de Djamel Bensalah), est en pleine post-prod, deux mois avant sa sortie. 3/ Homme dhonneur, Roschdy y reste fidèle à Messaoud, son personnage romantique et idéaliste dans Indigènes : Mauvaise foi parle damour entre une juive (Cécile de France) et un musulman
On y croit ! |
Conservatoire de Casa. Projet de rénovation
Un projet de rénovation académique et structurel du Conservatoire de Casablanca devrait voir le jour. Le bâtiment historique du boulevard de Paris, présenté comme la plus grande et la plus ancienne institution musicale en Afrique, retient lattention de la fondation Genesis at the Crossroads, basée à Chicago, dans le cadre de son dispositif Artlink. La ville a accepté de lancer les consultations sur le projet, qui pourrait mener à la création dune salle de spectacles de 350 à 500 places, et une délégation de la fondation est attendue dans la capitale économique pour le mois de décembre. Linitiative pourrait en outre servir de base à dautres projets similaires à travers le monde arabe. Dirigé par Haj Youness, le conservatoire du boulevard de Paris accueille aujourdhui plus de 3000 élèves encadrés par 110 professeurs. |
Hip Hop. Qui a peur de lHospital ?
Matkhafche 3lina, cest le titre explicite (parental advisory ?) du premier maxi concocté par Hospital Underground. Réputés fers de lance du rap casaoui et forts de leurs collaborations avec Caprice ou Masta Flow, ces quatre MC lèvent haut la casquette avec sept titres entre egotrip et everyday streetlife : retenez lhommage à la zic arabe Bazaf Maytgale, le déjanté Wlad lhay fRAP et le phare Matkhafche 3lina featuring Caprice et Masta, qui coproduit avec Maestro ce maxi mis en boîte au Studio Chahtman Prod sur des scratchs de DJ Med. En vente au Beverly Hills (Twin Center), Studio Chahtman Prod, Club Mix (Bd Ibn Tachfine) et Cyber Linksweb (Aïn Sebaâ) pour 15 DH : comme le dit Raptiviste, moins cher quun paquet de cigarettes, et ça ne donne même pas le cancer. Des questions ? |
Tournage. Encore cette colline !
La colline à des yeux repart à Ouarzazate pour un autre lifting. 4ème version donc de ce classique de lhorreur de Wes Craven (les trois Scream) sorti en 1977. Après une suite en 1985, Alexandre Aja, en a signé un premier remake lannée dernière. Et voilà que lallemand Martin Weisz parle dun re re remake. A seulement un an dintervalle, du jamais vu. Même pas le temps de comprendre le pourquoi de cette ruée vers un scénario pourtant des plus banals : une famille qui vit son pire cauchemar lors dun voyage sur les routes désertiques de la Californie. Le réalisateur de 60 seconds et de Rothenburg, projette de concurrencer ses aînés en hémoglobine. Rien de bien ambitieux. Peut-être que Mr Weisz voulait juste faire un tour à Ouarzazate
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Image. Exploration exhibition
A Londres, on est décalé ou on nest pas. Dans la célèbre Photographers Gallery, ni photos, ni tableaux : ce sont les vidéos qui se paient une toile. Du 29 septembre au 26 novembre, lexpo animée Explorations in film & videos puise son inspiration dans le cinéma arabe et sa sélection dans lalléchante collection de la Cinémathèque de Tanger qui, même pas encore ouverte, multiplie les projets cinéphiliques. Sa directrice Yto Barrada est déjà sur place, ainsi que, entre autres, le documentaire de Ali Essafi Ouarzazate Movie. Au total, trente artistes et réalisateurs arabes y exposent leurs travaux selon les thèmes Côtes et nomades, Pop Culture, Ici et ailleurs ou encore Dialogues damants. Nice, isnt it ? |
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Le livre.
Philip Roth aime jouer avec nos peurs. Dans le dernier de ses romans traduit en français, lécrivain sessaie à la politique-fiction. Comme toujours, on est plongé dans le destin dune famille juive du New Jersey, de ses tribulations avec les Gentils. Sauf que là, lenjeu dépasse le simple cadre familial, car Roth a décidé de réécrire lhistoire. En 1940, le président Roosevelt est battu par Charles Lindbergh, candidat de la droite favorable à un pacte de non-agression avec Hitler. Renouant avec lisolationnisme, il jette lanathème sur les aventuriers, au premier rang desquels la communauté juive solidaire des souffrances des Juifs dEurope, provoquant réactions en chaîne. Une invitation à réfléchir aux Etats-Unis dhier et daujourdhui.
Philip Roth, Le Complot contre lAmérique, Ed. Gallimard.
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Humeur : Une fatwa en béton
Youssef Al Qaradawi, téléprêcheur égyptien, balance un beau jour dans Attajdid une fatwa spécial dédicace aux Marocains : Le crédit au logement nest pas hram pour vous. Pour un peu, lhomme, connu pour faire le consultant religieux pour des banques islamiques, aurait même pu glisser dans le journal un prospectus dun quelconque deux pièces cuisine, avec vue sur rien, et ladresse de létablissement bancaire le plus proche pour parachever son rôle dagent immobilier. Mais Youssef Al Qaradawi a été rappelé à lordre par lIftaa, réunion doulémas marocains, seule habilitée à fatweyer de Tanger à Lagouira. Réveillés en sursaut au milieu dune sieste, les membres de linstance ont dû intervenir pour renvoyer le semsar Youssef faire le camelot ailleurs. Ils lui ont martelé, avec une hypocrisie confondante, que le crédit était hram au Maroc. Ils sont pourtant les seuls à ne pas voir les panneaux pub 4X3 des banques de la place, et doivent, de surcroît, avoir le nez très bouché pour ne pas humer lodeur de béton frais qui plane sur le pays. Seraient-ils si peu observateurs ? La question est purement rhétorique pour les Marocains. Car en fin de compte, la distraction de nos oulémas est plutôt salutaire pour un client de logement social. Elle lui évite les prises de tête spirituelles et lui permet de se concentrer sur lessentiel : comment vais-je payer ma traite ? |
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Qui sait écrire ?
Le Prix du Maroc du livre cherche futurs récompensés pour sa prochaine édition (le 10 février 2007). Les candidatures doivent comporter cinq exemplaires du livre et une copie de loriginal. A déposer avant fin décembre.
Barry amer
Sur les 11 musiciens du chanteur Barry, trois (plus un gnaoui, censé être une guest star) ont disparu dans la nature après un concert très applaudi à Barcelone, le 22 septembre. Quoique amer, Barry se relèvera vite de cette trahison : les 3 harraga, qui jouaient dinstruments courants (guitares, clavier) seront facilement remplacés.
Ça bosse au studio
Moins dun an après La tradition qui coule, les Mazagan reprennent la route du studio. Deuxième album pour les Jdidis qui, rappelons-le, se produiront en novembre prochain au Hip Hop Awards de Dakar. Back to the roots, fusionneurs ! |
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