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Par Karim Boukhari
Politique. Leffet ramadan
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Ce n'est pas parce que
la télévision ne diffuse
plus les séances qu'on
ne travaille plus
(RT / NICHANE)
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Si le parlement fonctionne au ralenti, le PPS, l'USFP et le parti travailliste ont trouvé, chacun dans son genre, une manière intelligente de s'occuper. Explications.
Non, les parlementaires ne chôment pas durant le ramadan. C'est déjà, en soi, une information. Ce n'est pas parce que l'on ne parle pas de nous, ou que la télévision ne diffuse plus les fameuses séances de questions orales, que l'on ne travaille plus, souligne avec le sourire cet élu PPS. En attendant l'ouverture officielle de la séance d'automne, attendue le 13 octobre, le parlement fonctionne normalement. Au |
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ralenti, certes, mais il fonctionne quand même. Les commissions techniques continuent de se réunir avec, entre autres sujets à l'ordre du jour, les accords de pêche entre le Maroc et l'Union européenne. Mais l'essentiel des troupes qui garnissent habituellement l'hémicycle ne sera réuni et, pour reprendre l'expression d'un parlementaire, concerné par les débats qu'à l'ouverture de la session d'automne, sous la présidence du roi en personne. En attendant, donc, chacun se débrouille comme il peut pour meubler les cases vides de son agenda quotidien.
Au PPS, par exemple, le bureau politique a trouvé le moyen d'organiser, le week-end dernier, une surprenante soirée politico-musicale au théâtre Mohammed V à Rabat. Entre deux séances de questions orales au secrétaire général Ismaïl Alaoui, le public a eu droit à un sketch de Saïd Naciri, une chanson de Joudiya (oui, oui, la révélation de Studio 2M) ou de la revenante Atika Ammar, sans oublier les longues pièces musicales, certes made in terroir, du Raïss Ahmed Outaleb Lmzoudi. Rire, danse et politique étaient au rendez-vous de cette surprenante soirée, présentée par ailleurs par la comédienne Samia Akariou. Au final, le très sérieux SG du PPS a improvisé une rakza sur scène, accompagné des autres artistes invités.
Pour une surprise, c'en était une. La combinaison art-po du PPS est la première de son genre. Nous avons voulu marquer notre rentrée politique autrement, en communiquant davantage avec le public, nous explique-t-on dans l'entourage d'Ismaïl Alaoui. Houcine Chaâbi et Amine Sbihi, deux militants respectés, se sont occupés à rendre la chose possible. Même le ministre PPS et porte-parole du gouvernement, Nabil Benabdellah, a mis la main à la pâte. Résultat : entrée gratuite, salle comble, des chansons, des blagues et des slogans politico-économiques plein la tête !
Pendant que les camarades du PPS chantaient et dansaient au rythme de la rentrée politique, les socialistes de l'USFP tenaient, toujours à Rabat, leur conseil national au siège même du parti, à Rabat. Le ton n'était pas franchement à la rigolade. L'USFP a du lait sur le feu : la montée en douceur d'un courant contestataire qui traverse, comme par le passé, la jeunesse du parti. Le conseil national du week-end n'a pas réglé le problème, il l'a contourné. Et plutôt astucieusement : en annonçant la tenue d'un congrès extraordinaire à la fin octobre. Pour le reste, la direction de l'USFP a martelé l'ouverture du parti à tous les jeunes du pays. Non ce nest pas un canular !Pour s'en rendre compte, il suffit de visiter le site Internet de l'USFP où un cyber-formulaire (une première pour un parti politique marocain) attend tous ceux qui désirent adhérer à la formation fondée par feu Abderrahim Bouabid. Une vraie bonne nouvelle.
Comme le PPS et l'USFP, mais dans un registre encore différent, le parti travailliste de Abdelkrim Benatik a trouvé un moyen pour meubler son calendrier ramadanien : en fondant, au courant de la semaine, un Front pour la transparence et la lutte contre la manipulation des élections. Louable initiative. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à lire cet extrait du communiqué de presse de Benatik : Une démocratie sans démocrates n'en est pas une. Des démocrates sans valeurs ne le sont pas. Soit. Si vous vous posez encore des questions sur les élections 2007, et sur le front pour la transparence, etc, sachez que le Parti travailliste aussi puisqu'il annonce, dans un autre extrait du communiqué de presse : Participer certes, mais à quoi ?. En effet. |
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