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Par Fahd Iraqi
La semaine Économie
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Abdeslam Ahizoune
(AIC PRESS)
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Bourse. Maroc Telecom intrigue
Quand Maroc Telecom senrhume, cest toute la Bourse qui éternue. En seffondrant jeudi dernier, la valeur phare de la cote a tiré dans son sillage tout le marché (voir ci-contre, en bas). Le titre a eu même droit à son baptême de la réservation à la baisse. Introduite en 2004, Maroc Telecom na jamais vu son cours reculer dans une même journée de plus de 6% (le maximum requis). Et pour tirer une capitalisation monstrueuse jusquà ces niveaux, il faut sortir lartillerie lourde. Plus de 280 000 titres se sont échangés au cours de 123 DH, avant que le titre ne cède à plus de 6%. Les banques daffaires qui recommandaient de |
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surpondérer le titre ont été les premières à se désengager aujourdhui, raconte un gestionnaire. À lorigine de la débandade, une étude de JP Morgan rendue publique aujourdhui. Le titre coté à Casablanca et à Paris vient dintégrer la liste des entreprises que les analystes de la banque daffaires épluchent régulièrement. Et pour une première prise de contact, la recommandation est plutôt négative. À la Bourse de Paris, le verdict a été sans appel : Maroc Telecom cède 3,9%, signant une des plus faibles performances de la journée.
Et alors que le marché battait son plein, Jettou et son gouvernement débattaient aussi de Maroc Telecom. En ficelant le budget 2007, le gouvernement tranche pour une cession de 4 des 34% détenus par lEtat dans le capital de lopérateur. Une cession dont lEtat espère tirer une recette de 4 milliards de dirhams. La vente devrait passer par le marché boursier et les modalités suscitent déjà des interrogations dans le microcosme boursier : le désengagement se fera-t-il par voie doffre publique où lEtat interviendra-t-il directement sur le marché secondaire ? Une chose est sûre : question prix, lEtat ne met pas la barre très haut. En tablant sur un prix de 113 dirhams, Oualalou nest pas loin de lobjectif fixé par JP Morgan (110 dirhams). À croire quil suit bien ses cours. |
Maroc. Une économie pas du tout émergente
LAgence française pour le développement (AFD) ny va pas par quatre chemins : le Maroc doit attendre longtemps avant de prétendre au statut déconomie émergente. En gros, les analystes de lAFD reprochent au royaume une mauvaise canalisation de ses facteurs de production. Les ressources humaines, de formation inadaptée au marché du travail, produisent à la fois chômage et pénurie de main duvre qualifiée. Au chapitre investissement, le document pointe du doigt la surliquidité des banques qui témoigne dun problème structurel dallocation de lépargne. Le Maroc est loin de disposer dune économie capable dabsorber de fortes tensions sociales comme en témoigne la compensation de certains produits. Pour lagence, les pouvoirs publics marocains ont un dur challenge à relever : trouver un compromis viable entre trois objectifs principaux, ajustement à la concurrence internationale, préservation de la stabilité macroéconomique et, surtout, revalorisation sociale. |
Hydrocarbures. Lindexation fonctionne
Il ny a pas que des hausses, le système dindexation veut aussi que les prix baissent en fonction du cours du baril. Et cela a bien été le cas cette semaine puisque depuis jeudi dernier, les prix à la pompe ont été réduits de 51 à 57 centimes selon les produits. La cause : le cours du baril qui a chuté dernièrement à moins de 60 dollars. La baisse du pétrole a même poussé le gouvernement à opérer une révision de dernière minute du budget 2007. Le prix estimatif du baril a été ainsi ramené à 65 dollars au lieu de 70 initialement. Limpact dun pétrole moins cher touche aussi la manne budgétaire réservée à la caisse de compensation. Elle est réduite à 13 milliards de dirhams contre 16 à la base. Oualalou peut sen réjouir, mais attention au yoyo du baril. |
Energie. Gazoduc ou terminal ?
Les contours du plan gazier commencent à se dessiner. Les études sont en phase de finalisation et la balance penche de plus en plus vers loption du terminal gazier. À lorigine de cette solution, un consortium composé de Samir, de lONE et de Akwa Group. Déjà adjudicataire du terminal pétrolier de Tanger Med, le groupe dAkhennouch pousserait en effet le scénario du terminal gazier. Et il ne manque pas darguments. La mise en place dun gazoduc serait plus coûteuse que la construction dun terminal, qui nécessite déjà un budget de 1,2 milliard de dollars. Surtout, un raccordement au Gazoduc Maghreb Europe rendrait le pays dépendant du voisin algérien en termes dapprovisionnement. Le Gazoduc Maghreb Europe, mis en exploitation en 1996, na dailleurs été exploité par le Maroc quen 2002, via la centrale de Tahaddart. |
Résultats. Addoha tient ses promesses
Ses résultats baissent, mais la société continue de rassurer. La performance est conforme au business plan annoncé à lintroduction en Bourse, avec un chiffre daffaires et un résultat net sétablissant respectivement à 600 et 200 MDH. En prime, il y a même une cerise sur le gâteau : lacquisition de 482 hectares de nouveaux terrains répartis entre Casablanca et Marrakech. Du coup, les prévisions de croissance sont révisées à la hausse : on annonce une progression du chiffre daffaires de 20 % à partir de 2008. Le marché continue logiquement à croire fortement au potentiel du titre, faisant voler son cours de record en record. Celui-ci a même tapé dans la barre des 1250 dirhams, avant que le marché ne le ramène à la raison. |
Télécoms. Maroc Connect séquipe
A défaut dannoncer une date précise pour le lancement de son activité, Maroc Connect continue à se mettre dans la peau dun opérateur télécoms. Son nouveau siège à Sidi Maârouf, faisant face à celui de Méditel, lui donne même une crédibilité immédiate. Et lentreprise continue dinvestir, en séquipant auprès dAlcatel de réseaux nouvelle génération, pour un montant de 25 millions deuros. Une technologie qui sappuie essentiellement sur la voix sur IP et les réseaux privés virtuels (VPN) et qui permettra, dans une première phase, de couvrir les cinq régions importantes du royaume. Le petit Poucet prend du poids, mais il lui reste du chemin avant de jouer dans la cour des grands. Larrivée sur le marché pour concurrencer Maroc Telecom ou Méditel devrait dailleurs attendre 2007. |
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Billet. 10 millions de babouches
Les artisans rêvent déjà dune vie meilleure. Ce metâallem du quartier Chrablyine (babouchiers) de Fès se voit déjà chausser des J.M.Weston, lautre Lamine des Haddadine (forgerons) meubler sa maison en art déco. Le petit marchand de Souk Jeld se voit concurrencer Louis Vuitton. Tous les rêves deviennent possibles car Adil Douiri est là pour les réaliser. Le ministère du Tourisme et de lArtisanat na pas de baguette magique mais plutôt un plan visionnaire pour améliorer le revenu des artisans. La Vision 2015 du département dartisanat met la barre très haut : 120 000 emplois supplémentaires à créer, des exportations à multiplier par 10 et un chiffre daffaires à porter à 11 milliards de dirhams. Et pour y parvenir, on met le paquet : 3 milliards de dirhams dinvestissement ! Pas mal pour un secteur dont le budget na pas bougé de 20 millions de dirhams depuis lindépendance.
Les artisans peuvent en plus compter sur lefficacité de Douiri et son équipe. La vision 2010 pour le tourisme leur réussit dailleurs très bien. La barre des 6 millions de touristes est déjà franchie, lobjectif des 10 millions en 2010 est ainsi à portée de main. La vision 2015 pour lartisanat a donc toutes les chances de réussir. Il y a même des moyens très simples pour y parvenir : Il suffit dimposer aux touristes de porter des babouches labellisés, à 1000 DH la paire
Ce nest pas si cher payé pour fouler le sol du plus beau pays du monde. |
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OFF !
Rendez-vous est donné pour la prochaine édition des Assises du tourisme, qui se tiendront en février prochain à Fès. Un choix qui sinscrit dans les synergies voulues entre le secteur du tourisme et le département de lartisanat, qui vient de lancer sa campagne de communication. Côté chiffres, le cru 2006 des recettes de voyages est plutôt bon : sur les 8 premiers mois de lannée, on comptabilise déjà plus de 7 milliards deuros dépensés par les touristes.
Cest sans grand enthousiasme que le Groupement professionnel des banques du Maroc annonce cette semaine une nette réduction des frais bancaires. Attijariwafa bank, leader incontestable du marché, lui a déjà volé la vedette il y a quelques semaines, en inaugurant les dates de valeurs à J+2. Pourtant, la mesure du GPBM reste attractive. Certains services, comme la clôture du compte, deviennent même gratuits. |
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