Sahara. Le Maroc au pied du mur
Portrait. Madame la gouverneure
Interview Mahjoub Salek : "Le Maroc n'a rien compris au Sahara"
Partis. Objectif : jeunes
Météo. Les maîtres du temps
Humeur. Pourquoi je n'aime pas le Ramadan
Reportage. Nos (lointains) cousins roumains
Moyen-Orient. Explosion de violence en Palestine
France. Le Pen n'est pas mort
Reportage. Un marché de gros... enjeux
Portraits. Graines de cinéastes
Graffeurs. Faites le mur, pas la guerre !
N° 243
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Les routes, pour commencer

J'ai lu avec un grand intérêt votre article sur les accidents de la route (TelQuel n°240). Les chiffres cités révèlent bien le danger que nous courons tous les jours. Personnellement je ne suis pas étonné, vu l'état des routes, la corruption qui sévit, le manque de civisme des automobilistes...
Parlons de l’état des routes. Celle menant de la ville de Khénifra vers Ajdir, localité où le Roi avait annoncé la création de l'IRCAM, était l'une des routes de référence pour les utilisateurs, et ce malgré son étroitesse. La route en question datait de la période coloniale et on avait finalement pensé à l’élargir. Un budget a été alors alloué et la refonte réalisée. Mais moins de trois mois plus tard, cette route est devenue parmi les plus dangereuses. Une route fissurée, déformée, poussiéreuse… Dans certains endroits, l'érosion a même laissé réapparaître la trace “fossile” de l'ancien revêtement. La population locale s'est maintes fois manifestée, mais sans jamais être entendue. Certains ont même réclamé, sur un ton ironique, qu'on leur rende leur ancienne route.
Si l'Etat veut réellement lutter contre ce fléau, il devrait commencer par mettre fin au laxisme qui existe aujourd’hui à l’égard des entrepreneurs, des conducteurs, des agents de circulation et des piétons. Il est également temps de penser à aménager de vrais trottoirs pour ces derniers. Car ceux d'aujourd'hui, particulièrement dans les centres-villes, ont été en grande partie transformés en terrasses de café ou en souks, poussant le piéton à “partager” la chaussée avec les automobilistes. Par ailleurs, l'approche qu'a choisie actuellement le Comité national de la prévention des accidents de circulation, se basant exclusivement sur la communication, me semble inefficace. Un travail concret sur le terrain est nécessaire.

El Houssine Bouiamrine


Cherche villa de Général


Etant un fidèle lecteur de votre dynamique et attachant magazine, je me permets de vous demander un petit service. J’ai lu, dans votre numéro n° 242 du 7 au 13 octobre, un article intitulé “Rabat. Général brade villa”. Je vous prie de bien vouloir me communiquer une ou deux adresses, ou des numéros de téléphone d’agences immobilières dont le portefeuille comprend des villas à vendre en bordure de mer, car je suis intéressé par une acquisition depuis plus de deux ans. Merci de tout coeur et bonne continuation.

Anas F.


Des origines du mot “Zoufri”


Dans l'article consacré au célibat, du n° 241 de TelQuel, il est dit que le terme “Zoufri” “trouve son origine dans le mot “ouvrier”, en référence aux premiers immigrants marocains en France. Ces derniers vivaient entre hommes, dans des baraquements spécialement aménagés”. Ce qui est incorrect. Le mot trouve bien sûr ses origines dans la langue française, mais se réfère en vérité à la situation des premiers ouvriers marocains qui ont débarqué des campagnes pour travailler sur les chantiers du protectorat et les usines des colons. Cette masse de prolétaires qui a été arrachée à son milieu venait s'installer dans les villes marocaines pour habiter les bidonvilles. Ces ouvriers étaient en général de jeunes célibataires ou des hommes mariés qui ont laissé leur famille dans le douar.
L’enquête de Robert Montagne, “La formation du prolétariat marocain”, est un document qui résume bien l'histoire de cet exil intérieur. Avant cette période, les villes marocaines étaient réservées aux “Ahl Al Hadar” (les gens de la ville) qui avaient un grand mépris pour “Ahl A Badw” (les gens de la campagne). Ces derniers, en venant s’installer dans les bidonvilles ou s’entasser dans les centres-villes, étaient perçus comme une menace par les citadins. Le mot “Zoufri” était même devenu une insulte.

Abdellatif Maroufi.



Précision.
Une erreur s’est glissée dans l’article consacré à Malik Nejmi, dans le n° 242 de TelQuel. Concernant l’éditeur de son ouvrage “El Maghreb”, il fallait lire “L’œil électrique” et non pas “L’œil
électronique”. Nous nous excusons auprès des lecteurs et des concernés.
 
 
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