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Pages coordonnées par Chadwane Bensalmia
La semaine Culture
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Remsie des prix de la
nuit des Jamours 2005.
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Nuit des Jamours. Le direct ou rien
Cest bel et bien un ultimatum qua lancé, lundi dernier, Faouzi Chaâbi à la SNRT. Intervenu lors de la conférence de presse dannonce de la 5ème édition de La nuit des Jamours, lorganisateur a laissé entendre quen labsence dune diffusion en direct, lévènement risquait dêtre annulé. Le direct ou rien, lultimatum se justifie pleinement, la compétition intégrant le vote du public. Or, à cette date, la SNRT également dans son droit - na toujours pas donné son aval pour le direct. A 15 jours du Jamour, on ne peut pas rester dans lexpectative. Il y a des gens qui travaillent derrière, et de largent investi martèle |
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| lorganisateur. Chaâbi-SNRT, qui aura le dernier mot ? La réponse ne risque pas de traîner, les Jamours devant se tenir le 20 courant. En attendant, rappelons que la 4ème et Arriyadiya disputeront cette année la vedette à leurs aînées, avec à la clé 16 récompenses, sans oublier le Jamour suprême, prix du jury. Jury qui pour éviter les situations de conflit dintérêt - sera constitué de journalistes de la presse écrite, avec à leur tête Seddik Maâninou. Quant aux hommages, sur les trois prévus, seul un nom a été communiqué, Aziz Chihal. La nuit des Jamours devance ainsi sa concurrente directe Noujoum Biladi, prévue pour novembre, et qui envisage à son tour de rendre hommage au défunt animateur. Rendez-vous le 20 pour démêler tout ça. |
Sortie. Les femmes dAlmodovar
Le dernier Almodovar sort enfin en salles, lui qui avait été le seul à réveiller un peu lenthousiasme des critiques lan dernier à Cannes. Moins sombre que le précédent La Mauvaise éducation, Volver procède dune histoire simple, humaine. Dans les quartiers populaires de Madrid, des femmes se battent pour vivre, plus ou moins en accord avec les lois. Lhyperréalisme des premiers plans cède au poétique, avec l'apparition du fantôme de la mère auprès de sa famille, occasion dun clin dil aux superstitions des petits villages de la Mancha. Hymne à la solidarité féminine. Parce quil faut le dire, les hommes nappartiennent pas à lunivers de ce film, ils sont inutiles. Heureusement, les voisines sont là. Comme pour lhéroïne Raimunda (Penelope Cruz), personnage de caractère, terriblement émouvante dans la scène de la terrasse. Du cur, des larmes, de la sincérité. Almodovar nous emmène jusquau bord du fantastique avant de nous ramener dans la réalité. Avec ça, une caméra maîtrisée, des couleurs éclatantes, une musique juste. Lumineux.
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Maroc-Brésil. Le match ? Non, le carnaval !
Le Maroc, royaume des sens, terre de promesse (si, si !) : cest dans ce thème que la mondialement connue Olodum, troupe brésilienne de samba-reggae née il y a 27 ans à Salvador de Bahia, puisera ladrénaline de ses roulements de tambours sismiques pour le Carnaval brésilien 2007. Nulle surprise, vu lincroyable engouement que vit le Brésil pour le Maroc depuis que la telenovela culte O Clone, histoire damour à leau de rose et de manip scientifique obscure entre Fès et Rio de Janeiro, a scotché le pays entier devant son écran en 2001-2002. Muito bom ! |
Tournage. En attendant Aoulad Syad
Le premier clap était prévu pour le 18 novembre. Mais le tournage de En attendant Pasolini, 4ème long-métrage de Daoud Aoulad Syad, devra patienter jusquà 2007 faute de budget suffisant. On trépigne, car lhistoire est aussi osée qualléchante : quarante ans après la venue dans le sud du maître cinéaste Pier Paolo Pasolini, pour le tournage ddipe Roi (1967), le jeune figurant qui fut son amant, devenu vieillard, attend désespérément son retour dans lanonymat de son petit village. Cest en visionnant à Agadir le documentaire de Ali Essafi, Ouarzazate Movie, sur les figurants marocains, que Daoud Aoulad Syad et son co-scénariste Youssef Fadel ont aussitôt décidé de se lancer dans un tel projet. Le tournage est bien sûr prévu dans le sud, précise le réalisateur, mais pas à Aït Ben Hammou, où la fréquence des productions américaines a changé les rapports avec les gens, et tout y est plus cher. Largent, cest du temps. |
Awards indiens. On (re)tente le coup
Le cinéma indien tient à faire son show à Marrakech. Rappelons-le, lannée dernière, lInternational Indian Film Academy (IIFA) avait retenu la candidature de la ville pour accueillir la sixième édition de sa cérémonie des Awards, aux côtés de Dubaï. Cette dernière avait finalement remporté la course, Marrakech nayant pu répondre à toutes les clauses du cahier des charges. Pour satisfaire aux exigences de lIIFA, il nous aurait fallu débloquer un budget de 40 millions de dirhams. Nous ne les avions pas, résume le maire Omar Jazouli. Cette année, lIIFA revient à la charge. LAcademy a recontacté la mairie pour un second essai. Nous pouvons leur garantir la logistique, un budget aux alentours de 4 ou 5 millions de dirhams. Du reste, cest à eux de trouver les sponsors (transport aérien, hébergement...). Mais on essaiera de trouver un compromis. Les Awards de lIIFA, cest tout de même 400 millions de téléspectateurs dans le monde et en direct. Qui dit mieux ? |
Télé. Big city life à Marrakech
Les équipes de la chaîne de télé Voyage viennent de plier bagages, après deux semaines de tournage à Marrakech où la chaîne a réalisé quatre épisodes de son nouveau magazine Big city life. Une série documentaire de quarante épisodes, de 52 minutes chacun, sur les dix plus belles villes du monde : Paris, New York, Londres, Los Angeles, Tokyo, Rio, Rome, Moscou, Bruxelles et bien sûr Marrakech. À raison de quatre épisodes par ville, le magazine raconte chacune dentre elles à travers les intérieurs de ses personnalités (architecture, décoration, mode de vie... Le tout entrecoupé de saynètes du quotidien de la rue. Une belle promotion touristique. Pour la peine, le maire de la ville, Omar Jazouli, sest lui-même prêté au jeu et a ouvert la porte à lindiscrétion de la caméra.
À découvrir, à partir de fin octobre. Les jeudis à 19h50.
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Atelier. Le cinéma de MEDA
Tous à vos scénarios ! MEDA Film Development, chapeauté par Ali N Prod pour accompagner les producteurs et scénaristes méditerranéens ayant un projet de long-métrage en cours, lance son édition 2007 (trois sessions dune semaine à Marrakech). Lan dernier, seules deux petites candidatures marocaines étaient déposées, faute dune bonne médiatisation, et vite écartées par les sélectionneurs. Le cru 2006 fleurait bon lAlgérie, Israël, le Liban, la Tunisie, la Palestine et la Turquie. Pitching, production dans un pays du Sud, relations producteur/réalisateur, psychologie des personnages, aspects financiers, juridiques, notions de marché et de marketing sont au programme de ces ateliers financés par lUE et la Fondation du festival de Marrakech.
Inscriptions avant le 31 décembre 2006 sur mfd.ma
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Expo. Chaleur au Chill
Calligraphies harmonieuses négligemment tracées, formes généreuses et généreusement entremêlées, dédales de signes naïfs surgissant dun vif éclat de couleurs : la peinture de Selwa Tazi rayonne dénergies positives, à limage du message peace and love que lartiste américano-marocaine veut diffuser depuis les meurtrissures de la guerre du Golfe, du 16 mai et tutti quanti
Selwa occupe donc les cimaises du très branché café Chill Out, spécialiste ès good vibes grâce à son ambiance culturelle pas snob (BD, kiosque, Wifi, bonne zic
). Lexpo devait se terminer fin novembre, mais la propriétaire Anissa Benamour envisage une prolongation pour décembre et les fêtes de fin dannée. Plaisir doffrir...
Chill Out, 4, rue Abou Mahassine Arroyani, Casa
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Cinéma. Le premier Tribak
Mohammed Chrif Tribak a enfin bouclé le budget de son premier long-métrage. Entre parenthèses, film dont il cosigne le scénario et la réalisation avec Hicham Falah, sera produit conjointement par le fonds daide du CCM , le fond daide du festival du film dAmiens, et le festival du Film de Donostia San Sebastian. Construit autour de parcours croisés détudiants, Entre parenthèses raconte le militantisme estudiantin dans luniversité marocaine, au début des années 90. Les personnages seront campés par dillustres inconnus que les deux réalisateurs se chargeront de former au rôle approche quils avaient déjà adoptée pour leur court métrage Balcon Atlantico. Le tournage démarrera en avril 2007. |
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Le livre.
Comment accède-t-on à lélite du royaume ? Le sujet a été abordé par le passé, notamment par John Waterbury et Ali Benhaddou. Sappuyant sur une lecture poussée de ses prédécesseurs et une solide culture sociologique, Abderrahim Al-Atri a produit un essai sur la (re-)production des élites, qui annonce lémergence dune nouvelle génération de chercheurs en sciences sociales. Reprenant lanalyse segmentaire, lauteur montre les secrets de lentreprise politique où laccès au pouvoir combine des facteurs modernes et dautres plus traditionnels : alliances matrimoniales, cadeaux, proximité avec le makhzen, légitimité religieuse
Un ouvrage sans complaisance ni animosité, une bonne introduction au sujet.
Abderrahim Al-Atri, Sinaat annoukhba bil maghrib, Ed. Dafatir Wijhat Nadar
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Humeur : Le couscous de lUMA
Marocains, Algériens, Tunisiens, tous frères devant un plat de couscous ? Pas sûr. Depuis des années, les trois peuples se livrent une concurrence sans merci pour être inscrit au Guinness Book des records à la rubrique plus grand couscous du monde. Les Tunisiens avaient ouvert les hostilités à la fin des années 80 en préparant un couscous de 250 kilos, bientôt rejoints en cuisine par les Algériens, avant que les Marocains ny mettent leur grain de sel, en pulvérisant le record à Agadir avec un couscous dune tonne et demie. Agadir en a gardé des séquelles pendant des années, une gasaâ géante plantée au cur de la ville. Tout à la joie de la victoire, on avait oublié de ranger les ustensiles de cuisine. La gasaâ a fait tâche dans le décor pendant longtemps, mais ça valait le coup. Limpact médiatique fut saisissant, il y avait plus de journalistes pour couvrir lévènement quà un sommet de lUMA. Il est facile de voler la vedette à ces brassages dair, peut-on rétorquer. Depuis que les unionneurs (en rond) se réunissent au café du coin, ils ont davantage droit à la rubrique des chiens écrasés quaux unes de journaux. Il nen demeure pas moins que le Maroc est capable de grandes choses quand on titille son patriotisme sur ce qui compte vraiment pour lui. Ni le Sahara, ni la Palestine, et certainement pas lUMA. Non, rien de tout cela. Juste la bonne bouffe. |
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