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Par Fahd Iraqi
La semaine Économie
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Fathallah Oualalou
et Abdeslam Ahizoune
(AIC PRESS)
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Loi de finances. Les grandes lignes du Budget 2007
Deux conseils de gouvernement la semaine dernière, un conseil des ministres jeudi dernier... A priori, la Loi de Finances est fin prête pour être soumise au Parlement. Oualalou a jusquau 20 octobre pour présenter un budget 2007 qui met le paquet sur la cagnotte fiscale. La Loi de Finances prévoit des recettes fiscales denviron 50 milliards de dirhams dont la moitié proviendrait de lIS. Un premier point qui risque déjà dêtre revu. Les patrons sont partis à la rencontre du premier ministre pour demander justement une baisse de cet impôt. Jettou avait même été sensible à la question et serait pour une petite fleur |
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| aux patrons, quil avait essayé de négocier avec les Finances. Oualalou se montre, lui, indifférent. Son budget est serré. Côté ressources, il a déjà consenti une baisse de lImpôt sur le revenu (IR). Les salaires supérieurs à 10 000 dirhams se verront ainsi appliquer le taux de 42 %, au lieu de 44% actuellement. Et côté recettes, lEtat narrive toujours pas à limiter son train de vie. Les dépenses de fonctionnement devraient augmenter de près de 15 %. Les 7 000 départs en retraite dans la fonction publique seront remplacés et la masse salariale senfonce à plus de 60 milliards de dirhams. Oualalou compte même sur une cession de 4 % de Maroc Telecom pour joindre les deux bouts. Il compte boucler sa dernière Loi de Finances avec un déficit budgétaire de 3,1 % et une croissance de 3,4 %. Bref, les chiffres habituels de cet adepte des grands équilibres. |
Airbus. Cap sur le Maroc
Les turbulences que connaît le constructeur européen Airbus semblent le mener droit au Maroc. Dès sa nomination le 10 octobre, Louis Gallois, le nouveau président de lavionneur, a annoncé le maintien du plan de restructuration préparé par son prédécesseur, plan basé sur un élargissement de la sous-traitance. Une décision qui offre un potentiel daffaires au Maroc que les responsables dAirbus annoncent clairement. Le royaume sintéresse de plus en plus au domaine aéronautique. Il sagit dune relation win-win que nous poursuivrons avec le Maroc, a déclaré David Dufernois, vice-président des ventes Afrique du Nord de la firme européenne, lors dune rencontre avec la presse marocaine. Le constructeur européen sous-traite déjà plusieurs composantes au royaume auprès de plusieurs entreprises qui emploient déjà quelque 10 000 salariés. |
Papetiers. La Fédération se déchire
Son nom est lui-même problématique : Fédération des Industries Forestières des Arts Graphiques et de lEmballage (FIFAGE). Un fourre-tout créé par la CGEM pour regrouper cinq associations dentreprises - dont lactivité va du papier à limprimerie en passant par le verre et le bois - qui atteint aujourdhui le point mort. La cause : un décret soumis au Premier Ministre qui accélère la baisse des droits de douane. Un démantèlement qui narrange pas forcément les différents corps de métiers de la FIFAGE. Les imprimeurs, les distributeurs de papiers et les fabricants des cahiers scolaires approuvent tandis que les fabricants de papiers râlent. La Fédération, elle, va droit à la dissolution. |
Télécoms. Et de deux pour Maroc Connect
Nouvelle victoire pour le troisième opérateur télécoms ! Après avoir obtenu gain de cause contre Maroc Telecom en août dernier, voilà que Maroc Connect voit de nouveau lANRT trancher en sa faveur dans le litige lopposant à Méditélecom, concernant les tarifs dinterconnexion. Cette décision est intervenue suite à léchec de la procédure de réconciliation entamée depuis plusieurs semaines. Pour les opérateurs, une telle décision est loin de surprendre : le temps où Maroc Connect, alors simple fournisseur daccès Internet, se faisait débouter à répétition par lANRT, est donc bel et bien révolu. Le poids de son nouvel actionnaire, le holding ONA, ferait toute la différence. |
Samir. Attijariwafa sincruste
Quand Khalid Oudghiri, président dAttijariwafa Bank, veut quelque chose, il finit par lobtenir. Dernière démonstration : le financement du prêt de 3.5 milliard de dirhams accordé à la Samir pour financer la modernisation de son unité de raffinage, attendue depuis de longues années. Initialement, la Banque Centrale Populaire (BCP) était le seul chef de file du consortium bancaire prêteur. Pis encore, Attijariwafa était complètement écartée du deal. Les gestionnaires de la Samir ne voulaient pas ouvrir leurs comptes à la banque de lONA, sachant que le holding aurait depuis longtemps des visées sur le groupe, confient des sources proches du dossier. Mais, contre toute attente, la banque filiale du holding royal a fini par décrocher le marché et se retrouve même co-chef de file de lopération, pour laquelle elle décaissera quelque 600 millions de dirhams. |
Informatique. Naissance dun champion
MATEL vient dofficialiser son absorption de la société PC Market. Un rapprochement que les opérateurs du secteur voyaient déjà venir depuis la création par les deux sociétés dune filiale commune, dédiée au service après-vente. Le mariage entre les deux grossistes de matériel informatique (opérant dans le secteur depuis plus dune vingtaine dannées) donne naissance au premier opérateur marocain du secteur, avec un chiffre daffaires cumulé de plus de 500 millions de dirhams. En outre, la nouvelle structure aspire à étendre ses activités sur le marché maghrébin. Avec Capital Invest (fonds de capital investissement géré par BMCE) comme partenaire stratégique de lentreprise, Matel a déjà identifié deux entreprises cibles pour prendre pied en Algérie et en Tunisie. |
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Billet. Concuralliance
Deux par deux, les grands patrons du holding rentrent à lamphi de luniversité ONA. Bendidi le président fait lappel avant de présenter le professeur Alain Simon, conseiller en stratégie et communication. Leçon du jour : un nouveau concept de gouvernance, la concuralliance. Aussi antinomique quil puisse paraître, le terme existe en français. Selon le professeur, il sagit de savoir travailler avec la concurrence. Un domaine où ces élèves excellent. Extraits imaginaires recueillis durant le cours :
Bencheikh de Centrale Laitière : Avec les concurrents, il faut entretenir des relations de qualité, pour ne pas dire de Jaouda. Cela consiste, par exemple, en un lobbying pour fiscaliser les coopératives agricoles qui abusent des vaches.
Rahou de Lesieur : Lalliance entre concurrents doit être un mécanisme huilé, Savolé si vous préférez. Comme exemple, il ne faut pas hésiter à aller griller ensemble une affaire devant le juge.
Zaz de Maroc Connect : Avec les concurrents, la communication devra être aussi simple quun coup de fil. Démonstration : la révision à la baisse des tarifs dinterconnexion pour téléphoner moins cher à son rival.
Oudghiri dAttijariwafa : La concuralliance, cest une affaire de champions, de gros comptes précisément. Annoncer des valeurs et des dates pour que les concurrents suivent en est la meilleure illustration.
Alain Simon naura pas le temps de rétorquer. La cloche sonne, cest la recréation pour les studieux patrons de lONA avant dattaquer les travaux pratiques. Les concurrents vont goûter de la concuralliance à toutes les sauces. |
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OFF !
Rachid Slimi est de retour à la CDG. Lex-directeur des affaires générales de lONA revient cette fois-ci en tant que président du directoire de CDG Développement. Une filiale de la Caisse opérant dans le tourisme et limmobilier à travers Sogatour, MHV et CGI. Serait-il en préparation pour devenir le successeur dun Mustapha Bakoury attendu comme ministre au prochain gouvernement ? Pour nombre dobservateurs, rien nest exclu.
Et encore un nouveau scénario pour le démantèlement du groupe Vivendi. A lassaut cette fois-ci, ce sont les fonds dinvestissement américains KKR et Permira. Dans les hypothèses de vente à la découpe du groupe, Maroc Telecom, la filiale performante, figure en bonne place. Trouver des repreneurs ne poserait aucun problème. Des groupes marocains assez boulimiques seraient même prêts à revoir toute leur stratégie dans le secteur. |
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