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Schizo, pour toujours
Une fois de plus, je vous félicite pour la pertinence de vos sujets. J'ai lu et relu avec beaucoup dintérêt votre dossier intitulé Blad schizo (TelQuel n°243). Je me joins à vos conclusions : nous vivons dans une société handicapée, entravant toute possibilité de développement. Entre discours et réalité, il y a un énorme gap qu'on n'osera pas franchir pour plusieurs raisons. L'Etat qui encercle presque toute activité par la religion ; l'éducation (à la maison comme à l'école) qui ne nous apprend ni à être autonomes, ni à être responsables ; les traditions éculées et vides de sens et dutilité, sinon celle de contrôler davantage une société déjà étouffée
En couple, cest encore pire, avec un entourage qui se mêle des affaires les plus intimes. Verra-t-on jamais le moindre changement ? Pas tant que nous noserons pas franchir le pas vers la liberté de pensée et la responsabilité individuelle. Deux choses que nous navons jamais apprises et que la plupart d'entre nous ont peur d'assumer.
Abdeslam Acharki, Casablanca.
Folle du Maroc
Le plus beau pays du monde, Blad schizo, ça sonne bien. La politique de lEtat est passionnément schizo, rien à dire. Il faut y faire quelque chose, et durgence. Et ce nest pas le Dr Hachem Tyal ni le Pr. Nadia Kadiri qui pourront en venir à bout ! Quant à moi, je suis un peu schizo et tout à fait sonnée, cela ma même valu un détour une fois au pavillon des sages, le fameux 36.
À chaque fois que je lis un livre censuré, comme Les officiers de Sa Majesté de Tobji, je comprends combien ce pays cherche à nous aliéner. Nous sommes obligés de lire ces choses-là en cachette, ce qui nous conduit à haïr ce système pourri, établi et presque immobile. Car nous ne vivons quune illusion de changement. De quoi rechuter et tomber dans la schizophrénie la plus coriace ! Aller de bon matin chanter aux élèves que nous vivons en démocratie, leur inculquer de fausses vérités, leur faire miroiter de faux espoirs
Je dis donc : Merci ! Je suis une folle du Maroc ! Au sens propre...
Hassna El Krem, Khouribga.
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Une question de bon sens
Lecteur régulier de TelQuel, je tiens à vous remercier pour votre travail. Français, résident à Marrakech où je dirige un restaurant et une maison d'hôtes, ex-responsable politique à Saint-Tropez dans le Sud de la France, je tiens à vous féliciter pour vos éditoriaux, et notamment celui intitulé la provoc papale. Un édito plein de ce bon sens qui manque tellement à nos dirigeants politiques et religieux mondiaux. Continuez dans cette voie et bravo.
Nicolas Coquema, Marrakech.
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Bon baisers de Bruxelles
Bonjour à toute l'équipe de TelQuel. J'ai découvert votre magazine chez un coiffeur algérien à Bruxelles. Moi-même journaliste depuis 1981 et d'origine algérienne, j'ai été agréablement surpris par la méthode d'approche et de traitement des sujets d'actualité qui touchent le Maroc d'aujourd'hui, en retenant davantage une certaine liberté de ton, née d'une recherche et d'une déontologie toutes professionnelles. Bon courage.
Mouloud Atcheba, Bruxelles, Belgique.
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Le retour de Diouri
Jai lu avec intérêt votre article sur le retour de monsieur Moumen Diouri au Maroc (TelQuel n°240). Cest une bonne nouvelle que ce vrai militant de la gauche marocaine soit rentré au pays. Je suis ravi pour lui, pour la démocratie et surtout pour la liberté intellectuelle. Le livre intitulé la haute trahison de l'élite marocaine, qui devrait sortir bientôt, permettra de raviver le souvenir de beaucoup doubliés et de déballer des vérités qui étaient jusquici enfouies dans les ténèbres des années noires.
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À celle qui naime pas le ramadan
En réponse au courrier d'une lectrice non musulmane et anonyme, qui a affirmé ne pas aimer le ramadan pour différentes raisons (TelQuel n° 243), jaimerais répondre dabord par une question. Peut-on généraliser en se basant sur un cas ? Certainement pas. Ensuite, je dirais quà Rome, il faut vivre comme les Romains. Que demande cette dame ? Doit-on arrêter de jeûner pour lui faire plaisir ? Si elle n'aime pas le ramadan, c'est son problème. Elle n'a quà programmer ses vacances et quitter le Maroc chaque ramadan ! Comme le font dailleurs beaucoup de Marocains qui mangent le ramadan. Je ne suis pas raciste, mais je défends ma culture, mon identité et ma religion. Je vous rappelle que nous vivons dans un Etat dont la Constitution précise que la religion est l'Islam, tout en garantissant le respect et lexercice des autres cultes ! J'aurais aimé savoir si cette dame paie correctement sa femme de ménage, son chauffeur, son gardien. Les a-t-elle déclarés à la CNSS ? Car je connais plusieurs européens qui adorent les bienfaits de l'économie souterraine ! Malheureusement, cette dame n'a pas vu les bonnes choses. Et elle râle parce que ses enfants nont pas pu avoir une glace !
Mohamed El Kortbi, Casablanca.
Laïcité, encore et toujours
Tout dabord, félicitations pour vos articles et votre courage, qui manque hélas à la classe intellectuelle, censée être la locomotive de la société en matière de lutte contre le conformisme et donc limmobilisme. Merci doser ce que dautres, par peur, nosent pas. Continuez ! Nous vous appuierons, et sommes solidaires de votre lutte pédagogique.
Votre article pourquoi je naime pas le ramadan (TelQuel n°243) est certes bon. Mais il aurait fallu peut-être rappeler également comment lespace public est confisqué par une partie de la population, qui y exerce une dictature implacable ; et comment les laïcs rasent les murs comme des délinquants. Je ne crois pas que le ramadan, tel que nous le pratiquons, soit un modèle de respect de lautre, conforme à la déclaration universelle des droits de lhomme. Les laïcs, pourtant très attachés au respect de la vie humaine, risquent la leur pour une histoire qui nen finit pas depuis que les religions existent ! Nombreux sont les pays qui se sont affranchis de cette monstruosité. Pourquoi pas le nôtre ? Voilà pourquoi votre combat est également le nôtre, celui de faire évoluer un pays que nous aimons tous.
Lahcen Barkhoukh, Grenoble, France.
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