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N° 245
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Fahd Iraqi

La semaine Économie

Les taux de crédit à la
consommation viennent
d’augmenter.
(TNIOUNI / NICHANE)

Taux d’intérêts. Une révision insuffisante

Une fois n’est pas coutume, le taux maximum du crédit à la consommation, dit Taux Maximum des Intérêts Conventionnels (TIMG) ou Taux Effectif Global (TEG), a connu une évolution à la hausse. Depuis début octobre, il est passé à 14 % contre 12,9 % auparavant. L’événement est de taille, car c’est la première fois que ce taux connaît une hausse depuis son instauration en 1997, date à laquelle il dépassait les 20 %. Depuis, chaque semestre, les sociétés de crédit voyaient ce taux se réduire et leurs marges s’effriter en conséquence. Derrière cette récente hausse, une révision du mode de calcul. En
effet, jusque-là, le TEG correspondait au taux moyen pondéré des crédits distribués, majoré par un facteur de 1,6. Une méthode loin d’être adaptée à la réalité, puisque le taux moyen tenait compte de l’ensemble des crédits distribués. Ainsi les gros prêts accordés aux grandes entreprises (nécessitant souvent une syndication des différentes banques) à des taux très avantageux influaient donc à la baisse sur les taux des sociétés de crédit. Désormais, la formule tient compte uniquement du taux d’intérêt moyen des crédits à la consommation, majoré de 200 points de base et de la variation de la rémunération des dépôts à terme. Une bouffée d’oxygène pour les opérateurs de crédits à la consommation qui, depuis sept ans déjà, demandent une révision du mode de calcul du TEG. Sauf que cette formule ne leur convient pas non plus. L’Association Professionnelle des Sociétés de Financement (APSF) continue de demander la mise en place de taux maximum pour chaque type de crédit : immobilier, leasing, crédit à la consommation, etc.


Bourse. IB Maroc bientôt radiée ?

Il y a peu de chances que les petits porteurs tournent le dos à l’offre publique d’achat lancée par Sophia Invest Holding pour les actions IB Maroc. Le prix offert, 200 dirhams, présente déjà une prime de près de 30 % par rapport au prix auquel le holding -récemment créé par Abdellatif Hadef avait racheté, en août dernier, la participation détenue par ses partenaires stratégiques (MIBS Infrastructures et Services et IB Group). De plus, le parcours d’IB Maroc en Bourse a été pour le moins chaotique. Introduit à 594 dirhams l’action en 2001, le titre a pendant de longs mois traité en-dessous de sa valeur nominale, révisée entre-temps de 150 à 100 dirhams. Même l’embellie boursière de ces dernières années n’a pas permis à IB Maroc de revenir à un niveau comparable à son prix d’introduction. Ainsi, pour plusieurs analystes, les actionnaires ne peuvent espérer une meilleure offre.


Télécoms. Maroc Telecom cible les Maghrébins

Enfin des synergies palpables entre Maroc Telecom et SFR, l’opérateur mobile français détenu par le groupe Vivendi. En effet, l’entreprise dirigée par Abdeslam Ahizoune devrait lancer en France, dès ce mois de novembre, un opérateur mobile virtuel, dépourvu de réseau propre mais fonctionnant par l’achat en gros de minutes de communication. Il s’agit d’un Mobile Virtual Network Operator (MVNO), à l’image de ceux lancés par NRJ, M6 ou Universal. Seulement, l’opérateur créé par Maroc Telecom ne cible pas les jeunes. Il innove en étant le premier opérateur du genre à viser une communauté, les Maghrébins en l’occurrence. Baptisé “MobiSud”, ce nouveau service utilisera le réseau de SFR pour proposer des appels à destination du Maghreb à des prix avantageux.


Tourisme. Plus de ressources pour l’Office

L’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) devrait voir son budget gonflé. Outre la dotation supplémentaire de 300 millions de dirhams (sur trois ans) inscrite au budget 2007, une augmentation du barème de la Taxe de promotion touristique (TPT) devrait entrer en vigueur dès début novembre. Cette taxe récoltée par les établissements hôteliers classés (entre 1 et 15 dirhams par nuitée, en fonction de la catégorie de l’établissement) devrait apporter au budget de l’ONMT plus de 160 millions de dirhams en 2008, contre 55 millions en 2005. Ce renforcement du budget de l’Office rentre dans le cadre d’une restructuration, lui permettant de se recentrer exclusivement sur la promotion de la destination Maroc. En revanche, la collecte des taxes, la formation du personnel et la gestion du patrimoine hôtelier ne feront plus partie des attributions de l’Office.



Billet. Lundi sabbatique

“Ce n’est pas demain l’Aïd !”. L’info tombée dans la soirée du dimanche n’a pas fait que des heureux. Mais Dehman a décidé de ne pas se laisser faire. Dans un rare élan de rébellion, ce fonctionnaire d’une mouqataâ perdue de Casablanca décide tout simplement de ne pas se rendre au travail le lendemain. Du moment que le Caïd fera inévitablement le pont pour prolonger son week-end, Dehman sait que personne ne sera là pour remarquer son absence du service de légalisation des signatures. Son bureau tient dans un box grillagé, où il passe ses journées à tamponner des timbres de 2 et 20 dirhams. Un boulot qui demande à Dehman de l’ingéniosité, de la patience, et surtout de la salive. Encore plus quand il s’agit de traiter avec des “concitoyens” qui insistent pour récupérer la monnaie. Dehman estime donc que sa journée de congé est amplement méritée, même s’il a passé les 29 jours qui l’ont précédée à faire semblant de travailler.
Et ce ne sont pas les chiffres du budget de Oualalou qui le feront changer d’avis. Même en apprenant qu’une journée de congé coûte à l’Etat quelque 160 millions de dirhams, rien qu’en salaire de fonctionnaires, Dehman se montre indifférent : “Wana mali ?”. Une réaction des plus normales de la part d’un fonctionnaire dont les prétentions salariales se limitent à effleurer une tranche de revenu soumise à l’IGR. Il sait que les timbres qu’il colle rapportent à l’Etat près de 1,3 milliard de dirhams, alors que lui n’est payé que 60 dirhams la journée. À ce tarif-là, il faut être timbré pour aller travailler.



OFF !

Parti le 4 octobre dernier, Othman Benjelloun se paie une tournée d’un mois en Asie. Une tournée qui l’a conduit les 11 et 12 octobre derniers à Pékin, pour un congrès du Centre américain des études stratégiques (CSIS), où l’invité d’honneur a été Henry Kissinger, ancien secrétaire d’Etat américain sous la présidence de Nixon. La tournée devrait se poursuivre en Thaïlande, un pays que le Président de BMCE Bank affectionne particulièrement, depuis qu’il a été dévasté par le Tsunami.

 
 
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