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Chef de rubrique Abdeslam Kadiri
La semaine Monde
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Le retrait des forces américaines
dIrak serait-il à lordre du jour ?
(AFP)
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Irak. Vers un retrait programmé ?
Après avoir envahi lIrak sous des mobiles fallacieux, les Etats-Unis et le Royaume-Uni cherchent à en sortir sur la pointe des pieds. Mardi, lambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, Zalmay Khalilzad, a jeté un pavé dans la mare en déclarant que les dirigeants irakiens étaient convenus dun calendrier pour prendre les difficiles décisions qui simposent. Le général américain George Casey, commandant de la Force multinationale, a même considéré que les forces irakiennes devraient être prêtes, dici 12 à 18 mois, à prendre la responsabilité de la sécurité dans le pays.
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Le lendemain, Nouri Al-Maliki, le chef du gouvernement, soutenu par Bush, a contredit cette version. Son gouvernement na pas reçu dinstructions de calendrier de Washington, a-t-il dit en substance. Seuls ceux qui ont élu mon gouvernement ont le droit de parler de calendrier, ou de changement de politique. Le Président Bush est monté au créneau, mercredi, lors dune réunion électorale à Saratoga (Floride), et a assuré que les Américains resteraient en Irak aussi longtemps que nécessaire. Il a toutefois indiqué que si cétait lui qui fixait les objectifs, la tactique était laffaire de Casey et de Khalilzad.
Ces dispositions, que la Maison Blanche refuse de qualifier de nouvelle stratégie, a fortiori dultimatum, arrivent comme par enchantement à deux semaines des élections américaines de mi-mandat, où Bush est menacé de perdre sa majorité.
Le Royaume-Uni paraît autant gagné par le doute. Les Britanniques sont toujours aussi impatients de voir leurs 7200 soldats quitter lIrak. Tony Blair narrête pas de répèter ce quil dit depuis 2003 : les troupes ne partiront quune fois le travail fini. Mais pour beaucoup, comme le résume le Daily Telegraph :Le débat sur notre rôle tourne maintenant autour dune seule question : quand le Royaume-Uni et les Etats-Unis vont-ils se retirer ?. Évoquer un retrait, alors que le pays a enregistré plus de 650 000 morts (!) depuis le début de linvasion est honteux. Cela ressemble à un lâchage occidental en bonne et due forme. |
Israël. Lextrême droite au secours dOlmert
Sa position était délicate. Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a réussi à consolider sa majorité en signant un accord avec le chef dun parti dextrême droite, Israël Beitenou, fort de onze députés. Olmert était critiqué après les retombées de la guerre au Liban. Avec larrivée du chef dIsraël Beitenou, Avigor Lieberman, connu pour son franc-parler et ses positions anti-arabes, le gouvernement va attirer la communauté russophone. Olmert retrouve surtout une confortable majorité de 78 députés sur 120, un gage de stabilité. Lieberman fait une entrée fracassante. Dune part il éclipse Benjamin Netanyahou, le patron du Likoud. Dautre part il devrait être nommé vice-premier ministre et ministre des Affaires stratégiques, chargé du dossier nucléaire iranien, qui inquiète Israël. Mercredi, le Premier ministre équilibriste, Olmert, a réussi à convaincre Amir Peretz et les travaillistes de rester dans cette coalition fragile. Jusquà quand ? |
Tunisie. Protestation contre Al Jazeera
Le ministère tunisien des Affaires étrangères a annoncé mercredi la fermeture de son ambassade à Doha pour protester contre une campagne hostile de la chaîne qatarie qui a diffusé deux interviews de Moncef Marzouki, chef du Congrès pour la République (parti interdit). Le 14 octobre, Marzouki, 61 ans, établi en France, appelait à la résistance civile contre les autorités tunisiennes. Samedi dernier, de retour en Tunisie, Marzouki a déclaré quil refusait de se rendre à la convocation dun juge dinstruction souhaitant linterroger sur son appel, dans sa première interview, à lunification de toutes les formes de résistance. Daprès Tunis, Al Jazeera a dépassé toutes les limites en lui donnant la parole. De telles prises de position incitent au désordre et à la sédition. À ce point ? |
Écologie. Lhumanité vorace
Lhumanité consommera en 2050 léquivalent des ressources annuelles de deux planètes comme la terre ! Linformation vient du très sérieux rapport biannuel du Fonds mondial pour la nature (WWF). La destruction de lenvironnement a atteint un rythme jamais vu auparavant. Notre consommation a dépassé les ressources naturelles disponibles à partir des années 80 et a été multipiée par trois entre 1961 et 2003. Selon James Leape, directeur général du WWF, le moment est venu de faire des choix vitaux. Le WWF sinquiète de la croissance rapide de la consommation de combustibles polluants (pétrole, gaz et charbon), qui a été multipliée par neuf entre 1961 et 2003. Les pays les plus voraces sont les Emirats Arabes Unis, les Etats-Unis, la Finlande, le Canada, le Koweït et lAustralie. Inquiétant. |
Hongrie. LHistoire se répète
Le cinquantième anniversaire du soulèvement hongrois de 1956 contre linvasion soviétique devait théoriquement souder le pays, lundi dernier. Il nen a rien été. Budapest a renoué avec les violences. Des échauffourées ont fait 167 blessés et donné lieu à 131 interpellations. La police est intervenue avec des canons à eau, des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser des manifestants violents dextrême droite réclamant la démission du premier ministre socialiste décrié, Ferenc Gsyurcsany, et le départ de son gouvernement. Une minorité agressive cherche à nous terroriser. Nous avons le devoir de défendre le pays, sest défendu le premier ministre. |
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Lu pour vous. [France]
Culot et trahisons
Michel Soudais, Politis, 19 au 26 octobre 2006
Comment résumer Jacques Chirac ? Au fil de 40 ans de vie politique, lenfant de Corrèze na pas seulement fait une brillante carrière. Elu président de la République en 1995, à sa troisième tentative, il est le seul à avoir été ministre ou premier ministre de ses quatre prédécesseurs. Cette exceptionnelle longévité, que retrace le documentaire de Patrick Rotman (diffusé sur France 2 lundi et mardi derniers), ne se synthétise pas aisément. Le récit de ses combats et trahisons pour se hisser au faîte du pouvoir est impressionnant. De 1974 à 1995, Jacques Chirac a éliminé tous ses concurrents (Chaban-Delmas, Giscard, Barre, Balladur) avec un culot et un cynisme non dissimulés (
)
Difficile de restituer dans ce parcours, bien raconté, un ressort idéologique qui en serait le fil conducteur (
). A chaque époque son Chirac, qui varie avec le fond de lair. Chirac girouette, un de ses surnoms, a toujours été un homme sous influence. Un chevalier de lopportunisme, selon le mot de Raymond Barre. Pas même gaulliste (
).
De la signature de lappel de Stockholm, lancé par le PC dans les années 1950, aux discours nationaux gaullo-mondialistes de son deuxième mandat, en passant par lappel de Cochin, la promotion du libéralisme ou la dénonciation de la fracture sociale, Jacques Chirac apparaît comme un personnage schizophrène, écartelé entre sa gauche et sa droite, qui aura été rarement lui-même. Un homme public assez secret. |
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Allemagne. Les mémoires de Schröder
Moins dun an après sêtre retiré de la vie politique allemande en vaincu, Gerhard Schröder publie ses mémoires. Dans Décisions, ma vie en politique, lex-chancelier social-démocrate décoche des flèches en direction de George W. Bush et rejette sur les syndicats allemands et laile gauche de son propre parti, le SPD, la responsabilité des élections anticipées qui ont abouti à son échec.
Schröder retrace ses sept ans passés à la chancellerie. Il refuse dadmettre quil a commis une erreur en convoquant des élections anticipées lan dernier, encore moins en acceptant un poste honorifique dans Gazprom,le consortium russe. Sur le plan diplomatique, il raconte quaprès avoir soutenu linvasion américaine en Irak, il a pris ses distances avec Washington, effrayé par la religiosité de Bush. En revanche, il apporte un vibrant éloge à Vladimir Poutine, le président russe. Schröder a promis quil ne reviendrait plus en politique. |
VITE !
Jeffrey Skilling, le PDG dEnron, a été condamné à 24 ans et 4 mois de prison, lundi à Houston, pour sa responsabilité dans la faillite en 2001 du géant du courtage en énergie. Skilling, 52 ans, a été reconnu coupable notamment de fraude et de complot. |
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