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Fan des Dissidenten
Dans votre article sur le passage des Rolling Stones au Maroc (TelQuel n° 239), vous citez le carnet d'adresses de Kaâboune, qui a permis aux Jil Jilala de rencontrer un groupe dénommé D.C. Dantan. En fait, il s'agit du groupe allemand Dissidenten, qui n'est nullement inconnu au Maroc puisqu'il a déjà enregistré avec Lemchaheb dans les années 80. Les Dissidenten connaissent très bien le courant Ghiwane et notre scène pop, et ce serait un juste retour des choses de leur consacrer un article pour les faire (re) découvrir au public marocain - qui apprécierait certainement leur particularité.
Mohammed Ghazal, Casablanca.
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Hassan El Fad, au secours !
Durant le mois de ramadan, le paysage audiovisuel marocain a regorgé d'émissions aussi ridicules les unes que les autres, reflétant le niveau très médiocre de quelques pseudo-comiques. Pourtant, notre pays possède une panoplie de comédiens qui, j'en suis sûr, peut faire sourire le plus grincheux d'entre nous. Pourquoi donc, à chaque ramadan, sait-on d'avance que nos rires seront forcés ? Si nous continuons à attendre avec impatience ces séries démagogues, cest sans doute faute d'alternatives.
De cette harira télévisuelle indigeste s'échappent quelques rares émissions de qualité, qu'on compte sur les doigts d'une seule main. Les années précédentes, on a eu droit à un Hassan El Fad héroïque, mêlant autodérision, humour et juste critique sociale. Ses apparitions restent un pur moment de bonheur télévisuel. Ce n'était pas le cas cette année, avec des productions à la limite du ridicule.
Est-ce normal de rester scotché devant la télé, dévorant toutes les stupidités audiovisuelles que nous proposent nos chères chaînes nationales ?
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La Deuxième chambre ? Du gaspillage !
Pour moi et, je pense, pour la majorité des Marocains, la Deuxième chambre du Parlement ne sert à rien. Elle est d'ailleurs totalement inefficace dans le système actuel. À cause de la mentalité des gens qui y siègent et qui ne pensent qu'à leurs intérêts personnels, à cause du recours à des moyens illégaux (surtout l'argent), d'ailleurs dénoncés par la plupart des médias, les partis politiques qui forment la Koutla reconnaissent aujourd'hui l'inutilité de cette chambre. Alors, pourquoi ne pas demander sa suppression, si nécessaire en recourant à un référendum ? À moins que la Deuxième chambre n'existe que pour le prestige...
Ahmed Bouamar, Casablanca.
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À propos du classement RSF
Reporters sans frontières a publié son classement annuel sur la liberté de la presse dans le monde. Le Maroc y occupe la 97ème position, derrière des pays arabes et de surcroît du Golfe Persique. En scrutant la liste, j'ai pensé : Ce n'est pas possible, le Maroc est le pays arabe où la liberté de la presse est la mieux respectée. Mais en y réfléchissant longuement, je me suis rendu compte que l'ONG avait raison. Dailleurs, les exemples ne manquent pas : de l'affaire TelQuel, à celle du Journal Hebdomadaire, sans parler du cas Lemrabet. Méritons-nous cette 97ème position ? Je suis sûre que oui. J'irais même jusqu'à dire que notre pays risque de glisser encore plus bas, tant que le journaliste écrit son article en s'attendant à ce que son journal soit saisi le lendemain, ou que des représentants de la justice viennent frapper à sa porte.
Saïda Azzaoui, Doha, Qatar.
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Bravo, Abdellah !
Permettez-moi d'exprimer ma grande admiration aux réponses de Abdellah Taïa, dans l'interview que vous lui avez accordée (TelQuel n°241). Égal à lui-même, Abdellah dresse à nouveau un pont entre l'intime et la fiction. Sa brutalité douce, son intelligence et sa sensibilité permettent à la littérature de s'emparer de manière sereine et précise de certaines réalités sexuelles et sociales dans notre pays, à travers le filtre d'un individu à la fois lucide et sentimental, qui a un rapport naturellement poétique avec le monde, et qui joue de l'écriture avec une liberté qui n'interdit pas la rigueur de pensée. Je pense qu'au Maroc, nous avons un besoin énorme de nous libérer de nos tabous et d'affronter nos réalités avec courage et transparence.
Idir Ouguindi, Ouarzazate.
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