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Par Fahd Iraqi
La semaine Économie
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Le Maroc recourra davantage aux
énergies renouvelables,
notamment léolienne.
(AFP)
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Energie. Mesures pour plus dindépendance
Enjeux, défis et orientations de la politique énergétique au Maroc, cest le thème choisi par le gouvernement pour le débat national sur la gestion de lénergie, organisé en grande pompe cette semaine. Une manifestation qui a vu défiler quasiment tous les membres du gouvernement, les grands pontes du patronat mais aussi des experts internationaux. Surtout, elle a été loccasion de faire des annonces relativement importantes. Dabord, la construction dune centrale éolienne à Laâyoune dès lannée prochaine. Dautres programmes éoliens devront suivre, puisque lobjectif est datteindre, à lhorizon |
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| 2012, une contribution de 12 % de léolien à la consommation dénergie au Maroc (contre 1 % actuellement). La principale annonce concerne néanmoins le plan gazier. Un terminal de gaz naturel sera ainsi lancé par le groupe Akwa en 2007, dans le port de Tanger Med ou celui de Jorf Lasfar, pour un investissement qui devrait coûter 1,2 milliard de dollars . Dautres mesures concernent aussi la libéralisation du secteur, avec laugmentation de la capacité autorisée à lautoproduction et loffre de service de lONE pour le transport de lexcédent dautoproduction enregistré par les producteurs. La prospection pétrolière nest pas en reste. Il a été recommandé la mise en exploitation des gisements de schistes bitumineux au sud du royaume. Une mise en exploitation rendue, aujourdhui, économiquement possible par la hausse du prix du baril. Lensemble de ces mesures vise à limiter la dépendance énergétique du Maroc vis-à-vis à lextérieur, dépendance qui culmine à 95 %. |
Télécoms. Fixe et mobile aux antipodes
Les consommateurs se libèrent de plus en plus du cordon téléphonique. Ainsi, le nombre dabonnés de la téléphonie fixe a connu une régression de 3 %, selon les derniers chiffres trimestriels rendus publiques par lANRT. Une baisse qui a essentiellement touché les lignes résidentielles (45 000 lignes en moins sur une année), qui constituent les deux tiers du parc fixe. La téléphonie mobile continue sur sa lancée, enregistrant une progression de 12.5 %, avec plus de 1,6 million de clients supplémentaires. Statistiquement donc, un Marocain sur deux dispose aujourdhui dun téléphone portable. Le prépayé représente toujours lessentiel de ce parc avec une part de 95%. Enfin, côté Internet, lADSL continue à séduire avec la connection de 16 400 nouvelles lignes durant ce semestre. |
Aérien. Jet4You cale à Liège
La compagnie aérienne marocaine Jet4You connaît des turbulences sur son activité en Belgique. Le vol Charleroi Casablanca, qui devait démarrer le 1er novembre, sest vu interdire son escale via laéroport de Liège par les autorités régionales. Nous avons toutes les autorisations fédérales pour un tel plan de vol. Il est inconcevable quun gouvernement régional remette en cause des accords bilatéraux entre deux pays, explique Jawad Ziyati, président du directoire de Jet4You. Le ministre régional du transport justifie cette décision par des motifs écologiques, qui ne semblent pas trop convaincre les responsables de la compagnie low-cost marocaine. Dans ce cas, il faudrait interdire toutes les autres compagnies low-cost qui passent, comme nous, par deux aéroports belges, affirme-t-il. Jet4You ne compte pas se laisser faire, dautant plus que le coût économique est énorme : sur les 7000 réservations que la compagnie a enregistré sur ce vol, un tiers des clients était en partance de laéroport de Liège. |
Assurances. Nouveaux partenaires pour Elalamy
Fidèle à ses habitudes, Moulay Hafid Elalamy, patron des patrons et, surtout, redoutable homme daffaires, a bien bouclé son opération dacquisition de la compagnie Essaâda. Pour financer ce rachat, Elalamy a ouvert le capital de la CNIA à de nouveaux partenaires. Il sagit de Sanam holding, société dinvestissement appartenant à Saïd Alj, patron dUnimer et du fonds dinvestissement Kingdom Zephyr, dont le plus important promoteur nest autre que le prince Walid Ibn Talal. Ces deux nouveaux partenaires ont pris chacun 15 % du capital de la CNIA. Lidentité des acheteurs constitue une véritable surprise : les négociations avec Anas Sefrioui, du groupe Addoha, étaient relativement bien avancées pour quil rejoigne le tour de table de la compagnie dassurances. |
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Billet. Masi Bar
Chemise blanche, jeans délavé, ceinture design et chevelure gélifiée, Saïd referme son livre dune tonne et demi. Un pavé passionnant : le manuel dhabilitation au métier de broker au New York Stock Exchange. En anglais, même labréviation est inintelligible. Saïd doit le potasser à fond, mais ce samedi soir, il préfère plutôt sortir prendre un pot, voire plusieurs. Même le remords de lécolier qui sèche pour la première fois ne lui fait pas rebrousser chemin. Arrivé au Bd de la Corniche à Casablanca, il se laisse porter par la vague. Après un mois dabstinence, lunivers de la nuit rentre de vacances. Et ce nest pas seulement valable pour les serveurs et les patrons de club. Des emplois indirects, aussi nombreux que variés, gravitent autour du secteur : gardiens de voitures, vendeurs ambulants (tout produit, tout âge), animateurs
Même les pick-pockets reprennent du service au coin des rues. Tout un système économique financé par le portefeuille de clients comme Saïd. Ce dernier en est dailleurs à son 3ème bar. Sa énième jarre à la main, il décide de livrer le fruit de sa longue analyse à ses compagnons de comptoir : Les patrons de bar peuvent faire mieux que les 700 % de marge brute quils dégagent aujourdhui. Il suffit de créer un concept comme le Footsie (du nom de lindice boursier londonien) : un bar parisien où les prix des consommations varient en fonction de loffre et de la demande. Par exemple, ce soir, avec autant de clients, il fallait tenir des adjudications à la hollandaise pour trancher sur le prix de la bouteille à la meilleure table. Masi Bar devrait être son nom. Comme ça, tout le monde comprendra quà Casa, la Bourse, cest vraiment soûlant. |
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OFF !
La prestigieux groupe emirati Emaar devrait prendre une participation conséquente dans le capital du groupe Addoha, se montant à 35%. Elle ne serait pas seule dans le coup. Les incontournables Ona et CDG viendraient en soutien pour donner à cette acquisition des couleurs nationales. Conséquence : laction Addoha flambe sur le marché boursier. Cette semaine, le cours vient de dépasser la barre de 1600 dirhams, soit près de 3 fois son prix dintroduction. |
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