Raja - WAC. Derby à haut risque
Années de plomb. Tortionnaires en blouse blanche
Trafic de singes. Le magot des magots
Berghwata. Nos ancêtres les païens
Irak. La pendaison pour Saddam
SMS surtaxés. Souriez, on vous arnaque !
Saïd Naciri. Star sans système
Télévision. Agadir fait son show
N° 247
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Le ridicule tue deux fois
Dans son édito du n°245, M. Benchemsi a soulevé un sujet fort important. Nos responsables voulaient gérer l’affaire des deux otages marocains en Irak comme l’avait fait la France pour Florence Aubenas : avec un “marketing politique” fort et une implication populaire permettant une cohésion sociale autour de valeurs communes. Sauf qu’il y a un os : en France, la gestion de cette crise reposait aussi sur une diplomatie puissante, des services de renseignements performants et une puissance militaire et économique respectivement dissuasive et persuasive. Ce que, malheureusement, nos “marketeurs” semblent avoir oublié. D’où le ridicule et le tragique de la situation. Nos pauvres otages sont certainement morts à l’heure actuelle. Mais ils ont été tués deux fois. La première par Zarqaoui et consorts, la seconde par la légèreté de nos responsables. C’est sur ces mêmes faiblesses, me semble-t-il, que M. Benchemsi a mis le doigt à plusieurs reprises. Cause toujours ?

Abdelkabir Kamal, Salé.



Concours de bêtise
“L’intelligence a des limites, mais la bêtise n'en a pas”, disait Claude Chabrol. Je reprends l’expression pour qualifier la remise d'un prix de 12 000 dollars à un représentant de la bêtise, dans ce qu'elle a de plus inquiétant et de plus vil. De plus, on laisse ce monsieur illustrer des livres pour enfants ! Que dire aussi d'un pays (l’Iran) qui se sert d'un concours pour prôner la barbarie et la récompenser ! On peut condamner les actions de certains Etats et c'est un devoir, mais nous sommes au 21ème siècle. De grâce, ce n'est pas en pratiquant la loi du talion qu'on apaisera les souffrances ou qu'on fera avancer les choses. En revanche, bravo au journaliste de TelQuel qui a écrit l'article.

Marie Roquemaurel, Tanger.



Petits règlements de comptes entre amis
“Les officiers de Sa Majesté”, le livre de l’ancien commandant Tobji, est un pétard mouillé. Au lieu de révélations chocs, on n’a eu droit qu’à des évidences truffées d’anecdotes. Je m’interroge aussi sur les motivations de M. Tobji. Se refaire une virginité ? Il a beau jeu de se qualifier de soldat intègre. A-t-il oublié qu’il a été, lui aussi, l’un de ces “officiers de Sa Majesté” qui ont bénéficié des largesses du système ? Voulait-il prendre ses distances avec ses anciens mentors ? Tobji devra en faire plus pour nous convaincre qu’il n’a accepté de servir Dlimi que sous la pression. Voulait-il, surtout, clouer Housni Benslimane au pilori ? Pourquoi pas, après tout… D’ailleurs, n’est-ce pas ce dernier qui a brutalement mis un terme à son ascension au sein de l’armée ? Mais en le présentant comme un comploteur machiavélique, manipulant le roi et son entourage, Tobji a franchi un pas qu’aucun analyste n’oserait franchir. Comment peut-on prendre au sérieux un homme qui affirme que “le Polisario a été créé par le Maroc, avec l’aide de la Sécurité militaire algérienne” ? M. Tobji aurait gagné en crédibilité s’il avait commencé par faire son autocritique.

Adnane Daoudi, Hull, Québec, Canada.

 
 
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