Raja - WAC. Derby à haut risque
Années de plomb. Tortionnaires en blouse blanche
Trafic de singes. Le magot des magots
Berghwata. Nos ancêtres les païens
Irak. La pendaison pour Saddam
SMS surtaxés. Souriez, on vous arnaque !
Saïd Naciri. Star sans système
Télévision. Agadir fait son show
N° 247
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

Le Maroc reste toujours parmi
les mauvais élèves en matière
de lutte contre la corruption.
(DR)

Corruption. Le Maroc chute encore

Le royaume a encore une fois été épinglé par Transparency International dans son indice de perception de la corruption. Cette année, le royaume est 79ème sur 163 pays et obtient la note moyenne de 3,2 points sur 10 dans l’échelle de la transparence. Il n’est pas loin de la caste des cancres… “L’évolution du classement du Maroc au cours des dernières années n’a cessé de s’aggraver : il a été 52ème en 2002, 70ème en 2003, 77ème en 2004, 78ème en 2005 et 79ème en 2006”, indique le rapport de l’association. Le Maroc occupe le même rang que le Burkina Faso, le Lesotho, la Moldavie ou Trinidad. Il fait moins bien
que l’Egypte, l’Arabie Saoudite ou encore le Sénégal, qui ont chacun obtenu la note de 3,3. Par rapport aux pays du Maghreb, le Maroc est très moyen. Il fait légèrement mieux que l’Algérie (3,1 sur 10), mais reste très en retard sur la Tunisie, champion économique de la région, qui a reçu la note de 4,6 et a été classée 51ème.

Les champions de la transparence de ce classement restent sans surprise la Finlande, qui a obtenu la note de 9,6, suivie de l’Islande et de la Suède. Transparency International s’inquiète par ailleurs sérieusement de l’aggravation de la corruption au Maroc qui pourrait “nuire à l’image du pays”. Elle s’alarme contre “ses implications néfastes sur l’économie et la société marocaines ainsi que sur l’accès aux services publics”. L’association appelle à une intervention urgente des pouvoirs publics pour mettre en œuvre, de manière concertée, un plan d’action de lutte contre la corruption et ratifier la Convention des Nations-Unies de lutte contre la corruption.


Diplomatie. Riley rassure (et se rassure)

L’ambassadeur américain, Thomas Riley, a été l’invité principal du journal de 2M du 7 novembre. Commentant les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, il a glissé des réflexions intéressantes sur le Sahara et les relations maroco-américaines. Riley a notamment déclaré que “Washington attend avec grand intérêt de découvrir la proposition d’autonomie marocaine” et que le “Maroc est et restera un partenaire stratégique pour garantir la stabilité dans la région”. Au passage, Riley a pu (relativement) redorer son image après les nombreux appels au boycott des activités de son ambassade lancés par des ONG marocaines.


Liberté de la presse. Les dessins qui fâchent

“Situation surréaliste”, dénonce RSF : l’association s’est dit sidérée par le harcèlement qu’a subi la famille du caricaturiste Khalid Gueddar, le 2 novembre, quand la gendarmerie a multiplié les “visites” à leur domicile de Aïn Aouda pour leur soutirer des infos sur les activités de leur fils installé en France, d’où il collabore à El Mundo et au e-zine Bakchich.info. Sa plume corrosive, qui s’est également exprimée dans Le Journal et Demain, semble avoir à nouveau irrité le Pouvoir après la publication dans Le Courrier International d’une caricature illustrant un article signé Ali Lmrabet sur “Les beaux jours du narcotrafic” marocain.


PSU. Exit Herzenni et Zaïdi

Omar Zaïdi et Ahmed Herzenni n’assisteront finalement pas au congrès national du PSU, prévu les 12,13 et 14 janvier. Les deux trublions de cette coalition de gauche se sont retirés de leur propre chef, indique-t-on au PSU, mais pas pour les mêmes raisons. Herzenni a choisi de partir pour “des raisons personnelles, sans remettre en question le programme du parti”. Ce qui n’est pas le cas de Zaïdi, en profond désaccord avec la direction du PSU sur les orientations. Son courant, “Houriat Al Moubadara” (Liberté d’initiative), sera quand même représenté au prochain congrès, via quelques-uns de ses membres qui sont restés.


Pédophilie. Encore une victime

Marrakech est encore une fois sous le choc. Un enfant de 3 ans et demi a été retrouvé mort le samedi 4 novembre dans un immeuble du quartier Daoudiate. La maman du petit Hamza, Fatiha Anwar, indique que la police est toujours à la recherche du meurtrier qui aurait abusé de son enfant avant de le tuer. “Le vendredi 3 novembre, Hamza jouait comme d’habitude dans la quartier. Il a disparu sans laisser de traces. Un jour après, la police m’a informé de l’assassinat, commis selon elle par un pédophile”. Aucune trace de sang n’a été trouvée sur le corps. L’enquête est en cours.


Police. La méthode Draïss

Charki Draïss, le nouveau patron de Sûreté nationale, compte bien marquer son territoire. D’un côté, il planche sur une revalorisation des salaires des simples agents de police. De l’autre, il prépare, si l’on en croit certaines sources, un vaste mouvement de mutations qui devra s’étendre aux quatre coins du pays. Dans la même foulée, pour la gestion des sûretés provinciales, Draïss compte abandonner, pour certaines villes, la formule des préfets et des chefs de districts créée par Laânigri, et qui concentrait entre les mains des préfets tous les pouvoirs. À l’époque, la décision d’accorder aux préfets une prime mensuelle de 20 000 DH (10 000 DH pour les chefs de district) avait provoqué la colère des autres officiers. Draïss compte réduire ces primes. Et ensuite ?



Billet. Des élections pour rien ?

Driss Ksikes
d.ksikes@telquel.info

2007, on y est déjà. Code électoral oblige, la sauce est en train de monter. Mais rien ne prouve que la mayonnaise va prendre à l’arrivée. Deux lectures complètement divergentes sont dorénavant en concurrence.
La première provient du ministère de l’Intérieur et de ses affidés au gouvernement. Elle se résume en une simple équation. Le projet de loi électorale n’ayant été validé en conseil des ministres qu’à l’arrachée, cela prouve que les conditions drastiques qu’il pose ne font pas l’unanimité. La preuve, le PPS, petit parti aux grandes ambitions, n’est pas très chaud ; et le Mouvement populaire, gros parti aux membres fragiles, craint qu’un seuil minimal élevé (7%) ravive les tensions en son sein. Le Palais, lui, craint un raz de marée islamiste et craint que sa majorité n’aille aux urnes divisée.
La deuxième lecture provient des acteurs civils et politiques mal à l’aise devant un code électoral liberticide. Pour ces derniers, le gouvernement (avec l’USFP à sa tête) part trop confiant en ses capacités. Il l’est tellement qu’il n’hésite pas à exclure non seulement des partis aux projets novateurs mais aussi un électorat susceptible d’y adhérer, et par ricochet, de barrer la route aux islamistes. Partant de ce postulat, l’Etat est devant un gros dilemme. Soit il joue la carte des gros partis et tente de reconduire la majorité actuelle en en la rabibochant. Soit il court le risque de laisser les islamistes monter en puissance en s’adjugeant le droit d’intervenir en dernier lieu, en catimini, par des procédés sophistiqués, pour rééquilibrer la donne. Question : pourquoi ne pas ouvrir le jeu au maximum, permettre le plus de liberté de ton possible pour que les électeurs les plus sceptiques, les moins islamistes, y croient réellement ? Ce serait jouer la carte de la démocratie. Or, le Maroc politique préfère les réglages d’appareil. Quitte à ce que ce soit des élections pour rien !



Presse. Mini révolution au Matin

Le Matin du Sahara new look sera en kiosque dès le 13 novembre. Selon ses responsables, le quotidien veut donner désormais une information complète et fiable, séduire grâce à une maquette plus sexy et aérée et des suppléments thématiques quotidiens. Cette mise à niveau du journal du Palais souligne la volonté d’assainir ses finances. Intervenant après la disparition de Maroc Soir, l’autre quotidien francophone du groupe, elle confirmerait de plus les rumeurs de revente par Othman El Oumeir, l’actuel propriétaire. Ce dernier désirerait obtenir le meilleur prix en faisant du quotidien une entreprise performante. ça commence fort. Sur la plaquette publicitaire du Matin new look, on a déjà écorché le prénom de Yassine Zizi, nouveau chroniqueur du quotidien.


Emploi. Annajat bis ?

Les bureaux de poste de Kénitra sont pris d’assaut par des centaines de citoyennes qui envoient leurs candidatures pour décrocher des contrats de travail en Espagne. Une source de l’AMDH sur place indique qu’il s’agit “d’ouvrières agricoles du Gharb qui avaient l’habitude de passer par le consulat d’Espagne pour aller travailler dans la cueillette de fraises”. “Cette fois-ci, on leur aurait demandé d’envoyer leurs candidatures par la poste”, ajoute notre source. A qui ? Rien ne filtre pour le moment. L’ANAPEC, qui pilote normalement ce genre d’opérations, assure ne pas être au courant. Contactée, l’Agence déclare que tous les contrats de travail passent normalement par le consulat d’Espagne… Attention au spectre Annajat !


Inondations. Camping forcé à Tinghir

Quinze jours après les pluies torrentielles qui ont inondé Tinghir, dans le Sud-Est du Maroc, les 100 familles ayant perdu leurs maisons, suite à la crue de l’oued, logent toujours sous les 25 tentes fournies par les autorités. Les premiers jours suivant l’inondation, les sinistrés ont reçu une aide en produits de première nécessité (couvertures, lait, sucre, farine, huile) de la Fondation Mohammed V et des Emirats Arabes Unis. 2M a bien médiatisé cette distribution humanitaire. Mais petit hic, les victimes n’ont plus rien reçu depuis le départ des caméras de la chaîne de Aïn Sebaâ. “Ceux qui ont des membres de la famille sur place mangent chez eux” témoigne Mostapha Boulehya, membre d’une association locale de développement. Alors, loin des caméras, loin du cœur… de cible de la Fondation ? (lire aussi l’édito).


People. Ronaldo sur notre gazon

La star du Real Madrid, le Brésilien Ronaldo, fera un saut au Maroc en décembre, en sa qualité d’ambassadeur de bonne volonté des Nations Unies. Une très bonne nouvelle. La visite entre dans le cadre d’une mission en faveur de l'enfance, initiée par le PNUD. La “grosse” star devrait visiter plusieurs quartiers périphériques... “Je ne suis pas né dans une favela, mais j'ai grandi dans un quartier très pauvre, et je sais ce que pauvreté veut dire”, a-t-il déclaré. Gageons que chez nous, Ronaldo trouvera à qui en parler...


Ecoutes. Flagrant délit

Ignacio Cembrero, journaliste à El Pais, était à Casablanca cette semaine. Pendant deux jours, il a été suivi, comme son ombre, par deux policiers en civil bien peu discrets. Agacé, Cembrero a fini par appeler le consul d’Espagne, de son téléphone portable, lui demandant assistance pour porter plainte. Dix minutes plus tard (miracle !) les deux hommes avaient disparu. Ce qui permet trois déductions : un – le portable du journaliste était sur écoute ; deux – l’équipe d’écoute comprenait un traducteur hispanisant ; trois – ce rapport d’écoute-là a été instantanément transmis à un décideur (généralement, on en transmet une synthèse en fin de journée). Sacrés services !



3 questions à Moulay Ahmed Douraïdi (Dirigeant du centre marocain pour la démocratisation des élections)

Où en est votre projet d’organiser un colloque international sur le Sahara ?
C’est le statu quo. Cela fait 11 mois que cela dure. Nous avons contacté des ONG marocaines et d’autres acquises à la cause du Polisario. Ces dernières ont réagi positivement à notre demande. Le gouvernement marocain et le Polisario doivent avoir le statut d’observateurs. Dans ce colloque, on compte aussi débattre de l’expérience espagnole et du mouvement amazigh. Nous avons écrit au ministère de l’Intérieur pour deux raisons : assurer la sécurité des personnes qui allaient se déplacer et obtenir des garanties sur leur liberté de parole. Il ne nous a toujours pas répondu. Nous allons entamer des contacts avec des ONG du côté du Polisario…

Qui allez-vous contacter ?
Je ne peux pas vous dire. Nous venons à peine de relancer la préparation du symposium. Je rappelle que le ministère de l’Intérieur n’a pas répondu à notre requête, mais il n’a pas interdit le symposium non plus.

Vous allez mettre en prise des ONG marocaines avec des responsables du Polisario. Le débat sera-t-il équitable ?
Et pourquoi ne le serait-il pas? Nous n’avons pas invité n’importe qui. Les associations invitées ont de solides références en matière de respect des droits de l’homme et de background politique. Nous restons optimistes.


Femmes. Ah, ces Arabes !

Plusieurs ONG ont envoyé une lettre ouverte au premier ministre Driss Jettou, demandant au gouvernement marocain de prendre ses distances par rapport à la position des pays arabes sur l’(in)égalité des sexes. Lors d’une réunion euro-méditerranéenne, les représentants des gouvernements arabes ont prétexté que la femme a un statut spécifique dans leurs sociétés… et ne peut, de ce fait, être l’égale de l’homme. Cette position a provoqué l’ire des ONG (OMDH, AMDH, ADFM, etc) et les a poussées à demander au Maroc de déclarer ses intentions sur ce sujet et les engagements qu’il compte défendre à la conférence ministérielle de l’Euromed, les 15 et 16 novembre à Istanbul. On attend la réponse...


Jet-set. Lorie et son fan club

Les fans de Lorie ne sont pas toutes des petites filles hystériques. Lors du concert de la tolérance, organisé par TF1 à Agadir le 5 novembre dernier (lire en p. 58), la tante de Mohamed VI, Lalla Malika, a assisté, avec son fils Moulay Slimane, à la prestation de la chanteuse française, mais aussi à celles de Pascal Obispo, Florent Pagny, Hélène Segara, Zucchero et consorts. Un appartement de la Marina d’Agadir, aménagé pour l’occasion, a même été mis à la disposition de la tante et du cousin du roi afin qu’ils puissent suivre le concert dans les meilleures conditions. Situé derrière la scène et la surplombant, il offrait une vue imprenable sur les coulisses où déambulaient toutes les stars françaises invitées à fêter l’amour de leur prochain. On pouvait croiser également dans l’espace VIP une figure inattendue, le général Hamidou Laânigri, Inspecteur général des Forces Auxiliaires, à l’aise comme un poisson dans l’eau dans cette marée de tolérance. ça doit être l’effet Lorie.


Voile. Ghellab s’explique (comme il peut)

Les députés du PJD ont fait passer un bien mauvais quart d’heure à Karim Ghellab en début de semaine. Contraint de s’expliquer, en l’absence de Driss Benhima, sur l’interdiction du port du voile pour le personnel féminin de la RAM, le ministre de l’Equipement et des Transports a rappelé qu’il “s’agit d’une question de management puisque les personnes qui portent le voile et l’uniforme ont été appelées à d’autres fonctions dans les centres d’appels, pour une question d’unicité de l’image”. Pour ce qui est de la prière, le ministre, qui devait présenter le budget de son département aux parlementaires, a précisé qu’elle ne doit pas se faire sur les lieux de travail, mais dans les salles de prière réservées à cet effet.


Marrakech. DJ George et sa clique

Le chanteur Boy George, ex-membre du groupe des eighties, Culture Club, est annoncé à Marrakech en février 2007, où il devrait mixer pour une soirée organisée dans un riad prestigieux. Reconverti dans le DJing depuis quelques années, l’icône gay à l’agenda people bien fourni, devrait attirer dans sa foulée “beaucoup de stars anglaises”, précise Carlos Peirats, organisateur de l’évènement. Et à coup sûr, la petite faune parisienne branchouille qui, le mois dernier, s’arrachait les invitations pour les 30 ans de la maison Jean-Paul Gaultier, car Boy George était aux platines. À moins que ce ne soit juste pour le champagne gratuit...


Presse. Arrêté pour rien

Samedi dernier, notre confrère Jamal Ouahbi (Assahifa) a été arrêté à Tétouan avant d’ête livré, cinq heures durant, à l’interrogatoire du procureur du roi (“et des membres de la DGED et de la DST” ajoute l’intéressé). Ouahbi a été appréhendé à la sortie du Tribunal de première instance de la même ville alors qu’il prenait des photos de trois prévenus accusés de terrorisme. “Mon arrestation n’est pas un hasard. Depuis des semaines déjà, les services de renseignement me tournent autour, très probablement pour mes amitiés dans la presse espagnole” (Ouahbi est également correspondant au Maroc de journaux espagnols). Le journaliste a reçu le soutien de Reporters sans frontières.



Humeur. Ce Maroc-là

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Et vous, c’est Jamel ou Gad ? Il va falloir trancher, mes amis. Cette question est une douceur, un poème, comparée aux questions qu’il va falloir trancher. Ça urge. En lisant la chronique quotidienne de mon ami Rachid Nini, je n’ai pas pu m’empêcher de m’arrêter au beau milieu du texte. Le directeur d’Al Massae, un nouveau quotidien qui remporte un succès aussi franc que mérité, n’aime pas Abdellah Taïa, l’auteur de L’armée du salut. Il lui reproche d’avoir opéré son coming out et se demande comment une chaîne de télévision publique, “financée par l’argent du contribuable”, a pu couvrir une conférence de presse à laquelle l’écrivain homosexuel a pris part. “Et pourquoi ne pas donner la parole aux pédophiles tant qu’on y est, puisque le principe est le même : briser les tabous et exprimer franchement ses préférences”, s’exclame encore l’éditorialiste. Je vous laisse déguster ces propos que je préfère ne pas commenter, venant d’un confrère que j’ai l’habitude de respecter. Mais… Je revois les images d’un jeune homme timide, intelligent, presque apeuré, qui raconte : “J’ai décidé de ne pas voir ma famille, que j’aime tant, pour nous épargner, à eux et à moi, un scandale dont on se passerait bien”. Cet homme, c’est Abdellah Taïa, authentique espoir de la littérature marocaine. J’ai envie de crier stop. Non, il est injuste, honteux, de s’en prendre à un type talentueux, qui a juste envie de vivre sa différence sans déranger personne. Je me tais pourtant parce que Taïa dérange des personnes, justement. Et cela va au-delà de Nini. Ce n’est pas avec un journaliste qu’il faut polémiquer, mais avec une partie du Maroc. Celle qui considère la différence, qu’elle soit sexuelle ou autre, comme une maladie honteuse. Et il n’y a qu’à ouvrir les yeux, et tendre les oreilles, pour se rendre compte que ce Maroc-là, avec lequel il faudra un jour ou l’autre en découdre, est peuplé de gens a priori aussi “clean” que vous et moi.



VITES !

Lucien Aimé Blanc, ancien officier de la police française et auteur d’un livre à succès (L'Indic et le Commissaire, publié chez Plon en avril 2006), vient à nouveau d’être convoqué par le juge d’instruction de l’affaire Ben Barka, Patrick Ramaël. L’audience, qui a eu lieu mercredi, est la deuxième du genre.


Le Code électoral, en examen au Parlement, donne le droit aux MRE de participer aux élections même s’ils ne sont pas nés au Maroc. “Il suffit que leurs pères y soient nés ou qu’ils y justifient d’une activité économique”, selon Mohamed Mobdiî, président de la commission ad hoc de l’Intérieur.


Les éditions Lilas préparent la 7ème édition de Khmissa, en mars 2007, qui coïncide avec le 10ème anniversaire du lancement de l’événement. Un appel à candidatures vient d’être lancé pour sélectionner les femmes de l’année dans les catégories culture, média, sport, action sociale et chefs d’entreprises. (citadine@menara.ma)


Les diplômés chômeurs qui voulaient se donner la mort le 8 novembre ne sont pas passés à l’acte. La primature et le ministère de l’Intérieur leur ont promis d’étudier “sérieusement” leurs dossiers. Pourquoi, avant, ce n’était pas sérieux ?
 
 
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