Corcas. Qui veut la tête de Khelli Henna ?
Étude. Les Marocains sexent mou
Ordre des médecins. Le coup de tonnerre du roi
Parcours. Le Rocky des banlieues
Code de la route. Ça va chauffer pour les chauffards
Mémoire. Le fabuleux destin du Père Jégo
France. Une fac islamique chez les Gaulois
Interview exclusive. "Priorité aux jeunes"
Izza Genini. Des racines et des ailes
Théâtre. Ferhati sur les traces de Shakespeare
N° 248
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Détestable, mais vrai
Aussi détestable que soit l'hypothèse que met en scène le livre de monsieur Tobji, concernant la concentration du pouvoir dans les mains des hauts gradés de nos Forces armées royales, elle reste pour le moins une possibilité, hélas, assez fondée. Comme le dit l'adage, il n'y a pire aveugle que celui qui ne veut voir, ni de pire sourd que celui qui ne veut entendre.

Hamza El Amrani, Beauvais.



Silence, on tue
Que faut-il encore à la communauté internationale pour remuer le petit doigt ? Combien de “Buscheries” devront être perpétrées encore contre le peuple palestinien, avant qu'elle ne se manifeste ? Le terrorisme d'Etat bat son plein sous couvert des instances internationales, transformées en cheval de Troie pour légitimer l'illégitime. C'est tout simplement la loi du plus fort qui prévaut. Mais à quoi servent donc les discours sur la démocratie ? Alors tuez, massacrez autant d'humains que vous voudrez. Mais n'oubliez jamais que si on peut cueillir toutes les fleurs, on ne pourra jamais en empêcher de nouvelles de pousser.

Hassan Sbaïti, Oued Zem.



Arrêtez, Monsieur Nini !
En lisant la chronique du directeur d'Al Massae, Rachid Nini, j'ai été choqué de la manière avec laquelle mon chroniqueur préféré parle de Abdellah Taïa. M. Nini se demande comment une chaîne publique peut retransmettre la conférence de presse d'un écrivain homosexuel, surtout que "la chaîne est financée par l'argent du contribuable", s'exclame-t-il. Monsieur Nini feint d'oublier que parmi ces contribuables, il y aussi des homosexuels, qui travaillent eux aussi pour servir leur pays. Oui, au Maroc, ils sont des milliers d'intellectuels, d'artistes, de médecins, de journalistes, de professeurs… qui aiment leur pays et contribuent à sa richesse. Ils ne demandent pas le droit de se marier ni aucun autre droit spécifique. Ils réclament juste le respect, ou peut-être une loi qui les protègerait de l'homophobie ambiante.
M. Nini affirme, par ses écrits, dévoiler la réalité de notre société. S'il dit vrai, il devrait être sincère avec lui-même et avec ses lecteurs et ne plus nier l'existence de cette partie de la population marocaine. Il devrait au contraire avoir le courage d'en parler, avec justesse et intelligence. Qu'il arrête de confondre homosexualité et prostitution ou, plus scandaleux encore, d'assimiler l'homosexualité à la pédophilie. Qu'il arrête d'utiliser l'expression “chad jinsi” (marginal sexuel), parce qu'il ne parle ni de malades ni d'anormaux. Qu'il arrête de décocher les flèches de la haine et du désespoir. Qu'il arrête, tout simplement.

Yassine Barkech, Tanger.

 
 
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