Corruption. Des parlementaires en prison
Renseignement. L'Espagne met le paquet sur le Maroc
Administration. Le e-caïd est arrivé !
Mohand Laenser. "Avant de changer la Constitution, il faut l'appliquer"
Reportage. Une semaine chez les toxicos
France. Les malheurs de la presse écrite
Prospective. Pénurie d'eau 2030 Daba
Hakim Noury. Acteur malgré lui
Tagadda. Aaroubia Groove
N° 250
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

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Affaire Manouzi. Le geste de Youssoufi

Abderrahmane Youssoufi a rendu visite, en fin de semaine, à la famille de Houcine Manouzi, célèbre disparu des années de plomb. La visite a eu lieu au domicile de la famille, à Casablanca. “Youssoufi est venu nous apporter son soutien à notre cause : rechercher la vérité sur le sort de Houcine Manouzi”, nous a expliqué un membre de la famille du disparu. L’ancien numéro un de l’USFP a même joint le geste à la parole en signant la pétition qui circule actuellement sur Internet, pour demander à l’Etat marocain de “lever le voile sur l’affaire Manouzi”. Pour l’anecdote, Youssoufi a signé en tant que “ancien Premier
ministre”, ce qui donne à sa signature (son premier “geste” public depuis qu’il a quitté l’USFP) une dimension politique certaine. Ce geste est à la mesure de la tournure prise, désormais, par l’affaire Manouzi. Aujourd’hui, 34 ans après les faits (Houcine a disparu le 29 octobre 1972), la famille du disparu a décidé de passer à la vitesse supérieure. Elle a battu le rappel d’Alain Martinet, avocat de la famille depuis 1977, pour faire une tournée de lobbying au Maroc. Un premier rendez-vous a été pris avec Mohamed Bouzoubaâ, ministre de la Justice, le 5 décembre. Un deuxième rendez-vous est prévu, le lendemain, avec Driss Benzekri, ancien président de l’IER. Une conférence de presse doit également avoir lieu, le 7 décembre à Rabat. “Ce qu’on sait de l’affaire Manouzi, ce ne sont ni l’IER, ni le CCDH, qui nous l’ont appris, mais nous-mêmes, et c’est insuffisant”, résume l’un des frères de Houcine Manouzi. À suivre.


Fatiha Mejjati. Veuve mais pas trop

“Nous sommes effectivement mariés selon la charia depuis quelques mois, mais je n’ai pas encore reçu de réponse (des autorités) à notre demande pour être liés par un acte adoulaire”. C’est en ces termes que la veuve de Karim Mejjati a décrit ses secondes noces avec le détenu islamiste Omar Marouf, actuellement incarcéré à la prison de Salé pour ses relations présumées avec la Salafia Jihadia.
L’ex Mme Mejjati, et future Mme Marouf, a également précisé que le Tribunal administratif a rejeté sa demande pour le rapatriement des corps de son ex-mari et de son fils morts sous les balles de la police saoudienne le 4 avril 2005.


Sondages. Les chiffres font peur

Le gouvernement a élaboré une loi sur les sondages d’opinion. Le but déclaré, à la veille des élections de 2007, est de mettre fin “aux enquêtes fantaisistes” et d’imposer “un minimum d’objectivité”. Le projet de loi dispose que les sondages ayant un objectif électoral sont interdits de publication 15 jours avant le début des campagnes. Une commission de déontologie statuera sur le respect des règles scientifiques. Les sanctions encourues restent floues. Le texte propose en effet “des amendes pécuniaires dans le cas où il est impossible d’appliquer des sanctions prévues par le Code de la presse ou le Code électoral”. Les instituts de sondage ont désormais une épée de Damoclès au-dessus de la tête.


Sahara. Tamek l’Africain

Ali Salem Tamek poursuit sa “visite officielle” en Afrique du Sud et déjà les communiqués de soutien commencent à tomber. Parlement, associations, médias… Le pays de Nelson Mandela reconnaît la RASD depuis plus d’une année et ses différentes organisations ont tenu à rappeler, à l’occasion de la visite de Tamek, “leur soutien au peuple sahraoui” et leur “condamnation des actes de répression de l’occupation marocaine”. Le président du parlement sud-africain a même déclaré que “la question du Sahara occidental concernait tout le continent”. Après une longue période d’accalmie, Tamek a donc repris du service. Il devrait encore se rendre en Europe, avant de regagner le Maroc avant début 2007.


Partis. Marketing par la différence

Le parti Annahda a lancé des consultations auprès de ses militants, invités à réfléchir sur la meilleure organisation possible pour une formation politique dans le Maroc d’aujourd’hui. Original. “Nous voulons éviter une organisation classique, indifférenciée, qui finit par faire se ressembler la plupart des formations politiques”, a notamment expliqué le S.G Chakib Bensouda. Le souci de “différenciation” d’Annahda peut se comprendre : entre le moment où le parti a été créé (été 2005) et celui où il a été définitivement reconnu (septembre 2006), la scène politique a vu la naissance d’un autre parti, Annahda Wal Fadila… de Mohamed Khalidi, un ancien du PJD.


Ben Barka. Après le film, le téléfilm

Après Serge le Péron, auteur du film J’ai vu tuer Ben Barka, c’est au tour du réalisateur français Jean Pierre Sinapi de s’intéresser à l’enlèvement du leader socialiste. Il prépare un téléfilm en deux parties pour le compte de la chaîne France 2. Le leader socialiste sera campé par une vieille connaissance des téléspectateurs de Canal +, Atmen Kelif, l’arabe ubuesque de la série comique Les Deschiens. Le rôle d’Antoine Lopez, agent des services secrets français impliqué dans l’enlèvement de Ben Barka, sera interprété par Olivier Gourmet, prix d’interprétation à Cannes en 2002 (Le fils) et spécialiste des rôles de méchant. Prévu pour janvier 2007 à Paris, le tournage posera ses valises également à Casablanca, selon les producteurs du téléfilm.



Nichane. Cherche technocrates désespérément

Driss Ksikes
d.ksikes@telquel.info

L’association 2007 Daba ne chôme pas. Elle aide même les partis à mieux recruter. Le week-end dernier, les principaux partis étaient en conclave pour écouter les orientations d’un expert tout droit venu de France (il est chargé, entre autres, de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy). Objet de la formation sur mesure, apprendre à attirer les hommes d’affaires, les jeunes, et surtout les technocrates (ingénieurs et managers très in). Hantise des commanditaires, éviter qu’à la veille des nominations du prochain gouvernement, les partis n’aillent chercher dans la précipitation des profils vendables au Palais sans l’assentiment des partisans. Autant préparer le terrain. Autre hantise, ne plus avoir à traîner, hors des urnes, des “mains sales” et des “bac moins 12” qu’on ne saurait présenter ni à la télé le mercredi ni au roi à l’ouverture des travaux. Tout cela est très excitant. Mais à quoi servent réellement les technocrates ? Sur ce point en particulier, il y a un malentendu qui mérite d’être clarifié. Côté Parlement, c’est carrément la misère intellectuelle. Vaut mieux ne pas rentrer dans les détails. Côté gouvernement, l’un des ministres technocrates, nouvellement affilié à un parti, m’a dit un jour : “Pas besoin de chercher à définir la politique à suivre. Cela est réglé en haut lieu. Notre rôle est de veiller à l’appliquer au mieux”. Dans un pays démocratique normalement constitué, ce discours pourrait être tenu par le directeur de cabinet, non par le ministre. Pourquoi ? Parce que le ministre est censé être porteur d’une vision politique et avoir l’aptitude de faire travailler une équipe hautement qualifiée pour l’exécuter. Chez nous, on confond tout. Au lieu de chercher des technocrates pour avoir des numéros 2 et 3 “cracks”, on veut que les ministres eux-mêmes soient de bons numéros 2 et 3, aux côtés de l’unique numéro 1, le roi.



Télévision. Khatem rafle la mise

Pour la deuxième année de suite, Mohamed Khatem, grand reporter de l’émission Tahqiq sur 2M, remporte le premier prix du festival du Caire des métiers de la radio et de la télévision, pour son reportage sur les psychotropes au Maroc. Cette année, Khatem a également reçu le prix de la créativité télévisuelle pour son reportage sur les femmes chefs de famille. Actuellement, Khatem met les dernières touches à une nouvelle enquête explosive. Pour la première fois en effet, une caméra entre dans le couloir de la mort et recueille les témoignages de ses nombreux résidents. À voir absolument en décembre.


Izzou. Conversations secrètes

Abdelaziz Izzou a été conduit devant le juge d’instruction de la Cour d’appel de Casablanca en début de semaine. L’ancien patron de la Garde royale devait s’expliquer sur les accusations “d’abus de pouvoir” et répondre de ses relations présumées avec Mohamed Kherraz, alias Chrif bin El Ouidane, trafiquant de drogue notoire arrêté en août dernier. Le juge Jamal Serhane a, pour sa part, axé ses questions sur la période où Izzou occupait la fonction de préfet de Tanger. Il a par ailleurs réitéré aux avocats son souhait “de maintenir le secret sur ces audiences tant que l’instruction n’est pas finie”.


Pilotes. Y a-t-il un président dans l’avion ?

L’Association marocaine des pilotes de ligne (AMPL) vient d’élire son nouveau président, Jalal Yacoubi, plébiscité avec 65 % des suffrages le 24 novembre dernier. Seulement voilà : le président sortant, Jamal Eddine Harakat, refuse la passation de pouvoir et propose un nouveau vote, celui du 24 novembre ayant été, à ses yeux, entaché d’irrégularités. “C’est le statu quo et nous sommes toujours en négociations”, nous a expliqué une source à l’AMPL. Rappelons que les mandats sont d’une durée de deux ans et que l’Association, qui regroupe près de 400 pilotes, a en charge de nombreux dossiers liés, d’une manière ou d’une autre, à la sécurité aérienne au Maroc.


Justice. Prêchi-prêcha interdit

Six mois de prison ferme : c’est le verdict prononcé, à Agadir, à l’encontre d’un touriste allemand, accusé d’avoir “tenté d’ébranler la foi d’un musulman”. En plus clair, le touriste est coupable d’avoir cherché à convertir au christianisme de jeunes musulmans. L’information a même pris un caractère quasi officiel puisqu’elle a été dûment relayée par l’agence officielle MAP. Renseignement pris sur place, cette condamnation est la première du genre. “Les Européens soupçonnés de convertir les musulmans au christianisme étaient jusqu’à présent simplement invités à quitter le pays”, raconte ainsi un avocat proche du dossier. Désormais, ils sont invités à y rester un peu plus longtemps.

(Lire aussi l’édito,)




3 questions à Noureddine Saïl (Vice-président de la Fondation du Festival de Marrakech)

Le Festival de Marrakech a une image davantage paillettes que cinéma. Est-ce réellement le cas ?
On a dit à ses débuts qu’il était avant tout un festival mondain. Aujourd’hui, on revient à sa source : le cinéma. Cependant, un bon festival de cinéma international, c’est celui qui arrive à trouver l’équilibre toujours fragile entre la dimension cinéphilique et le rêve. D’ailleurs, je comprends tout à fait cette envie du public de voir des stars de cinéma. Moi-même, jeune cinéphile dans les années 70, j’étais heureux de rencontrer des réalisateurs qui m’ont fait rêver comme Youssef Chahine ou Tewfik Salah.

L’expérience des Master class animées par Abbas Kiarostami et Martin Scorsese n’a pas été reconduite cette année. Pourquoi ?
C’est une question de délais. Mais, l’expérience a été tellement positive qu’elle sera reconduite l’année prochaine. Mieux, elle s’inscrira dans le long terme avec Martin Scorsese comme “directeur artistique”. Il a accepté de chapeauter ces master class qui accueilleront, chaque année, 10 stagiaires marocains et 10 stagiaires africains. Nous n’avons pas eu besoin d’insister, tellement il a été enthousiaste quand on lui a présenté l’idée.

Le directeur du Festival international de cinéma du Caire a minimisé l’importance du Festival de Marrakech. Une réaction ?
Le festival du Caire est un vieux festival perclus de rhumatismes alors que Marrakech est un jeune festival. Mais bon, je n’ai pas envie de tirer sur une ambulance.


Marrakech. Milliard dollar baby

Rien n’arrête plus la folie des grandeurs à Marrakech. “La cité du film marocain”, un gigantesque projet d’un milliard de dollars, axé autour du cinéma, verra bientôt le jour dans la ville ocre. Sis sur 240 hectares, à 8 kilomètres de Marrakech, il comprendra notamment un parc de loisirs autour du 7ème art, des studios de cinéma pour les professionnels, des villas, des hôtels (avec une capacité de 20 000 lits), un lac artificiel dédié aux sports nautiques et… un circuit automobile. Derrière le projet, la société TMG, où l’on retrouve l’ancien propriétaire de Warner Bros. TMG n’attend plus que la signature de la convention avec le gouvernement marocain. Ouarzazate n’a qu’à bien se tenir...


Instantané. Farniente au Parlement

Un de nos élus (ci-contre) en pleine séance de “questions orales” au Parlement, il y a deux semaines… Heureusement que la grille des mots fléchés (de L’Opinion) qu’il tient à la main n’est pas une photocopie ! Et de plus, même s’il n’écoute pas, lui au moins ne dort pas pendant les interminables séances de questions orales.


Écolo. Touche pas à ma forêt

Le 28 novembre, des représentants de la tribu des Aït Hnini, dans la province de Khénifra, se sont rendus au bureau local de l'AMDH pour dénoncer la “mise à mort de leur forêt par des trafiquants sans scrupules”. Les paysans, qui comptent bientôt organiser des sit-in et des marches pour arrêter le “massacre” du cèdre, dénoncent autant ce qu’ils appellent la “mafia des forêts” que le silence des autorités sur le pillage d’un arbre en voie de disparition. “Rien que pour la journée du 26 novembre, pas moins de 16 cèdres ont été abattus illégalement, et en toute impunité”, lâche un des protestataires.


Habous. Abbadi débarqué

Le directeur des Affaires islamiques, Ahmed Abbadi, a été remercié. Il a été nommé à la tête de la Rabita des oulémas où sa mission, selon une source ministérielle, sera “de réanimer cette instance et de la rapprocher des citoyens”. Mais les véritables causes du départ de ce responsable sont ailleurs. Cela fait plus de deux ans que le torchon brûle entre Abbadi et son ministre Ahmed Taoufik, à cause de ses positions avant-gardistes sur certains sujets, comme la formation des imams. Positions qui lui ont valu l’hostilité des milieux du Makhzen traditionnel. Mis au placard depuis, ce docteur de la Sorbonne attendait “calmement” le dahir nommant son remplaçant. Ce dernier, Ahmed Koustas, fait partie de la garde rapprochée d’Ahmed Taoufik (c’est son ancien chef de cabinet). Le départ d’Ahmed Abbadi intervient deux semaines seulement après l’éviction de Khalil Dinia de la Direction des Habous.


Médias. Un œil sur Al Jazeera

La HACA devrait-elle se mêler du journal du Maghreb, présenté en direct par Al Jazeera depuis son bureau à Rabat ? Théoriquement, non. “Al Jazeera n’utilise pas les fréquences marocaines et émet selon un système de point à point, le même utilisé lors des correspondances en direct, et qui est autorisé par l’ANRT”, explique un responsable de la chaîne. Juridiquement, les journalistes du bureau d’Al Jazeera à Rabat sont tous accrédités par le ministère de la Communication, qui reste finalement le seul interlocuteur de la chaîne au Maroc. Pourquoi, dès lors, toute cette polémique ? That is the question.


Police. Des Hollandais au Maroc

D’après le quotidien hollandais Algemeen Dagblad, le département de police de La Haye envisage d’expédier 25 de ses agents en formation au Maroc… pour se familiariser avec la culture du pays. Objectif : apprendre à mieux “communiquer” avec les délinquants marocains aux Pays-Bas. “Les jeunes criminels marocains sont une priorité. Mais pour mieux traiter le problème, nous devrons d’abord nous immerger dans leur background culturel”, a ainsi déclaré le chef de la police de La Haye. Une initiative qui déplaît au chef du parti de droite PVV, Geert Wilders, qui a suggéré “d’envoyer les criminels marocains au Maroc, plutôt que des policiers hollandais” !


MRE. Yazami en première ligne

Al Mounadara, le collectif d’ONG marocaines installées à l’étranger, se retrouvera à Rabat pour débattre, du 8 au 10 décembre, de diverses questions liées à l’immigration, notamment la participation des MRE aux consultations électorales. “Le Maroc a officiellement indiqué que cette participation ne sera pas possible en 2007, cela ne nous empêchera pas de débattre de cette décision à laquelle nous nous opposons”, a expliqué un membre du comité organisateur d’Al Mounadara. Le collectif s’interroge aussi sur l’identité du futur président du Conseil de l’immigration. Driss Yazami, ancien numéro 2 de l’IER, reste pour le moment le principal favori. Cela tombe bien puisque c’est lui qui conduit un groupe de travail issu du CCDH, chargé de soumettre au souverain… une liste de présidents potentiels pour le Conseil de l’immigration.



Humeur. Hassan et Gamal

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Ben Laden a porté très haut son verre (de lait) et m’a dit, après avoir parcouru les pages d’Attajdid : “Célébrons le centième anniversaire de la naissance du père de nos frères, Sidi Hassan El Benna”. Il m’a exposé par la suite un raccourci historique duquel il ressort que “Sidi Hassan” a fondé la confrérie des Frères musulmans en 1928 (“Même si certains sites Internet manipulés par le diable prétendent que la confrérie n’a été fondée que dans les années 1930 !”), que les “Frères” égyptiens ont été combattus par le Pouvoir, que les Marocains aussi, etc. J’avais l’impression de relire mes contes d’enfant, c’était passionnant. Ben Laden a fini par m’expliquer l’objet de cette leçon d’Histoire : “On m’a dit que tu as rencontré Sidi Gamal (Dieu rallonge sa vie), le frère de Sidi Hassan, dis-moi, en une phrase, ce que tu as retenu de cette entrevue”. Ma réponse est tombée comme un cheveu dans la soupe : “Je retiens que Gamal El Benna a dit que le Coran n’était pas sacré, mais l’homme si. Et que s’il y avait une sourate inadaptée à notre époque, il n’y avait plus qu’à la supprimer !”. Ben Laden a tout de suite mis fin à notre conversation, terminant d’une rasade rageuse son verre de lait… et quittant le café sans régler l’addition. Dommage pour ce pote de quartier, qui se fait appeler Ben Laden comme tant d’autres, un personnage attachant, grand amateur de lait et de dissertations byzantines sur le sens de la vie, sympathique schizo (un de plus) qui ne rate ni ses prières ni sa dose quotidienne de barbituriques. J’aurais aimé dire à Ben Laden combien “Sidi Gamal” (le frère du père des frères musulmans) s’est montré virulent envers les gardiens du temple religieux en Egypte, comme dans le reste du monde arabe. Oui, Ben Laden, Sidi Gamal prône un islam soft, presque rock mais tendance slow, assez loin de la version hard proposée, imposée, par nos “frères” au Maroc et ailleurs.



VITES !

Fait rarissime, le Maroc a choisi de décorer trois personnalités militaires étrangères (un Américain, un Français, un Portugais), là où il avait l’habitude de décorer des civils. La cérémonie, qui a eu lieu le 27 novembre, a été conduite par le général Abdelaziz Bennani, inspecteur général des FAR et commandant de la Zone Sud.


Un imam, surpris en flagrant délit “d’incitation à aller combattre en Irak”, a été arrêté lundi dernier à Tétouan. C’est une première. L’imam, connu sous le nom de Abdelilah, prêchait dans une mosquée du quartier populaire Mezwak, dont sont issus plusieurs kamikazes marocains partis en Irak.


Le PML (Parti marocain libéral) a pris l’initiative de suspendre l'un de ses membres après sa condamnation dans une affaire de corruption lors de l'élection pour le renouvellement du tiers de la Chambre des conseillers le 8 septembre dernier. Qu’en pensent les autres partis dont des représentants sont actuellement entre les mains de la justice ?


Une douzaine d’Angolais ont été arrêtés dans le nord du Maroc, alors qu’ils tentaient de rejoindre clandestinement l’Espagne. Tristement banal ? Sauf qu’il s’agissait de supporters du Petro Atletico, qui accompagnaient le club angolais en octobre dernier dans son déplacement à Rabat pour un match contre les FAR.


La SNRT (ex-RTM) dispose depuis quelques semaines déjà de son propre portail Internet. Agréable et très bien conçu, il permet par exemple de visionner les informations de 20 heures, de télécharger les bulletins d’information de Laâyoune TV et de se balader dans les coulisses du 1, rue Brihi. Bravo messieurs !
 
 
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