Législation. Une loi pour verrouiller les sondages
Université. Guerre froide sur le campus
Sahara. Le Corcas rend sa copie
Médi 1 Sat. Après le son, les images
Amérique latine. Le crépuscule des dictateurs
Syrie. La fin de l'isolement ?
Service public. La fièvre de la com'
Festival de Marrakech. Paillettes, politique et petits potins
Amarg Fusion. Les troubadours du Souss
N° 251
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

Le feuilleton à scandales
de la Seconde chambre
n’est pas encore fini.
(TNIOUNI / NICHANE)

Corruption électorale. Verdicts, suite et fin

Le département dirigé par Chakib Benmoussa a finalement tenu parole. Avant la fin de la semaine dernière, et comme précédemment annoncé par le ministère de l’Intérieur, tous les conseillers accusés de corruption ont été jugés par les différents tribunaux du royaume. À part le conseiller USFP de Marrakech, tous ont écopé de peines de prison ferme ou avec sursis, assorties d’amendes. Tous préfèrent aujourd’hui garder le silence et beaucoup envisagent de faire appel. Sauf un Mohamed Saoud, le conseiller istiqlalien de la ville de Larache et ancien MRE, qui défraye la chronique depuis quelques semaines. Sur
son blog (saoud.be), le conseiller déchu conditionne sa procédure d’appel par la présence d’observateurs internationaux et de caméras de télévision lors des audiences. “De toutes les manières, je publie l’intégralité de ce qui s’est passé en audience et tout le contenu des écoutes téléphoniques sur mon blog. En cas d’absence d’observateurs, j’irai en prison et je serai alors le premier prisonnier politique de la nouvelle ère, parce que notre procès est d’abord politique”. Au-delà du cas Saoud, dont les sorties médiatiques sont pour le moins étonnantes, une question se pose : l’Etat qui a condamné des élus qu’il a jugés véreux, osera-t-il les mettre sous les verrous et se mettre à dos des partis sur lesquels il compte pour réussir les élections de 2007 ? La réponse ne saurait tarder.


Benzekri. Humain, courageux, émouvant

Malgré son concert, Driss Benzekri a assisté à la réunion de la session ordinaire du CCDH, qui s’est tenue le 5 décembre à Rabat. Visiblement affaibli, M. le président a gardé son sourire et avait même lancé quelques taquineries à l’assistance. “Il a prononcé le mot d’ouverture et a même participé aux débats”, indique une source au sein du CCDH. La présence de Benzekri avait un rôle très symbolique, puisque le conseil arrive à la fin de son mandat ce mois-ci. Juste après cette réunion, Benzekri est de nouveau reparti à Paris pour les besoins de son traitement. Chapeau bas, monsieur le président !


Terrorisme. Un Marocain financier d’Al Qaïda

Le Trésor américain vient de geler les avoirs financiers (aux Etats-Unis) de cinq personnes accusées de soutenir financièrement Al Qaïda. Parmi elles, le Marocain Mohamed Moumou, qui vit entre Londres et la Suède. Recruté en 1996 par le lieutenant de Ben Laden, Ibn Cheikh El Libi, comme “agent dormant” à Stockholm, Moumou, dit Abou Abderrahmane, est l’un des membres fondateurs du GICM (Groupe islamique combattant marocain), où il fut d’abord chargé des activités de propagande (il publiera l’éphémère Sada Al Maghrib, puis des communiqués dans la revue du GIA Al Ansar). Le GICM a organisé, d’après la DST marocaine, les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca. Il est probable que Moumou y ait joué un rôle.


Militaires. Mansouri mène l’enquête

Les résultats de l’enquête menée par les agents de la DGED (Direction générale des études et de la documentation) sur les militaires à la retraite ont été soumis à Yassine Mansouri, patron des services de renseignements extérieurs. L’enquête, qui a duré plusieurs mois, devrait constituer une radioscopie fidèle de la vie des officiers et autres hommes de troupe qui ont quitté l’armée. C’est l’affaire des militaires impliqués dans le réseau Ansar El Mehdi de Hassan Khattab qui avait poussé les renseignements à recenser les militaires à la retraite.


Arrestation. “Ennmer” en cage

“Maintenant qu’il est en cage, on va pouvoir respirer” ! La femme qui parle est soulagée d’apprendre l’arrestation du fameux “ennmer” (le tigre), ce criminel qui semait la terreur à Casablanca. Devant son surnom à son agilité surprenante, ce malfrat se postait non loin de la gare de l’Oasis et repérait des femmes seules en voiture. Il s’approchait, cassait la vitre et s’enfuyait avec le sac de la dame. Il lui arrivait aussi de prendre sa victime en otage, avant de l’emmener dans un lieu désert pour la violer. Le “tigre” a été mis sous les verrous après une filature de plusieurs mois, menée par les enquêteurs de l’arrondissement d’El Fida Derb Soltane.


Parlement. Bagarre de hammam !

Les députés du PJD se sont encore fait remarquer dans l’enceinte parlementaire, cette fois au sujet du vote de la loi électorale. Ils ont perturbé le discours du ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, pour protester contre “la manière illégale” avec laquelle cette loi a été votée au sein de la Commission de l’Intérieur. “Souffrant d’un manque d’effectifs, la majorité a appelé en urgence douze parlementaires qui ne font pas partie de la commission et leur a demandé de voter le projet de loi”, indique un membre du PJD. Les amis de Saâd Eddine El Othmani ont tapé sur la table pendant tout le discours du ministre, qui a tenu à finir son allocution, avant de s’en prendre à l’usfpéiste Driss Lachgar, le traitant de “démagogue”. Le socialiste s’est contenté de leur rétorquer : “vous êtes tous des malades” !



Nichane. Le prophète dévoilé

Driss Ksikes
d.ksikes@telquel.info

Quand l’écrivain marocain Abdelkébir Khatibi a écrit en 1976 une belle pièce intitulée, Le prophète voilé, il ne s’imaginait peut-être pas qu’un jour, trente ans plus tard exactement, Le Nouvel Observateur allait nous offrir le prophète dévoilé. Son portrait. En couverture. Un montage, Jésus à côté. L’initiative était tellement inédite que les responsables marocains ont d’abord saisi le numéro des kiosques avant de décider de le remettre en vente, d’autant que “c’était à l’avantage du prophète et valorisant pour l’image des musulmans”. En repensant à l’épisode doublement triste des caricatures du prophète, on se dit qu’à quelque chose malheur est bon. Le fait d’avoir grossi le trait, il y a un an, permet aujourd’hui de représenter le même prophète plus finement. Avec l’image, dessinée cette fois-ci, non pervertie, on n’est plus dans la transgression de l’interdit, mais dans le respect de la beauté de l’art. D’ailleurs, plusieurs musulmans (croyants ou pas) ont accouru pour voir l’image “désacralisée” sur papier ou sur Internet. Verdict, “il est beau”, entend-on ici et là. Aujourd’hui, par ce coup de maître, l’accès à l’image de Mohamed n’est plus l’apanage d’illuminés soufis ou de croyants aux visions surnaturelles, style Abdeslam Yassine. On est du coup plus conforme à l’idée que se faisait Mohamed de lui-même, à savoir “un être humain parmi d’autres”. Très peu savent qu’à l’origine, l’interdiction de la représentation du prophète musulman n’a pas été, comme chez les juifs, un acte dicté par le texte sacré. Ce fut une lubie d’un calife du 8ème siècle voulant s’en prendre aux chiites qui produisaient des enluminures représentant le prophète, parfois en position inférieure à Ali. Comme les Perses hier, les Européens redessinent le prophète pour rapprocher son image des non musulmans. Par ricochet, ils démocratisent l’accès au messager de Dieu. Les lumières commencent par une image.



Drogue. Bin Louidane à cœur ouvert

Chrif Bin Louidane a-t-il passé un deal avec les enquêteurs, qui planchent actuellement sur les nombreuses connexions qu’il avait pu tisser avec certains sécuritaires (et dignitaires) du régime ? Mohamed Kharraz, qui a comparu le lundi dernier devant le juge Serhane, a, une fois n’est pas coutume, décidé de “jouer le jeu”, si l’on en croit certaines sources. Il aurait ainsi reconnu la plupart des charges qui pèsent sur lui, dont ses relations avec de hauts sécuritaires (dont Abdelaziz Izzou). Le baron de la drogue serait prêt, nous explique-t-on, à une confrontation avec le même Izzou. À suivre...


Congrès. Les jeunes d’Annahj arrivent !

La Chabiba d’Annahj Addimocrati tiendra son 1er congrès national du 22 au 24 décembre à Rabat. Entre 300 et 400 congressistes y participeront, selon un membre du parti. Les jeunes éliront leur bureau et plancheront sur les moyens pour redynamiser “leur rôle révolutionnaire”. Même en prônant la modernisation de leur discours, “les camarades” utilisent toujours des mots qui rappellent une époque révolue. Après le congrès de la Chabiba, la formation d’Abdellah El Harif créera d’autres instances, notamment la branche féminine. Tout doit être bouclé avant mars 2007, date à laquelle Annahj tiendra un congrès extraordinaire, pour se mettre en conformité avec la loi sur les partis politiques.



3 questions à Abdelkrim Benatik (Secrétaire Général du parti travailliste)

Votre parti organise dimanche prochain, à Rabat, son premier forum des jeunes, avec la présence de nombreux invités (Sassi, El Gahs, Hafid, Benabdellah…). Quel est le but de cette initiative ?
Alors que tout le monde se focalise sur les islamistes, nous souhaitons montrer que le courant moderniste est capable de mobiliser autour de lui la jeunesse de ce pays. Et puis, en invitant de jeunes leaders qui se sont illustrés, chacun dans son domaine respectif, nous souhaitons présenter à cette jeunesse, au-delà des clivages entre partis, des exemples de réussite qui pourraient la motiver et la pousser à se prendre en main.

Mais, rassembler 6000 jeunes pour un parti aussi “jeune” que le vôtre, n’est-ce pas un pari difficile ?
C’est possible. Nous sommes impliqués dans le milieu associatif et nous avons nos réseaux dans le pays. C’est un événement que nous préparons depuis deux mois. Et ce n’est pas le seul : en février 2007, nous réunirons un millier de femmes pour un forum qui leur sera entièrement dédié.

Votre initiative ne risque-t-elle pas alors de faire doublon avec l’association 2007 Daba ?
Au contraire. Etant donné que nous avons les mêmes objectifs, à savoir amener les jeunes à s’impliquer en politique, surtout à l’horizon 2007, nous avons même décidé de travailler en partenariat. Au-delà du Parti travailliste, de 2007 Daba ou de toutes autre formation politique, ce sont les résultats qui comptent.


Al Adl Wal Ihsane. Imams en disgrâce

Ahmed Taoufiq a eu la main lourde. Trente-quatre imams ont été déchargés de leur fonction par le ministre des Habous pour “appartenance à une organisation clandestine”, Al Adl Wal Ihsane pour ne pas la citer. Dans cette purge, Béni Mellal tient le haut du pavé, puisque dans cette ville, onze imams ont dû remettre leur tablier. “Contrairement à ce qu’on croit, ce n’est plus Salé qui rassemble le plus de fidèles du Cheikh, la Jamaâ a fait des petits un peu partout et surtout dans des villes que le Makhzen a complètement oubliées”, rappelle un militant de la mouvance. Après le tour de vis à Béni Mellal, la chasse aux imams adlistes pourrait s’étendre à d’autres villes du royaume.


Code de la nationalité. Coup de frein

Des ONG de droits de l’homme ont protesté contre le retard que connaît l’adoption de la loi sur la nationalité, loi qui cale au Secrétariat général du gouvernement. “Le droit de la femme marocaine de transmettre sa nationalité a été prescrit dans la loi”, précise un cadre du ministère de la Justice. Soit. Mais le projet bute sur un détail : le cas des enfants issus d’une relation “illégitime” entre une Marocaine et un étranger, et qui ne pourront pas bénéficier de la nationalité (marocaine) de leur mère. Sans oublier un nouveau problème venu des Pays-Bas, qui ont saisi Rabat de la demande suivante : déchoir les Néerlandais d’origine marocaine… de leur nationalité marocaine. Il ne manquait plus que ça !


Canaries. Patera politique

L’affaire du naufrage au large des côtes sahariennes de 50 personnes, le 25 novembre dernier, continue de faire des vagues. Rappelez-vous, les 50 jeunes sahraouis portaient sur eux le drapeau sahraoui, ce qui a permis au Polisario de politiser l'affaire, présentant les jeunes harraga comme des activistes marocains fuyant la répression marocaine. Dans une récente conférence de presse, Khelli Henna Ould Errachid, président du Corcas, n'est pas allé par quatre chemins pour dénoncer ce “chantage pratiqué au nom de la cause indépendantiste”. L'astuce est désormais connue : une fois aux Canaries, les clandestins sahraouis revendiquent le statut de réfugié politique ou demandent leur rapatriement à Tindouf. Mais alors que Mohammed Abdelaziz a interpellé l'ONU et envoyé des lettres de condoléances aux familles, aucun officiel marocain ne s'est donné la peine d'assister aux obsèques des jeunes harraga. Encore une occasion ratée...



Adieu, Omar

Omar Chafik s’est éteint dimanche 3 décembre, à l’âge de 38 ans. Gestionnaire de profession et écrivain de cœur, il avait enchanté les lecteurs de TelQuel par ses chroniques acerbes, sous la signature engagée de “Maroc Kifah” (personnage en médaillon). Ce Maroc à l’endroit duquel il nourrissait des sentiments passionnels – à tel point qu’il l’avait quitté pour le Canada, mais sans jamais couper le contact. Un arrêt cardiaque a fauché Omar à la fleur de l’âge, au grand choc de sa famille et de ses amis, dont nous étions. Nos condoléances émues à son épouse, sa fille, et l’ensemble de sa famille. Omar, tu resteras éternellement dans nos pensées.


People. Laânigri VIP

Décidément, Hamidou Laânigri est comme un poisson dans l’eau quand il est question de soirées VIP. Après avoir été aperçu le mois dernier à Agadir dans les coulisses du concert pour la tolérance, le nouveau patron des forces auxiliaires a été vu cette fois-ci à Marrakech, lors d’une soirée privée chez le peintre Mahi Binebine, en marge du festival du cinéma. La soirée, aux couleurs musicales très “chaâbi”, a connu la présence de nombreuses autres célébrités. Et le général ? “Il n’a pas arrêté de discuter avec une journaliste française”, nous confie l’un des heureux invités. Des mémoires en vue, mon général ?


Elections. SOS vigilance

Qui a dit que la société civile était absente des débats d’actualité au Maroc ? Pas l’Instance nationale de protection des biens publics en tout cas. La (toute) jeune association compte mettre au point un “observatoire des élections” en janvier prochain. Cette instance aura pour objectif de détecter les foyers de corruption et de dilapidation et d’en informer les autorités. Question : que peut faire un observatoire de plus que le ministère de l’Intérieur, qui a dû utiliser des écoutes téléphoniques pour confondre les fraudeurs ? “Nos sources d’information sont les plaintes des citoyens et les articles de presse”, indique le président de l’instance, Tarek Sbai. Bon courage, les amis !


Années de plomb. Et maintenant, le documentaire

Après la fiction, le documentaire. Le cinéaste Fouad Souiba vient de terminer le tournage de “Mia derial (5 dirhams)”, un documentaire de 26 minutes consacré aux années de plomb. Tourné en 35 mm, le film, qui sera destiné au grand écran (une première), comporte une série de témoignages de rescapés dont, entre autres, les anciens de Tazmamart (Ahmed Marzouki). Le film comportera aussi des images des BD de Abdelaziz Mouride (“On affame bien les rats”). Dans sa lancée “politique”, le même Fouad Souiba devra enchaîner, ces jours-ci, avec le tournage d’un court-métrage à l’idée originale : l’histoire d’un prisonnier “seulement dans sa tête”, très influencé par la guerre au Liban, la musique de Marcel Khalifa et la poésie de Mahmoud Darwish. Le doc et le court devraient sortir en janvier 2007. Ça promet !



Humeur. Ma cagoule

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Le plus beau pays du monde a raté plusieurs révolutions, mais peut-être pas celle de la capote. Pas encore, en tout cas. Un ami pharmacien m’a dit ceci : “Certains viennent demander l’kabboutt (littéralement, le manteau). D’autres demandent Al-Azil Attibi, les plus carrés s’en tiennent au mot préservatif. Mais il y en a qui se contentent d’indiquer le paquet sans parler, d’autres encore qui ne demandent que le nom de la marque. Sans parler de celui qui se présente pour demander sans autre explication : donnez-moi un paquet de six !”. La discussion s’est prolongée, passionnante, presque émouvante, une douce rêverie automnale. Comment ne pas rêvasser, en effet, devant les remarques sur les “parfums” des capotes (“Quand un type jeune, cravaté, se présente, je me dis qu’il va exiger des capotes parfumées à la vanille !”), sur les vendeuses qui rougissent, sur le client qui parle vite, vite, avant que les regards ne se tournent vers lui, sur celle qui vient en prendre pour son copain en précisant que c’est pour son mari, sur celui qui repart sans attendre sa monnaie, ou encore l’autre qui tonne : “Vous n’avez que des paquets de trois ? Moi, il m’en faut six au moins !”. La chaussette, le boudin, la chose, la cagoule comme vient de le chanter Michael Youn (je cite le Youn parce que je ne connais pas de rappeur marocain, ou arabe, qui ait osé jouer avec les déclinaisons possibles du précieux bout de latex), a définitivement intégré notre espace mental. Je m’en réjouis. La cagoule, au moins, pimente nos échanges quotidiens. Et j’avoue que, moi aussi, quand un type, au café du coin, bluffe son monde avec un “moi, j’en mets toujours deux de peur que la première ne pète”, je rougis. Eh oui.



VITES !

La pétition pour la “vérité sur le sort de Houcine Manouzi” a déjà rassemblé 7200 signatures. Autre bonne nouvelle (pour la famille du célèbre disparu) : la gendarmerie aurait donné son accord de principe pour “aider à la recherche de la vérité”, selon une source qui suit le dossier. Croisons les doigts.


Le PJD devrait éditer un quotidien au nom du parti, en janvier prochain, selon l’un des dirigeants du parti. Le journal sera basé à Rabat et aura pour directeur Hassan Ouikhf, un quadra qui fait partie du conseil national du parti. Le titre de la nouvelle publication n’a pas encore été annoncé.


La Chambre nationale des notaires vient de renouveler ses instances dirigeantes, portant Amin Fayçal Benjelloun à sa présidence. Il ne reste plus qu’à réactualiser le dahir régissant la profession, dont l’un des articles stipule que pour être notaire au Maroc, il faut être… Français ! Normal, le dahir remonte à 1925.
 
 
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