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Chef de rubrique Abdeslam Kadiri
La semaine Monde
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Les pertes américaines en Irak
ne cessent daugmenter.
(AFP)
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États-Unis. Le rapport électrochoc
Et lAmérique se réveilla
Le rapport du Groupe détudes sur lIrak remis par James Baker à George W. Bush met le président au pied du mur. Mardi déjà, Robert Gates, le secrétaire à la Défense, a reconnu que les Etats-Unis nétaient pas en train de gagner la guerre. Bush a promis détudier sérieusement le rapport Baker. Le document, qui contient 79 recommandations, va droit au but : il vise 2008 comme date de retrait des troupes américaines dIrak et appelle ladministration Bush à une offensive diplomatique.
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La commission Baker estime que la situation en Irak se détériore et que bientôt un glissement vers le chaos pourrait entraîner leffondrement du gouvernement irakien et une catastrophe humanitaire.
Selon létude, la mission principale des forces armées américaines devrait évoluer vers un soutien apporté à larmée irakienne, qui devrait prendre en charge les opérations de combat. Le nombre dinstructeurs pourrait passer de 3000 à 20 000 militaires, sans que cela implique une augmentation du contingent US. Le rapport, purement consultatif, conseille aussi au président de menacer le gouvernement irakien de lui retirer le soutien politique, militaire et économique des Etats-Unis, sil ne fait pas des progrès substantiels en matière de sécurité et de réconciliation nationales.
Réaliste, Baker avoue quil ny a pas de formule magique pour sortir de ce bourbier. Au niveau régional, son groupe détudes préconise des discussions avec Téhéran et Damas pour stabiliser lIrak. La commission estime également que la situation en Irak ne pourra pas saméliorer si les Etats-Unis ne soccupent pas directement du conflit israélo-palestinien et de linstabilité régionale.
Le Congrès américain, dominé par les démocrates, entend sappuyer sur le rapport Baker pour exiger de Bush des changements réels en Irak. Cest une évaluation sévère de la situation, a dit le président. Ce rapport contient des propositions très intéressantes mais nous ne serons pas daccord avec chaque idée, a-t-il prévenu, en demandant à son administration de plancher sur une étude similaire. La bataille des rapports ne fait que commencer. |
Venezuela. Chavez et les pétrodollars réélus
Réélu triomphalement président pour six ans, Hugo Chavez a renforcé son image de champion de la gauche latino-américaine en promettant détendre sa révolution socialiste au grand dam de Washington, ce diable qui prétend dominer le monde.
Chavez, au pouvoir depuis 1999, a profité dune croissance économique florissante pour être réélu avec 61% des voix contre 33 % à son challenger de droite, Manuel Rosales. Selon les experts, la réélection de Chavez doit plus à ses programmes sociaux et ses recettes pétrolières quà ses thèses révolutionnaires. Les couches les plus modestes de la population attendent que le régime poursuive ses missions dans les quartiers défavorisés des villes. Huit Vénézueliens sur dix rejettent le régime cubain de Fidel Castro, père spirituel de Chavez. Daprès Vicente Leon, un analyste politique : Le régime prend le risque de se fissurer sil persiste à croire que le peuple soutient le socialisme. |
RD Congo. Joseph Kabila investi président
Linvestiture de Joseph Kabila, désigné à la tête de la République démocratique du Congo (RDC) marque un tournant dans lhistoire de ce pays déchiré par un conflit meurtrier de 1998 à 2003. Désigné à la tête de lEtat en 2001, Joseph Kabila a été cette fois élu au suffrage universel avec 58 % des suffrages lors des premières élections libres du pays.
Il a promis de défendre la Constitution et de ne se laisser guider que par lintérêt général. Il a sonné la fin de la récréation pour que le peuple puisse se mettre au travail. Kabila devra gagner la confiance des bailleurs de fonds alors que la RDC a une dette multilatérale de 10 milliards deuros. Kabila a fait de la santé, de léducation, de laccès à leau et à lélectricité et de la construction des routes ses cinq chantiers prioritaires. |
Liban. Le bras de fer continue
Lopposition libanaise pro-syrienne, emmenée par le Hezbollah, ne désarme pas. Elle a appelé mercredi les Libanais à une manifestation dimanche à Beyrouth dans le but de faire tomber le gouvernement antisyrien de Fouad Siniora. Au cur des dissensions, il y a la création du tribunal international chargé de juger les assassins de lex-Premier ministre libanais, Rafic Hariri, où la syrie est pointée du doigt.
Le Président du Parlement, Nabih Berri, a lancé un appel au calme. Quant au chef de lopposition chrétienne, Michel Aoun, il a promis une escalade de la pression populaire en cas dabsence dun gouvernement dunion. Léglise maronite a, elle, proposé un scénario englobant une élection présidentielle anticipée, un gouvernement dentente et la création du tribunal. |
Echecs. La machine plus forte que lhomme
Le logiciel allemand Deep Fritz, meilleur programme déchecs actuel, a battu mardi à Bonn le champion du monde russe, Vladimir Kramnik, sur le score de 4-2. Loin dêtre ridicule, Kramnik empoche néanmoins la somme de 500 000 dollars. Le défi semblait périlleux pour Kramnik, 31 ans, qui navait pas fait mieux que le nul, en 2002, au Bahreïn, contre la machine. De son propre aveu, lactuel Deep Fritz est deux fois plus rapide que celui de 2002. Le logiciel peut calculer huit millions de positions par seconde. Le monstre fait constamment lobjet daméliorations, mais je crois que je peux encore lutter contre cet adversaire incroyablement fort, avait affirmé Kramnik. |
Fidji. Encore un coup dÉtat
Larmée des Fidji a assis mercredi son pouvoir sur ce petit archipel du Pacifique Sud, au lendemain dun coup dEtat sans effusion de sang, condamné à travers le monde : le Parlement a été dissous, des responsables limogés, létat durgence décrété et des opposants interpellés. Laisena Qarase (Premier ministre démis) et ses copains ne reviendront pas, a lancé le chef de larmée Voreqe Bainimarama, auteur mardi du quatrième putsch quont connu les Fidji en moins de vingt ans.
Le contre-amiral a indiqué avoir suspendu certaines clauses de la Constitution et sêtre arrogé le rôle de chef de lEtat, en remplacement de lactuel président Ratu Josepha Iloilo. Le militaire a dénoncé la corruption qui gangrène le pays et a justifié le coup dEtat par la nécessité de renouer des relations raciales de plus en plus distendues (entre la minorité indienne et la majorité de souche indigène) dans notre pays multiculturel. |
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Lu pour vous. [FRANCE]
Les stratèges
Pierre Marcelle, Libération, le 4 décembre
Pas de doute, là
à capitaliser ainsi lénervement que sa personne autant que son programme suscite chez ses adversaires, cest dès le premier tour du scrutin présidentiel que Ségolène Royal finira par imposer lune et lautre...
Un pas en avant, puis deux pas en arrière et trois pas en avant, les contretemps de cette somptueuse danse du scalp pourraient bien faire dans le camp UMP des dégâts équivalents, ainsi que létablit le petit aperçu quelle en donnait à Beyrouth, aux marges dune polémique suscitée par les propos du député Hezbollah Ali Amar. Sans entendre la mise au point que légérie socialiste venait de faire à propos dIsraël, de nazisme et d entité sioniste, la droite sarkozyste bavait déjà à la perspective dun misérable procès dintention où Royal devrait répondre de son antisémitisme suggéré... Elle, cependant, confirmait que la politique de Bush en Irak constitue bien une catastrophe, quand un porteur de micro lui posa cette question imbécile, mais dune vicieuse candeur même si le Hezbollah le dit ?. Si jétais communicant à lUMP, je méditerais sur lexemplaire indigence de cette pseudo-relance ; je déposerais le joint encore fumant qui, de loxymore rupture tranquille, fit lincompréhensible slogan de campagne dun Sarkozy un peu plus déstabilisé ; et je minterrogerais sur le bien-fondé dune stratégie consistant à jeter sous les semelles de Ségolène Royal des peaux de banane. |
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VITE !
Moscou bloque Scotland Yard dans lenquête sur lempoisonnement de lex-agent russe Alexandre Litvinenko. Tous les témoins (Lougovoï, Trepachkine) quont souhaité voir les limiers britanniques sont soit en prison, ou onr été intimidés par les autorités russes. |
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