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Pages coordonnées par Hassan Hamdani
La semaine Culture
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Le cinéma Rif, siège de la
Cinémathèque de Tanger.
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Tanger. Cinéma paradiso
Amis cinéphiles, vous nêtes plus des sans-abri ! Après des mois dattente dans la poussière des travaux au Grand Socco, la Cinémathèque de Tanger a ouvert mercredi ses portes au public. Ce projet-phare de la renaissance de la ville cosmopolite ne dépoussière pas seulement les sièges du cinéma Rif, mais des années de vivacité culturelle enfouies sous un parfum de décadence. Du coup, les promesses sont nombreuses, mais léquipe de la photographe et écrivain tangéroise Yto Barrada est fin prête à les tenir. Déjà, une poignée dapprentis réalisateurs marocains sont réunis à la |
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| cinémathèque depuis une semaine, pour un atelier documentaire inédit sous légide du prestigieux Documentary Filmmakers Group de Londres (prochaine session au printemps 2007), ville à laquelle lassociation avait déjà confié une partie de ses archives pour une récente expo sur le cinéma et la vidéo arabes. Dès le 30 décembre, se tiendra la première séance du ciné-club (6-12 ans) pour enfants La Lanterne Magique, inaugurant un rendez-vous mensuel à lesprit pédagogique (comédien initiant les gamins au film et au cinéma via un spectacle
) et démocratique (50 DH labonnement annuel). À venir aussi, une rétrospective du cinéma syrien et la projection des films de la Biennale dart contemporain de Séville, en plus des dimanches documentaires (Agnès Varda, Peter Watkins, Nicolas Philibert
), des avant-premières et des face-à-face de professionnels. Tout ça, pour pas cher : de 15 à 30 DH la séance
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Sortie. Déjà vu ? à voir quand même
Le producteur Jerry Bruckheimer et le réalisateur Tony Scott ont-ils décidé de vieillir ensemble ? Entamée au début des années 80, avec Top Gun, leur histoire damour se confirme avec Déjà vu, Denzel Washington faisant office de témoin de leurs vux de fidélité. Lacteur y campe un agent gouvernemental débauché par une nouvelle cellule du FBI, ayant accès à un appareil top secret permettant douvrir une fenêtre sur le temps. ça démarre par un attentat gigantesque sur un ferry-boat de la Nouvelle Orléans, conférant aux premières minutes du film une impression de
déjà vu, justement. Mais, très vite Tony Scott quitte le confort de lhistoire au déroulé classique, pour plonger Denzel Washington dans la confusion des sentiments. Denzel traîne sa carcasse lasse de Sherlock Holmes neurasthénique, tombé amoureux dune inconnue morte dans lattentat, se voyant offrir grâce à la machine à remonter le temps la chance de la sauver. Et de lui faire plein de beaux enfants.
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Djing. Paris-Hilton-Rabat
Lhéritière de lempire des hôtels Hilton, Paris de son petit nom, devrait poser son délicat popotin à Rabat en février 2007. Invitée par lassociation Ruban rouge, spécialisée dans la lutte anti-sida version people, limpudique archi-millionnaire, pain bénit des tabloïds et icône de la real TV glamour, devrait suivre le parcours traditionnel organisé par Ruban Rouge. À savoir, un test VIH à lassociation Opals à Youssoufia près de Rabat, puis quelques séances photo pour la postérité. Et en fin de ligne droite, poser ses platines au Platinium de Rabat, histoire doccuper ses dix petits doigts par des activités plus artistiques quà laccoutumée. |
B.O La vague de (lautre) Sophia
Voix chaude pour grands frissons. Narjiss Nejjar ne sy est pas trompée, en écoutant par hasard dans sa voiture la puissante et voluptueuse alchimie (signée Sophia Charaï) de chants arabes, rythmes flamenco, complaintes tziganes et cadences brésiliennes sur fond de notes de jazz. Mon Dieu, mais cest mon film !, sest alors exclamée la réalisatrice qui, le tournage de Wake up Morocco fini, découvrait la désarmante ressemblance - une blessure, une mélancolie - entre son long-métrage et la musique de Sophia Charaï, au point que le montage en découle partiellement. Marocaine et nourrie aux sons du monde entier, portée par les accords du guitariste-compositeur Mathias Duplessis, auteure dun album, Mouja - vague en arabe (label Mélodie, 2004) - au nom déjà évocateur de lécume de Sidi Abderrahmane, Sophia Charaï est produite par la boîte parisienne Accentonic Production, aux côtés de Warsaw Village Band ou encore El Hadj NDiaye.
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Jean Michel Jarre. Blowin in the wind
Le concert de Jean Michel Jarre, prévu dans les dunes de Merzouga, ce samedi, a tourné à la guerre contre les éléments. Les rafales de vents qui ont frappé la région ont contraint les organisateurs à démonter les 9 écrans géants de 14 mètres de haut sur 7 mètres de large. Puis à les remonter, une fois le vent calmé. Pendant la semaine, quelques-uns des 22 camions transportant le matériel de la super star du synthé étaient bloqués par la neige. On surveille la météo, heure par heure, pour éviter toute mauvaise surprise de dernière minute, explique Neïla Tazi, de A3 Communication, agence responsable de lorganisation. Car il ne sagit pas de voir le globe de 10 mètres de diamètre, suspendu au dessus de la scène, prendre la poudre descampette vers les cieux algériens. Pendant ce temps, Jean Michel Jarre, imperturbable, tourne sur le site la nuit, veillant au moindre détail en perfectionniste obsessionnel quil est. Et le jour, il va faire risette à sa compagne, lactrice Anne Parillaud, arrivée à Merzouga courant de la semaine. Beau temps annoncé pour samedi. |
Expo. La chair à nu
A quelques jours de louverture de lexposition Le corps dans tous ses états, le plasticien Saïd Bouftass apportait encore les dernières retouches à lun de ses tableaux, qui viendront orner des cimaises inattendues
celles de la Faculté de médecine de Casablanca. Ces écorchés, entre art et médecine, dixit Bouftass, serviront de toile de fond au colloque autour de la perception du corps. Parmi les intervenants, deux professeurs danatomie, la psychiatre Ghita El Khyat, une ex-sportive de haut niveau, Nawal El Moutawakil, un chorégraphe ainsi quun plasticien. Tous sont réunis pour se pencher et échanger sur ce grand absent de la culture musulmane, souligne lartiste, une enveloppe charnelle éludée à son corps défendant. Colloque le 15 et 16 décembre à la Faculté de médecine de Casablanca.
Exposition jusquau 31 décembre, même lieu.
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Mghrib Music Awards. Aux urnes, les djeuns !
À partir du 25 décembre, les internautes pourront voter pour leurs jeunes artistes marocains préférés au titre de lannée 2006. Sur le site www.mghribmusicawards.ma, ils auront le loisir de désigner les albums, titres et clips qui les ont le plus marqués cette année, ainsi que leurs groupes favoris dans les catégories Rap - Hip Hop, Rock - Metal et Fusion. Une trentaine de groupes sont en lice dans cette compétition organisée par le Webzine Nextline et lassociation Rbati Envol, en partenariat avec Hit Radio. Parmi les nominés, on retrouve les gagnants du Boulevard et Génération Mawazine 2006, ainsi que des artistes tels que Bigg, Amarg Fusion, Barry ou encore Zanka Flow. Les votes resteront ouverts six semaines, et les résultats seront rendus publics au lendemain de la cérémonie de remise des prix, prévue pour fin Février. |
Cinema. On a failli circoncire Tabite
Inspiré du scandale sexuel impliquant le fameux commissaire Tabit qui avait défrayé la chronique au détour des années 90, Tabite or not Tabite, le dernier film de Nabyl Lahlou fait des vagues avant même son hypothétique sortie en salle. Mardi dernier, la famille Tabit a déposé une plainte pour interdire lavant-première du film. Convoqué le lendemain au tribunal de Rabat, le réalisateur a plaidé sa cause lui-même, argumentant sur le droit à la création et le devoir de faire des films sur cette époque trouble où les abus de pouvoir étaient le lot quotidien des Marocains. La faconde légendaire de Nabyl Lahlou a dû convaincre Madame la juge puisque lavant-première sest finalement tenue au théâtre Mohammed V de Rabat, mercredi dernier. |
Théâtre. Arnteklf Godot
Cent ans après la naissance de Samuel Beckett, lInstitut français dAgadir tenait pour la première fois, mercredi 13 décembre, En attendant Godot en tamazight, grâce à linitiative du poète et traducteur Mohamed Ouagrar, et la mise en scène de Mustapha Houmir. Loccasion pour lIF de mettre en lumière des artistes éloignés des projecteurs, via son cycle Au sud de la création, qui a déjà produit six projets depuis 2005, dont un concert de Amarg Fusion en juin. Si cette pièce mythique et controversée, créée à Paris en 1953, dit lillusion du bonheur et labsurdité de lexistence, souhaitons avec plus doptimisme à léquipe de pouvoir faire circuler ce projet ambitieux
et dattendre Godot encore longtemps. |
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Le livre.
Leur destinée, leur drame, leur humiliation, on les devine enfin, catharsis actuelle oblige qui dit enfin les noms de ces soldats embarqués pour des guerres qui nétaient pas les leurs et mutilés de la mémoire coloniale. Mais cet ouvrage nest certainement pas de trop. Incisifs, intimistes et poignants, ses textes courts racontent moins lHistoire que des histoires, sublimées par des photos dun noir et blanc rendant leur dignité aux rides des mains, aux silhouettes pliées, aux regards usés ou instants complices dans la solitude solidaire des foyers. On aime aussi les chants qui, plantés au cur des pages, disent la saga militaire et humaine de ces héros bientôt perdus.
Michel Séonnet et Olivier Pasquiers, Oubliés de guerre, Creaphis.
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Humeur.
Bouffon du roi
Il y a deux Jamel Debbouze. Le Jamel bleu blanc rouge, petit gars de banlieue qui, grâce à son talent prodigieux, sest retrouvé un jour assis à côté de Jacques Chirac, lors dune projection dIndigènes, à raconter dans le creux de loreille du grand Jacquot la dernière blague de son invention. Et puis il y a le Jamel rouge et vert, moins République française, ayant pris attache avec nos chères institutions, claironnant des Allah-Al Watan-Al Malik dans les dîners officiels de Marrakech, ne revendiquant plus ni liberté, ni égalité, ni fraternité. Connu pour avoir la langue bien pendue, le comique subit une mutation génétique une fois franchi le détroit de Gilbraltar, pénétrant de plain-pied dans ce quil semble considérer comme blad siba, signant à droite et à gauche des contrats publics et très juteux, frappé dun mutisme soudain sur les grands écarts sociaux marocains. Membre du jury du Festival du cinéma de Marrakech, il ne prend pas la peine de régler son réveil pour assister aux projections matinales, sessouffle à faire le pitre pour rattraper le coup, ne dupant que lui-même. Il fallait le voir le jour de la remise des prix, surpris dapprendre quil y avait un film roumain en compétition, découvrant, éberlué, le talent de lacteur allemand qui a remporté le prix dinterprétation. On en regrettait presque Bziz. Wa baz ! |
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Marockulture
Marock Mag, c'est plus que de la musique ! Quatre ans après ses débuts, le portail metal, aux 200 000 pages consultées par mois, étend sa révolution noire et rouge avec 5 nouvelles rubriques, dont Art&Contre-culture, Your screen, Sexualité et High Tekulture. Quick, click ! www.marockmag.com
Le blé en herbe
Les Cris de jeunes filles des hirondelles se feront entendre à Tanger dès lété prochain. Ce neuvième long-métrage de Moumen Smihi, doté de 2,1 millions de dirhams davances sur recettes par le fonds daide du CCM, parlera dadolescence et didentité sexuelle dans la ville cosmopolite de 1958.
Message on a bottle
Le fusionneur Tarik Batma et le rappeur Jo, ex de Mafia C, mixent à lheure actuelle un single commun, Le drapeau blanc, un message contre la haine, la guerre et la pauvreté. Devrait suivre dès la semaine prochaine, le clip tourné par le désormais spécialiste du genre : Dj Key |
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