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Enquête. Les Marocains de Guantanamo
Maroc/Algérie. Chronique d'une déculottée
Politique. "Le Palais joue à quitte ou double"
Reportage. Qui part à la chasse...
Iran. Feu sur Israël !
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Cinéma. What a wonderful film
Animation. Bienvenue dans la 3ème dimension
N° 252
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Chef de rubrique Abdeslam Kadiri

La semaine Monde

Ehud Olmert
(AFP)

Israël. La gaffe nucléaire d’Olmert

Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a lâché une bombe. Il a reconnu implicitement qu’Israël disposait de l’arme nucléaire. Lundi, sur la chaîne allemande N24, il a souligné que l’accès à l’arme nucléaire était différent selon les pays : “Pouvez-vous dire qu’il s’agit du même niveau de menace (que l’Iran) lorsqu’il s’agit des Etats-Unis, de la France, de la Russie et d’Israël ?”. En incluant Israël dans la liste, Olmert a éventé un secret… de polichinelle. En fait, l’Etat hébreu dispose de l’arme nucléaire depuis 1967 mais, sur recommandation des Etats-Unis, refuse de le reconnaître publiquement et cultive
l’ambiguïté. L’Union européenne demande “plus d’explications” à Olmert sur ce lapsus volontaire ou involontaire, Washington prend ses distances et Olmert est vivement critiqué dans son pays, y compris dans ses propres rangs. Il a tenté de se rattrapper dare-dare en disant qu’ “Israël ne serait pas le premier pays à introduire l’arme nucléaire dans la région. C’était notre position, c’est notre position, ce sera notre position”. Rien n’y fait.

Certains experts croient que ce lapsus est volontaire et qu’il permet ainsi à Olmert de rassurer la population d’Israël et de lui faire sentir qu’elle est protégée. D’autant plus que l’opinion israélienne est affectée depuis les revers subis par Tsahal cet été dans le Liban-Sud face au Hezbollah. La petite phrase d’Olmert arrive à point nommé et fait pendant aux menaces du Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad.

Israël a débuté son programme nucléaire en 1954 avec la coopération étroite de la France. Mais cette coopération a cessé en 1961-1963 avec le retour du Général De Gaulle au pouvoir. Les Etats-Unis prirent le relais des Français au milieu des années 1960, tout en demandant à Israël de garder cette collaboration secrète. En 1967, juste avant la Guerre des Six Jours, les premières armes nucléaires devenaient opérationnelles. La coopération se poursuit avec l’Afrique du Sud et un test dans l’Océan indien en 1979. Non-signataire du Traité de non-prolifération nucléaire, Israël est à l’abri des inspectateurs de l’AIEA. Aujourd’hui, Tsahal détiendrait entre 100 et 200 têtes nucléaires.


Iran. Une conférence entre amis

Après le dessin primé sur la Shoah, voici la conférence révisionniste entre amis... Jusqu’où cette surenchère nauséabonde ira-t-elle ? La conférence de Téhéran, qui s’est achevée mardi, a été décriée partout dans le monde. Elle a largement donné la parole à des révisionnistes occidentaux, comme l’Australien Frederick Toeben ou le Français Robert Faurisson, qui nient la réalité du génocide juif pendant la Seconde guerre mondiale. D’après Téhéran, il ne s’agissait pas d’approuver ou de nier l’holocauste, mais juste de créer un débat...
Le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad a reçu en personne les intervenants. “C’est une stratégie habile de délégitimation de l’existence d’Israël, qui se veut radicalement antisioniste mais pas empreinte d’un antisémitisme radical. Ce qui explique la présence de rabbins antisionistes”, explique le chercheur Bruno Tertrais.


Chili. Honneurs militaires pour Pinochet

Les funérailles du général Augusto Pinochet, décédé dimanche dernier, à 91 ans, ont opposé sympathisants et opposants du dictateur. La dépouille mortelle de Pinochet a été incinérée dans la ville côtière de Concon. En guise de funérailles, le général a reçu les honneurs militaires, en présence de sa famille et de la ministre de la Défense, copieusement sifflée. La présidente socialiste Michelle Bachelet a en revanche refusé d’organiser des funérailles nationales prévues pour les anciens chefs d’Etat. Bachelet a elle-même été détenue en 1975 dans les centres de torture de la Dina. Dictateur mis en place par les Etats-Unis, Pinochet avait renversé Salvador Allende en 1973 pour diriger le pays d’une main de fer pendant 17 ans, jusqu’en 1990.


Ethiopie. Mengistu, coupable de génocide

L’Ethiopie solde ses comptes. L’ex-dictateur marxiste, Mengistu Hailé Mariam, a été reconnu, mardi, coupable de génocide pendant la “Terreur rouge” (1977-1978) par la Haute cour fédérale d’Ethiopie. La sentence finale de ce procès-fleuve pourrait être prononcée le 28 décembre.
Le colonel Mengistu, qui vit en exil au Zimbabwe depuis que son régime a été renversé en 1991, était présenté comme l’accusé n°1. Trente-cinq autres prévenus sont aussi accusés d’avoir participé à cette répression sanglante qui a fait quelque 100 000 morts et disparus. Les responsables du régime du “Négus Rouge” sont notamment inculpés pour les assassinats de l’Empereur Hailé Sélassié, “génocide, homicide, emprisonnement abusif, torture, et confiscation de biens”.


Angleterre. Sur les traces de Jack L’Eventreur

Dans la plus pure tradition criminelle britannique, le meurtre de cinq prostituées dans la région d’Ipswich, un port à l’est de l’Angleterre, ravive le souvenir de “Jack l’Eventreur”, qui en avait assassiné cinq en 1888, sans jamais avoir été arrêté. En huit jours, la police du Suffolk a découvert cinq corps de prostituées dans la même région. Trois d’entre elles ont été assassinées, sans avoir été victimes d’agression sexuelle. “L’hypothèse du tueur en série n’est pas écartée”, ont commenté des sources policières. Un riche homme d’affaires d’Ipswich a proposé 50 000 livres (74 000 euros) à quiconque fournirait des infos permettant de capturer le ou les tueurs.


ONU. Les critiques de Kofi Annan

Fier, intègre, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a fortement critiqué les Etats-Unis, mardi, dans son dernier discours à Independence (Missouri) avant son départ des Nations-Unies, le 31 décembre. Les Etats-Unis, “à l’avant-garde du mouvement des droits de l’homme”, ne peuvent prétendre y rester, “que si l’Amérique reste fidèle à ses principes, même dans la lutte contre le terrorisme”, a-t-il dit, s’attirant les foudres des conservateurs.
Rien ne laissait présager, il y a dix ans, que le diplomate ghanéen bouclerait ses deux mandats en taclant ainsi Washington. Les Etats-Unis avaient favorisé son élection, le jugeant docile, pour remplacer Boutros Boutros Ghali, alors en conflit avec la secrétaire d’Etat Madeleine Albright. Les relations entre Washington et Annan se sont gâtées avec l’invasion irakienne. Avec la démission de John Bolton, l’arrivée de Ban Ki-Moon, Washington n’a plus les mains libres.



Lu pour vous. [ALGÉRIE]
Zidane au pays de Hdidwane

Amari Chawki, El Watan, 13 décembre

Il est arrivé. L’homme à la tête de fer et aux jambes en or, l’Algérien le plus célèbre au monde après Bouteflika est arrivé dans son pays d’origine, qu’il n’avait plus revu depuis l’âge de 15 ans, soit depuis la fameuse réforme sportive des années 80, celle du Mouloudia pétrolier d’Alger. Affable et souriant, Zinédine Zidane, l’homme au double Z, arrivé dans un avion spécial de la présidence algérienne, a été accueilli comme un héros par la population, civile et militaire, jeune et vieille, poussant nationalistes et mondialistes ainsi que la classe politique, toutes tendances confondues, dans l’unicité et la ferveur, le GSPC lui-même n’ayant pas osé le toucher, décrétant une trêve pour l’événement. Comme prévu par son agenda, Z.Z. a inauguré, comme un chef d’Etat, plusieurs projets et a été reçu le soir par le chef d’Etat, malgré le récent discours de ce dernier, fustigeant les détenteurs de la double nationalité et les sommant d’en choisir une (...) L’effet Zidane a fonctionné, tout le monde aura oublié l’attentat d’il y a quelques jours, peut-être le plus spectaculaire de l’année, et personne n’aura remarqué Zapatero, peut-être le dirigeant européen le plus actif. Dans cinq jours, Zinédine Zidane rentrera chez lui et les Algériens retourneront à leur quotidien. En plus, ils ne pourront même pas voir Zidane sur TPS. À quand un don de Zizou pour le décryptage total et national des chaînes françaises ?



VITE !

Les islamistes somaliens ont averti qu’ils accordaient un délai d’une semaine aux Ethiopiens déployés, selon eux, aux côtés du gouvernement de transition pour évacuer la Somalie. Faute de quoi des attaques à grande échelle pourraient avoir lieu.

 
 
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