Un effrayant malentendu
Rétrospective 2006. Les temps forts
Ahmed Ghazali. Confessions d'un sage cathodique
Société. Réveillon à la marocaine
Débat. Et si on légalisait le cannabis ?
Reportage. À la conquête du Toubkal
Moumen Diouri. "Le Maroc a connu quinze complots entre 1957 et 1995"
France. Le jackpot du label "halal"
Étude exclusive. 86% des MRE veulent rentrer !
Reportage. De sons et de lumières
N° 253-254
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Messieurs les hommes…

Je tiens à vous féliciter pour votre dossier du n°251, “Où finit la drague, où commence le harcèlement ?”. Drôles de manière en effet qu’ont les Marocains d’affirmer leur virilité. Pauvres hommes qui sont entourés (pardon étouffés) par des femmes débridées, mal élevées et allumeuses !!! En tant que femme marocaine, je tiens à leur dire que les excuses qu'ils avancent pour expliquer leurs comportements, pour le moins ignobles, sont un aveu de leur incapacité à maîtriser leurs pulsions les plus primitives. Et ceci porte un coup plus grave à leur virilité que les fins de non recevoir des femmes à leurs tentatives de drague. Enfin, il est vrai que je me sens plus à l'aise dans la rue depuis que je vis en France.

Fatima Anouar, Paris.



L’islam manipulé

Dans vos divers articles et éditoriaux, je sens que vous rapportez une image plus ou moins négative de l’islam. Je ne vous accuse nullement d’avoir quelque grief que ce soit contre l’islam. N’imaginez pas que je sois un “barbu” ou un fanatique. Je suis un simple citoyen qui vit avec cette religion, qui essaye de la pratiquer correctement et d’en démontrer l’essence bonne et progressiste. Il est vrai aussi que certaines personnes, que vous décrivez, donnent une très mauvaise image de leur religion, tellement elles l’utilisent pour d’autres objectifs. D’un autre côté, il est connu que la loi marocaine, quand elle se base sur des préceptes religieux, est complément déphasée par rapport à la réalité. Le cas flagrant est celui de la consommation d’alcool qui dénote d’une hypocrisie sans pareille. Quoi qu’il en soit, l’islam, comme vous l’avez affirmé, est une religion de conviction et non de conviction forcée. Effectivement, ce principe a toujours été prôné par l’islam. L’accent doit être mis dans ce cas sur la bêtise humaine qui a abouti à ce genre de pratique.

Karim Ibnousoufiane, Casablanca.



Sondage interdit

Bravo pour l'édito de TelQuel n° 252 sur les sondages interdits. Sacré ton et sacrée argumentation. Je me permets pourtant de souligner un petit oubli : le plus grave dans cette histoire est que le gouvernement, ou plutôt les sécuritaires du Makhzen, veulent à tout prix faire des sondages un terrain exclusif. Le projet de loi est clair : il vise à interdire la pratique du sondage aux Marocains, mais pas à l'Etat. La nuance est grande. Je me rappelle qu'en 1998, le ministère de l'Intérieur avait ordonné un sondage sur la popularité du roi et sur le degré d'adhésion des Marocains au style de gestion de la fin de l'ère Hassan II. Il a confié cette mission à un cabinet étranger (bien évidemment) et tout laisse croire que cette pratique reste de mise. Les faucons de Rabat ne sont pas idiots, ils gèrent à travers des études et des informations collectées sur le terrain, mais ne veulent pas que le reste des Marocains en fassent autant. Surtout pas des indépendants qui pourraient, éventuellement, publier les conclusions des consultations d'opinions sans l'aval de l'Intérieur. Moralité : à part l'entourage du roi et les béni-oui-oui du gouvernement, les Marocains doivent rester sous tutelle.

Larbi Bouhlal, Rabat.

 
 
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