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Et les impôts locaux ?
Lecteur assidu de votre hebdomadaire, je tiens à vous féliciter pour les sujets intéressants que vous publiez dans chaque numéro. Le dossier intitulé Les entrailles du fisc a abordé lun des thèmes les plus importants pour les citoyens. Pour la simple raison que le pauvre contribuable paie sans rechigner ses impôts, sans remarquer de véritables changements dans les infrastructures de base ou dans lévolution du pays. Larticle a également montré que le pauvre sacquitte de ses impôts, alors que le nanti a plusieurs moyens dy échapper, ou au moins de réduire sa facture.
Pour autant, si le dossier a brossé un tableau exhaustif des principaux impôts (TVA, IR et IS), il a malheureusement ignoré un autre volet très important, celui de la fiscalité locale. Cette fiscalité comporte non seulement des taxes et des redevances vides de sens et difficiles à recouvrer, mais aussi des textes équivoques, ce qui laisse le champ ouvert à diverses interprétations.
Peut-être que la tant attendue réforme fiscale va sattaquer à cet épineux problème.
Mohammed El Mimouni, Tétouan.
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Les sondages, chasse gardée ?
Bravo pour l'édito du numéro 252 de TelQuel. Sacré ton et sacrée argumentation. Le plus grave dans cette histoire, cest que le gouvernement, ou plutôt les sécuritaires du Makhzen, veulent à tout prix faire des sondages un terrain exclusif. Le projet de loi est clair, il vise à interdire la pratique du sondage aux Marocains, mais pas à l'Etat. La nuance est grande. Je me rappelle qu'en 1998, le ministère de l'Intérieur avait commandé un sondage sur la popularité du roi et sur le degré d'adhésion des Marocains au style de gestion de la fin de l'ère Hassan II. Cette mission a été confiée, on sen doute, à un cabinet étranger. Et tout laisse croire que cette pratique reste de mise. Les faucons de Rabat ne sont pas bêtes. Ils gèrent à travers des études et des informations collectées à partir du terrain, mais ne veulent pas que le reste du pays puisse en faire autant, surtout pas des indépendants qui pourraient, éventuellement, publier des conclusions dérangeantes. Moralité : à part l'entourage du roi et les béni-oui-oui du gouvernement, les Marocains doivent rester sous tutelle.
Larbi Bouhlal, Casablanca.
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Une loi pour les sondages ?
Suite a la lecture de l'édito de M. Benchemsi (TelQuel n° 252), j'ai pris connaissance du projet de loi interdisant les sondages d'opinion qui portent atteinte à
je ne sais quoi. Que nos autorités veuillent légiférer et présenter des lois pour réguler la vie en société, cest une bonne chose. Mais ce qui me dérange en tant que citoyen, c'est l'ambiguité de cette loi et son atteinte à ma liberté d'expression. Cela risque d'être un vrai recul démocratique, le pire de la fameuse nouvelle ère.
M. Benchemsi garantit que nos députés n'oseront pas s'opposer à ce texte. C'est malheureux, mais il y a de fortes chances quil ait raison. Je fais partie d'une génération qui pourra, pour la première fois, élire ses députés en 2007. Et si cette loi passe, je naurai aucune raison de le faire. Alors, messieurs les candidats aux élections, au lieu de nous promettre monts et merveilles, comme à chaque période électorale, vous avez à travers ce projet un champ de bataille où vous pouvez prouver votre bonne foi et ouvrir un véritable débat politique. Si cela arrive, alors M. Benchemsi aura eu tort de vous discréditer. Et moi, comme des millions de jeunes de ma génération, pourrons alors découvrir le chemin des bureaux de vote.
Hamza El Amrani, Beauvais, France.
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