Affaire Nichane. Compréhension et solidarité
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est




Affaire Nichane. Compréhension et solidarité


Un accident, rien d'autre !


Quelle histoire ! Quel malentendu ! Quel gâchis, surtout ! Le magazine arabophone Nichane était bien, même très bien lancé dans le marché de la presse marocain. Ses lecteurs augmentaient de semaine en semaine. Des sujets sensibles, oui, il en abordé. Professionnellement et avec franchise, évidemment, mais toujours en prenant les petites précautions d'usage dans un pays en transition comme l'est le Maroc. Des risques, Nichane en a couru, au long de ses quatre mois d'existence, et les a pleinement assumés (et mesurés). Mais en publiant ce dossier sur “les blagues ; comment les Marocains rient sur la religion, le sexe et la politique” et ce que cela révèle de notre mentalité collective (un dossier passionnant, pour ceux qui se sont donné la peine de le lire en entier, plutôt que les seuls petits encadrés comportant des échantillons de blagues), la rédaction de ce magazine jeune et prometteur prévoyait un sujet sociétal tranquille, sans “scoop” aucun (franchement, l'humour populaire marocain est-il un scoop ?), et n'imaginait pas, mais vraiment pas une seule seconde, susciter un tel ouragan. Aujourd'hui, Nichane est interdit par une décision gouvernementale arbitraire, et son directeur ainsi que la journaliste auteur du dossier sont inculpés par le ministère public pour “atteinte à
l'islam, au respect dû à Sa Majesté le roi et aux bonnes mœurs”. La triple accusation la plus grave qui soit au Maroc.

Abasourdie, la rédaction de Nichane a immédiatement tenu à prouver sa bonne foi, en affirmant avec force, dans un communiqué diffusé aux médias, qu'elle n'avait l'intention de blesser personne dans ses sentiments religieux, monarchiques ou moraux. Et dans la foulée, la rédaction de Nichane a présenté ses excuses sincères à tous ceux, membres de la famille royale ou simples citoyens, qui se sont sentis heurtés par ce que nous avons rapporté de l'humour populaire en circulation dans notre pays - sans l'endosser et avec pour unique souci d'en faire une analyse journalistique de type sociétal (comme c'était clairement indiqué sur la couverture du numéro en question).

L'interdiction, comme la nature des poursuites, est incompréhensible, dans la mesure où le Maroc était, jusque là, en bonne voie vers une réforme positive du code de la presse, duquel seraient notamment éliminées toutes les peines privatives de liberté pour les journalistes. Sur ce point comme sur bien d'autres touchant à la liberté de la presse, le gouvernement était résolument en marche vers une réforme qui s'inscrirait dans le cadre de l'évolution démocratique que nous souhaitons tous pour ce pays. Une réforme dont le fondement majeur serait la primauté des instances disciplinaires issues du corps professionnel journalistique, avant qu'une poursuite judiciaire ne puisse être envisagée. Or, toutes les instances professionnelles se sont opposées à la mesure d'interdiction de Nichane - même si certaines ont déploré que la publication de ces blagues (lues hors contexte, rappelons-le ; il s'agissait d'un dossier analytique de 10 pages !!) n'ait pas tenu compte de l’environnement tendu dans lequel évolue le monde musulman en général et le Maroc en particulier. Vous trouverez dans ces 4 pages des extraits de leurs communiqués et lettres de soutien. L'équipe de Nichane les en remercie du fond du cœur, et espère que la justice en tiendra compte, afin que cette page (malheureuse et involontaire, ô combien !) soit vite tournée. Pour que Nichane revive, pour que ses journalistes puissent enfin exercer leur métier, loin de toute surenchère et hors de toute volonté de nuire à quiconque. Bref, professionnellement, comme c'est le cas depuis le début.

A.R.B.




Les excuses auraient dû suffire

La rédaction de Nichane l'a suffisamment répété, elle n'avait l'intention d'offenser personne. Et pour mieux le démontrer, elle s'est excusée auprès de ceux qui se sont sentis offensés. Beaucoup ont considéré que ces excuses suffisaient à clore l'affaire. Extraits.


Club de la presse du Maroc
Bonne foi, loin de toute surenchère. Les excuses de nos confrères de Nichane à ceux qui se sont sentis offensés par les blagues publiées, et leur réaffirmation que le dossier publié ne visait aucunement à porter atteinte à la religion ni aux bonnes mœurs prouvent une fois de plus leur bonne foi, loin de toute excitation ou surenchère. Le Club de la presse estime important de ne pas “gonfler” l'affaire, comme l'ont fait certains sites Internet dont l'objectif était de susciter une crise. Ce type d'attitude ne sert ni la presse ni les journalistes, et entrave le processus de transition souhaité par l'Etat vers une société moderne et démocratique.

Syndicat national de la presse marocaine
Excuses positives. Le Syndicat enregistre positivement les excuses des responsables de la publication sur ce qui a été publié comme blagues qui circulent dans certains milieux de la société et leurs déclarations selon lesquelles la publication de ce dossier ne visait aucunement à attenter à l'Islam. Cela démontre leur bonne foi, et il est nécessaire de tenir compte de la bonne foi dans de pareilles circonstances.

Centre marocain des droits de l'homme
Des excuses nobles qui invalident les poursuites. Suite à l'interdiction du magazine Nichane et aux poursuites engagées contre ses journalistes, nous, membres du bureau national du CMDH, déclarons ce qui suit à l'opinion publique :
- La plainte déposée à l'encontre des journalistes est devenue, selon notre appréciation, sans objet après la publication par la rédaction du magazine d'excuses claires, officielles et sincères.
- Nous saluons vivement et chaleureusement les responsables et les journalistes de Nichane pour leur courage intellectuel et leur initiative noble et sans précédent, consistant à présenter leurs excuses, ce qui invalide objectivement les fondements et motifs des poursuites judiciaires à leur encontre.
- Nous souhaitons que la justice soit au niveau des attentes et des espérances démocratiques, et œuvre à un traitement équitable du dossier en innocentant les journalistes poursuivis, et ce, dans l'intérêt de tous, afin d'éviter au pays des troubles dont il n'a guère besoin.

Collectif Démocratie et Modernité
Regrets sincères. La revue a publié en décembre un dossier sur les blagues qui circulent dans la société marocaine depuis des années sur les thèmes de la religion, de la politique et de la sexualité. Les journalistes ont affirmé à plusieurs reprises que les blagues publiées ne sont pas inventées et ne sont pas le reflet d'une ligne éditoriale, mais bien celui d'une certaine culture faisant partie intégrante de la société marocaine. Ils ont témoigné de leur bonne foi, de leurs regrets sincères d'avoir suscité une telle controverse et ont présenté leurs excuses à ceux qui ont pu se sentir offensés par les blagues qui ont été rapportées. Dans une démocratie, l'affaire se serait arrêtée à ce niveau.



Une interdiction arbitraire et régressive

La décision du Premier ministre a suscité une condamnation aussi vigoureuse que générale, d'autant plus qu'elle va à contresens des orientations gouvernementales tendant à libéraliser le code de la presse. Extraits.


Reporters sans frontières
Condamnation sans réserve. Paris, 21 décembre 2006 - Reporters sans frontières condamne fermement et sans aucune réserve l'interdiction qui frappe l'hebdomadaire arabophone Nichane et les poursuites engagées à l'encontre de ce journal. En prenant cette double initiative, les autorités marocaines rappellent, à qui l'aurait oublié, que l'arsenal juridique et administratif est toujours là qui limite la liberté d'expression des journalistes marocains. Malgré les promesses et les engagements pris ces derniers mois par Rabat, les “lignes rouges“ existent bel et bien qui contraignent tout travail journalistique. Reporters sans frontières demande solennellement aux autorités marocaines de revenir sur cette interdiction de diffusion de l'hebdomadaire et au parquet de Casablanca de retirer sa plainte, et réaffirme sa solidarité à l'égard du journal et des journalistes visés par ces poursuites et cette interdiction.

Committee to protect journalists
Interdiction alarmante et injustifiée. New York, 22 décembre - Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) s'alarme de l'interdiction au Maroc d'un magazine indépendant et des poursuites engagées contre son directeur et une de ses journalistes pour avoir publié un article analysant les blagues populaires et ce qu'elles reflètent de la société marocaine. “Nous comprenons que Nichane ait pu offenser certaines personnes par la publication de ces blagues, déclare le directeur du CPJ, Joel Simon. Mais cela ne peut aucunement justifier l'interdiction d'un magazine et les menaces de prison à l'encontre de ses journalistes. Nous appelons le Premier ministre à revenir sur sa décision d'interdiction et les autorités à abandonner les poursuites contre les journalistes”.

Syndicat national de la presse marocaine
Opposition de principe. Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) affirme son opposition de principe aux articles juridiques qui ont été à la base de l'interdiction de l'hebdomadaire Nichane comme des poursuites engagées contre cette publication.

Fédération marocaine des éditeurs de journaux
Une mesure déplorable. La FMEJ déplore la mesure administrative dont a fait l'objet l'hebdomadaire Nichane et qui aboutit de fait à l'interdiction d'un titre de presse par voie extrajudiciaire. La FMEJ rappelle son attachement, dans le domaine des affaires de presse, à l'application de la loi dans le cadre de procédures de justice qui offrent toutes les garanties de droit aux publications poursuivies dans le cadre d'un procès équitable. (…) La FMEJ prend acte des excuses publiées par la publication.

Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme
Condamnation ferme. La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme condamne l'interdiction survenue le 20 décembre 2006 du journal Nichane ainsi que les poursuites lancées à l'encontre de son directeur de publication et d'une de ses journalistes.
Outre la condamnation ferme de toute violation du droit à la liberté d'expression et de la presse garanti notamment par l'article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par le Maroc en 1979, la FIDH considère que la notification et l'interdiction de Nichane qui en découle n'est pas conforme à l'article 66 du code de la presse marocain. Par conséquent, la FIDH demande au Premier ministre marocain d'annuler sa décision d'interdiction de l'hebdomadaire Nichane.

Association de défense des droits de l'homme au Maroc
Indignation et inquiétude. L'ASDHOM s'inquiète de l'état des libertés publiques et s'indigne vigoureusement devant cette nouvelle atteinte grave (que constitue l'interdiction de Nichane). L'ASDHOM demande au gouvernement de revenir sur cette décision en rétablissant la revue Nichane et ses journalistes dans leurs droits.

Collectif Démocratie et Modernité
Instrumentalisation et politisation. Le Collectif Démocratie et Modernité estime que l'instrumentalisation et la politisation de cette affaire sont le véritable danger qui peut menacer l'évolution du Maroc vers une démocratisation voulue et souhaitée tant par les citoyens que par les plus hautes autorités du pays, et à même de porter atteinte, au Maroc aussi bien qu'à l'étranger, à l'image de progrès et de modernité que le pays a patiemment construite depuis quelques années

Association marocaine des droits humains
Interdiction arbitraire. Le Bureau central de l'AMDH :
- Considère que l'interdiction de Nichane est arbitraire et non conforme à l'article 66 qui ne permet d'interdire que le numéro incriminé et non les autres numéros et que c'est à la justice seule de se prononcer sur l'interdiction de l'hebdomadaire.
- Condamne la décision arbitraire de l'interdiction de Nichane tout en exigeant son annulation, dénonce sa poursuite en justice et exprime sa totale solidarité avec les deux journalistes poursuivis.
- Réitère sa revendication d'une loi démocratique sur la presse garantissant la liberté d'expression, mettant fin aux “lignes rouges” et à l'utilisation du concept du sacré pour bafouer les libertés, et ne comportant aucune sanction privative de liberté.

Forum Alternatives Maroc, réseau amazigh pour la citoyenneté et observatoire marocain des libertés publiques
Inquiétantes mesures répressives. (Les instances susnommées) s'étonnent de la décision administrative du Premier ministre décrétant l'interdiction de publication et de diffusion du magazine Nichane, ainsi que de la décision du ministère public d'ouvrir une enquête à l'encontre des journalistes de ce magazine. Après étude de ces deux décisions par les instances susnommées, ces dernières :
- Affirment que ces deux décisions ne reposent sur aucun fondement légal et ne font que confirmer d'un point de vue procédural la logique préventive extrajudiciaire et porte atteinte objectivement aux droits et aux libertés reconnus par les instances internationales, ainsi qu'aux principes de droits de l'homme y afférents.
- Déclarent que ces mesures répressives et punitives induisent une inquiétude et un désarroi profonds, et constituent un glissement dangereux dans le domaine des libertés publiques en général et de la liberté d'expression en particulier ; sachant que ces libertés sont garanties par la Constitution, ainsi que par le pacte international relatif aux droits civils et politiques, tel qu'il a été approuvé et ratifié par l'Etat marocain.
- Expriment leur solidarité avec le magazine Nichane et ses journalistes, et appellent l'Etat à annuler sa décision d'interdiction ainsi que ses poursuites judiciaires et de garantir la jouissance des droits et libertés privés et publics à tous les citoyens marocains.

Club de la presse au Maroc
Opposition de principe. Le Club de la presse au Maroc note que le contenu de l'article 66 du code de la presse, et son utilisation (pour l'interdiction de Nichane) constituent une atteinte à la liberté d'informer, et rappelle son opposition de principe à tout ce qui porte atteinte à la liberté d'information, surtout si la décision émane d'une instance administrative et non de la justice.

Centre marocain des droits de l'homme
Abus et dépassement. Suite à l'interdiction du magazine Nichane et aux poursuites engagées contre ses journalistes, nous, membres du bureau national du Centre marocain des droits de l'homme, déclarons ce qui suit à l'opinion publique :
- Nous considérons que la décision d'interdiction du magazine Nichane, au vu de sa procédure ainsi que du contexte dans lequel elle est intervenue, relève de l'abus et du dépassement.
- Nous demandons le retrait immédiat de l'interdiction ainsi que de la plainte déposée à l'encontre des journalistes

Ligue amazighe des droits humains au Maroc
Abandon des poursuites. La Ligue amazighe des droits humains affirme sa solidarité totale et inconditionnelle avec la rédaction de Nichane. La Ligue demande au gouvernement d'abandonner les poursuites contre les journalistes et de ne pas s'attaquer aux tribunes d'information indépendantes qu'elle considère comme indispensables à la transition démocratique.

Organisation marocaine des droits humains
Dénonciation et réclamations. Tout en continuant à revendiquer l'amendement du code de la presse et en particulier de ses articles prévoyant des peines privatives de liberté, ainsi que de son article 41, l'Organisation marocaine des droits de l'homme :
- Dénonce l'interdiction qui a frappé l'hebdomadaire Nichane
- Réaffirme la nécessité de faire bénéficier les journalistes poursuivis de toutes les garanties d'un procès juste et à l'issue duquel la justice se prononcerait indépendamment de toute pression extérieure
- Annonce qu'elle suivra de près le déroulement du procès de l'hebdomadaire Nichane.



Ce ne sont que des blagues !!

Les “noukat” font partie du patrimoine oral des Marocains, dans ce qu'il a de plus ludique, mais aussi de plus instructif. Nichane ne cherchait qu'à les analyser, et certainement pas à les endosser. Beaucoup de ses lecteurs l'ont compris, et l'ont manifesté. Extraits.


“Il est aberrant de prendre des blagues au premier degré”. Les blagues jouent un rôle important dans chaque société. Elles ne représentent pas seulement une manière indirecte de faire face à la main-mise des puissants, mais aussi une façon efficace de transcender la misère et les problèmes. Elles constituent aussi une petite échappatoire ou une fenêtre d'aération qui agrémente le quotidien.
Chaque peuple crée ses propres blagues et chaque période connaît les siennes. Le point commun entre toutes les blagues à travers le monde reste sans conteste les thèmes qu'elles abordent : des thèmes sensibles comme la religion, la politique, et tout ce qui peut être considéré comme un interdit. De par sa nature même, la blague est une fantaisie codée qui ne signifie pas forcément son sens propre. Il est ainsi aberrant de prendre les blagues au premier degré.
Ceux qui ont lancé cette campagne contre Nichane doivent intenter un procès en justice contre tous les Marocains qui ont créé ces blagues et qui les ont véhiculées ou adaptées, et pas seulement contre le magazine qui les a publiées dans le cadre d'un dossier journalistique analytique.

Mohamed Saïd Hjiouej

“Vous n'avez fait que votre travail”. Journalistes de Nichane, sachez que vous n'avez fait que votre travail et considérez ce qui vous arrive comme étant le prix à payer pour exercer le métier de journaliste dans ce pays bourré de contradictions qu'est le Maroc. Les blagues que vous avez rapportées dans votre dossier et qui ont créé tout ce tollé se racontent entre les gens et ne provoquent rien de plus que le sourire. Nos cœurs et nos plumes sont avec vous.

Mustapha Rohane

“L'expression de la créativité de la société”. Est-ce que ces blagues “portent atteinte” à l'islam ? Admettons même que ce soit le cas. Dès lors, ce qui “porte atteinte”, ce sont les blagues, et pas le magazine, qui n'a fait que rapporter ce qui se dit dans la société. Il est évident que certains ne seront pas d'accord avec ces blagues, cela ne nie pas pour autant leur existence en tant que blagues, c'est-à-dire en tant qu'expression de la créativité de la société.

Abdelmjid Jahfa, chercheur

“Rapporter une blague ne signifie pas qu'on est d'accord”. Les deux journalistes de Nichane n'ont fait que rapporter et analyser une réalité sociale marocaine. Rapporter et analyser, c'est leur métier. D'ailleurs, si l'on exclut les encadrés qui ont rapporté les noukat (blagues), l'analyse est fort intéressante et porte en elle beaucoup de vertus informatrices. Rapporter une information, un fait, une noukta, ne veut pas dire que l'on est d'accord avec son contenu.

Jihane (blog)

“Il faudrait traduire en justice tous les Marocains”. Notons tout d'abord cette hypocrisie qui veut que certains rigolent un bon coup en racontant ces mêmes blagues à propos de la religion puis se sentent offensés quand un hebdomadaire les publie. Dans ce cas il faut traduire chaque Marocain qui distille ces blagues devant un tribunal. Que ce soit clair : Nichane n'a rien inventé, il n'a fait que publier, à titre de vulgarisation, un recueil de blagues puisées dans le patrimoine oral marocain. D'ailleurs, la publication comptait publier des excuses aux lecteurs qui se seraient sentis offensés. On en serait resté là. Rien, absolument rien, dans le dossier de Nichane, ne justifiait les incroyables décisions prises à son encontre.

Larbi (blog)




Comité de soutien

Dès l'annonce de l'interdiction de Nichane et du procès engagé contre son directeur et une de ses journalistes, un comité, constitué de journalistes et de militants des droits humains, s'est spontanément créé pour les soutenir. Nichane tient à les remercier vivement pour leur appui, et surtout pour leur sagesse et leur pondération, et leurs efforts pour calmer les passions et ne pas raviver une polémique passionnelle de nature religieuse, qui ne servirait les intérêts de personne. Citons en particulier les membres du comité de suivi, coordonné par Mustapha Chafaï : Brahim Aârab, Ahmed Arehmouche, Mohsine Ayouche, Abdelkader Azrii, Ahmed Dahmani, Saïd El Azzouzi, Anas El Hasnaoui, Hourria Kamal, Dahbi Khamlichi, Abdelaziz Koukas, Kamal Lahbib, Saddik Lahrach, Mostafa Meftah, Khadija Merouazi, Mohamed Nouhi, Amina Tafnout et Hassan Tarik.



Merci, confrères

De nombreux journalistes et hommes de plume ont exprimé leur soutien à Nichane et ses journalistes, qui les en remercient chaleureusement… et s'excusent par anticipation auprès de tous ceux dont les écrits de soutien leur auraient échappé.


- Pierre Abi Saab - Al Akhbar (Liban)
- Yassin Adnan - Al Akhbar (Liban)
- Ali Amar - Le Journal Hebdomadaire
- Ali Anouzla - Al Massae
- Jamal Berraoui - dans Aujourd'hui Le Maroc
- Toufiq Bouachrine - Al Massae
- Mohamed Hafid - Assahifa
- Boutayeb Hanoune - Bayane Al Yawm
- Abdelmajid Jahfa - dans Assahifa
- Aboubakr Jamaï - Le Journal Hebdomadaire
- Khalid Jamaï - Le Journal Hebdomadaire
- Abdelkebir Khchichen - Al Ahdath Al Maghribiya
- Mohamed Lach'hab - Al Hayat (Liban)
- Mokhtar Laghzioui - Al Ahdath Al Maghribiya
- Anas Mezzour - Al Ayyam
- Noureddine Miftah - Al Ayyam
- Abderrahim Tafnout - dans Assahifa
- Mohamed Talbi - Yawmiyat Annass
- Hassan Tariq - dans Assahifa
- Mohamed Bachir Znagui - Yawmiyat Annass

Faute de place, il est impossible de citer les innombrables bloggers et autres internautes qui ont, eux aussi, spontanément soutenu Nichane. Merci de tout cœur.




Communiqué de Nichane

Le procès intenté au directeur de Nichane Driss Ksikes et à sa journaliste Sanae El Aji aura lieu le 8 janvier 2007. De nombreux avocats se sont portés volontaires pour assurer leur défense. Nichane les remercie vivement et chaleureusement pour cette marque de soutien. Néanmoins, pour maintenir une ligne de défense unique et cohérente, les journalistes poursuivis ont pris la décision de confier leur défense aux seuls Maîtres Ahmed Chaouqui Benyoub et Abdelhak Ksikes.
 
 
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