Affaire Nichane. Compréhension et solidarité
Phénomène. Voir un guérisseur et mourir
Société. Génération "e-mariage"
Reportage. Ouezzane, ville endormie
Petchou. Le dandy du ballon rond
Irak. La pendaison manquée du raïs
Ban Ki-Moon. L'homme du consensus
Télécoms. Wana est arrivé
Cinéma. Bollywood, mon amour
Abd Al Malik. Le Slam soufi
N° 255
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

Manifestation à Rabat pour
protester contre l’exécution
de Saddam Hussein.
(AFP)

Protestations. Tous pour Saddam !

La pendaison de Saddam Hussein le jour de l’Aïd Al Adha a fait de lui le martyr de la “Oumma arabiya”. Le jour même de son exécution, des manifestations ont eu lieu devant le siège de l’ONU à Rabat, pour condamner cet “assassinat politique perpétré suite à un procès inéquitable, totalement téléguidé par l’Administration américaine”. Un collectif regroupant pas moins de six associations est revenu à la charge vendredi 6 janvier, devant l’ambassade américaine. La rue marocaine savourait ses brochettes de mouton à la sauce “saddamienne”. Pour ou contre l’exécution ? Tout le monde avait un
avis. Le jour de l’Aïd, un tétouanais, visiblement porté sur le discours de la renaissance arabe, a même fracassé le tête de sa femme avec un couteau parce qu’elle a osé dire… que l’ancien dictateur méritait sa sentence. Quant au Maroc officiel, il a évité de se mouiller. Un communiqué du ministère des Affaires étrangères s’est limité à réclamer “la pleine souveraineté de l’Irak et la nécessaire réconciliation”. “Une réaction indigne envers quelqu’un qui nous donnait du pétrole !”, s’indigne un parlementaire. La gêne du gouvernement était telle que Nouzha Chekrouni et son collègue Saâd Alami étaient obligés de boycotter une prière en hommage à Saddam, initiée par le groupe parlementaire de la CDT. “Quand nous avons voulu nous lever, le ministre Alami nous a discrètement fait signe de sa main pour ne pas le faire. Evidemment, tout le monde s’est levé… sauf Chekrouni et lui”, confie un conseiller de la CDT. Saddam, repose en paix, tes Fedayines perpétueront ton souvenir !


DGST. Flics contre flics

Le patron de la DGST a mis ses meilleurs limiers sur la piste… de ses propres agents à la centrale, soupçonnés d’avoir un lien quelconque avec les réseaux de trafic de drogue. Abdellatif Hammouchi a pris cette décision au lendemain du démantèlement d’un réseau mafieux (drogue, vol de voitures) entre l’Algérie et le Maroc. L’arrestation des membres de ce réseau il y a deux semaines avait conduit les enquêteurs de la PJ de Oujda à s’intéresser de près à des agents de la DGST de l’Oriental. Des sources proches de la centrale parlent, par ailleurs, d’un large chamboulement qui touchera toutes les directions de la DGST. Ce qui présage de nombreux départs à la retraite.


Drame. Le froid tue à Khénifra

Chaque hiver apporte désormais son lot de victimes dans le Moyen-Atlas. En décembre dernier, 12 personnes ont trouvé la mort dans la commune d’Amesgou, à 250 km de Khénifra, suite à “une vague exceptionnelle de froid” qui s’était abattue sur la région. Deux femmes et dix enfants sont ainsi décédés de pneumopathie aiguë, à cause d’une chute vertigineuse des températures à moins 16 degrés. “Le centre de santé le plus proche se trouve à 30 km du village et les pistes qui y mènent sont impraticables en cette période de l’année”, déplore un médecin sur place. L’année dernière, le froid avait tué d’autres personnes dans des régions moins reculées comme Ifrane et Azrou. Le pire est-il encore à craindre ?


Indemnisations. Et les victimes du 16 mai ?

L’Association des victimes des attentats du 16 mai 2003 a récemment envoyé une lettre au Premier ministre, lui demandant d’activer l’indemnisation “matérielle et morale” des blessés dans ces attentats. Il s’agit d’une trentaine personnes, atteintes d’handicaps différents, dont certaines à vie (mutilés, malades mentaux…), et qui n’arrivent plus à se soigner à cause du coût exorbitant de leurs traitements. “Au début, suite à des instructions royales, l’Etat avait bien pris en charge les frais des soins. Mais depuis quelque temps, il a arrêté de le faire”, indique l’avocat de l’association qui écarte toute possibilité de recourir à la justice. À suivre.


Jamaâ. Sur les traces de 2006

L’ année 2007 démarre avec le même bras de fer “Al Adl Wal Ihsane – autorités”, qui avait caractérisé l’année 2006. Le Tribunal de première instance de Casablanca a décidé de poursuivre Mohamed Barichi et Younes Taoufiq, membres du Majliss Al Irchad d’Al Adl, pour “réunion non autorisée”, alors que trois membres de la Jamaâ de Cheikh Abdeslam Yassine ont été arrêtés, le jour de l'Aïd, pour collecte illégale de peaux de mouton dans les quartiers de Hay Mohammadi et des Roches Noires. Barichi avait présidé la fameuse réunion appelée “Majliss Anassiha”, qui se tient en général uniquement dans les domiciles des cadres dirigeants de la mouvance.


Procès. Retour aux Britanniques de Rabat

Le procès des quatre Britanniques interpellés au Mega Mall de Rabat, en juin dernier, a été ajourné au 7 février prochain par la Cour d'appel de Rabat. L'audience s'est déroulée en présence de cinq témoins et des représentants de l'ambassade britannique et de la douane. Pour rappel, les quatre hommes sont les auteurs présumés d’un hold-up (avec 53 millions de livres sterling à la clé) en Angleterre en février 2006. Lee Lamrani Ibrahim Murray, leader de la bande, et ses acolytes ont été arrêtés après une longue filature au Maroc. Ils sont actuellement poursuivis pour “constitution de bande criminelle, détention et consommation de drogues dures (cocaïne), usage de la violence contre les forces de sécurité, abus de confiance et corruption”.


Benmoussa-Yassine. La guerre des moutons

Abdeslam Yassine a donné, par l’intermédiaire du Conseil d’orientation (Majliss Al Irchad), des instructions pour établir la liste des nécessiteux dans le but de les faire bénéficier du mouton de l’Aïd. Une attention particulière a été accordée aux régions sinistrées telles qu’Al Hoceïma ou Ouarzazate. Cet activisme n’a pas échappé au département de Chakib Benmoussa, qui s’est empressé d’adresser, le 15 décembre, un message à tous les chefs de service, des gouverneurs aux préfets de police, leur demandant de “veiller à la stricte application de la circulaire du 12 octobre 1971 qui stipule qu’il ne peut être organisé d’appel à générosité, sur la voie publique ou chez un particulier sans autorisation du Secrétariat général du gouvernement” !



Nichane.
Père courage

Driss Ksikes
d.ksikes@telquel.info

J’ai toujours eu de l’admiration pour Driss Benzekri. Encore plus aujourd’hui, en le voyant garder son sourire bienveillant, et batailler par l’effort et la dignité contre le mal qui le ronge. Cet homme, toujours debout, me rappelle un personnage du théâtre brechtien, Anna Fierling, plus connue par son surnom : “Mère courage”. Ni héroïne ni sainte, cette dame a la rage de survivre en pleine guerre. Aujourd’hui, Driss Benzekri, alias Père courage, affronte aussi vaillamment et humblement le spectre qui le hante. Sa guerre contre la maladie, il la mène au bureau quand il peut, avec les amis parfois, dans la lecture souvent. Bref, en ignorant sa souffrance. Le courage d’Anna est d’avoir commercé en pleine guerre, d’avoir tout fait pour ne pas perdre ses profits avec l’avènement de la paix, et d’avoir perdu ses enfants, tout en restant digne. Hier, Driss a été tout à fait courageux, dans son parcours. Il a d’abord fait le pari de renverser le régime, a été l’un des meneurs de cette guerre menée par sa génération, a ensuite affûté ses armes pour ne pas dépérir en temps de paix, a fait le deuil de ses camarades au passage, et s’est plus tard redressé pour rendre justice aux survivants. Au théâtre, Mère courage est connue pour ses colères ravalées, ses marchandages grostesques, sa bonne foi et son entêtement. Dans la vie, Père courage, taciturne et efficace, a l’art de ne pas trop laisser sa colère déborder, a la manière de négocier finement avec les hommes du roi, fait montre d’une bonhomie exemplaire mais reste, mine de rien, tenace. Le personnage de Brecht va au bout du malheur, en choisissant toujours le parti de la vie. Comparez, transposez à Driss Benzekri. Il ne baisse jamais les bras. Chapeau bas, Père courage. Et longue vie !



Maroc-France. Sale temps pour les journalistes !

Les journalistes marocains ayant accompagné Driss Jettou dans son récent déplacement à Paris ont ressenti la honte de leur vie, quand ils ont été empêchés de couvrir les travaux du comité d’impulsion économique franco-marocain, qui s’est tenu à Matignon. Ils ont été “retenus” dans une salle étroite, où il n’y avait ni téléphone ni ordinateur. Pressés par les bouclages, beaucoup se sont rabattus sur les communiqués de Matignon et de l’AFP. Ils ont écrit leurs papiers au stylo pour les envoyer par fax ! L’ambassade du Maroc à Paris avait visiblement d’autres soucis en tête, que de s’occuper des journalistes qu’elle avait invités. À l’hôtel Concorde, où ils devaient séjourner, les journalistes ont dû patienter pendant deux heures avant que l’ambassade ne leur fasse parvenir leur prise en charge. La pension complète qui leur a été promise s’est transformée en demi-pension. Et au Quai d’Orsay, ils ont été “gentiment” éconduits par les services français, vu que leur visite… n’avait pas été annoncée. Aïe !


Presse. Solidarité avec Le Journal

Le Journal Hebdomadaire vit des heures critiques. Le 18 décembre 2006, deux huissiers de justice se sont présentés à ses locaux pour réclamer le paiement des dommages et intérêts que le directeur de la publication et l’un de ses anciens journalistes avaient été condamnés à payer au Centre européen de recherche, d’analyse et de conseil en matière stratégique (ESISC). Dans un numéro daté de décembre 2005, le Journal hebdomadaire avait mis en avant de troublantes similitudes entre le discours officiel marocain et les conclusions d’un rapport réalisé par l’ESISC sur le Polisario. En conclusion de quoi, notre confrère avait émis l’hypothèse que ce rapport avait été probablement “téléguidé”. L’affaire était allée en justice, et l’ESISC avait obtenu, en appel, des dommages et intérêts de 3 millions de dirhams.
Selon la notification du 18 décembre, le délai maximal pour le paiement était de 10 jours. À défaut de quoi, a écrit Aboubakr Jamaï dans son dernier éditorial, l’ESISC se retournera contre le Journal hebdomadaire, qui sera alors obligé de fermer, ne pouvant supporter le paiement d’une somme aussi disproportionnée – quand bien même la “diffamation” serait avérée.
Contacté par Reporters sans frontières à propos de cette affaire, le ministre de la Communication Nabil Benabdallah a déclaré : “C’est une décision de justice dans laquelle nous ne pouvons interférer. Mais je peux vous affirmer qu’au niveau du gouvernement, nous ne souhaitons pas que cela ait un impact sur la survie du Journal. Bien au contraire. Dans le processus démocratique dans lequel est engagé le Maroc, personne n’a intérêt à ce que le Journal disparaisse”.
Les 10 jours sont aujourd’hui passés, et toujours pas de nouvelles des huissiers. Le discours de M. Benabdellah aurait-il été entendu ? Pas de nouvelles, bonne nouvelle ? Ce n’est hélas pas si simple. Même si cette étrange situation s’éternise, nos confrères vivront en permanence sous l’épée de Damoclès de la réapparition soudaine des huissiers, et d’une fermeture qui peut intervenir à chaque instant.
TelQuel exprime sa solidarité entière et sans réserve avec le Journal hebdomadaire, et en particulier avec son directeur Aboubakr Jamaï qui vit, par ailleurs, une autre épreuve difficile : à l’heure où nous passons sous presse, son père, Khalid Jamaï, journaliste vétéran et estimé par toute la profession, venait de subir une très délicate intervention chirurgicale.
Tous nos vœux de prompt rétablissement à Khalid et de courage à Aboubakr et à toute son équipe.


Jihad. La CIA enquête au Maroc

Plusieurs agents de la CIA font la navette entre l’Espagne et le nord du Maroc pour enquêter sur les réseaux de recrutement pour l'Irak. Selon une source espagnole, “les agents de la CIA qui ne semblent pas se sentir particulièrement en sécurité, surtout depuis l’exécution de Saddam Hussein, préfèrent travailler le jour au Maroc et passer la nuit en Espagne”. Dans la même foulée, le Centre marocain des droits de l’homme (CMDH) a rendu public un communiqué dans lequel il dénonce “le kidnapping à Tétouan d’une quarantaine de salafistes par des policiers en civil”. Le centre rappelle que les domiciles de ces personnes, qui ont été arrêtées entre le 26 et le 28 décembre 2006, ont été perquisitionnés et des enregistrements, des vidéos et des documents y ont été saisis.


Musique. Le Marocain de la Starc’Ac

La Star’Ac Maghreb a enfin trouvé son directeur artistique. L’émission phare de Nesma TV, projet de la boîte de prod tunisienne Karoui and Karoui, dont le lancement est prévu le trimestre courant, aura donc pour directeur le luthiste marocain - à ne plus présenter - Nabil Khalidi. L’ex-membre de Carte de Séjour (1985-2000), devenu l’un des compositeurs fétiches de Rachid Taha, a, depuis 2000, pris les commandes de l’orchestre de Faudel. À mettre aussi à son actif, des collaborations avec, entre autres, Khaled, Zucchero ou encore Lili Boniche. Et last but not least, Nabil Khalidi a été désigné par l’Institut du Monde Arabe en 2003, comme l’un des cinq luthistes les plus importants du monde arabe. Finalement, on va peut-être l’aimer, cette Star’Ac.


Télé. Maroc – Algérie, où es-tu ?

La diffusion, par Arriyadiya, du fameux match Maroc-Algérie (1-5) de 1979 en est au moins à son deuxième report. “La bande retrouvée dans les archives de la RTM était dans un état lamentable, alors il fallait l’envoyer en France pour un traitement spécial qui n’existe pas ici. Nous attendons son retour au Maroc dans la semaine pour annoncer une nouvelle date de diffusion” nous a-t-on expliqué auprès de la direction de la jeune télévision sportive. Pour la petite histoire, il avait fallu, dans un premier temps, solliciter les services de la télévision algérienne pour obtenir un film du match (commenté en algérien !) avant que les archives de notre extraordinaire TVM ne retrouvent, in-extremis, une copie. Il ne reste plus qu’à espérer que la fameuse copie qui a “survécu” ne se perde pas sur le chemin du retour de France, où elle est en voie d’être restaurée.


Manif. Rage against Guantanamo

L’Association marocaine des droits de l’homme organise un sit-in devant les locaux de l’ONU à Rabat, le 11 janvier 2007, déclaré par la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, journée internationale pour la fermeture de Guantanamo. Dans un communiqué annonçant la manifestation, l’AMDH a rappelé qu’à ce jour 400 hommes sont encore détenus dans le bagne cubain sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre eux, appelé le gouvernement marocain à jouer son rôle de vice-président du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, et demandé la poursuite des dirigeants américains responsables des violations subies par les prisonniers.


Visa. Le standard 2007

Les demandeurs de visa Schengen auprès des consulats français sont désormais soumis, depuis une semaine, au visa biométrique, faisant appel aux “caractéristiques physiologiques” de chaque individu (empreintes
digitales, photo…), intégrées à l’aide d’un système magnétique dans la vignette du visa, collée sur les pages du passeport. Ce qui permettra aux policiers des postes frontière Schengen, de l’identifier électroniquement. Le déploiement de ce système s’inscrit dans le cadre de la législation nationale française ainsi que dans la réglementation européenne des pays membres de l’espace Schengen, visant entre autres une sécurisation des documents d’identité et de voyage.


Mode. Les mannequins attaquent

Elles sont 80 et elles viennent de 50 pays. Ce sont les mannequins finalistes du concours Elite Models Look international. L’agence américaine de mannequinat a choisi Marrakech pour la finale de son concours annuel, prévue le 10 février 2006 au Palais des congrès et se paie, pour l’occasion, les services du directeur artistique de la TVM, Mohamed Badie - au passage démissionnaire de son poste à la SNRT depuis une semaine. L’autre Marocain à faire partie du team show n’est autre que le chorégraphe beur Kamal El Ouali, qui sera en charge de la conception du ballet chorégraphique de la clôture. Du reste, et pour la petite histoire, l’agence est toujours à la recherche d’une candidate marocaine pour représenter le pays d’accueil.


Insolite. La Map en japonais

L’année 2007 démarre sur les chapeaux de roue pour l’agence de presse officielle Map (Maghreb Arab Presse). Depuis le 1er janvier, l’agence dispose d’un site web… en japonais, accessible à l’adresse www.map-japan.jp. Le lancement de ce site intervient au lendemain de la nomination d’un correspondant de l’agence au pays du Soleil levant et l’ouverture de deux nouvelles antennes en Chine et en Inde. Une ouverture qui rappelle, selon la littérature de la maison, “l’intérêt qu’accorde désormais le royaume au continent asiatique”. Mais au fait, on dit comment “SM le Roi que Dieu le glorifie” en japonais ?


People. Chirac, fidèle à Taroudant

Toute la classe politique française a attendu avec impatience le traditionnel message de vœux de fin d’année de Chirac. Rentré le 31 décembre, le chef d’Etat français et son épouse Bernadette revenaient du Maroc où ils avaient fêté Noël à Taroudant. Chirac avait jeté son dévolu, pour une énième fois, sur le palace la Gazelle d’Or de la deuxième ville rouge du royaume (après Marrakech). Quelques jours avant la célébration de Noël, tout ce que compte Taroudant comme policiers était mobilisé parce que la visite du chef d’Etat français - une fois n’est pas coutume - coïncidait avec celle de nombreuses personnalités politiques françaises. La presse de l’Hexagone avait d’ailleurs révélé que “la moitié de la classe politique française avait choisi le Maroc pour y passer les fêtes de fin d’année, les uns à Marrakech, les autres dans le sud”.



Humeur. Message personnel

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Le Jour de l’An, j’ai fait le voeu… de boire mon verre de lait habituel avant de tomber dans les bras de Morphée. Mais il y a eu toute cette avalanche de vœux qui s’est abattue sur moi, par vagues successives… C’est simple, toutes les cinq minutes, mon téléphone vibrait, et moi avec. “Double fête, doubles vœux !”. Merci, mon ami. Dans l’un des sms, j’ai pu lire : “Je te souhaite une bonne fête… et une bonne fête”. Les plus paresseux ont envoyé des textes groupés, signés, usant et abusant de l’emploi du “vous”. “Vous souhaite une agréable année d’amour et de santé”. Encore une fois, merci ! Un ami très inspiré m’a écrit, à moi et à des milliers d’autres destinataires : “Bonne année, bonne fête, merci”. Un autre a arrosé le monde de ses connaissances, dont je faisais malheureusement partie, par un texte bizarre qui chutait sur une question existentielle : “Et vous ?”. Même au café du coin, on m’a présenté des vœux. Le serveur est venu m’offrir un gâteau que je n’ai pas commandé : “Mangez, mangez, c’est gratuit !”, m’ordonna-t-il avec un sourire assassin. Pendant ce temps, mon téléphone continuait de me faire vibrer avec les mêmes messages, les mêmes vœux, un interminable tissu de machins impersonnels. Un ami m’a envoyé la même blague au moins trois fois. La première fois, j’ai ri, les autres… Mais il y a eu une personne pour m’extirper de cet océan de platitude. Une amie (j’adore ce vocable) qui a osé m’écrire un truc personnel. Je ne vous en lis que la fin : “Je t’envoie un gros bijou 2007”. Il y avait sans doute une faute de frappe entre le i et le o, mais il n’y avait pas de “vous”, ni de signature au bas du texte. Enfin quelqu’un qui a oublié de me “forwarder” parmi ses centaines d’amis improbables. Fort de mon "bijou" personnel, j’ai bu mon verre de lait et dormi les poings liés comme un gosse.



VITES !

L’Association du Sahara marocain a finalement fixé la date du 13 janvier pour le point de départ d’une caravane humanitaire vers Tifariti, une localité marocaine située à 40 km au-delà du mur de sable. La tournée de l’ASM, qui déclare avoir obtenu l’aval des autorités marocaines, devrait s’étaler sur quatre jours. Si tout va bien.


Une exposition sur la disparition de Mehdi Ben Barka sera organisée à Paris du 7 février au 4 mars prochains. L’événement verra la participation de 41 artistes de renom dont des sculpteurs, des peintres et des photographes. Plusieurs ONG sont de la partie dont, bien entendu, l'Institut Mehdi Ben Barka-mémoire vivante.


Le PJD recrute une secrétaire de direction. Le parti islamiste a mis l’annonce, bien en évidence, sur son site Internet. L’heureuse élue devra disposer de grandes capacités d’organisation et de communication, d’un deug…et d’une photo récente de la candidate. On se demande bien pourquoi…


Chassons le sanglier, sauf le vendredi ! Ce sera le mot d’ordre du Haut commissariat aux Eaux et Forêts pour l’année 2007. Le département a tiré la sonnette d’alarme après avoir constaté une prolifération spectaculaire de l’animal au terme de l’année écoulée et malgré l’abattage de plus de 4000 têtes dans le Rif et le Moyen Atlas.


Encore des armes à Laâyoune. Selon des sources locales, la Gendarmerie royale a mis la main sur trois fusils de marque “Kalachnikov” et deux fusils d'assaut légers (FAL) dans une cache dans la localité d’Aghenssir, à 70 kilomètres de la ville. Les armes saisies auraient été introduites au Maroc par le même groupe qui avait été arrêté en novembre 2006.
 
 
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