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Coordonnée par Youssef Aït Akdim
La semaine.
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Des soldats ethiopiens paradant
dans les rues dévastées
de Mogadiscio.
(AFP)
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Somalie. La déroute des islamistes
La traque de lUnion des tribunaux islamiques se poursuit dans lextrême sud de la Somalie. La déroute rapide des islamistes sest faite en un temps record et sans quon en comprenne les véritables causes. Les miliciens islamistes qui sétaient emparés de la capitale Mogadiscio en juillet 2006 ont été balayés par le pouvoir tout aussi rapidement. Toutefois, daprès La Libre Belgique, la victoire du gouvernement somalien de transition et de son allié éthiopien risque de ressembler à celle des troupes américaines en Irak et douvrir la voie à une nouvelle guerre civile à laquelle les islamistes avaient momentanément mis fin.
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Le gouvernement a affirmé mardi avoir repris le contrôle de toutes les régions tenues par les chefs islamistes, notamment le centre et le sud du pays. Après avoir conquis Mogadiscio, les forces gouvernementales, aidées par lEthiopie, ont lancé lassaut sur la ville portuaire de Kismayo, désertée par les islamistes sans combattre. Le 20 décembre dernier pourtant, les islamistes, sûrs deux, avaient lancé loffensive sur Baïdoa, dans le sud de la ville, dans lespoir de déloger le gouvernement provisoire. Cest alors que les forces loyalistes, aidées des soldats ethiopiens, ont infligé une défaite cinglante aux islamistes. Ces derniers, en fuite, se trouveraient actuellement dans lextrême sud du pays, dans une forêt très dense à la frontière du Kenya, près de Ras Kambioni, sur lOcéan Indien. Signe de regain de tension à la frontière, Naïrobi qui accueille 160 000 Somaliens dans des camps au nord du pays - a refoulé 600 réfugiés somaliens qui cherchaient asile pour fuir les combats.
Lissue de cette situation reste incertaine. LUnion des tribunaux islamiques, qui a fui sans combattre Mogadiscio et Kismayo, pourrait très bien contre-attaquer par des opérations de guérilla. De plus, le gouvernement de transition est impopulaire. Beaucoup de Somaliens y voient la main de létranger et commencent à critiquer la présence de larmée éthiopienne à ses côtés. Pour désamorcer la crise, le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a affirmé que larmée éthiopienne pourrait se retirer dans deux semaines. |
Brésil. Lula, président des (plus) pauvres
Discrètement et sous une pluie battante, le président Lula a été investi lundi pour un second mandat à la tête du Brésil. Lancien ouvrier-tourneur et syndicaliste de 61 ans aborde sa seconde présidence avec une cote de popularité élevée : 52 % des Brésiliens lui font confiance, en dépit des scandales de corruption qui ont entaché son Parti des travailleurs (PT). Lula sest engagé à gouverner pour tous mais surtout pour les plus pauvres. Il a promis de stimuler la croissance et daccélérer la redistribution, deux défis majeurs dans un pays où la misère frappe encore 22,7 % de la population et où la croissance ne dépasse pas 2,7 %.
Après avoir mis en place la bourse pour les familles, Lula vient de décider laugmentation de 8,6 % du salaire minimum à 140 euros. Il a aussi évoqué les réformes jugées nécessaires pour doper léconomie : celle de la sécurité sociale et des lois du travail. Celles aussi, plus difficiles, du système politique et électoral. |
États-Unis. La gaffe de Giuliani
Mais où Rudolph Giuliani avait-il la tête ? Lancien maire de New York et prétendant à la course à la Maison Blanche a oublié son plan de bataille pour la présidentielle de 2008 dans une chambre dhôtel peu avant les élections parlementaires de novembre. Le document de 140 pages est tombé entre les mains dun de ses rivaux, qui sest empressé de le transmettre à la presse. Le Daily News a ainsi publié des extraits du texte, qui décrit comment le républicain entend organiser sa campagne et comment il compte se constituer un trésor de guerre de 100 millions de dollars. Perdre son plan de bataille est un impair potentiellement désastreux pour Giuliani, relève le quotidien. Lune des pages du document liste même les facteurs pouvant menacer sa candidature, liés notamment à ses affaires, à ses anciens collaborateurs et à son ex-épouse. |
Algérie. Référendum en vue
Aura-t-il lieu ou pas ? Daprès le secrétaire général du Front de libération national (FLN), Abdelaziz Belkhadem, le référendum sur la révision de la Constitution sera finalement organisé en 2007. Il y a eu un report et non pas une annulation de la date du référendum, a-t-il déclaré. En juillet 2005, le président Abdelaziz Bouteflika avait souhaité que ce plébiscite soit organisé avant la fin de 2006. Pourtant, début novembre, le ministre de lIntérieur, Yazid Zerhouni, avait affirmé quil serait difficile de tenir un référendum en raison dun calendrier électoral chargé en 2007. La révision de lactuelle Constitution datant de 1996, devrait renforcer les pouvoirs du chef de lEtat et supprimer la limitation à deux mandats présidentiels actuellement en vigueur. |
Danemark. Retrait dIrak au printemps ?
Le Danemark va peut-être, à son tour, se retirer sur la pointe des pieds de lIrak au printemps prochain. Cest ce qua souhaité le ministre danois de la Défense, Soeren Gade, après le transfert de deux provinces à larmée irakienne prévu au printemps 2007. Jespère voir réduire nos forces en Irak dès que la responsabilité de la sécurité des dernières provinces du sud est transférée aux Irakiens, a-t-il déclaré à lAFP. Mais rien na encore été décidé sur le plan politique sur cet éventuel retrait partiel du contingent danois, dont le mandat expire fin juin 2007. Le Danemark a quelque 470 soldats en Irak dont 415 stationnés à Bassora, sous commandement britannique. |
Europe. La Roumanie et la Bulgarie dans lUE
Et de 27 ! La Bulgarie et la Roumanie ont rejoint dans la nuit de lundi lUnion européenne, dix-sept ans après la chute du communisme. La présidence allemande a averti que des réformes difficiles étaient encore nécessaires aux deux pays pour rattraper le retard les séparant des 25 autres membres. Ces deux états, de loin les plus pauvres de lUE élargie, apportent ensemble plus de 30 millions de nouveaux citoyens à lUE mais ne représentent quà peine 1 % du PIB de lUnion. Dotées depuis lundi dun commissaire européen, la Roumanie et la Bulgarie doivent renforcer leur lutte contre la criminalité et la corruption et resteront sous stricte surveillance (justice, sécurité alimentaire et aérienne, gestion des fonds européens, etc.) de la Commission pendant trois ans. Désormais, lUE veut mettre un frein à son élargissement, en attendant de réformer ses institutions et de regagner le soutien de ses citoyens. |
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Lu pour vous. [Espagne]
Immigrés en règle
El Pais, le 29 décembre 2006
Lannée qui vient de sachever a été la plus difficile en Espagne en matière dimmigration. Les Îles Canaries ont vu arriver ces douze derniers mois plus de 31 000 clandestins, soit autant dimmigrés que ces quatre dernières années. Le pays craint même que 6000 autres soient morts alors quils traversaient lAtlantique en provenance dAfrique subsaharienne. Le problème dépasse le cadre espagnol.
À la demande du gouvernement Zapatero, lUE, débordée par lafflux massif des cayucos, a abordé le sujet avec plus de sérieux que dordinaire. Elle paraît encline à faire les pas nécessaires vers une politique de migration commune qui renforce le pouvoir de lagence de frontières européennes tout en menant des actions solidaires avec les pays africains.
Le gouvernement espagnol, qui sest fait tirer les oreilles par ses partenaires européens, veut combiner le rapatriement des sans-papiers à travers des accords avec les pays de départ et la remise en ordre de la situation des étrangers autorisés à entrer en Espagne. En 2007, au moins 180 000 étrangers non-communautaires viendront dans le pays (
) Le marché du travail en Espagne continue davoir besoin de main duvre étrangère, en proportion plus importante que les pays voisins. On voit souvent limmigration comme source de conflits mais on oublie allègrement que larrivée détrangers a dynamisé léconomie espagnole en assurant la moitié de la croissance du PIB depuis 2001. |
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VITE !
Olivier Besancenot pleure à son tour la mort du parrain de la soul, James Brown. Dans son blog, le candidat de la LCR écrit quil reste un fan des albums de James Brown, qui remuent quand même vachement plus que le programme du Parti socialiste. Certainement. |
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