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Pages coordonnées par Chadwane Bensalmia
La semaine.
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Photo de famille des primés
de la SNRT.
(AIC PRESS)
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Télé. SNRT Awards
La SNRT a inventé un intrigant concept : la soirée en «moyenne pompe». Pour attribuer, mardi 9 janvier au Mégarama de Casa, des attestations de mérite à 55 collaborateurs primés en 2006, la SNRT a dévoilé un subtil mélange de faste et de nonchalance : dun côté, petits fours, ministre de la Communication et trophée doré ; de lautre, une salle trop petite et une grande majorité des méritants demeurés anonymes. Notons toutefois lambiance bon enfant de ces SNRT Awards et, surtout, la projection en avant-première de deux productions maison : Percussion Kid, court-métrage original aux allures |
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| de comédie musicale signé Mohamed Achaour. Première ponte donc du percussionniste des feux Abarraz qui a lui valu le prix du Jury au 12ème Festival de la radio et télévision du Caire où ont concouru 53 productions de la SNRT. Sans oublier Âlach Albahr, de Hakim Belabbès, en hommage aux pêcheurs de fortune de la médina casablancaise ; à linstar du mari et des deux fils disparus de Lalla Fatna, principal témoin de cette poésie en pellicule, où une touche de romantisme et un soupçon de fantastique se mêlent à un réalisme quasi documentaire. Une uvre très discrètement diffusée sur la TVM pendant le ramadan, avant dêtre primée au Festival de Dubaï en décembre
Dommage quil faille attendre le jugement de létranger pour reconnaître la valeur de certaines choses, a regretté Hakim Belabbès, heureux toutefois de la volonté de la SNRT dappuyer le cinéma marocain. Mais la seule chose que je voulais vraiment, cétait que Lalla Fatna soit présente, que les gens la regardent et la reconnaissent. |
Sortie. Angoisse originelle
Le réalisateur de Requiem for a dream, film devenu culte sur laddiction et ses ravages, et avant Pi, thriller fantastique, Darren Aronofsky renoue dans Fountain avec les ambiances glauques et fantastiques de ses débuts. Lhistoire plonge dans la conquête espagnole de lAmérique et sétend dans le futur autour dune quête aux accents déternel. Le lien entre les trois temps du drame se noue dans le personnage de Thomas, pour faire court, à la recherche de la fontaine de jouvence. Dans le récit contemporain qui fait trame, il est un scientifique qui se bat pour sauver sa femme de la maladie. Atmosphère pesante, troublante même, tout autant que la métamorphose de Hugh Jackman dans le rôle principal (on passera sur la ressemblance éphémère avec le jeune David Carradine de Kung Fu) capable de moments dintense émotion qui sauveront la séance des spectateurs qui auront le courage de saccrocher jusque-là. Car lambition du scénario bute sur les longueurs dune narration souvent brouillonne. Entre lécriture boursouflée du début et la fin splendide, on sort fatigué et surtout perplexe.
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Video. Danse avec Dilay
Un DVD pédagogique pour faire ses premiers pas de danse, à destination des jeunes mordus de hip-hop
Cest le projet de Dilay, alias Adil Lakhdim, seize ans de danse au compteur et fondateur au début des années 90 des Style Salé Breakers, la plus ancienne compagnie marocaine, qui réunit aujourdhui trois générations de danseurs. Installé depuis trois ans à Strasbourg, où il enseigne et travaille en tant que chorégraphe, le prodige de 29 ans a tourné récemment à Rabat les scènes du DVD, dont la réalisation a été confiée à linévitable DJ Key, alias Khalid Douache, et à sa boîte de prod Funky Noise. One, two
Dance ! |
Ciné-salon. Starring Morocco
Rachid El Ouali, Samia Akariou, Narjiss Nejjar et Faouzi Bensaïdi seront Parisiens le temps dun week-end (du 12 au 14 janvier), à loccasion du premier salon du cinéma de Paris où le Maroc est linvité dhonneur. Membres de la délégation marocaine forte dune trentaine de professionnels du secteur, ils devraient (peut-être) avoir les honneurs des médias français puisquun coin presse a été aménagé pour les éventuelles interviews. Vendredi, cest Nabil Benabdallah qui montait au feu lors de la soirée dinauguration dédiée entièrement au Maroc. Plus de 5000 professionnels du cinéma y étaient conviés. Certains ont même pu voir un reportage tourné pour loccasion et présentant les atouts du Maroc pour les productions étrangères. Faouzi Bensaïdi, quant à lui, naura sans doute pas le temps de faire les soldes. Dimanche, le réalisateur devrait débattre de cinéma avec un parterre de visiteurs du salon à loccasion de la sortie sur les écrans français, la semaine dernière, de WWW-What a wonderful world. On en reparlera. |
Internet. Itoub, lanti-piratage
Vous voulez télécharger le son des artistes locaux légalement et sans passer par e-mule et ses virus ? Vous recherchez le seul enregistrement live dun groupe disparu de la scène, sans avoir eu le temps de produire dalbums ? Ou vous êtes simplement solidaires dune alternative au piratage ? www.Itoubmusic.com sera Ze adresse, à partir de fin février. Une bataille à armes égales contre le piratage, quil fallait oser. Clic Records la fait, en complicité avec lincontournable Boulvard. Le jeune label lance la première plateforme de téléchargement de musique gratis et légale au Maroc, où tout le monde trouve son compte grâce à une astuce commerciale. Un système de rémunération basé sur les pubs et lacquisition des titres via sms, où une partie des bénéfices est versée aux artistes figurant sur le site. Y a-t-il besoin de rappeler que le portail est toujours à la recherche de musiciens partants pour la itoub alternative ?
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Livre. Globe-trotteuse
Le voyage, un modus vivendi ? Rien nest plus vrai avec la jeune Leïla Ghandi, qui a su muer son globe trotting nez au vent en perspective professionnelle. Après des expositions photo remarquées entre Paris, Agadir et Beyrouth, voici que sortent chez Le Fennec ses Chroniques de Chine, recueil de e-mails drôles et frais envoyés à ses proches lors dun stage en 2003. La baroudeuse tient aussi la rubrique Femmes du monde pour Femmes du Maroc et a couvert des évènements sportifs comme le Marathon des sables et le raid La Guadarun de Guadeloupe, avant de participer au Népal au documentaire VTT en pays Sherpa de Jean-Michel Jorda. A suivre, une expédition écologique dans la Cordillère des Andes
«Catch her if you can !»
Expo Regards de Marocains sur le monde, du 5 au 27 janvier,
et table ronde Désir dailleurs le 16 janvier à 19h à la Cathédrale Sacré cur de Casa.
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Festival. Alger koyoa
Comme dans un rêve, les Alizés porteront cet été le vent de liberté et dimprovisation qui souffle depuis dix ans sur Essaouira jusquà Alger, pour la première édition dun festival jazz et gnawa, alors que la ville inaugurait hier son statut de capitale de la culture arabe pour 2007
Des musiciens dAfrique et du Moyen-Orient dont Majid Bekkas, qui fusionnera avec le Libanais Abaji, partageront laffiche avec des agitateurs algériens world music et jazz installés en Europe comme Djamel Laroussi et Karim Ziad, parrain naturel de ce nouvel événement, qui présentera cet été le nouveau répertoire dIfrikya, dont le troisième album est attendu pour avril. Une programmation mitonnée par Adnane Ferdjioui, qui anima dix ans durant lémission Black and Blue, sur Radio Alger (Chaîne 3). Heureusement, les artistes nattendent pas louverture des frontières... |
Ciné-débuts. Osmoz : les bouchées doubles
Il est très pressé cet Osmoz, à limage du héros de son premier court. Souvenez-vous, cétait lété dernier, durant le festival de Casablanca, Sacrifake ou la course contre la montre dun oueld Hay Mohammadi, découvrant que son voisin était prêt au martyre. Six mois après la sortie de Sacrifake (5 mn), Osmoz, Tarik El Jouhari de son vrai nom, tourne Illusions, à Hay Mohammadi toujours. Verdict fin janvier. Lancien chroniqueur dEntracte et Bande à part, sur 2M, figure également parmi les réalisateurs de Aji Tchouf, le 26 minutes hebdo inspiré du concept de Striptease, que vient de lancer la deuxième chaîne. Osmoz, qui devrait signer avant la fin de lannée son troisième court, prépare un long-métrage tendance baston, quon annonce décoiffant
Pressé on vous dit ! |
Album. Oum jayakoum
Au compte-goutte, on laura, ce premier album de Oum ; single par single et trip par trip. Le premier track, Hamdoullah - une joyeuse ballade disco funk qui donne envie de marocaniser les dance floors - sest déjà fait sa petite place sur les ondes. Le second, Daym allah promet à lopus une petite note soufi-jazzy. Et aux dernières nouvelles, la jolie Sahraouie sest enfermée en studio pour lultime expérience dun featuring avec le très khasser Bigg. Trois autres titres dont elle garde scrupuleusement les titres secrets pour ne pas éventer la surprise sont en boîte. Le tout dans un album de dix morceaux où elle papillonne entre gospel, new soul, rnb et tagnaouite. Rendez-vous début février pour la sortie du prochain single. |
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Le livre.
Lassé du stress parisien, Olivier Doual succombe un jour à lappel de lAfrique et se lance dans un périple qui va le mener de lOcéan Atlantique à lOcéan Indien. Chargé du minimum vital et nanti dun modeste budget, il parcourt 12 000 km en empruntant, au gré des rencontres, les mêmes moyens de locomotion que la population locale : taxi-brousse surchargé, train antédiluvien, mobylette rafistolée, pinasse de marchandises et autres véhicules improbables
Confiant sans être dupe, il traverse ainsi neuf pays, du Sénégal au Kenya. Evitant les écueils faciles de la complaisance ou de la condescendance, le routard restitue une Afrique tout en nuances, débarrassée de ses clichés, et livre un témoignage plein dhumanité et de lucidité sur le continent oublié.
Impossible nest pas africain
Olivier Doual, LHarmattan, (190 DH).
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Humeur.
Black magic man
Parfois, on bénit la TVM dêtre gardienne de la mémoire. Dimanche soir, la vieille dame de la rue Brini diffusait un concert en hommage à James Brown. Et pas nimporte quel concert. Mister Jaaaames Brown ! au festival de jazz de Montreux en 1981, un live mémorable où le parrain de la Soul et linventeur du funk met le feu au public. Un exploit en soi, vu la tête des festivaliers présents, davantage amateurs de jazz pour poisson rouge, celui quon écoute lair inspiré, avec la tête, jamais avec le corps. Mais pour une fois, le public quittait sa réserve de Suisse en hypoglycémie et devenait presque black. À voir tous ces blancs gigoter presque en rythme, on avait la preuve que James Brown lave plus noir. Doù la TVM avait-elle bien pu sortir ce bijou ? Sans doute de sa caverne dAli Baba, ces kilomètres dimages et ces milliers de souvenirs accumulés depuis sa jeunesse, qui prennent encore la poussière quelque part dans un sous-sol. Mais ce soir-là, écoutant de la soul en solo dans sa chambre, pris dun orgasme auditif, on ne voulait plus lui reprocher ses séances de torture. Oubliées nos années de plomb de téléspectateur, on sest réconcilié le temps dun concert avec ce vieux membre de la famille. On lui a même pardonné ses radotages de grand-mère gâteuse, ses oublis dincontinente, ses histoires à dormir debout racontées aux infos et ses soirées musicales aussi casse-bonbons quune réunion danciens. La TVM a eu un éclair de lucidité. Merci mamie... |
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Mc-JO pour la St valentin
Après Bigg et Steph Raggaman, Jo est le troisième rappeur des ex-Mafia C à signer un album solo. Côté Abstrait sortira en deux volets. Le premier jet est prévu pour le 14 Février. Quelques guests sont prévus pour cet album, dont naturellement les trois ex-Mafia C, Bigg, Steph Ragga-man et Caprice.
D-Click nRap
Samedi 10 février,
au théâtre royal de Marrakech, lassociation D-Click réunit deux calibres de la scène rap locale, Fnaïre et H-Kayne, avec en première partie la formation Brada. Et pour faire les choses selon les règles de la maison hip hop, la soirée se terminera par des battles de breakdance.
Gad quil est drôle !
Samedi 6 janvier, Gad El Maleh a été sacré Lartiste le plus marquant de lannée 2006 par le vote de quelque 6 671 140 téléspectateurs français. Cétait sur Lhomme le plus drôle de lannée, lémission de TF1 présentée par Jean-Pierre Foucault. |
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