La semaine Maroc
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Le réseau national pour
l'observation des élections
sera-t-il de la partie en 2007 ?
(AFP)
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Elections. Observera, observera pas ?
Et de deux pour le réseau national pour lobservation des élections. Rappelez-vous en 2002, une vingtaine dassociations avaient, pour la première fois, constitué un collectif pour suivre le déroulement de lopération électorale. Samedi dernier, le même collectif sest une nouvelle fois réuni pour lancer les préparatifs relatifs aux élections de 2007. Nouveauté cette année : le réseau a pu obtenir un financement conséquent de la part de lUnion Européenne mais déjà, des voix sélèvent pour en critiquer lutilité politique. En 2002, explique un membre du réseau, nous avions émis une série de recommandations |
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| relatives au découpage électoral, à la gestion des élections, etc. Ni les partis ni lEtat ne les ont prises en considération. Pire, le réseau a été utilisé, surtout à linternational, pour légitimer une opération électorale pas aussi nette quon a voulu le faire croire. Normalement, une journée détude réunira le 20 janvier prochain lensemble des associations constituant le réseau pour plancher sur cette question. Les débats sannoncent houleux. Le centre marocain pour lobservation des élections sort déjà les grands mots : Si cest pour faire de la figuration comme lannée dernière, nous refuserons de prendre une deuxième fois part à cette opération. La journée détudes devra répondre à une question essentielle : comment faire accepter une réelle observation des élections par le Makhzen ?. 2007 commence décidément sur les chapeaux de roue. |
Le Matin du Sahara. Laroussi se retire
Mohamed Laroussi ne sévira plus au Matin du Sahara. Le fils de pub a décidé darrêter sa collaboration avec le quotidien, suite au refus du journal de publier lune de ses chroniques. Une première alerte signalait le divorce à venir. Une semaine plus tôt, Le Matin avait publié une mise au point de la RAM, faisant suite à une chronique où Mohamed Laroussi se moquait de Driss Benhima, PDG de la compagnie aérienne. Je nen avait pas été avisé, signale Laroussi, qui ajoute quun autre de ses billets avait attiré le courroux de la conseillère royale Zoulikha Nasri. Décidément, les lignes rouges du quotidien sont rouge foncé... |
Parution. Ainsi parlait Yassine !
Le sociologue des religions, Mohcine Al Ahmadi, vient de sortir un livre sur le mouvement Yassiniste, où il dissèque le discours du cheikh de la Jamaâ sur le monde, la modernité, la république islamique et sa vision de la société. Préfacé par Mohamed Tozy, ce livre de 230 pages propose une analyse scientifique du dispositif idéologique de Yassine, basée sur les travaux dislamologues internationaux. En voici un avant goût : Lutopie révolutionnaire de Yassine, même si elle se veut salvatrice et porteuse de la promesse dun avenir meilleur, risquerait de se transformer, une fois arrivé au pouvoir, en un enfer social pour les Marocains qui contribuent actuellement à sa diffusion. À méditer. |
Jihad. Tétouan sous haute surveillance
Dans un communiqué rendu public en fin de semaine dernière, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) avance que les 26 présumés candidats jihadistes pour lIrak, arrêtés à Tétouan, font toujours lobjet dinterrogatoires dans les locaux de la brigade nationale de la police judiciaire à Casablanca, et que toutes les interpellations et les perquisitions effectuées l'ont été dans le cadre de la loi contre le terrorisme et sous contrôle du parquet. Selon une source policière, le groupe, qui aurait fait allégeance au GICM (Groupe islamique combattant marocain, né au cours des années 1990), recrutait et entraînait des volontaires marocains pour servir de kamikazes en Irak. La ville de Tétouan aurait servi de base de recrutement de ces kamikazes. On cite le quartier pauvre de Jamae Mezouak, doù viennent notamment les cinq Marocains soupçonnés d'avoir participé aux attentats du 11 mars 2004 à Madrid, et qui se sont suicidés trois semaines plus tard dans leur appartement à Leganes. |
Athlétisme. Ahizoune en président
Abdeslam Ahizoune a tenu son premier rendez-vous de presse, mercredi, au siège de la Fédération dathlétisme dont il est le président, depuis décembre 2006. Sil vous plaît, sil y a quoi que ce soit, appelez-moi et laissez les athlètes se préparer en paix, a notamment demandé le nouveau président, visiblement à laise dans cette nouvelle fonction. Ahizoune, qui a invité les sponsors et autres bailleurs de fonds à sinvestir davantage dans lathlétisme, était accompagné des deux champions olympiques Nawal El Moutawakil, désormais numéro deux de la Fédération, et Hicham El Guerrouj, un moment candidat à la présidence, aujourdhui ambassadeur de lathlétisme marocain. |
Censure. Messari se souvient
Question : quest-ce qui pouvait provoquer, dans le Maroc des années 1960, linterdiction dun journal marocain ? Cette réponse a été fournie par lancien ministre de la Communication, Mohamed Larbi Messari, dans une interview accordée au quotidien Al Massae du 9 janvier : Oui, raconte Messari. Une fois, ils avaient interdit lOpinion (ndlr : organe de presse de lIstiqlal) parce que linformation relatant linauguration par le prince héritier dun nouveau lot dhabitations à Kénitra a été publiée en page deux, et non pas à la une !. Quand on vous dit que lon revient -malgré tout- de loin. |
2M. Reporters tous risques
Léquipe de lémission Rihanate Moujtamae, sur 2M, a connu une drôle de mésaventure, la semaine dernière, en allant filmer Mekki Torbi, le guérisseur de Skhirat aux dons «surnaturels». Les membres de léquipe ont été roués de coups, séquestrés dans une sorte de garage pendant trois heures, devant lindifférence dun gendarme présent sur place, avant dêtre libérés par un caïd, rapporte Mohamed El Ouafi, du syndicat du personnel de 2M. Ce dernier annonce par la même occasion quun sit-in sera organisé le 13 janvier devant le siège de lUMT pour montrer notre solidarité avec lensemble des équipes de notre chaîne, qui se font de plus en plus malmener lorsquelles sont sur le terrain. |
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Nichane.
Jaime la littérature
Ceci est une déclaration damour. À la littérature, mon pays bien-aimé. Cest le refuge de la subjectivité, lantre de la liberté. Je my suis toujours senti chez moi. Etranger et pourtant chez moi. Ces jours-ci, en particulier, la littérature me sauve. Deux livres, deux inspirations salvatrices.
Jai dabord élu domicile chez Alaa Al Assouani, le très fin auteur de lImmeuble Yacoubian. Dans son nouveau roman, il tisse à partir du général Safouat Chaker, un tortionnaire pas comme les autres, lhistoire secrète dune Egypte cruelle. Le général, protagoniste de lhistoire, avait le don de faire avouer les détenus politiques, sans leur donner un seul coup de fouet, mais en dénudant leurs épouses, en plein interrogatoire. Une fois leur intimité violée, ils deviennent volubiles. Plus ils parlent, plus le général escalade léchelle sociale et politique. Plus les femmes se mettent à nu, plus les gradés sen mettent plein les poches, plus les militants se font petits. Ainsi, donc, se résume en une formule, dont seule la littérature a le secret, léquation égyptienne. De Belgique, Françoise Lalande, elle, sonde les sentiments inavouables dune famille ordinaire, la tribu Keil. Les remords dune mère, engloutie par le sens du devoir, qui na pas su se rebeller contre un mari indifférent et colérique. La méchanceté dun fils, beau et filou à la fois. Les querelles des deux surs, lune séductrice, lautre frigide. Le sort de lensemble, attaché à la vie mais conscient quelle nest pas si généreuse que ça. Le temps dun livre, on découvre comment lamour dans une famille se perd, écrasé par un silence complice et une haine non assumée.
Ces deux romans parlent des deux entités qui peuvent écraser, dominer, déformer ou corrompre lindividu : lEtat et la famille. Ne serait-ce que pour la beauté du malaise quelle provoque, jaime la littérature. |
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Grève de la faim. La fatwa des salafistes
La grève de la faim serait-elle haram ? Cest un peu ce que pensent les salafistes incarcérés à Salé, qui ont décidé, malgré tout, de se solidariser avec les enseignants chercheurs grévistes de la faim en leur consacrant des prières. Ecoutons les explications fournies par lun des islamistes en question : Comme nous navons trouvé aucune référence à la grève de la faim dans les quatre rites (ndlr : les salafistes marocains se réfèrent essentiellement au rite malékite), nous avons décidé de suivre les conseils de Cheikhs, comme Mohamed Fizazi, qui considèrent la grève de la faim comme un suicide, lequel est interdit en islam. Pour protester, il vaut mieux jeûner (dans la journée) et prier. Désormais, ils protesteront en jeûnant, en priant et en appelant le courroux de Dieu sur les responsables qui les ont njustement condamnés ! |
Bin Louidane. Des témoins haut de gamme
Le juge Jamal Serhane a chargé la BNPJ dauditionner de nouveaux témoins pour déterminer la nature des relations quentretenaient les sécuritaires (et dautres responsables marocains) avec Chrif Bin Louidane. Lenquête porte notamment sur les personnalités qui avaient assisté, en 2002, au mariage fastueux de Abdelaziz Kharraz, le frère du baron de la drogue, également incarcéré à Oukacha. Organisé dans le club de tir de Tanger et animé par des vedettes et des artistes nationaux de renom, ce mariage avait été marqué par la présence de grosses personnalités politiques et sécuritaires. Selon une source proche de l'enquête, un grand nombre de personnalités politiques et d'autres responsables pourraient se retrouver à la barre. Des ex-gouverneurs, présidents de chambre de commerce et élus sont également sur la sellette. |
Le Journal Hebdo. Triste, triste
Le Journal Hebdomadaire a reçu une nouvelle visite, la deuxième, des huissiers venus réclamer les 3 millions de dirhams auxquels la publication a été condamnée, dans un procès en diffamation contre le Belge Claude Moniquet. Par ailleurs, on a appris auprès de la direction du journal que Aboubakr Jamaï envisage sérieusement de quitter son poste de directeur de publication (pour éviter que les huissiers ne se retournent contre Le Journal), voire de quitter le royaume
Des personnalités marocaines auraient proposé daider financièrement le titre, pour régler les 3 millions de dirhams. Chose que nous ne pouvons accepter, nous a précisé une source à la direction du Journal Hebdomadaire. à noter que la descente aux enfers de notre confrère - que TelQuel assure à nouveau de toute sa solidarité - est quasiment passée sous silence par la presse... |
PJD. Ça sera bien du 100 %
ça y est, cest officiel : le PJD se présentera, comme prévu, dans toutes les circonscriptions du pays. La décision a été officiellement entérinée lors de la réunion de la commission nationale le 7 janvier. Dans la foulée, on apprend aussi que le programme électoral du PJD sera rendu public en juin 2007. Concernant les rapports avec le Pouvoir, le président de la commission, Slimane El Amrani, a fait état de pressions et de tracasseries de la part des autorités, tant au niveau des conseillers communaux du PJD quà celui des manifestations organisées par le parti islamiste. Lannée 2007 sannonce plutôt animée pour les amis dEl Othmani ! |
Réfugiés. Le Maroc coupable ?
Le Maroc a été épinglé par le HCR, Amnesty international, et bientôt la Commission européenne, pour non respect des droits des réfugiés et demandeurs dasile. Tout ceci fait suite à lexpulsion, fin décembre, de centaines de Subsahariens, dont plusieurs titulaires de cartes de réfugiés, et des demandeurs dasile. Selon nos décomptes, parmi les expulsés figurent au moins 60 demandeurs dasile et 10 autres avec le statut de réfugiés, a déclaré à lAFP Johannes Van der Klaauw, responsable du HCR dans le royaume. Ce que Mohamed Benaïssa, ministre des Affaires étrangères, a formellement démenti devant le Parlement marocain. Qui croire alors ? |
Hrig. Des Marocains en Algérie
Cest la deuxième fois que des citoyens résidant dans la région de Figuig décident de se rendre en Algérie pour fuir la misère, le chômage et lexclusion, selon les termes dun jeune diplômé chômeur qui faisait partie de lexpédition. Près dune quarantaine de citoyens du douar Aïn Chaïr, province de Figuig, avaient ainsi pris la route vers lAlgérie le vendredi dernier. Les hommes, dont un bon nombre de jeunes, désiraient visiblement protester, comme on nous la expliqué, contre «labsence de perspectives demploi et lincurie de certains responsables et élus de la région, après les inondations de lété dernier». Et de manière originale ! |
Nationalité. La réforme, enfin !
Bonne nouvelle pour les marocaines mariées à des étrangers! Le Secrétariat général du gouvernement a enfin libéré le Code de la nationalité. Mercredi 10 janvier, ce texte a été examiné en Conseil de gouvernement, mais son adoption a été reportée dune semaine. Des problèmes ? Pas vraiment. Quelques ministres ont juste demandé dintroduire des petites retouches techniques, pour présenter un texte parfait au roi, explique un ministre. Si tout se passe bien, la femme marocaine pourra transmettre sa nationalité à ses enfants nés dun père non marocain. Fait nouveau : les enfants pourront choisir entre leurs deux nationalités sils résident dans des pays nacceptant pas la double nationalité. En attendant, le texte devra encore passer en Conseil de ministres et puis au Parlement. |
Hystérie. Le groupie de Saddam
Un célèbre night-club de la corniche casablancaise a connu, le week-end dernier, une fin de soirée inattendue. Alors que le groupe qui se produisait live rangeait son matériel, un client sest emparé du micro pour crier en direction de lassistance : Vive Saddam ! Vive Kennedy !. Panique générale, le client sapprêtait à célébrer dautres figures politiques défuntes, quand les vigiles se sont emparés de lui. Je vous mets au défi de me toucher, je ne crains personne. Et si vous voulez, faites-moi subir ce que vous avez fait subir à Saddam Hussein, a encore trouvé le moyen de hurler le client, devant les fêtards hébétés. |
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3 questions à
Amina Bouayach [Présidente de lorganisation marocaine des droits de lhomme]
Vous venez denvoyer une lettre au Premier ministre lui demandant de ratifier la convention de la Cour pénale internationale. Pourquoi ?
Le ministre des Affaires étrangères vient dannoncer au Parlement quil y a un conflit entre le règlement de la Cour pénale internationale et la Constitution marocaine. Ce qui est totalement injustifié. Tout ceci nous a beaucoup étonnés puisque, par le passé le Maroc, a montré une réelle volonté politique daller de lavant. En 2000, il a signé cette convention. Et tout récemment, le rapport final de lInstance équité et réconciliation recommandait sa ratification. Nous découvrons aujourdhui que rien na été fait dans ce sens.
Pourquoi le Maroc devrait-il ratifier cette convention ?
Tout dabord parce que le Maroc sest inscrit au niveau international dans un processus de respect des droits de lhomme. Et vu lénorme travail qui a été fait ces dernières années en la matière, nous ne voulons pas quil y ait un retour en arrière.
Quenvisagez-vous aujourdhui pour faire pression sur lEtat ?
Il y a eu tout dabord cette lettre ouverte au premier ministre traçant les principes généraux favorables à une ratification. Nous devrions ensuite préparer un mémorandum avec dautres partenaires qui irait dans le même sens. Nous allons enfin nous engager dans un cycle de plaidoyers avec les partis politiques et le gouvernement, pour les amener à ratifier cette convention. |
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Amazigh. Happy Yennayer !
Les associations amazighes du Maroc fêteront le 13 janvier le passage à lannée
2957. Yennayer (le Nouvel An amazigh) correspond à la victoire du roi berbère Chichoungh sur le Pharaon dEgypte. Cette date est considérée, depuis, comme une fête de libération par tous les Amazighs des Canaries à la Libye, explique Ahmed Barchill, de la Confédération des associations amazighes du sud marocain, organisatrice des festivités de Yennayer à Agadir. La Saint-Sylvestre amazigh ne donne pas encore lieu à de grands rassemblements populaires, les associations célébrant lévènement exclusivement dans des salles en comité restreint. Mais plusieurs dentre elles réclament linstauration de Yennayer comme fête nationale chômée au même titre que la fin du protectorat français. Mohamed V et Chichoungh, deux rois libérateurs, ça risque den faire un de trop... |
Foot. Zaïri, le revenant
Jawad Zaïri, lun des héros de lépopée africaine de la CAN 2004, pourrait bientôt refaire parler de lui. Le virevoltant ailier, qui sest eclispsé depuis un moment des rangs de la sélection nationale, est en effet sur le point de quitter la formation portugaise de Boavista, pour des cieux plus cléments. Daprès son agent, Zaïri serait actuellement en contact avec des clubs de la Ligue 1 française, mais aussi avec des clubs espagnols et italiens. Après la traversée du désert, cela lui permettra-t-il de revenir sur les petits papiers de Fakhir ? Signalons par ailleurs que Houssine Kharja est également en train de changer de maillot. En conflit avec son club transalpin Ternana, linternational marocain (auparavant prêté à lAS Rome), vient dobtenir, par voie de justice, la résiliation de son contrat avec le club de Seria C (Troisième division italienne). |
Affaire Redeker. Un Marocain suspecté
Selon le quotidien français Le Parisien, un Marocain a été placé en détention à la prison de Salé dans le cadre de lenquête sur les menaces de mort à lencontre de Robert Redeker, auteur dune tribune libre incendiaire sur lislam publiée dans Le Figaro du 19 septembre dernier. Il y qualifiait le prophète Mohammed de chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs
. Daprès les autorités marocaines, Adil Al Hyanne, âgé de 20 ans, aurait reconnu être lauteur des messages de mort qui étaient accompagnés de la photo de Redeker, de son adresse personnelle et de son téléphone, et mis en ligne sur le site Al-Hesbah, présenté comme proche dAl Qaïda. Lauteur présumé des menaces a été arrêté mi-décembre, de retour de Libye doù il aurait essayé de rejoindre les jihadistes en Irak. |
Blogging. Causons sexe
Nouhad, une jeune casablancaise de 19 ans, est la créatrice du premier blog marocain dédié à la sexualité de notre cher royaume. Lancé en novembre, sexpopuli.blogspot.com, nest pas un blog affichant des photos de jeunes Marocaines comme cest à la mode sur skyblog, explique Nouhad, il traite plutôt de la frustration sexuelle des Marocains, cause de beaucoup de leurs problèmes. Encore peu fourni en articles, le blog a cependant connu un boom de fréquentation suite à un article publié dans Al Massae. Et preuve par labsurde de la théorie de Nouhad, la jeune fille se fait déjà traiter de p
sur certains forums de discussions marocains. |
Hommage. Adieu, mère courage
Une montagne sest écroulée. Cest ainsi que les militantes féministes qualifient le décès de Habiba Zahi, membre de lAssociation marocaine pour les droits de la femme et du bureau exécutif de la CDT. Cette figure de proue de laction syndicale et associative est décédée, à lâge de 47 ans, dans une clinique de Casablanca. Mercredi 10 janvier, elle a été inhumée au cimetière Chouhada. Elle donnait lair dêtre dure à cause de sa carrure physique. Mais dès quelle parle, quel amour ! Elle mappelait tout le temps Azzine (beauté), témoigne sa collègue Najia Boudali, la gorge nouée par lémotion. Cette mère courage a à son actif plusieurs réalisations, dont la création du centre Fama en 1998. En tant que syndicaliste, elle a beaucoup apporté à la réhabilitation des droits des femmes dans le secteur des télécoms (elle était cadre à Maroc Telecom). Repose en paix, Habiba ! |
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Humeur. Nostalgia
Lhomme qui a défié son roi ! Jen connais qui tourneraient la page vite, vite, pour moins que ça. Cette phrase, si belle, a donné des sueurs froides au malheureux comité de censure du Centre cinématographique marocain quand, en 1995, il devait viser Braveheart, un film dépoque signé Mel Gibson. Cétait il y a un siècle, sous lancien règne, et les brillants censeurs, comme nous lexplique un témoin de lépoque, ont choisi de conditionner la sortie du film au Maroc à la suppression de laccroche publicitaire mettant un roi (britannique) au défi dun simple mortel. Notre témoin poursuit : Nous nous tournions les pouces, à la fois paumés et glacés par la peur, quand un distributeur eut une idée de génie, celle de masquer laccroche par une phrase en arabe, la traduction du titre Braveheart. Cest ainsi que Al-Qalbou Ach-choujaâ vit le jour au Maroc. La première semaine, le film, malgré son fort potentiel commercial, a été un échec public. Lexplication est simple comme bonjour : laccroche en arabe a attiré un public de télévision, féru de Guadaluppe et des feuilletons mexicains doublés en arabe, qui faisaient alors fureur à la TVM. La confusion des cibles a fait que le vrai public de Braveheart est resté chez lui, alors que celui qui allait au cinéma en ressortait furieux contre ce mauvais film mexicain. La carrière du blockbuster de lannée a failli sarrêter à une semaine sans lidée, encore une, de cet exploitant : remplacer Al-kalbou Ach-Choujaâ par le film aux cinq oscars. Tout est alors rentré dans lordre. Braveheart trouva son public, exploitants et distributeurs enregistrèrent des recettes records. Quant aux esprits qui veillent sur la censure audiovisuelle, ils poussèrent un ouf de soulagement. Ce nest pas au Maroc que lon pouvait lire, ou croire, quun seul homme peut défier le roi, fût-il dAngleterre ! Cétait il y a un siècle. |
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VITES !
Une liste dune vingtaine de responsables, dont quelques préfets, attend sur le bureau de Charki Draïss, patron de la Sûreté nationale, la valisation du ministère de lIntérieur. Mutations, promotions et nouvelles affectations sont ainsi attendues avec beaucoup dappréhension par les grosses huiles de la DGSN.
Abdelaziz Laâfora a craqué. Lex-gouverneur de Aïn Sebaâ na pas pu répondre aux questions du juge, lundi dernier, en raison de son état de santé. La 1ère Chambre criminelle de la Cour suprême de Rabat a reporté donc, au 15 janvier, le procès de lancien homme fort de Casablanca.
The Independent est tombé sous le charme de la ville ocre. Pour preuve cet extrait du supplément voyages du journal britannique : De latmosphère romantique de Marrakech, pleine de mythe et de mystère, au paysage splendide des montagnes de lAtlas, le Maroc mène ses visiteurs dans un voyage des sens. Waou !
Cest le 26 janvier que démarrera le procès des 50 prévenus islamistes, dont les deux femmes de pilotes de la RAM, du groupe Ansar El Mehdi, devant la Cour dappel de Salé. Selon une source proche de la défense, la justice risque encore une fois davoir la main lourde dans cet énième procès de présumés terroristes.
Le PND dAbdellah El Kadiri compte sallier au RNI dAhmed Osmane et à lUC de Mohamed Labied pour constituer le grand pôle libéral. Selon une source de ce parti, lalliance sélargira ensuite à dautres partis partageant les mêmes idéaux (sic!). La recomposition politique a commencé. Bon courage, les libéraux !
La Chabiba de lUSFP tient son congrès du 23 au 25 janvier à Bouznika. 1200 congressistes devront élire, entre autres, un nouveau S.G. en remplacement de Hassan Tarik, qui a démissionné de son poste en décembre dernier pour incompatibilité idéologique avec les caciques du parti
mais surtout parce quil a dépassé lâge de 30 ans.
Le frère dun détenu marocain à Guantanamo a mystérieusement disparu vendredi 5 janvier, alors quil faisait sa prière dans une mosquée à Bouskoura. Lassociation Annassir évoque la possibilité dun enlèvement par la police, lié à la probable livraison des détenus marocains aux autorités marocaines, mais linformation na pas été confirmée officiellement. |
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