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Pages coordonnées par Chadwane Bensalmia
La semaine.
Création. Naïda en dix jours
Rebelote
Il y a cinq mois, des musiciens (H. Bajjou et A. Rizki de Dayzine, O. Belhami de H-Kayne, M. Rafi de Darga) participaient à une résidence de création du Bureau International de la j0eunesse, en Belgique, mêlant musique, danse, stylisme et vidéo. Avec lappui du ministère de la Culture, Casablanca tente la même expérience, baptisée Naïda. Après une résidence de dix jours, 60 jeunes artistes de différents pays présenteront un spectacle commun et multidisciplinaire, au Théâtre Mohammed VI à Casablanca le 11 février. Nous privilégions |
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| des artistes amateurs ou en voie de professionnalisation, explique Hicham Bahou, du Boulevard, qui gère la sélection et laccueil des participants. À la clé donc, une belle ligne sur leur CV et loccasion déchanger avec leurs pairs, mais encore, insiste Hicham Bajjou, Le projet nest pas tant focalisé sur le résultat que sur lexpérience humaine. On doit créer un spectacle très vite, ce qui favorise la spontanéité et limprovisation
Et tout le monde regarde dans la même direction. Parmi les musiciens marocains sélectionnés, notez Mahmoud Bassou et plusieurs membres de Ganga Vibes, DJ Toto (Fez City Clan), Bouhsine Foulane (Amarg Fusion), Nizar Najmi (Syncop), le rappeur Masta Flow ou encore Zakaria Rafi. Côté mode, cest le créateur autodidacte Bechar El Mahfoudi, instigateur du Festimode, qui se charge des invitations, toujours dans lesprit de mêler étudiants et stylistes confirmés
Si on veut quun mouvement de masse émerge autour du prêt-à-porter, nous devons être ouverts sur les autres disciplines. The show must go on ! |
Sortie. Le plaidoyer vert
Il y a dabord lhistoire dun homme. Un ex-futur président des Etats-Unis - Al Gore - qui, au lendemain de sa défaite aux présidentielles 2000, se reconvertit en maître-conférencier, prend son bâton de pèlerin et sen va prêcher sa cause écologique à travers le pays, pendant cinq ans. Cette même cause quil défendait, vainement, du haut de son prétoire, il y a 6 ans face à Georges W. Bush. Ensuite il y a la vérité que nous sert ce documentaire de David Guggenheim en suivant ce même Al Gore, le militant vert dans son périple. Angoissant, terrifiant. Sous leffet de serre, la planète plonge dans un cycle de catastrophes naturelles, les icebergs fondent, les ouragans se multiplient, des Etats entiers sont engloutis sous les eaux. Armé de documents scientifiques, danimations 3D et dune construction documentaire qui vous maintient en haleine, La vérité qui dérange est - cest le cas de le dire- un courageux plaidoyer pour la cause écologique. A voir absolument. Du reste, si ça remet Al Gore sur la course présidentielle, tant mieux pour lui. Il a aura travaillé cinq ans pour.
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Nouvelle scène. La sauce Marock
13 janvier 2007, Marock est née. Non, pas le film de Leila Marrakchi, mais lassociation de Marockmagazine.com, le webmag créé il y a quatre ans par un étudiant en journalisme et devenu depuis un cyber-squat alternatif de la génération lBoulevard. Après avoir organisé le festival Rock Tunisia en collaboration avec des rockeurs tunisiens, les soirées Lost in Casablanca et quelques autres gigs, le webmag se lance donc officiellement dans lévènementiel non lucratif. Plan dattaque ; un concert des légendaires punks The exploited pour avril. Du reste, des ateliers de musique permanents seront ouverts à tout intéressé à partir de mi-février. |
Tournage. Aïcha Kandicha, le film
Une femme est accusée de meurtre. Condamnée par toutes les preuves, elle soutient pour seule défense que le crime est luvre de Aïcha Kandicha. Son avocate, perplexe de par son pragmatisme professionnel, mais confiante en linnocence de sa cliente, part à la recherche de la vérité. Une histoire entre femmes racontée par un homme, conteur de son état. Cest une jolie trame que nous brode Jérôme Cohen Olivar, pour approcher la légende de Aïcha Kandicha. Une très belle idée dautant quelle ne tombe pas dans la facilité de la fiction pure, commente Assaâd Bouab, qui campera le rôle du conteur dans ce deuxième long-métrage de Jérôme Cohen - à son actif un long, cool crime, sorti aux USA. Et ce dernier dexpliquer : Ceux qui sattendent à un film dhorreur ou gore risquent dêtre déçus. Jai grandi dans un monde de femmes où toutes ces légendes de notre mémoire collective sont présentes. Jai voulu raconter cet univers à ma manière, par un jeu de personnages. Rendez-vous fin 2007 pour la sortie ciné. |
Cinéma. Compét amazighe
Consommé à domicile et absent des grands écrans, le film amazigh passe inaperçu. Sans doute plus pour longtemps. Lassociation Isni Nourgh a décidé de mettre un coup de projecteur- très rétro- en organisant à Agadir, du 1er au 10 mars, un grand prix du film amazigh. 25 longs-métrages (parmi les uvres produites de 1990 à 2006) seront en compétition, jugés par un jury où lon retrouve, entre autres, le réalisateur Jamal Belmajdoub. Dans la foulée, une caravane cinématographique prendra la clé des champs (du 10 au 20 mars) pour des projections sur grand écran à destination des habitants des douars de la région dAgadir, de Smara et Marrakech. On veut leur donner loccasion de voir ces films dans les conditions dun cinéma et de rencontrer les acteurs, précise Rachid Bouksim, président dIsni Nourgh. Avant le film, les habitants auront droit à une bande annonce anti-piratage. Vivant à des dizaines de kilomètres du premier ciné, il nest pas certain que le message leur parle beaucoup. |
Rap. H-Kayne dans la 4ème dimension
Des ruines à la sortie de Meknès, Hicham est assis, Azzedine tague un mur décrépi, Othman marche sur une pierre magique
Les ruines reprennent vie, un couloir souvre dans lespace temps, un chant issaoui sen échappe. Les trois lascars dH-Kayne suivent la musique et tombent sur Adil qui anime une nouba des Mille et une nuits. Ainsi débute le clip de Issawa Style, un flot dimages en 3D réalisées par Nabil Rami de Orzone, une boîte de production spécialisée dans les animations virtuelles. Cinq mois de travail, beaucoup de matos mis en uvre, mais le bout du tunnel est proche : Le clip sera prêt fin janvier et visible, entre autres, sur raptivist.net promet Rami. Au-delà de ce débouché habituel pour la scène rap marocaine, Issawa Style version 3D sera aussi proposé aux chaînes musicales françaises et arabes. Afin quH-Kayne prenne une autre dimension... |
Label. La caserne aux rappeurs
Fin février, larmée grandissante des rappeurs tangérois aura droit à sa propre caserne, Kachla Records, label initié par les parrains du rap riffi, les Zanka Flow, manifestement décidés à sinstaller sur le territoire du rap chamali. Le but, dans un premier temps, est de profiter de notre expérience dans le milieu pour orienter les nouveaux talents tangérois, et leur épargner les obstacles par lesquels on est passés. Ensuite, de promouvoir la culture rap sous toutes ses formes, résume Thug Face. Traduction : du conseil, de la production musicale, des cours de breakdance et de graffiti, un studio denregistrement à la disposition des jeunes groupes. Et pour finir, une équipe technique pour assurer les tournages des clips. La première signature du label sera le clip Bghini oula krehni de Muslim. |
Album. Gangsta swab rap
Après avoir fait leur premier pas au sens premier du terme- avec le maxi LKhetwa- les Casa Crew pondent LBesma, littéralement lempreinte. Un skeud denviron 18 tracks, signé Clic Records, aux sons et textes transversaux où ça va des petites histoires de la scène rap marocaine, à la question du Sahara, en passant par la pauvreté et la corruption, le tout avec le swab et sans vulgarité parce que nos parents écoutent notre musique, argumente Shaht man. Côté musique, lalbum va du son Casa crew made - style propre à la bande vaguement inspiré par le gangsta rap - au Crunk adapté aux dancefloors. Beaucoup de featurings sont aussi à compter, entre autres avec lengagé Bigg, et les très hardcore Zanka Flow. Lopus sera dans les bacs fin février. |
Ciné-histoire. Gracias Las Palmas
Invité dhonneur du Salon du cinéma, il y a tout juste une semaine à Paris, le Septième art marocain sapprête à accueillir les hommages du festival de Las Palmas. Un ouvrage en espagnol, rassemblant une dizaine de collaborateurs internationaux, sous la houlette dAlberto Elena, commissaire dune rétrospective qui sera consacrée au cinéma marocain par ledit festival en mars prochain. À laffiche, une quinzaine de longs parmi lesquels Wachma (Trace), de Hamid Bennani, qui remonte à 1970, La plage des enfants perdus (Jilali Ferhati), Badis (Abderrahmane Tazi), Ali Zaoua (Nabil Ayouch), ou encore Mille Mois (Faouzi Bensaïdi), et une huitaine de courts avec notamment Leïla Marrakchi, Leïla Triqui, Tala Hadid ou Hamid Faridi. |
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Le livre.
Lun, Régis Debray, est agnostique et philosophe, lautre, Claude Geffré, dominicain et théologien. A travers un dialogue dense, les deux hommes passent le fait religieux au crible dune culture hors du commun. Monothéisme, polythéisme, rapports de lhomme et des sociétés avec le sacré, naissance, passé et devenir du religieux, relations interconfessionnelles
Tout est abordé. Le pape de la médiologie, R.D., veut élucider mystères et paradoxes de la transmission, le chantre de lherméneutique, C.G., sappuie sur une foi éclairée et une connaissance approfondie des textes sacrés. Leurs deux discours, plus complémentaires quantithétiques, et qui saccordent à penser que le fait religieux a encore de beaux jours devant lui, méritaient mieux que ce titre un peu racoleur.
Avec ou sans Dieu ?
Régis Debray, Claude Geffré Bayard. 180 DH
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Humeur.
À corps et à écrits
On a tous des lectures honteuses, une passion avilissante pour des textes quon navouerait jamais à des bien pensants. En vrac : à des progressistes débattant de la laïcité, à sa copine croyant à la modernité du Maroc, et surtout à sa mère. Pour certains, le mal est bénin. Ils sont juste accros aux mots fléchés du Matin du Sahara. Pour dautres, lamour des uvres indécentes (voire indignes) les pousse à lire Rachid Nini. Mais les vrais voyeurs, amateurs de scabreux, brut de décoffrage sans commentaires poilus, ne jurent que par les faits divers dAujourdhui le Maroc. Il ny est question que dhommes trucidant leurs femmes à coups de couteaux, de beuveries entre amis de toujours qui finissent en massacre à la hache, de jeunes filles abusées dans la fleur de lâge (toujours derrière un bosquet), de vieilles paysannes violées post-mortem par des adolescents gardiens de moutons. à titre dexemple, dans Aujourdhui le Maroc du 12 janvier dernier, on raconte lhistoire dun imam adultère qui copulait avec sa maîtresse dans un lieu de culte. Cest tellement vrai, écrit sans recul journalistique, quasiment traduit du rapport de police initial, quun habitant des villes peut en tirer beaucoup denseignements rassurants. Primo, il se sentira moins décadent quil ne le pense ou quon le lui fait penser. Deuxio, il y découvrira que la crise du logement est un problème citadin. à la campagne, les imams ne souffrent pas de labsence de pritch... |
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Nightlife in Casablanca
Les happy people et clubbeurs casablancais ont désormais droit à leur propre guide. Casafever.com, un portail spécial fêtards et 100% participatif. Traduisez, vous placez vous-même vos infos, soirées, photos et potins. Le lancement est prévu le 22 janvier.
Le live Gnawa Diff
Pour leurs dix ans de carrière, les Gnawa Diff signent leur premier DVD live. Deux heures de concert, enregistrées fin novembre à lElysée Montmartre à Paris, agrémentées de quelques confidences de Amazigh Kateb et sa bande. Sortie annoncée pour avril.
Impro au rond-point
Lundi 22 janvier à 10 heures du matin, une quarantaine de danseurs et chorégraphes envahiront le rond point Guéliz à Marrakech pour une heure dimprovisation autour de la marche. Linvitation est lancée par la compagnie chorégraphique Anania en ouverture de la manifestation de danse contemporaine On marche
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