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Qu’est devenu Anfgou ?

Depuis quelques mois que j'ai découvert votre magazine sur le Net, je lis tous vos articles avec avidité et un réel plaisir. Aujourd'hui, je suis particulièrement touchée par le reportage sur "Ces Marocains qui meurent de froid" (TelQuel n° 256) et je vous remercie pour votre courage et votre sincérité. Mais il ne faudrait pas s'arrêter là ! J'attends avec une réelle impatience un nouveau reportage informant sur ce qu'il advient de ces courageux villageois d'Anfgou, en priant pour une amélioration de leur sort.

Paule Olive, Paris.



Les Marocains “inutiles”

J’ai été très ému à la lecture de votre reportage “Ces Marocains qui meurent de froid” (TelQuel n° 256). Comment peut-on, en 2007, laisser sa population mourir dans l’indifférence totale et dans des conditions scandaleuses ? Je me suis mis à la place des pauvres parents assistant, impuissants, à l’agonie de leurs enfants. Cela m’a rappelé la fameuse distinction entre “Maroc utile” et “Maroc inutile”. Après ce qui s’est passé à Anfgou, on pourra désormais parler de “Marocains utiles” et de “Marocains inutiles”.
Le plus scandaleux dans l’affaire Anfgou, c’est que la région dégage des ressources à même de la désenclaver. Ce qui m’amène à conclure qu’un mouvement citoyen devrait être lancé, à l’instar du mouvement égyptien “Kifaya”, “Assez”. Assez d’exploitation, d’injustice, de corruption, d’analphabétisme, de hogra… Et la liste est longue.

Hachem Cherkaoui, Montréal (Canada).



Si Abbas et Yennayer

Dans votre dernier numéro (TelQuel n° 257), j’ai vu un heureux parallèle entre “Le Monde selon Abbas” et l’article sur le Nouvel An amazigh. Dans le premier, M. El Fassi ose dénigrer la darija, prétendant qu’elle n’est pas la langue des Marocains ! Bien au contraire, M. le responsable politique. La darija retrace notre histoire et révèle bel et bien notre identité. Elle renferme des mots en latin, en berbère, en hébreu, en arabe, en français, en portugais, en espagnol, etc. La darija et le tamazight sont les deux langues les plus utilisées au Maroc. Et ce monsieur nous parle d’arabe classique ? Hallucinant !
En plus de la darija, des célébrations ancestrales retracent également notre histoire et notre identité millénaires. C’est le cas de la célébration de Yennayer au Maroc et chez d’autres populations d’Afrique du Nord, qu’elles soient amazighes ou non. Pour l’anecdote, le repas de Yennayer comporte un couscous ou une soupe où l’on dissimule un noyau de datte. Cet usage évoque étroitement la célébration chrétienne de l’épiphanie le 6 janvier, avec sa galette des rois où est dissimulée une fève.

El Houssine Bouiamrine, Meknès.

Le monde de Si Abbas

Merci encore à TelQuel (n° 257), pour avoir traité de ce sujet aussi urgent que sensible : “Le monde selon Abbas”. Personnellement, j’aurais titré l’article : “Abbas et les 40 000 victimes”. Il paraît que Si Abbas menace d'écrire un livre en deux jours, pour exorciser ses démons à propos de l'affaire Annajat. Mais à aucun moment, il n’a eu le courage de se repentir ou de présenter ses excuses. A-t-il pensé aux milliers de personnes qu’il a trahies ? À leurs familles, qui ont partagé avec elles ce doux mirage, et à toutes les peines qu’il leur a fait subir ? Si Abbas affirme qu’en tant que citoyen, il n’a confiance en personne (!), sauf en le roi. Je le comprends : des milliers de personnes ont fait confiance à Si Abbas, et ont fini par le payer très cher. À sa place, un citoyen digne de ce nom aurait entrepris la seule action valable : démissionner !

Kacem Fekrouni, Sidi Slimane.

 
 
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