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Code électoral. Le "putsch" du Conseil constitutionnel
Hajjama. Les derniers saigneurs
Mohamed Moujahid. "Nos résultats aux prochaines élections vont surprendre"
1984. La révolte des "awbach"
Irak. Analyse d'un cauchemar
Banques. Les produits "halal" arrivent
Galerie. Une villa nommée culture
1900 - 1960. Mémoire à quatre mains
Portrait. Mademoiselle chante le melhoun
N° 259
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Fahd Iraqi

La semaine.

Une plateforme de prospection
pétrolière off-shore.
(AFP)

Pétrole. La prospection continue


L’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) vient d’accorder deux permis de prospection pétrolière à la compagnie britannique GB Petroleum. Le contrat a été signé avec la filiale marocaine, que le groupe spécialisé dans la prospection et l’extraction du pétrole en Europe et en Afrique du Nord, a créé spécialement pour l’opération. Ces permis de recherche couvrent une superficie globale d’environ 8000 km2 et concernent deux zones offshore au large d’Agadir, en plus d’un contrat de reconnaissance terrestre du sous-sol
de la région. Les contrats s’étalent sur une période de cinq ans pour les zones offshore et de douze mois pour le contrat de reconnaissance. Ils prévoient aussi la réalisation d’études géologiques et géophysiques pour l’évaluation du potentiel en hydrocarbures de la zone ainsi que le forage d’un puits d’exploration. GBP Exploration Maroc s’est même engagée à acquérir le matériel de mesures sismiques en 3D, qui se veut l’une des techniques les plus modernes dans la prospection pétrolière. Ces deux nouveaux accords portent à 19 le nombre de contrats pétroliers et à 7 le nombre de contrats de reconnaissance en vigueur dans les différentes régions de l’onshore et l’offshore du royaume. Des chiffres qui devraient satisfaire le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Boutaleb, qui avait déclaré en mai dernier que les travaux d’exploration pétrolière au Maroc restaient insuffisants.


Technologies. HPS rate son permis

Le marché pour la réalisation du permis biométrique a été finalement attribué au consortium Sagem - M2M - Attijari Capital Risque. HPS, qui était dans la course, voit ainsi lui échapper un contrat estimé à 350 millions de dirhams (près de 7,5 millions de cartes grises et permis de conduire à 50 DH l’unité). Sur le marché boursier, la réaction a été immédiate. Durant les deux séances qui ont suivi l’annonce du résultat de l’appel d’offres, le titre HPS a été réservé à la baisse. Toutefois, HPS vient d’annoncer une percée sur le marché… japonais. Acom, la 2ème société nippone de crédit, a retenu l’entreprise marocaine pour la gestion de son activité monétaire. HPS, qui réalise 80 % de son chiffre d’affaires à l’étranger, confirme ainsi son statut de petite multinationale à passeport marocain.


Investissement. Le retour des pharaons

Après avoir été écarté en 2005 de l’appel d’offres pour la troisième licence de téléphonie, le groupe égyptien Orascom est de retour au Maroc. Mais cette fois-ci, c’est dans le tourisme qu’il se positionne. En effet, Orascom Hôtels et Développement vient de signer avec la CDG un protocole d'accord pour la construction d'une station touristique sur la côte atlantique, précisément dans la zone de Chbika, près de Tan Tan. La première tranche de financement s'élève à 800 millions de dollars, dont 70% seront apportés par Orascom. Le projet prévoit dans sa première phase la construction d'établissements hôteliers totalisant 5000 lits, en plus de 2000 unités résidentielles et d'équipements d'accompagnement et de loisirs. Les travaux devraient durer cinq ans et les premiers coups de pioche sont promis pour la fin d’année 2007.


Bourse. Ruée sur le trading

Avec l’explosion du volume des transactions boursières en 2006 (136 milliards de dirhams), de nouveaux opérateurs viennent se positionner sur l’activité de trading. Après l’attribution de l’agrément de société de Bourse à Alma Finance Group, un nouveau dossier est en cours d’instruction au sein du CDVM. Il s’agit de la filiale du broker tunisien, Tunisie Valeurs. Néanmoins, l’agrément n’est qu’une première étape d’un long périple avant que ces sociétés ne puissent effectivement traiter sur le marché. En parallèle, le groupe Attijariwafa vient d’annoncer un investissement de 40 millions de dirhams pour la réalisation d’un site de trading en ligne. Cette activité a été logée sous l’enseigne Wafa Bourse, qui avait été mise en “stand by” après la méga-fusion BCM - Wafa. Une manœuvre qui permet au groupe de garder ses deux agréments de société de Bourse et donc deux sièges au conseil de surveillance de la société gestionnaire.



Billet. Guérilla des trottoirs

Gardien de voitures, Aziz a hérité de son père d’un bout de trottoir. Tout se passait pour le mieux dans le meilleur des parkings jusqu’à ce que le maire Sajid décide de chambouler le système de stationnement de la métropole et, avec lui, la vie de Aziz. Contre une redevance annuelle de 6,4 millions de dirhams, le Conseil de la ville a accordé une concession d’exploitation de 4000 places (via le système d’horodateurs) à la société espagnole Parkigran. Aziz, désormais sans job, est révolté. Il a d’abord pensé à adhérer au syndicat censé défendre ses intérêts : le bureau syndical des employés du trottoir. “Avec une telle appellation, il faut ensuite aller chez “ni putes ni soumises””, pense Aziz. Il renonce donc à se syndicaliser, surtout qu’il désapprouve le programme des meneurs de ce syndicat qui proposent de… camper dans des tentes devant la mairie. “Ils se prennent pour les “Enfants de Don Quichotte” ou quoi ?”, se demande le gardien de voitures, fan des infos de TF1. Aziz n’étant pas du genre à se battre contre les moulins à vent, il opte alors pour un autre stratagème de résistance : saboter tout simplement les horodateurs installés. Il passera son temps à masquer les capteurs de ces machines qui fonctionnent à l’énergie solaire, de manière à les mettre hors service. Toutes les 20 minutes, il appuiera sur le bouton placé sur l’horodateur pour alerter faussement les patrouilles de Parkigran. Peut-être même qu’il renouera avec ses amis d’enfance qui, à l’époque déjà, avaient développé des techniques sophistiquées pour soulager les vieilles cabines téléphoniques de leurs pièces. On dit que la technologie n’arrive pas à la cheville de l’homme. Elle est donc bien loin de la manche d’une blouse bleue.



OFF.

L’association Maroc Entrepreneurs, réputée pour ses différentes actions auprès de la diaspora marocaine, vient de créer le Club des financiers marocains de Londres. Selon l’association, cette initiative vient pallier l’inexistence d’une structure permettant de fédérer les financiers marocains travaillant dans la City et dont le nombre ne cesse de croître. Le Club vise aussi à établir des passerelles entre cette communauté et les grandes entreprises et institutions financières du royaume.

 
 
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