Sahara. Des mines et des hommes
Code électoral. Le "putsch" du Conseil constitutionnel
Hajjama. Les derniers saigneurs
Mohamed Moujahid. "Nos résultats aux prochaines élections vont surprendre"
1984. La révolte des "awbach"
Irak. Analyse d'un cauchemar
Banques. Les produits "halal" arrivent
Galerie. Une villa nommée culture
1900 - 1960. Mémoire à quatre mains
Portrait. Mademoiselle chante le melhoun
N° 259
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

Le nouveau CCDH est arrivé !
(MAP)

CCDH. Un monde nouveau vous appelle

Le nouveau CCDH, installé le 27 janvier dernier, a confirmé sa position de baromètre de la bénédiction portée par le Palais à certaines personnes du milieu associatif et politique. Quinze nouvelles têtes ont intégré cette institution, dont Aïcha El Khatib, qui n’est autre que la fille du Zaïm Abdelkrim. Elle a été nommée dans le quota royal au même titre que Mohamed El Moujahidi, membre du Corcas ; une des anciennes têtes pensantes du Polisario, qui a passé 15 ans de prison à Agdz. Ces deux nominations confirment la normalisation “au compte-gouttes” qui se fait avec certaines causes jadis révolutionnaires. Ahmed
Abbadi, nouveau patron de la Rabita des oulémas rejoint le cercle des “privilégiés”. Et comme le bonheur des uns fait le malheur des autres, certaines personnes n’ont pas pu revenir au navire comme le Sahraoui Brahim Khalil et le lobbyiste Mehdi Qotbi. “La nouvelle stratégie vise à privilégier la culture des droits de l’homme”, commente un membre du Conseil. Difficile d’y croire puisque l’AMDH n’obtient aucun siège, malgré son activisme sur le terrain. En revanche, “les vaillants soldats” de l’ancienne IER ont toujours la cote. Trois membres de cette ancienne instance ont été nommés par le roi: Chaouki Benyoub, M’barek Bouderqa et Driss El Yazami.

Dirigé par un Driss Benzekri, plus déterminé que jamais, le CCDH entamera cette semaine l’indemnisation des victimes. La prochaine étape sera consacrée aux droits économiques et sociaux. Finies les violations politiques ?


Sahara. L’autonomie en avril ?

Des réunions marathoniennes auraient réuni, en début de semaine, plusieurs dignitaires du régime au cabinet royal à Rabat. Objectif : définir les contours définitifs du plan d’autonomie au Sahara que le pays compte présenter, courant avril, aux Nations Unies. C’est Mohamed Moâtassim qui a reçu les présidents des deux chambres du Parlement, Mostapha Oukacha et Abdelwahed Erradi, ainsi que le premier ministre Driss Jettou et le président du Corcas, Khelli Henna Ould Errachid pour élaborer “la copie finale du royaume”. Rien n’a filtré concernant le détail des discussions ni sur les modalités de présentation dudit plan à New York. Alors, on attend !


Police. Le cliché du délit

Une policière de Nador vient d’être suspendue après qu’une photo d’elle a été diffusée sur un site pornographique. Le site, qui vient d’être bloqué par les services de la DGSN, avait été signalé par une correspondance urgente, adressée par le préfet de Nador à ses supérieurs fin janvier. Des sources locales parlent d’une opération montée de toutes pièces pour se débarrasser d’un élément qui avait la réputation d’être peu commode, aussi bien avec les délinquants qu’avec ses collègues. Ils citent à cet égard la suspension de deux policiers fin 2006, survenue à la suite d’une plainte déposée par la policière et qui accusait les agents de harcèlement sexuel et de consommation de cocaïne. Qui croire ?


Procès. Les déclarations de trop

C’est à huis clos que s’est déroulé, jeudi devant la Cour d'appel de Rabat, la première audience du procès des avocats Abdelfattah Zahrach et Taoufik Moussaïf, poursuivis pour des déclarations faites à la presse concernant l'affaire du groupe “Ansar El Mehdi”. Le procès, reporté au 22 février courant, devrait notamment se prononcer sur l’authenticité des déclarations des deux avocats, selon lesquelles “le dossier du présumé réseau terroriste ‘Ansar El Mehdi’ était monté de toutes pièces”. Suite à ces déclarations, les deux avocats avaient été convoqués au mois d'août dernier par le procureur général du roi près la Cour d'appel de Rabat, avant d’être inculpés.


Médias. Le journal du PJD arrive

Annoncé pour janvier dernier, le lancement du nouveau journal du PJD a été reporté au mois de Mars. Un membre du parti évoque des raisons techniques. Dans un premier temps, cette publication sera hebdomadaire et paraîtra en arabe. Elle sera gérée par une société privée, dont le tour de table est tenu secret. Mais on sait d’ores et déjà qu’il comprendra une dizaine de membres, dont des cadres du parti. La sélection des journalistes a démarré. Les concepteurs du projet, qui refusent de dévoiler le nom du journal, ont même l’ambition d’acquérir une imprimerie. Un groupe de presse islamiste en perspective ? On verra.


Marketing. Religion et Com’

Les Casablancais ont été surpris, depuis quelques jours, par des banderoles bizarres appelant les musulmans à observer les règles de bonne conduite. Accrochées dans certains boulevards de la ville, ces inscriptions portent l’entête du ministère des Affaires islamiques. Selon une source ministérielle, cette campagne, première du genre, intervient sur ordre du nouveau directeur des Affaires islamiques, Ahmed Kostas, qui a appelé à “communiquer au maximum” autour du nouvel an musulman à travers l’organisation de cérémonies religieuses, de leçons de prédication et de prêches dans toutes les mosquées. Louable initiative… que tous les Casablancais n’ont pas forcément comprise à sa juste valeur. Messieurs les théologiens, de grâce, faites appel à une agence de com’ pour votre prochaine campagne.


Presse. Le précédent Assahifa

Le quotidien Assahifa a créé l’événement mardi 30 janvier en publiant un dossier sur le mirage pétrolier de Talsint, mettant en cause le roi, sur la base d’une lettre du PDG de la société pétrolière américaine Skidmore, auteur du “bluff” historique de Talsint. Les responsables du journal ont fini par présenter leurs excuses. Le Syndicat de la presse et la Fédération des Editeurs ont publié deux communiqués où ils ont sévèrement épinglé le rédacteur de l’article et le directeur de la publication. Acculé, le journal a décidé de suspendre “provisoirement” sa parution à cause de “dysfonctionnements dans sa gestion” dont la nature sera précisée au début de la semaine prochaine, selon une source interne. La date de reparution sera dévoilée à la même date. Des informations persistantes révèlent des bisbilles entre la direction de la publication et l’actionnaire Fadel Iraki, qui aurait lui-même pris la décision de suspension pour “contourner une interdiction imminente qui allait frapper le journal”.


Télévision. Le coup de (ca)fard de Laraïchi

ça chauffe à la RTM. Les réunions pilotées par Faïçal Laraïchi portent essentiellement sur les moyens à mettre en œuvre et les hommes qu’il faut pour donner du punch à la couverture des activités royales. Dans la foulée, un redéploiement des troupes est à l’ordre du jour. “Il semble qu’en haut lieu, on soit arrivé à ne plus supporter le caractère figé des images de la TVM, qui continue à couvrir les déplacements du monarque comme on le faisait du temps de la Russie soviétique, avec la même voix monocorde de Mustapha Alaoui”, confie une source au sein de la chaîne de la rue El Brihi. Courage, Mesdames et Messieurs de la première chaîne.


Partis. Osman dos au mur

Mostafa Oukacha a été sans conteste la vedette de la réunion du bureau exécutif du RNI, lundi dernier à Rabat. “Nous pensons qu’il a passé un deal avec Osman pour qu’il prenne les rênes du RNI”, confie un cadre du parti. Ahmed Osman semble ne plus avoir le choix. Il devrait rendre son tablier avant “de se voir demander des comptes sur la gestion des avoirs du parti”, rappelle notre cadre. L’ancien premier ministre a bien tenté de redresser la barre en conviant chez lui, le 22 janvier à une grande fiesta, une centaine de grosses pointures du parti des bleus. Mais il s’est retrouvé avec une dizaine de fidèles, alors qu’au même moment, Mostafa Oukacha faisait le plein dans un hôtel de la capitale.


Loi. Corrompus, levez-vous !

Fonctionnaires, l’Etat vous a à l’œil ! La loi sur la déclaration du patrimoine vient d’être validée par le dernier Conseil des ministres. Toutes les personnes maniant des fonds publics doivent déclarer leurs revenus, que ce soit leurs dépôts en banque, leur héritage, leurs véhicules ou leurs objets d’art. Même les magistrats n’échapperont pas à la règle. Quant aux militaires et agents de sécurité, une liste de personnes “les plus influentes” sera établie par le gouvernement. Mais la loi n’évoque pas le cas de personnes qui inscrivent leurs richesses au nom de leurs épouses ou de leurs enfants… Cela dit, espérons que cette loi ne connaisse le destin de toutes les précédentes : l’application zéro.


Faux billets. Monnaie de singe

La saisie de 54 800 dollars en faux billets ont mis sur les dents la BNPJ, qui a dirigé ses meilleurs limiers pour traquer un réseau criminel d’envergure internationale, spécialisé dans la falsification de faux dollars US. Quatre Marocains ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire, mais les premiers éléments de l'enquête ont révélé qu'il s'agissait de sous-fifres. Les investigations sont menées en collaboration avec Interpol. De faux billets bahreïnis d'une valeur unitaire de 20 dinars ont été également découverts dans le même lot. Pour l’anecdote, les faussaires, qui ne semblent pas manquer d’humour, avaient même imprimé un billet… d'un million de dollars.



3 questions à
Brahim Hajjam
[Président de l’association des familles des martyrs et disparus au Sahara]


Vous avez annoncé un voyage à Tifariti pour le 24 février, trois jours avant les festivités prévues par le Polisario. Vous y croyez, alors que l’ASM, qui a eu la même idée avant vous, n’y est pas parvenue ?
A chacun ses motivations. L’année dernière à la même époque, déjà, nous manifestions devant l’ambassade d’Algérie à Rabat pendant que le Polisario paradait à Tifariti. C’est honteux, nos parents sont encore portés disparus au Sahara. Personnellement, mon père est mort sur le champ de bataille à Smara, à 20 km de Tifariti. Ce voyage n’est téléguidé par personne, juste par notre conscience.

Avec quels moyens comptez-vous entreprendre un si long voyage ?
Avec les moyens de chacun des 50 voyageurs qui prendront part à l’expédition, et dont certains sont des anciens prisonniers du Polisario. Rien d’autre. Notre voyage est symbolique, nous voulons délivrer des messages.

Quels sont vos messages ? A qui sont-ils destinés ?
Nous nous adressons aux autorités marocaines et à la communauté internationale pour leur dire que c’est honteux de laisser le Polisario parader sur un territoire marocain, alors même que le sort des disparus marocains n’est pas connu. Je rappelle que nous comptabilisons encore 700 personnes, entre civils et militaires, dont nous restons sans nouvelles depuis qu’elles ont été enlevées par le Polisario.


Polisario. Khat Achahid en ligne

La Commission de coordination de Khat Achahid a lancé une sévère mise en garde à la direction du Polisario “contre une famine imminente dans les campements de réfugiés sahraouis, annoncée à travers les appels répétés du Croissant rouge sahraoui, le HCR (Haut commissariat aux réfugiés) et le PAM (Programme alimentaire mondial)”. Khat Achahid appelle ainsi le Polisario à assumer ses responsabilités en réduisant immédiatement les budgets de toutes ses ambassades, ainsi que tous les salaires et privilèges réservés aux postes les plus élevés, tout en sévissant contre toute personne impliquée dans le détournement ou le gaspillage des biens publics ou des aides humanitaires.


Habous. Le site qui dérange

Le ministère des Affaires islamiques est dans l’embarras : après plusieurs tentatives infructueuses de couper l’accès à un site Internet d’évangélisation (www.movemegod.com), il a fini par faire appel aux experts du ministère de l’Intérieur. Le site américain, qui s’adresse aux Marocains dans une darija parfaite, fonctionne avec une interactivité stupéfiante, puisqu’il suffit d’envoyer un message pour recevoir des réponses à des questions, des ouvrages, des adresses et même… de l’argent. La page d’accueil, qui s’ouvre sur un drapeau marocain, démarre avec la profession de foi d’un Marocain converti au christianisme. Etonnant.


Etudiants. Ça déprime grave

La faculté des Sciences de Aïn Chock, à Casablanca, prépare une enquête d’envergure sur le surmenage scolaire et la dépression chez les jeunes. Population concernée : 2000 étudiants provenant des collèges, lycées et écoles supérieures du Grand Casablanca. Ce travail, forcément intéressant (c’est le premier du genre, nous précise-t-on), vise à détecter les risques liés à la fatigue intellectuelle qui influe négativement sur les études et de sensibiliser les décideurs sur la dépression, “un enjeu de santé publique au Maroc”. Les résultats seront dévoilés en mars. On les attend avec impatience !


Football. Jaouad, tu reviendras !

Mouvement de va-et-vient chez le FC Nantes qui a vu le départ de Noureddine Boukhari, reparti en Hollande, et l’arrivée de Jaouad Zaïri, prêté par les Portugais de Boavista. Un nouveau départ, tant attendu, pour Jaouad ? On l’espère pour cet international malchanceux, et sans doute incompris. Notamment par son ancien président à Sochaux, Jean-Claude Plessis, cité dans la presse française de cette semaine avec des propos peu amènes à l’encontre du footballeur marocain : “Il n’aime pas se replacer, ni défendre (…) Pour lui, Dieu peut remplacer un entraînement ou un match”. Courage, Jaouad, tu remonteras la pente !


Réseau. Pèlerinage coupable

Le Premier ministre a convié les patrons de presse, en début de semaine, à un dîner privé dans sa résidence à Rabat. D’après l’un des présents, le chef de l’Exécutif a précisé qu’aucune date n’a été fixée, pour le moment, pour les élections législatives attendues courant 2007. “On sera fixé après une réunion avec les partis de la majorité dans les prochaines semaines”, a-t-il notamment révélé. Sur le Sahara, Jettou a indiqué que le Maroc se prépare à présenter à la communauté internationale un projet d’autonomie en bonne et due forme. Le Premier ministre a, par ailleurs, expliqué que la réforme de la Constitution est envisageable… mais sans rien changer aux prérogatives du Premier ministre, “qui sont déjà assez larges”, d’après le message subliminal délivré, ce soir-là, par le maître de céans.


Liberté de la presse au Maroc. RSF, le rapport qui tue

Une année “désastreuse”. Dans le chapitre “Maroc” de son rapport 2007 (portant sur l’année 2006), rendu public le 1er février, Reporters sans frontières ne tourne pas autour du pot. Malgré le recul de certains tabous, “censures, harcèlement et poursuites judiciaires ont mis à mal la presse indépendante”, dénonce l’association, rappelant les cas de TelQuel (affaire Bouabid), Nichane (dossier sur les blagues), Le Journal hebdomadaire (manifestations hostiles téléguidées et affaire ESISC), mais aussi l’agression par les forces de l’ordre du correspondant d’Al Jazeera et la censure des sites indépendantistes au Sahara. “Les espoirs nés de l’arrivée au pouvoir de Mohammed VI (…) se sont progressivement évanouis”, conclut RSF, rappelant que les rares enquêtes sur “le roi et le rôle du Palais” sont “la principale raison des condamnations des journalistes”.



Humeur. Joue-là comme ton père

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

La seule valeur commune aux hommes (et femmes) de gauche et de droite, dans ce pays, s’appelle probablement ridat al walidine. Obligé, c’est dans les gènes et les biberons de maman. Ils peuvent voter PJD ou PSU, gonfler les effectifs des mosquées ou des bars, vénérer Marx ou Nasrallah, Chaplin ou Dassoukine, Libé-France ou Attajdid, leur vie sera rythmée par un poids tombant comme un lourd pendule : ridat al walidine. Quoi de plus normal ? Tout jeunes, à l’école, on leur demande, quand ils décrochent la meilleure moyenne de la classe : “Bravo, que fait ton père ?”. Quand ils se lavent correctement les mains, on les félicite : “Tu dois être béni par ta mère !”. A 20 ans, quand ils rêvent de devenir médecin ou ingénieur, on leur demande : “Comme ton père ?”. Si c’est oui, ils récoltent un “tu es un mardi (al walidine), mon fils”. Si c’est un non, ils auront droit à la question la plus posée dans ce pays : “Tu es le fils de qui ? Ta famille est dans quoi ?”. Personnellement, je reste persuadé que le jour où mes amis marxistes-léninistes d’Annahj Addimocrati (attention à l’orthographe, mon frère) inscriront “l’amour de père et mère” dans leur programme, ils deviendront le premier parti de ce pays. Plus fort que le PJD, l’administration et tous les “hizbou-lla” et “hizbou-je m’en fous (de la politique)” qui dominent le royaume. L’amour de père et mère, le désir de leur plaire, de leur ressembler, de passer pour un mardi : voilà des valeurs qui me semblent plus sûres que les cours des actions d’Addoha et de l’ONA réunis. On peut “éduquer” ses enfants en leur administrant une gifle publique par jour, il suffit de passer pour un béni de père et mère pour gagner l’amour de tous. Et être béni, c’est dire oui. Et la jouer comme père et mère.



VITES !

Gouverneurs et autres agents d’autorité sont dans l’attente (angoissante) de la grande valse qui les attend d’un moment à l’autre. Un grand chambardement qui devrait concerner des secrétaires généraux, des gouverneurs et même des caïds. La “valse” devra impérativement avoir lieu avant les élections de septembre 2007.


Un malabar devant et un colosse pour fermer la marche ! Les touristes américains qui optent pour une virée dans le royaume font désormais l’objet d’une surveillance rapprochée. Une suite logique aux mises en garde à répétition du département d’Etat “sur les dangers encourus dans les pays arabes, dont le Maroc”.


Dans un communiqué annonçant l’adoption du projet de loi sur la nationalité par le Conseil du gouvernement, mercredi dernier, l’agence MAP a pris soin de souligner que 55% des demandes de nationalité marocaine, enregistrées à cette date, provenaient de “l’Algérie sœur”. Un peu trop appuyé, pour un clin d’œil, non ?


Les Marocains devront se munir d’un visa pour se rendre au pays de Kadhafi. Le ministre libyen de l’Intérieur, qui a fait cette annonce mercredi dernier en marge d’une réunion des ministres arabes à Tunis, a souligné que cette procédure s’appliquera “à tous les étrangers”. Même ceux de pays “frères et amis” ?


Une brillante personnalité marocaine des médias a été obligée, en début de semaine, de régler une amende de 1000 euros à son arrivée à Paris après un voyage aérien perturbé. “Elle (la personnalité) a insisté pour fumer un gros cigare pendant la durée du vol, empestant l’air de la business class”, nous a raconté un témoin. Hallucinant.
 
 
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