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Chef de rubrique Youssef Aït Akdim
La semaine.
Arabie Saoudite. Diplomatie active
La diplomatie saoudienne multiplie les initiatives de médiation alors que les crises se multiplient au Moyen-Orient, région que le monarque saoudien a décrit comme un baril de poudre qui n'attend plus qu'une étincelle pour exploser. La tentative de médiation du roi Abdallah entre mouvements palestiniens rivaux illustre le nouvel activisme régional de la diplomatie saoudienne, déjà très impliquée au Liban. Le dirigeant du Hamas en exil, Khaled Mechâal, a accueilli favorablement la proposition de rencontre avec les représentants du Fatah de Mahmoud Abbas à la Mecque, mais aucune date n'a encore été fixée. |
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| Lintervention de Riyad fait suite au cessez-le-feu, négocié sous les auspices de l'Egypte, entré en vigueur mardi à Gaza après quatre jours de combats qui ont fait plus de 30 morts. Lactivisme des diplomaties égyptienne et saoudienne, palpable depuis le conflit estival au Liban, contraste avec le silence de la Ligue arabe, même si le royaume saoudien devrait accueillir les 28 et 29 mars le sommet annuel des chefs d'Etat arabes. Réputé pour ses positions favorables aux causes arabes, le roi Abdallah intervient toujours au moment où la situation devient explosive. Il fait des propositions positives pour résoudre les crises, a estimé un diplomate arabe à Riyad. En octobre, La Mecque avait accueilli une rencontre de dignitaires religieux chiites et sunnites irakiens, à l'initiative de l'Organisation de la conférence islamique, qui avaient appelé à la fin de la guerre civile. La diplomatie de Saoud al-Faysal est également présente au Liban, où l'Arabie Saoudite est l'un des principaux soutiens financiers du pays, pour résoudre la grave crise qui oppose le gouvernement du premier ministre Fouad Siniora, appuyé par l'Occident et les régimes arabes sunnites, à l'opposition conduite par le Hezbollah, un mouvement chiite soutenu par la Syrie et l'Iran. Lattitude lArabie Saoudienne envers le grand voisin chiite est empreinte de méfiance, mais les liens ne sont pas rompus, les deux pays ont discuté conjointement de la question libanaise et Bandar ben Sultan, secrétaire général du Conseil saoudien de sécurité nationale, a effectué la semaine dernière une visite à Téhéran. |
Liban. Nasrallah joue lapaisement
Après une aggravation de la crise entre le gouvernement de Siniora et lopposition menée par le Hezbollah, la tension semble être retombée entre les deux camps, qui ont multiplié les déclarations dapaisement. Nous rejettons tout conflit confessionnel, toute guerre civile et nous ne dirigeons nos armes contre quiconque, a ainsi déclaré Hassan Nasrallah, refusant toute idée de riposte de la part du Hezbollah. Qualifiant les affrontements meurtriers de la semaine précédente de piège prémédité, il a affirmé qu'il n'y avait de solution pour nous Libanais que par la voie du dialogue. Le premier ministre libanais a accueilli favorablement les propos du chef du Hezbollah : Ces propos constituent un geste positif et Hassan Nasrallah s'est employé ces derniers jours à rejeter le recours à la violence ou aux armes dans la crise politique, a déclaré Fouad Siniora. Des contacts diplomatiques, notamment entre l'Arabie Saoudite et l'Iran, et avec la Ligue arabe, sont en cours pour tenter de trouver une issue à la crise qui a éclaté à la mi-novembre. |
Soudan. Sanction à cause du Darfour
Le Soudan a été privé, pour la deuxième année consécutive, de la présidence de lUnion Africaine. Les chefs dEtat du continent ont cédé aux pressions occidentales et notamment américaines, qui accusent le président Omar Al Bachir davoir laissé perpétrer les massacres commis par son gouvernement et ses milices alliées à lencontre des populations civiles du Darfour. La délégation tchadienne avait menacé de se retirer si Al Bachir était élu et cest finalement le président ghanéen, John Kufuor, qui a pris la tête de lorganisation. Présent lors de ce sommet à Addis-Abeba, le secrétaire général de lONU, Ban Ki-moon, en a profité pour appuyer ses demandes de déploiement des casques bleus aux côtés des 7000 hommes de lUA, déjà en place. Depuis 2004, le conflit du Darfour a fait 200 000 morts et 2,5 millions de déplacés. |
Guinée. Fin de la grève générale
En Guinée, le bras de fer entre le président Lansana Conté et les grévistes sest soldé par lannonce de la nomination prochaine dun premier ministre aux pouvoirs renforcés. Cétait la principale revendication dun mouvement de grève qui a duré 18 jours. Les violents heurts avec les forces de lordre ont fait une soixantaine de morts parmi les manifestants qui demandaient le départ du chef de lEtat. La grève est pourtant un succès, dans la mesure où les Guinéens ont réussi à faire plier, le 26 janvier, le président Lansana Conté qui, à 72 ans, est au pouvoir depuis 23 ans. Cest la troisième grève générale en moins dun an et les syndicats menacent de reprendre le chemin de la rue, si les promesses ne sont pas tenues. |
Libye. Kadhafi marchande
Le fils aîné de Mouammar Kadhafi, Seif el-Islam, a affirmé dans une interview accordée au quotidien bulgare 24 Tchassa, que Tripoli avait proposé à Berlin et Paris un plan de libération des infirmières bulgares condamnées à mort, posant comme condition le versement dindemnisations sérieuses. Mais surtout, Seif el-Islam, qui passe pour un réformateur tout en étant proche de son père, a demandé la libération d'un officier libyen condamné à la perpétuité en Grande-Bretagne pour l'attentat de Lockerbie contre un avion de la compagnie américaine Pan Am en 1988. Il a assuré que les cinq infirmières et le médecin palestinien jugés coupables d'avoir inoculé le virus du sida à plus de 400 enfants dans un hôpital, ne seraient pas exécutés. Nous ne sommes pas comme ce gouvernement irakien brutal a-t-il déclaré. |
Allemagne. Wanted : 13 agents de la CIA
Le procureur Christian Schmidt-Sommerfeld a lancé un mandat d'arrêt contre treize personnes soupçonnées de faire partie du commando de la CIA qui avait enlevé par erreur Khaled el-Masri, citoyen allemand d'origine libanaise, en 2003. Envoyé en Afghanistan, il avait été torturé et interrogé sur ses liens présumés avec Al Qaïda, avant d'être relâché sans poursuites. Son cas était devenu exemplaire des abus du programme d'extradition secret de la CIA. Le bureau du procureur, à Munich, attribuait les progrès de l'enquête au concours d'un journaliste espagnol qui avait intercepté des informations sur les membres du commando à Majorque, où la CIA avait établi la base logistique de son programme de vols secrets. Le travail des policiers allemands a également bénéficié du rapport réalisé pour le compte du Conseil de l'Europe par le Suisse Dick Marty. |
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Lu pour vous.
Le barrage cédera-t-il en 2007 ?
Joseph E. Stieglitz (Prix Nobel d'économie), Les Echos, 29 janvier 2007
Le monde a survécu à 2006 sans catastrophe économique majeure, malgré des prix du pétrole au sommet et un Moyen-Orient parti en vrille. L'année a pourtant été prodigue en leçons pour l'économie mondiale, ainsi qu'en signaux d'alerte sur ses performances futures. Elle a été marquée par un retentissant rejet des politiques néolibérales fondamentalistes par les électeurs du Nicaragua et d'Equateur. Pour le reste du monde, le fait que les électeurs nord-américains aient retiré leur confiance au président George W. Bush revêt peut-être davantage d'importance. (
) Les Américains n'aiment pas perdre les guerres. C'est l'échec irakien qui a poussé les électeurs à rejeter Bush. Mais le chaos au Moyen-Orient a d'autres répercussions : il représente un risque central pour l'économie mondiale. Depuis que la guerre en Irak a débuté en 2003, la production de pétrole du Moyen-Orient, le moins cher du monde, n'a pas augmenté comme on pouvait s'y attendre, pour satisfaire la demande mondiale croissante. Le phénomène est en grande partie dû à une modération perçue de l'augmentation de la demande, engendrée par le ralentissement de l'économie nord-américaine. (
) Bien que Bush ait longtemps cherché à rejeter la faute sur les autres, il est clair que la consommation débridée nord-américaine et son incapacité à vivre selon ses moyens est la principale cause des déséquilibres mondiaux... Si rien ne change, ces déséquilibres continueront d'être la source d'une instabilité mondiale, quoi que fassent la Chine ou l'Europe. |
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VITE !
La télévision cubaine a diffusé mardi des images d'une rencontre entre Fidel Castro et le président vénézuélien Hugo Chavez. Il sagit des premières images du lider maximo depuis 3 mois. Récemment, la presse internationale a fait état dune détérioration de son état de santé. |
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