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Par Fahd Iraqi
La semaine.
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Mustapha Bakkoury, DG de la
CDG (g), et Ali Ghannam,
président de MedZ (d).
(DR)
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Offshoring. CasaShore casse la baraque
Logica CMG, Akka Technologies, HPS et Masnaoui Mazars
les sociétés marocaines et étrangères se bousculent pour décrocher des contrats de bail dans CasaShore, le parc dédié aux activités BPO (Business Process Offshoring) et ITO (Information Technology Outsourcing). Lengouement est tel que la société MedZ, filiale de CDG Développement et gestionnaire du projet, envisage lextension de ce chantier dont les premiers fondements viennent à peine de sortir de terre. Ainsi, un nouveau projet de tour dune quarantaine détages est |
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| aujourdhui à létude. Le business-plan prévoit un impact significatif sur léconomie nationale : CasaShore devrait contribuer à hauteur de 5 milliards de dirhams au PIB à lhorizon 2015, pour un investissement de 3,7 milliards de dirhams. Larrivée en masse des entreprises sexplique essentiellement par les dispositions fiscales et les aides gouvernementales avantageuses. Linstallation dans ce parc donne droit à un taux dImpôt sur le Revenu à 20%, une participation aux coûts de la formation des recrues marocaines sur les trois premières années dembauche à hauteur de 75 000 dirhams
Et surtout, un Impôt sur les Sociétés à 0% pendant les 5 premières années de fonctionnement et un abattement de 50% par la suite. Les droits de douane ne sont pas en reste : ils avoisinent les 2,5%. Enfin, côté infrastructures télécoms, cest le nouvel opérateur téléphonique, Wana, qui a été retenu pour la fourniture de ce service. |
Tourisme. Barrière investit Marrakech
A en croire les promoteurs du projet, il a fallu cinq ans de négociations pour convaincre le groupe français Lucien Barrière de simplanter à Marrakech. Désormais, cest chose faite, puisque la cérémonie de pose de la première pierre vient davoir lieu vendredi. Il sagit du premier investissement hôtelier du groupe français à létranger. Lambition est de construire un hôtel de prestige au cur de la ville ocre. Pour ce projet, Lucien Barrière (actionnaire principal avec 35% du capital) sest appuyé sur dautres investisseurs marocains et étrangers : CFG Groupe, CMKD, AXA Assurance Maroc et RMA Watanya. Ce nouveau complexe haut de gamme qui devrait voir le jour courant 2008, sétale sur 22 000 m2. Il comprendra un Hôtel Barrière de 86 suites, un spa de 1000 m2, un kids club, mais aussi 30 riads haut standing. Bizarrement, il ny aura pas de casino, alors que le groupe français réalise près de 80 % de son chiffre daffaires à travers les 37 établissements de jeux quil gère dans lHexagone. |
Energie. Taqa sur Jorf Lasfar
ABB et CMS ont fini par trouver repreneur à la centrale de Jorf Lasfar. Depuis plusieurs mois déjà, le consortium était donné partant. Il exploitait la concession de Jorf Lasfar Energy Compagny (JLEC) pour la production dénergie depuis 1995. Son contrat, payé à lépoque 283 millions de dollars, est dune durée de 30 ans. Cette concession sera ainsi cédée au profit du groupe Emirati Taqa. La puissante filiale du groupe public émirati ADWEA devrait racheter les intérêts de lAméricain ABB et du Suédois CMS dans toute la région. En plus du Maroc, Taqa devrait prendre pied au Ghana et en Arabie Saoudite. Pour toutes ces opérations, les Emiratis devraient débourser la somme de 1,4 milliard de dollars. |
Aérien. La RAM vole très haut
La compagnie aérienne envisage daccélérer sa phase dinvestissement. En tout cas, cest ce que laisse entendre Driss Benhima, qui nexclut pas que la RAM pourrait accélérer ses achats d'avions. Le plan dinvestissement initial tablait sur lacquisition de 24 avions moyen courrier sur dix ans, pour un investissement de 1,5 milliard de dollars, et cinq avions long courrier pour 650 millions de dollars. Une telle mesure serait dictée par les besoins en sièges pour rester dans la course devant la politique de ciel ouvert. Les projets de la RAM ne sarrêtent pas là. La compagnie remet sur le tapis son projet dimplantation au Gabon. Le DG de la RAM a signifié quil existe des possibilités de partenariat avec les responsables de la nouvelle compagnie Gabon Airlines
surtout que le fondateur et unique dirigeant de cette compagnie nest autre que Christian Bongo, fils du président de la République gabonaise. |
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Homo Economicus. Wana Bayn
Ali est le pitre du quartier. Ses blagues peuvent provoquer soit le fou rire soit la folie furieuse. Il ignore que rigoler de tout risque de le conduire nichane devant le juge. Ali continue alors de sévir. Il faut dire quil na pas toute sa tête. Sa dernière blague, il la dédié à Wana, le 3ème opérateur de téléphonie créé par lONA : Quand le boss a vu que Maroc Telecom réalisait 17 milliards de dirhams de chiffre daffaires et que Méditel vendait pour 11 milliards, il a fini par lancer à ses hommes : Wana ?. Sa vanne, qui expliquerait comment le holding royal a été alléché par leldorado des télécoms, accroche à merveille. Par son biais, Ali arrive à se glisser parmi les 100 000 premiers clients qui bénéficient dun téléphone à 150 dirhams. La vendeuse lui explique que tout est Bayn : Ali peut communiquer avec nimporte quel numéro du même opérateur gratuitement pendant 6 mois. Il peut même transporter son téléphone fixe dans un rayon de 35 kilomètres. Devant ces explications, Ali na pu sempêcher de commenter : Et le Jawal alors ? Il est relégué au 36 de Berrechid ?. Mais cette fois, la blague tombe à plat. Elle lui vaut même dêtre jeté dehors par le policier, appelé en catastrophe pour contenir la marée humaine devant le magasin. Son pack en main, Ali se dirige illico à Derb Ghallef pour essayer de revendre son nouveau tilifoune. Mais en arrivant au marché aux puces, il découvre que lappareil nen contient pas, de puce. Il utilise une technologie différente, qui ne vaut que dalle sur le marché de loccasion. Wana Bayn
Ma Bayn Walou, se dit Ali, qui ne rigole plus du tout. |
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OFF.
Même les responsables de Wana ne sattendaient pas au rush des clients lors de la première journée de commercialisation de son offre grand public. La journée a connu la vente de quelque 24 000 lignes, alors que les prévisions de la filiale de lONA tablaient sur 10 000 lignes uniquement. Un volume qui na pas manqué de provoquer un encombrement sur le réseau de Wana. La société a décidé, par ailleurs, de prolonger son offre de lancement jusquau 28 février. |
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