Richesses. Fonctionnaires, rien à déclarer ?
Enquête. L'histoire secrète des "Afghans marocains"
Tanger. Sur les traces de Marrakech
Histoire. Les années de plomb version amazighe
Portrait. "Akhi l'fellah"
Congrès. À mort, la peine de mort !
Chine. Hu Jintao l'Africain
Poste Maroc. Le facteur en tenue de banquier
Événement. Des prix et des notes
Mohamed Majd. Le(s) film(s) de sa vie
Spectacle. Debout pour Naïda !
N° 260
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

Chakib Benmoussa
(TNIOUNI / NICHANE)

Elections. Benmoussa mène la danse

Branle-bas de combat au ministère de l'Intérieur qui a reçu la semaine dernière plusieurs responsables de partis politiques, pour débattre des principales questions en matière électorale : la date des échéances, le découpage électoral et la révision exceptionnelle des listes électorales. Chakib Benmoussa a ainsi reçu, tour à tour, les chefs des partis de la majorité, ceux de l'opposition, et même ceux qui n’ont pas de strapontin au Parlement. On a ainsi vu Abderrahmane Benameur, l’ex-président de l'AMDH, remplacer Ahmed Benjelloun, le numéro un du Parti de l'avant-garde démocratique et socialiste (PADS), pour parler
au nom du parti. La date des élections n’est pas tranchée, les uns, comme l’USFP, optant pour le 6 juillet, alors que d’autres formations, dont le PJD, s’en tiennent au 6 septembre. Par ailleurs, le nombre de circonscriptions proposé par Benmoussa reste fixé à 91. Mais le découpage de grandes villes comme Casablanca a été revu de fond en comble. Le nombre de sièges impartis à la métropole a été réduit d’une unité, passant de 29 à 28, certaines circonscriptions ont été scindées en deux, alors que d’autres verront le nombre de leurs sièges baisser (cas de Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi). Dans l’ensemble, la volonté de maîtriser les tripatouillages électoraux est clairement affichée. Mais la botte secrète de Benmoussa reste le vaste mouvement des agents d’autorité qui devrait avoir lieu avant les élections. Objectif déclaré : “Priver les notables du précieux relationnel qu’ils ont tissé au sein de l’administration”.


Drogue. Tahouna en prison

Mustapha Echeeri a été arrêté samedi dernier dans sa villa à Tétouan. Trafiquant notoire de drogues dures, celui que l’on surnomme “Tahouna” (littéralement “la meule”) faisait régulièrement la navette entre Tétouan et sa villa sise en face de l’îlot Leila. Le plus jeune des trois frères Echeeri, très connus dans le milieu, faisait l’objet de plusieurs mandats de recherche internationaux. Il gérait son trafic entre Tétouan, Sebta et l’Espagne. Rappelons que le clan Echeeri s’est rendu célèbre en 1995 lors de l’arraisonnement, par la Guardia Civil, au large des côtes espagnoles, d’une des ses embarcations avec un chargement de 36 tonnes de haschisch !


Polisario. Provoc’ à Tifariti

La localité (marocaine) de Tifariti devrait encore faire l’actualité le 27 février prochain. Ce jour-là, le Polisario aurait prévu, si l’on en croit plusieurs sources, de célébrer le 32ème anniversaire de la création de la “RASD” dans cette bourgade à 80 km de Smara. Ce n’est pas la première fois que Tifariti est choisie comme théâtre de la “célébration”. “Le Polisario compte passer à la vitesse supérieure, en invitant un chef d’Etat étranger, probablement d’un pays d’Amérique latine”, nous explique cette source. En 2006, le Maroc avait saisi la communauté internationale pour protester contre la provoc’ du Polisario. Que fera-t-il en 2007 ?


Edition. Maroc people forever

Maroc People revoit ses calculs éditoriaux. Le bébé paillette du groupe Lilas (Citadine, Medina) change de ligne éditoriale à partir du numéro prochain. “On avait beaucoup axé notre ligne sur les stars. Au bout de trois numéros, on s’est rendu compte qu’il n’y en avait pas assez au Maroc pour y consacrer un magazine” résume son directeur Abdellatif Khizrane. Traduction : à dater de mars, le magazine recentrera son rubriquage autour des évènements culturels. Les people, eux, auront toujours une petite place parmi les pages du magazine - toute proportion gardée. Dans tous les cas, et contrairement aux rumeurs, Maroc people continuera.


Maroc-Algérie. Batteries à plat

Selon le quotidien algérois Liberté du 7 février, la gendarmerie algérienne de Maghnia, ville proche de la frontière marocaine, a intercepté 5 camions semi-remorques chargés de près de 56 tonnes de batteries de voiture usagées. La marchandise toxique prenait la destination du Maroc où les pièces en étain et en plomb sont récupérées pour être recyclées… en théières. Des deux côtés de la frontière, chacun semble fourguer ses cochonneries à l’autre. Ainsi, toujours selon Liberté, les vieux moteurs des semi-remorques servant au trafic étaient marocains et avaient traversé la frontière en contrebande. Ennemis en politique, frères dans la récup...


Partis. L’USFP se (re)déchire

Un violent séisme s’est abattu sur l’USFP suite à la démission de Mohamed El Gahs du bureau politique. L’ancien journaliste et actuel secrétaire d’Etat se serait retiré en protestation “contre les paroles calomnieuses proférées à son encontre” par certains membres de la Chabiba lors de son dernier congrès. “On l’a accusé d’être à l’origine de la crise interne que traverse cette organisation”, explique un proche d’El Gahs, insistant sur le fait qu’il ne s’agit nullement d’un règlement de compte avec Elyazghi. La colère d’El Gahs couvait depuis quelques mois déjà. Son nom est associé au courant “des nouveaux socialistes” lancé par Hassan Tarek, l’ex-secrétaire général de la Chabiba. Après un congrès houleux, cette organisation se trouve d’ailleurs déchirée entre deux bureaux nationaux. “Nous avons annoncé la liste exacte de ceux qui ont été élus. Quelques heures plus tard, le président du congrès a annoncé une autre liste falsifiée, où figuraient les descendants des grosses pointures du parti”, tonne un membre de l’organisation. Le bureau “fabriqué” vient d’élire son secrétaire général, alors que le 100% “authentique” le fera ce week-end. Mais où va donc se nicher la contrefaçon…


Parution. C’est quoi ton nom, déjà ?

Vous vous posez des questions sur l’origine de votre nom de famille ? Le livre de Mouna Hachim, “Le dictionnaire des noms de famille du Maroc, histoires et légendes”, pourrait bien vous éclairer sur la question. Cette passionnée d’histoire, titulaire d’un DEA en littérature comparée et qui a fait un passage par la presse, y répertorie l’étymologie des 500 noms les plus connus du pays. “C’est le fruit de cinq longues années de travail qui auraient pu se poursuivre, mais il fallait bien s’arrêter un jour”, explique l’auteur, avant d’ajouter qu’une version complétée par 500 noms supplémentaires est déjà prévue au programme. Publié le 5 février, l’ouvrage autoédité à 2000 exemplaires est disponible au prix de 230 dirhams.


Droits de l’homme. La fin des disparitions ?

La réalisation des recommandations de l’Instance équité et réconciliation a-t-elle, enfin, commencé ? Probablement, quand on sait que la signature par le Maroc, mardi dernier, de “la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées” est l’une des revendications essentielles de l’IER. C’est le ministre délégué aux Affaires étrangères, Taïeb Fassi Fihri, qui a signé, à Paris, ladite convention. “La victoire (de l’IER) est pour le moment théorique, puisqu’il faut voir dans quelle mesure la nouvelle convention sera appliquée par le royaume”, relativise ce militant des droits de l’homme.


Faux scoop. La Koutla ressuscitée !

C’est officiel : la Koutla élaborera un programme commun pour les prochaines élections. L’USFP, l’Istiqlal et le PPS tiennent des réunions régulières pour affûter leurs armes et, surtout, accorder un tant soit peu leurs violons, à la veille d’une compétition qui s’annonce animée, surtout depuis que les “petits partis” ont gagné le droit d’y participer. La prochaine réunion de la Koutla est fixée pour le 18 février et le programme sera prêt vers la mi-mars, selon Ismaïl Alaoui, secrétaire général du PPS. Ce dernier évoque même la possibilité de recourir à des candidatures communes. Qu’en pensent Mohamed Elyazghi et Abbas El Fassi ?


Routes. 10 morts par jour

3622 morts. C’est le triste record enregistré par la guerre des routes pour l’année 2006, soit une hausse de 4,17% par rapport à 2005. Même courbe ascendante pour les blessés, les plus graves d’entre eux ayant enregistré une hausse de 2,14 % (12 060 victimes). Dans le détail, sur les 16 régions économiques, une douzaine ont enregistré des hausses notables du nombre de tués, les plus meurtrières étant, par ordre décroissant, Fès-Boulemane, Guelmim-Smara, Tanger-Tétouan, Doukkala-Abda et Chaouïa-Ouardigha. D’après le Comité central de suivi du contrôle et des sanctions du ministère de l’Equipement et du Transport, l’année a été pourtant marquée par le constat (et la sanction) de 60 529 infractions au Code de la route. Cherchez l’erreur…


Altermondialistes. Ce monde qui tourne mal

À tous ceux qui refusent de se faire rouler par la mondialisation ultralibérale, le cinéclub Attac vous invite à découvrir Une journée dans la vie d’un pneu (2001), documentaire français de Capa TV. Empêcheur de tourner en rond, le réalisateur, Richard Puech dissèque l’industrie pneumatique mondiale, “entre exploitation des ouvriers du caoutchouc en Thaïlande et en Indonésie, conditions de travail abusives dans les usines délocalisées du Sud, monopole des quatre mastodontes du pneu, dont Michelin et GoodYear, et enjeu environnemental du recyclage”, explique Omar Ghadi, de Attac Casablanca. Après le film, le débat !

Samedi 10 février à 17h30 au Goethe Institut de Casa.




3 questions à
Abdelmajid Belghazal
[Militant associatif sahraoui]


Le projet d’autonomie du Sahara a été présenté à Paris et Madrid, avant que les Marocains n’en connaissent la teneur. Peut-on parler de maladresse politique ?
Non. Le conflit du Sahara préoccupe plusieurs pays dans la région et dans le monde. Les consultations que le Maroc a entamées cette semaine à Paris lui permettront de sonder la réaction des Etats, membres permanents au Conseil de sécurité, et d’apporter les dernières retouches au projet final. Quant aux Marocains, ils connaissent les grandes lignes et les constantes de l’offre d’autonomie marocaine.

La délégation qui a rencontré Chirac était exclusivement constituée de technocrates (El Himma, Benmoussa, Mansouri et Fassi Fihri). Où sont les politiques ?
À travers cette délégation, c’est le roi qui discutait avec la France, sans aucune couleur politique. Les interlocuteurs de cette délégation savent que cette dernière est directement dépêchée par Mohammed VI et qu’elle parle en son nom. En plus, tous ceux qui y siègent ont assisté à toutes les étapes de conception et de rédaction du projet.

Le Maroc annonce son projet final pour Avril. C’est une échéance à prendre au sérieux ?
Oui. Aujourd’hui, il n y a plus aucune hésitation. Le Maroc est aujourd’hui engagé sur la voie d’une véritable autonomie. Avril est donc une échéance à prendre au sérieux.


Surf. Un Marocain à Hawaï

Jeune prodige deviendra grand… comme les vagues de Hawaï ! Du 16 février au 5 mars, Ramzi Boukhiam, 13 ans et déjà triple champion du Maroc (minimes), sera parmi les quatre poulains de Quiksilver Europe (qui le sponsorise depuis trois ans) à surfer sur le North Shore de l’île mythique, lors d’un stage intensif organisé par la marque australienne de Surfwear. Fils d’Agadir où il s’entraîne sur les spots 11 et 12 du Rocher du diable, ce Maroco-hollandais, qui représente le royaume dans les compétitions internationales, a été repéré à seulement neuf ans par Laurent Miramon, de l’école Surfland à Oualidia, lors d’un simple stage d’initiation. Talent à suivre.


Terrorisme. Les Marocains du GSPC

Une quinzaine de personnes, accusées de collusion avec le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), ont été condamnées, le vendredi 2 février, à des peines allant d’un à dix ans de prison ferme par le tribunal de Salé. Deux autres inculpés, mineurs, ont été exemptés de prison et condamnés à une amende de 5000 dirhams. Rappelons que sur les 17 personnes jugées, six ont été interpellées en Algérie avant d’être livrées au Maroc. Dans le lot des condamnés, on retrouve aussi un Marocain extradé en octobre 2005 par la Grèce, et accusé par le Parquet d’avoir tenté d’entretenir des liens avec le GSPC. Un groupe qui préoccupe au plus haut point les sécuritaires marocains… entre autres.


Vol de voiture. Technique inédite

Une nouvelle technique de vol de voiture fait fureur sur les artères casablancaises. Deux personnes en scooter viennent se placer devant l’automobiliste-cible. Aussitôt, un second deux-roues se positionne juste derrière. Le premier amorce un freinage brusque, obligeant le chauffeur de la voiture à faire de même. C’est le moment que choisit le pilote du second scooter pour donner un coup de pied dans le pare-choc arrière, simulant un choc. Et lorsque l’automobiliste quitte précipitamment sa voiture pour s’enquérir des dégâts, le passager du premier scooter en profite pour s’installer au volant de l’auto et partir avec. Ingénieux, non ?


Congrès. Le RNI entre Osman, Oukacha et Jettou

Les problèmes existentiels du RNI (garder ou non Osman à la tête du parti) s’amplifient à la veille d’un congrès “historique”, qui pourrait bien aboutir à un choc des titans entre Ahmed Osman et Mustapha Oukacha. “La situation empire, nous conseillons sans cesse à Osman de quitter ses fonctions sans avoir à subir une défaite lors du congrès. Mais il ne bronche pas”, confie, perplexe, un des proches du toujours numéro un du RNI. Et d’ajouter : “Oukacha pourrait assumer la présidence avant les élections, mais on attend de voir si Driss Jettou sera reconduit à la primature ou pas. S’il ne l’est pas, c’est lui qui sera, plus tard, à la tête du RNI”. Absorbés par les luttes de pouvoir, les responsables du RNI devront aussi s’attaquer à un autre sujet qui fâche : le rapport financier, qui marquera le congrès des 30 et 31 mars prochain.


Tamazight. Show à l’international

Une caravane amazighe sillonnera l’Europe à partir de ce 10 février pour sensibiliser les MRE à l’écriture tifinagh et à ses valeurs culturelles. La délégation, composée d’activistes amazighs, visitera Madrid, Bilbao, Paris, Bruxelles, La Haye, Francfort, Barcelone et enfin Grenade. “Nos jeunes se sentent déracinés et risquent de tomber dans l’extrémisme. Nous voulons leur communiquer nos valeurs de tolérance et de laïcité”, explique Rachid Raha, membre de la délégation. Les “missionnaires” du tamazight en profiteront pour faire du lobbying dans le but de pousser vers la création de branches d’enseignement berbérophones, surtout que la communauté amazighe est nombreuse dans certains pays d’Europe. Bon courage !


Tanger. À vos balcons !

Le prochain concours du plus beau balcon n’aura lieu ni à Paris, ni à Venise ni à Los Aangeles, mais bien à Tanger. L’idée -originale, il faut l’avouer- a pour but de soutenir la candidature de la ville du détroit pour l’organisation de l’exposition universelle 2012. “Nous souhaitons montrer au comité d’inspection, qui arrivera au Maroc début mai, que la population tangéroise est entièrement mobilisée derrière cette campagne”, explique Othmane Mernissi, président du bureau tangérois de la fédération du BTP. Les trois heureux balcons, qui seront choisis en mai prochain, devront se partager la coquette somme de 100 000 dirhams. De quoi retaper tout l’appartement…


Psu. Le congrès sans le rock

Non, le Parti socialiste unifié (PSU) n’invitera finalement pas des groupes de la jeune scène rock pour son prochain congrès, prévu du 16 au 18 février à Bouznika. L’idée avait germé, depuis de longs mois, dans l’esprit de certains cadres du parti de gauche. Des contacts ont été établis avec des “représentants” de la scène rock. Sans suite… “L’idée n’a jamais fait l’unanimité en interne, alors autant s’abstenir”, commente ce dirigeant. La frilosité des camarades du PSU est plutôt surprenante quand on sait que le parti a été parmi les premiers à dénoncer le procès des 14 musiciens en 2003, allant jusqu’à abriter les réunions du comité de soutien. Et puis, à droite du PSU (mais toujours à gauche), la Chabiba de l’USFP a bien invité le rappeur Bigg, et le PPS s’apprête à inviter des groupes de rap, dès dimanche au complexe Sidi Belyout à Casablanca. Alors ?



Humeur. Marocophonie

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Un quotidien marocain a titré : “La langue arabe est consacrée dans la Constitution mais combattue dans la réalité”. La phrase vous prend à la gorge comme une maladie furieuse mais, franchement, qui oserait la contredire ? Si vous avez un doute, essayez un test très simple : adressez-vous aux beautiful people (et même aux autres) en arabe et vous goûterez à toute la différence. Entre le serveur souriant à qui vous demandez “un verre (de lait, bien entendu)” et la tête de mort que vous fouettez avec un “chi kass assi !”, il y a un monde. Le premier vous prend pour un gentleman et vous sert sans tarder, le deuxième vous ignore parce qu’il croit avoir affaire, au mieux, à un garagiste déguisé en buveur de lait. Elle est là, la différence. Vous ne pouvez pas espérer la même médaille quand vous demandez “S’il vous plaît” ou “Allah Yarham bak”, “Tout va bien ?” ou “Finek ?”. Le monde est ainsi fait, de mots, et de sentences collées aux mots. Quand on se retrouve en face d’un mec intelligent, on se dit : “Tiens, il raisonne comme un francophone !”. Quand le francophone que vous êtes écorche un mot, une formule consacrée, il se tord de douleur comme s’il était victime d’une colique néphrétique. Un jour, pour plaisanter (à peine), une amie m’a dit : “Quand je rencontre un mec intéressant, qui s’exprime bien en français, je me dis que sa mère est française. Ou alors qu’il a été dans un lycée français. S’il n’est ni l’un ni l’autre, c’est qu’il est né dans une bonne famille, riche et cultivée. Dans tous les cas, il reste un bon parti !”. Pour résumer, le francophone est un vainqueur : riche, beau, raffiné. Il ne reste pas grand-chose à “l’autre”, l’arabophone : au mieux, diriez-vous, il est une cible pour les mauvais spots de pub (en arabe évidemment), quant au pire…



VITES !

Le ministre de la Justice a failli représenter le Maroc lors du congrès mondial contre la peine de mort, qui s’est tenu le week-end dernier à Paris. “Le Maroc a finalement décidé de déléguer Driss Benzekri (CCDH) à la place de Bouzoubaâ”, nous apprend cette source française. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on a gagné au change…


Nouvelle saisie de cocaïne, cette fois à Dakhla, où des sacs de poudre blanche (8 kg, d’après une source locale) ont été saisis, dans la nuit du 2 au 3 février, dans un conteneur en partance pour les Iles Canaries. D’après nos informations, l’enquête concernerait, pour le moment, une société d’export marocaine.


Le week-end dernier, la fondation Friedrich Ebert et l’association Adala (Justice) ont organisé deux ateliers de formation destinés aux journalistes. Mais l’événement le plus attendu, le procès symbolique de la justice (accusée de harceler et maltraiter la presse), n’a finalement pas eu lieu. “Faute de temps”, nous a-t-on précisé. Dommage, on aurait pu rigoler…


Les experts de l’Otan étudient la possibilité d’installer un centre de recherche scientifique au Maroc, plus spécialement dédié à la médecine militaire. Il y serait question, entre autres, de “la préparation psychosomatique des troupes, leur soutien moral, etc”. On ignore la date et le site retenu pour la création du centre.


“La 1ère mi-temps appartient aux joueurs, la 2ème aux entraîneurs”. Cette phrase anodine est devenue l’emblème de la chaîne sportive Arriyadia, resservie à chaque retransmission télévisée, comme pour justifier les 0-0 qui sanctionnent la plupart des matches du championnat marocain de football. Mais que se passe-t-il dans les vestiaires entre les mi-temps ?
 
 
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