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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Moshé Aïchour

J’ai lu votre article sur “Achoura” publié dans le supplément “Good” (TelQuel n° 259). Ce sujet au Maroc (comme pour toute l’Afrique du Nord) recèle bien des secrets qu’on ne découvrira que par une étude objective de nos coutumes. Même si cela risque de ne pas plaire aux nouveaux gardiens du temple qui s’excitent à chaque fois qu’on évoque l’histoire païenne, juive et chrétienne du Maroc. Je me souviens que petit, j’écoutais des chansons de femmes à l’occasion de Achoura. Les paroles de ces chants nous étaient incompréhensibles, mais remontaient à très loin. Une simple recherche sur Internet permet de découvrir des souvenirs pas si anciens de la célébration de Achoura. Dans un forum par exemple, on peut lire : “le carnaval “Udayn n Âachour” (le Juif d’Achoura), dans la région de Goulmima, est à l'origine une tradition des berbères de confession juive qui se mêlaient ainsi aux berbères musulmans fêtant Achoura.” Sur un autre site, on peut lire aussi ce témoignage : “Originaire du Haut-Atlas marocain, ma tribu était voisine d'une tribu juive berbérophone. Dans les années 60-70, nous faisions une procession chaque soir à l’occasion de Achoura afin de réunir des victuailles. Et devinez quel personnage conduisait notre marche ? Moshé avec sa barbe blanche et son burnous. Je ne sais pas si cette tradition existe toujours, mais c'était un moment qui rappelait aux musulmans l'origine judaïque de leur foi”. L’achat de jouets pour les enfants et surtout le port des masques rappellent le pourim juif. La traditionnelle aspersion d’eau de Achoura aurait aussi des origines berbéro-juives.

El Houssine Bouiamrine, Meknès.



La grosse bubulle

J’ai lu avec attention votre enquête “Bourse, enquête sur une hystérie collective” (TelQuel n° 258). Les initiés savent pertinemment que “l'exubérance irrationnelle” constitue la bulle spéculative par excellence car elle est déconnectée des fondamentaux de l'économie. De plus, les brokers sont juge et partie au Maroc. Leurs recommandations sont souvent orientées. Il faudra un jour se rendre à l’évidence. Leurs avis sont dictés en fonction de leurs portefeuilles et donc ne sont pas neutres ! Quant aux délits d'initiés, que fait l'autorité des marchés financiers pour garantir à tout investisseur la transparence ? La Bourse n'est pas un casino, mais un investissement sur le long terme. Le risque doit être calculé selon des critères stricts. Se former aux mécanismes devrait être la règle pour les petits porteurs. Car comme le dit le proverbe, les arbres ne montent jamais jusqu'au ciel. Tôt ou tard la correction aura lieu et sera très rude. J’espère que votre enquête aura refroidi les ardeurs des investisseurs non avertis.

Youssef Rahmouni, Tours, France.



Plainte d’un “client”

Il serait bien que vous traitiez des conditions de traitement des personnes demandant un visa à n’importe quel consulat européen. Il s’agit à présent d'un service payant à des tarifs avoisinant le tier du SMIG. Pourtant, où est la qualité de l’accueil ? Où est la relation client ? Ne parlons même pas de respect ou de dignité humaine.

Khalid Benamer, Casablanca.

 
 
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