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Sahara. Le roi reprend la main
PPS. Jeunes, mode d'emploi
Interview. "Le risque d'un tsunami existe"
Années de plomb. Les infortunes du "club des ex"
France. Royal abat ses cartes
Tourisme. Casinos, le dernier tabou ?
Yasmine Kassari. Au-delà de la fiction
Livres. Montée au 13ème SIEL
Malek Chebel. "Je ne suis pas un pourfendeur de l'islam"
N° 261
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

Le chef de la police Charqi Draïss
(TNIOUNI / NICHANE)

Terrorisme. Le Maroc (officiel) en alerte

Il ne manquait finalement que le général Benslimane pour faire de la grand-messe des chefs de sécurité, dimanche dernier à Kénitra, une véritable réunion au sommet. Le plateau était impressionnant : les “deux ministres de l’Intérieur”, Chakib Benmoussa et Fouad Ali El Himma, le patron des renseignements extérieurs, Yassine Mansouri, le directeur de la DGST, Abdellatif Hammouchi, le patron de la Sûreté nationale, Charqi Draïss, le wali directeur général des Affaires intérieures, Mohieddine Amzazi, etc. Le beau gratin rassemblé à Kénitra discutait, évidemment, terrorisme. Et, pour l’anecdote, c’est
bien Charqi Draïss qui semblait mener les débats, ce dimanche-là. “Cette séance de travail a porté sur l'évaluation de la situation sécuritaire du pays et les mesures prises pour assurer et garantir la sécurité des citoyens et de leurs biens, comme elle a également examiné les moyens à mettre en oeuvre pour prémunir notre pays contre toute menace terroriste”, a indiqué, sur un ton très officiel, un communiqué du ministère de l'Intérieur. Des sources proches de la réunion ont précisé que la rencontre avait pour objectif essentiel de permettre aux patrons de la sécurité d’en “savoir plus sur les nouvelles menaces que fait peser Al Qaïda sur le Maroc, en confrontant notamment les renseignements dont dispose chaque service”. Surtout après les attentats en Algérie et l’apparition récente de Ayman Zawahiri dans une nouvelle vidéo, appelant les musulmans à “intensifier le jihad contre les intérêts américains où qu’ils soient”.


Manifs. Saddam non grata

Les autorités marocaines ont interdit le meeting de “solidarité avec la résistance irakienne” qui devait se tenir le Mardi 13 février devant le théâtre Mohammed V à Rabat. Un collectif de six associations, dont l’Association marocaine des droits humains, avait appelé à manifester à l’occasion de la commémoration du 40ème jour de l’exécution de Saddam Hussein le 30 décembre 2006. Le Bureau Central de l’AMDH considère cette interdiction comme la preuve du “diktat américain”. Quant au collectif, il ne compte pas en rester là, puisqu’il vient de lancer, comme ultime recours, l’idée d’une pétition appelant au boycott des activités de l’ambassade américaine au Maroc.


Livre. Chirac encense Hassan II

Jacques Chirac, dans son livre-testament (L’inconnu de l’Elysée, de Pierre Péan, éditions Fayard) rend hommage au défunt Hassan II, louant le rôle du souverain dans le soutien international apporté à Mandela et à son parti, l’ANC, du temps de l’apartheid. Un extrait qui en dit long sur ce rôle très peu (re)connu du souverain, mais davantage sur la nature des rapports Chirac-Hassan II : “Il (Hassan II) a soutenu l’ANC dès le départ. Le souverain, qui avait une fortune personnelle importante, versait de l’argent à l’ANC ; il pensait que plus on donnait, mieux cela valait. Il avait constitué un réseau de gens qui aidaient au financement de l’ANC. Il m’avait choisi pour cela…”.


Chabiba. Le PJD insatiable

Le PJD repart à la conquête des jeunes. Sa Chabiba, présidée par Abdelaziz Rebbah, lancera ce dimanche 18 février une campagne nationale pour encourager cette catégorie à participer à la chose politique. Le slogan choisi a une portée patriotique : “Participe à la politique pour servir ton pays”. On peut faire plus jeune et plus fun, comme formulation… Pour ceux qui n’ont pas compris la subtilité du message, l’idée à retenir est que le PJD veut recruter. “Des centaines de programmes” sont prévus. La chasse aux jeunes bat son plein. Au fait, où en est l’USFP dans son programme de recrutement ?


Attentats de Madrid. Zougam accuse

Jamal Zougam a-t-il payé pour avoir refusé de collaborer avec les services espagnols ? C’est ce qu’il affirme dans un entretien accordé, lundi dernier, au journal El Mundo. Accusé d’avoir un lien avec les attentats de Madrid, Zougam assure que des agents du CNI l’ont approché en 2001 pour lui proposer de travailler pour eux comme informateur et de fournir des informations sur les étrangers qui fréquentaient la mosquée de Lavapiés, un quartier de Madrid où vivait la majorité des membres présumés du commando ayant perpétré les attaques terroristes. Le lendemain, c’est au tour d’El Pais d’accuser les services du CNI d’avoir tenté de faire chanter des Marocains. Des agents secrets espagnols se seraient en effet rendus à Guantanamo pour tenter de faire collaborer Lahcen Ikassrien, qui a déclaré à El Pais que les policiers, qui enquêtaient sur une cellule espagnole d'Al Qaïda, lui auraient offert de l'argent et un statut de témoin protégé en échange d'une éventuelle collaboration.


Ahmed Benazzouz. La gauche en deuil

C’est en silence qu’il est parti, ce mardi 6 février à Salé. Lui, c’est Ahmed Benazzouz, l’anti-star par excellence, mort à 55 ans après avoir beaucoup vécu, notamment dans le giron d’un parti qui lui devait quelques-uns de ses meilleurs travaux et documents : la défunte OADP, dissoute aujourd’hui au sein du PSU. “Benazzouz était de ceux qui militaient dans l’ombre, qui assumaient aussi leurs déceptions sans tapage”, résume celui qui l’a connu le mieux, Mostafa Bouaziz, autre cadre de la défunte OADP. Le “militant de l’ombre”, comme l’a qualifié Mohcine Ayouch dans le journal du PSU, fait partie de ceux qui n’avaient jamais admis le départ- scission du PSD, en 1996.


Casablanca. Démolissons, démolissons…

Les travaux de démolition du Centre 2000 à Casablanca font un peu plus de dégâts que prévu. Non contents de raser les nombreux cafés, restaurants, magasins (et abris pour SDF et enfants de la rue) qui faisaient la singularité et le charme du site, les grues ont fait d’autres “victimes”, par chute de débris interposée. En effet, quelques voitures garées à proximité du site ont été endommagés, malgré la présence d’une palissade de fortune. N’y avait-il donc aucun moyen de prévenir ces dommages collatéraux ?


Handicapés. Enfin une oreille attentive

Monter un centre d’écoute pour les handicapés. C’est le défi que viennent de se lancer les membres de l’Association des droits des handicapés au Maroc. “Il sera non seulement question d’écoute, mais aussi de protection des handicapés en plus de la sensibilisation de la population marocaine par rapport à cette question”, explique Adil Yousfi, président de cette ONG créée en mars 2006. Le pari n’est pas encore gagné, puisqu’il faudra encore récolter 1,2 millions de DH pour l’acquisition d’un local et son équipement. D’après une étude réalisée par le secrétariat d’Etat chargé de la famille, de l’enfance et des personnes handicapées, il y aurait au Maroc environ 1 530 000 personnes en situation de handicap.


Radio. Aswat donne de la voix

Aswat radio émet à Casablanca et Rabat depuis cette semaine. Dernière-née du paysage audiovisuel marocain, la nouvelle venue a décidé de faire la part belle à la proximité et à la darija, des recettes qui ont fait le succès de son aînée Casa-FM. Les émissions seront courtes (1 heure maximum), entrecoupées de capsules de 2 à 10 minutes, où l’on parlera économie et société par le petit bout de la lorgnette. Avec à sa tête Thami Ghorfi, homme de médias et promoteur d’émissions économiques télévisées, Aswat se place aussi en concurrente directe d’Atlantic FM, l’autre radio à vocation économique. Plus on est de fous…


Salafistes. Mariez-les !

Incarcérés à la prison de Casablanca, les salafistes Issam Chouider, Kamal Chetbi, Abdelhakim El Ghali, Mohamed Aâtour et Rédouane Alami ont observé, pour la deuxième fois en l’espace de quelques mois, une grève de la faim les 12 et 13 février, pour protester, précisent-ils dans un communiqué, contre le Parquet de Casablanca, qui n’a toujours pas répondu à leurs requêtes de permission de mariage en prison. Requêtes qui, d’après le communiqué, auraient été adressées aux autorités judiciaires depuis près d’un an. Le détenu islamiste Omar Marouf, actuellement incarcéré à la prison de Salé pour ses relations présumées avec la Salafia Jihadia, a, quant à lui, pris son mal en patience en attendant d’être autorisé à prendre l’ex-Mme Mejjati pour épouse.


Al Qods. Les bloggeurs contre-attaquent

La blogosphère islamiste a décrété ce vendredi 16 février journée de “la révolte électronique contre le projet de destruction d’Al Aqsa”. Une quarantaine de blogs arabes, surtout marocains et palestiniens, se sont mobilisés pour protester contre les agressions israéliennes et le projet de destruction de la porte des Maghrébins. “Concrètement, les auteurs de ces blogs écriront des réactions sur le même sujet. Mais chacun choisira l’angle qui l’intéressera”, explique un bloggeur du PJD. L’initiative sera un test pour mesurer la mobilisation islamiste sur la Toile. Suivez mon regard…



3 questions à
Mimoun Charqi
[Membre du groupe de recherche sur la guerre du Rif]


Le Parlement espagnol a rejeté, cette semaine, le “projet de loi” sur l’utilisation des armes chimique dans le Rif (1921-26). Que s’est-il passé ?
La droite et la gauche, représentées par le PP et le PSOE, se sont associées pour opposer leur veto. C’est à la fois rare et décevant. Le projet a été soutenu par des formations de moindre importance, ce qui s’est révélé très insuffisant. À mon avis, l’Espagne vient de rater un rendez-vous historique et une sortie honorable par rapport à son passé commun avec le Rif. C’est regrettable, parce que le coup était jouable.

Qu’espériez-vous exactement de ce projet de loi ?
Le but était d’obtenir la reconnaissance officielle (par l’Espagne) de l’utilisation d’armes chimiques dans le Rif, la condamnation de cet acte par la même Espagne officielle, et la réparation des dégâts… Le projet est le fruit d’un travail de longue haleine mené par le groupe de recherche (ndlr : dont Mimoun Charqi préside la commission scientifique), en association avec des députés espagnols. Tout ce travail ne peut passer aux oubliettes parce que le Parlement espagnol, après des reports étalés sur 18 mois, a fini par dire non.

Que comptez-vous faire, aujourd’hui ?
On saisira la justice espagnole et, en cas de refus, il nous reste le recours à la Cour européenne des droits de l’homme. L’affaire est donc loin d’être enterrée.


Sahara. Pax Americana

“Une résolution des Nations Unies (ndlr : sur l’affaire du Sahara) ne va pas aboutir à une solution ; seule une négociation entre les parties concernées pourra le faire”. Cette phrase est extraite de l’entretien accordé, en début de semaine, par l’ambassadeur américain à Alger, au journal La Tribune. De quoi plaire aux autorités marocaines, plus favorables à une solution “négociée” au Sahara. On peut lire, dans le même entretien, cet autre passage qui renseigne sur la position américaine par rapport au Sahara : “Nous avons dit aux autorités marocaines : si vous n'acceptez pas le plan Baker, mettez quelque chose sur la table”. On l’a compris, le “quelque chose” en question, devra être le projet d’autonomie, première réponse véritable du royaume à la communauté internationale, qui devrait être rendu public en avril prochain.


CCDH. Et les juifs ?

Le torchon brûle-t-il entre la communauté juive marocaine et le Conseil consultatif des droits de l’homme ? Dans une correspondance au ton plutôt ferme, le délégué de La Fédération mondiale du judaïsme marocain, Shimon Bornstein, a demandé des éclaircissements sur l’exclusion des MRE juifs de la Conférence sur la communauté marocaine résidant à l’étranger, qui s’est tenue à Rabat, les 8, 9 et 10 décembre 2006, sous l’égide du CCDH. “Nous pensons avoir une place et un rôle à jouer, à côté de nos frères musulmans, pour réussir la transition démocratique et les projets mis en oeuvre par sa Majesté, et dans le débat sur le Conseil supérieur des marocains de l’étranger”, conclut la lettre. Celle-ci n’oublie pas de préciser, au passage, que la Fédération représente deux millions de juifs marocains à travers 90 sections et 33 organisations au Maroc, en Israël et à travers le monde.


Sebta. Le pain ou la nation

La baguette de Tétouan et le pain rond de Fnideq sont désormais interdits à Sebta. Le président de l’enclave de Sebta, Juan Jesus Vivas, a donné ses instructions à la police locale pour bloquer les vendeurs de pain au poste frontalier de Bab Sebta. Le responsable, qui émarge au Parti Populaire (droite espagnole), avait rassuré l’Association des fabricants de pain de Sebta, qui vit une crise sans précédent, que son “gouvernement allait contrôler sévèrement l’entrée du pain en provenance du Maroc”. Moralité : à Sebta, le nationalisme passe, parfois, par des histoires de baguette et de pain rond de Tétouan ! Décevant.


Partis. L’USFP ratisse large

Tous ceux qui ont suivi la prestation de Driss Lachgar, invité cette semaine sur l’émission Hiwar sur la TVM, auront fait la remarque : le parterre des invités représentait l’ensemble de la classe politique, sans exception aucune. Même le PJD était présent, en les personnes de Saâd Eddine Othmani et Lahcen Daoudi. “Cela veut dire, peut-être, que l’USFP (ndlr : le parti de Lachgar) est prêt à composer avec tous les partis, à droite comme à gauche, dans la perspective des élections 2007”, nous souffle un invité de l’émission. Le passage télévisuel de Lachgar aura confirmé, par ailleurs, que le parti de la rose est en train de faire table rase du passage de Youssoufi à la tête de l’USFP (pas un seul mot, ni par Lachgar, ni par ses intervieweurs). Et que le départ de Mohamed El Gahs, dont la démission a fait beaucoup de bruit, était peut-être souhaité par quelques-uns parmi ses “amis”…


People. Rio de Morocco

Les trois joueurs de football anglais Rio Ferdinand, Gary Neville (Manchester United) et John Terry (Chelsea FC) viennent d’investir dans la pierre… marocaine. Les trois compères ont en effet acquis chacun un pied-à-terre dans un complexe immobilier en construction sur la côte méditerranéenne. En guise de pied-à-terre, il s’agirait de somptueuses villas, qui sortiront de terre sur la station balnéaire de Saïdia. C’est sur les conseils de son agent, Pini Zahavi, que Rio Ferdinand a déboursé les 500 000 livres sterling (autour de 8,25 millions de Dirhams) pour l’acquisition de sa nouvelle résidence. Le défenseur mancunien s’est empressé de souffler l’idée d’investissement à ses deux copains de la sélection anglaise.


Presse. Notre ami Benali

Notre confrère Abdellah Benali, ancien journaliste de Maroc hebdo International, aujourd’hui à Jeune Afrique, vient de lancer un journal électronique indépendant (www.alhadath.info). Mauritanien de naissance mais Marocain de cœur, Benali, 36 ans, est notamment connu pour avoir été un opposant de l’ancien régime de Nouakchott. C’est pratiquement sous la pression du régime d’Ould Taya que Benali a été obligé, en 2004, de plier bagage pour quitter le Maroc. Son nouveau journal réservera, naturellement, la part du lion à la Mauritanie, “avec une petite place quand même pour le Maroc et le reste du monde”, ajoute Abdellah avec son sourire habituel, Bienvenue.


Parti amazigh. Interdit et (finalement) reconnu

Le Parti démocratique amazigh marocain (PADM) n’a pas pu tenir son congrès extraordinaire, annoncé les 3 et 4 février derniers à Marrakech. “Les 1700 congressistes réunis ont été empêchés d’accéder à la salle des travaux par les forces de l’ordre, qui ne nous ont fourni aucune explication à cette interdiction”, commente le coordonnateur du parti, Houcine Oublih. Le PADM, qui existe depuis l’été 2005, n’a jamais été officiellement reconnu. Il lui manquait sans doute un coup de pouce… qui pourrait être l’interdiction de son congrès du 3 février. Explication étonnante de son coordonnateur national : “Je me suis rendu au ministère de l’Intérieur quelques jours après l’interdiction pour déposer, de nouveau, le dossier (attestant la constitution et l’existence) du parti et, cette fois, on m’a bel et bien remis un récépissé !”. Lequel récépissé signifie que le PDAM est enfin reconnu.


Marrakech. Elite se serre la ceinture

Tenue le 13 février dernier à Marrakech, la finale du concours Elite Model Look n’a pas été à la hauteur de sa réputation. Les organisateurs ont dû vite oublier les paillettes quand le sponsor de l’évènement a revu à la baisse sa contribution financière : 100 000 petits dirhams au lieu des 250 000 promis, selon l’un des promoteurs de l’évènement. Conséquence de cette restriction budgétaire, le jour de la cérémonie, les 15 finalistes du concours n’avaient plus où loger. Qui plus est, il était prévu que trois stylistes marocains de renom habilleraient en caftan les tops models en herbe. Il n’en fut rien. Les finalistes ont défilé en gandoura tandis que les stylistes contactés, comble de l’ironie, ont dû payer eux-même leurs chambres d’hôtel. Pas très glamour, tout ça…


Briefing. Jettou aussi

Driss Jettou a invité, la semaine dernière, les principaux dirigeants de 2M (directeur général, directrice de l’information, rédacteurs en chef, etc), en plus du président de la SNRT, Fayçal Laraïchi, à une séance de brief à Rabat. la source qui nous rapporte l’information ajoute que “le brief a tourné essentiellement autour des réalisations du gouvernement Jettou, notamment en matière économique”. Des “réalisations” insuffisamment mises en relief, d’après le premier ministre. Ce brief serait-il lié, comme certains le pensent, aux bruits (chroniques) de remaniement que l’on annonce à différents étages de l’audiovisuel marocain ?


Tournage. Guantanamo à Marrakech

Si vous avez récemment fait un détour par Marrakech, vous n’avez pas pu rater l’étrange remue-ménage autour du Palais El Badia. Non, il ne s’agissait pas d’un soudain intérêt des touristes pour le monument en ruines, mais plutôt du tournage d’un film hollywoodien, qui a choisi le lieu comme décor. Et quel décor : le Palais El Badia a été transformé… en une réplique du tristement célèbre Camp Delta, le bagne installé sur Guantanamo Bay. Réalisé par le Sud-africain Gavin Hood, le film, intitulé Rendition, réunit une jolie brochette d’acteurs : Jake Gyllenhaal, Meryl Streep, Reese Witherspoon et Peter Sarsgaard font partie du casting. Le film raconte l’histoire d’un agent de la CIA, qui est témoin de l’interrogatoire musclé effectué par ses collègues sur un ingénieur égyptien, suspecté d’appartenir à une organisation terroriste. Après Marrakech, l’équipe de tournage s’est installée à Essaouira, pour filmer d’autres scènes sur la plage de la ville des vents.



Humeur. Saint-Valentin

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Comme prévu, la Saint-Valentin a affolé mon GSM. Les vibrations et les secousses ont été, comme dirait un sismologue, brèves et intenses. Et sans dégâts matériels, heureusement ! Pour ne rien gâcher à mon plaisir, les sms ont comporté leur lot habituel de fautes (de goût, d’orthographe, etc). Entre le Saint-Valentin et la Sain Valentin, j’ai eu droit à une beau collier de perles, toujours drôles, toujours inattendues. Exemple de cette personne qui m’a écrit : “Si tu ne viens pas, dis-moi au moins quelle sera ton élue pour la Saint-Valentin ?”. Au moins, il n’y avait pas de faute d’orthographe. Quant au reste… C’est incroyable ce que les gens, en pianotant sur les touches de leur téléphone, peuvent vous imaginer plus grand, plus heureux et moins enrhumé que de coutume. Surtout lorsque vous ne répliquez pas, dans la seconde qui suit, à un sms. Le type, la fille, peut vous déclarer sa flamme éternelle et son amour infini dans le premier sms. Mais si vous ne répondez pas dans l’immédiat, le deuxième sms risque de vous incendier en vous traitant de la pire créature depuis que l’homme a marché sur la lune. Comme dit la chanson de Rita Mitsouko, c’est comme ça ! Et puis basta. Cette nuit-là, et pendant que mon GSM vibrait au rythme des sms, je me déplaçais à grand mal vers les sanitaires d’un restaurant plus choc que chic. Le mur intérieur était tapissé de graffitis dont l’un a particulièrement retenu mon attention : “Oui, c’est vrai… Mais il faut bien choisir le tableau !!!”. La phrase m’a plu même si, comme vous, je n’y ai rien compris. Elle avait de la gueule, du mystère, une pointe de plus que des sms du style “Tu es mon Saint-Valentin”, “Tu fais quoi à l’occasion de la nuit de l’amour ?”. La vache !



VITES !

Le Forum vérité et justice organise en partenariat avec la fondation Friedrich Ebert une conférence nationale sur les droits de l’homme, les 23 et 24 février à Rabat. “L’idée est d’évaluer le travail de l’IER, mais aussi des ONG (Forum, AMDH, OMDH) qui ont initié le débat dès 2002”. le bilan s’annonce très (auto)-critique.


Le 27 février 2007 sera un jour de renaissance pour Mustapha Alaoui. L’animateur vétéran de la TVM verra son émission Hiwar “reliftée”, juste à temps pour recevoir le ministre des Finances, Fathallah Oualalou. Au menu : nouveau plateau, davantage d’invités… et la garde-robe qui va avec.


L’association des victimes de Skhirat tient son assemblée générale ce samedi à Rabat. Au menu, de nouveaux documents inédits sur le putsch sanglant de 1971, dont la sortie d’un nouveau livre consacré à la question : “Au-delà du coup d’Etat de Skhirat” de Mohamed Bargach, un militaire qui était présent ce fameux 10 juillet 1971 à Skhirat.


Un groupe de 7 islamistes, soupçonnés de préparer des attentats terroristes, ont été interpellés, mardi dernier à Meknès. On prête au groupe, dont 4 membres ont été vite relâchés, l’intention de faire exploser “des casernes militaires et des établissements hôteliers et universitaires”.


La SNRT a sa mascotte : Monsieur Snerty ou Snirty - on hésite encore sur la prononciation. Un robot nain avec un écran en guise de tête. C’est que l’identité visuelle du holding public (habillage, charte graphique, programmation…) seront revus de fond en comble. Lancement imminent.


Faouzi Skalli, ancien directeur du Festival des musiques sacrées, lance un nouveau festival, toujours à Fès : le Festival de la culture soufie. De la concurrence en perspective pour les musiques sacrées, puisque la nouvelle manifestation devrait tenir sa première édition quelques semaines à peine avant son aînée. La vengeance est un plat qui peut aussi se manger chaud.
 
 
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