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Pages coordonnées par Chadwane Bensalmia
La semaine.
Cinéma. La révolution jeune
Du jamais vu. Le fonds daide, dans sa session de février, na accordé davances sur recettes quà des premiers films. Quoi de plus normal pour un pays jeune, au cinéma encore jeune, nous lâche ce cadre du CCM. La surprise est, dans tous les cas, belle. Sur les cinq cinéastes subventionnés, on note la présence de deux femmes, toutes les deux MRE : Souad Bouhati (avec Française) et la revenante Myriam Bakir (avec Leila). à noter que cette dernière a été révélée, dès 1995, avec une série de courts-métrages et que de toute la génération dalors (les Lakhmari, Legzouli, Ferroukhi), elle était la seule à ne pas avoir |
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| basculé au long métrage. Aujourdhui, cest chose faite. Les trois autres projets sont signés Mohamed Ahed Bensouda (Histoire dun lutteur mchaouchi), dont les courts étaient prometteurs, Nassim Abassi (Majid) et Mohamed Mernich (Tamazight oufella). Rayon courts, les avances ont été accordées à deux projets : Rêve-éveil, du plutôt chevronné Ali Tahiri, et Rires en larmes de Mohamed Lebdaoui. Le long métrage, Le jeu de lamour, de Driss Chouika, a également obtenu une avance après-production puisque le film a déjà été monté. La cagnotte de cette session de février a été, au total, de 13 700 000 DH. La plus forte avance a été accordée à Française de Souad Bouhati avec 3 500 000 DH. Le deuxième plus gros score après le record de 4 000 000 DH accordé à Faouzi Bensaïdi pour son What a wonderful world. |
Sortie. La Môme piaffe
Cest quelle fait tourner la tête, la petite Marion Cotillard dans la peau dEdith Piaf. À quelques coups de blush près, elle est juste, - que dis-je ?- époustouflante. Elle est La Môme, jusquau bout des ongles, dans ses grandeurs, ses excès, ses faiblesses et ses amours. Une véritable performance dirigée oar Olivier Dahan qui, en réalisant ce film, relevait le pari impossible. Faire un film par définition populaire au passage son genre de prédilection - sur une légende idolâtrée, tout en évitant de sombrer dans le misérabilisme auquel peut dailleurs facilement prêter le tragique destin dEdith Piaf. Petite fille, abandonnée par ses parents, qui a grandi dans un bordel et qui à 40 ans, en faisait 60. Star adulée par tous et pourtant seule. à en croire les puristes du cinéma français, Olivier Dahan a raté le coche. Et le mérite, tout le mérite revient à Cotillard et à sa performance. Il y a probablement du vrai dans tout cela, toujours est-il que la môme Edith est ressuscitée le temps dune séance ciné. Et puis, il y a Paris. Le Paris dune époque révolue.
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One man show. Gad revient
La dernière fois quil la joué sur une scène marocaine, croyant bien faire, Gad El Maleh improvisait une marocanisation in extremis de Lautre, cest moi. Il a réintroduit une certaine madame Tazi dans le show, joué vite fait le sketch du ski - jugé trop franco-français - et saupoudré le reste de quelques références marocaines. Cétait à sa première représentation au Mégarama de Casa. Résultat, la perfection de son jeu était -disons- entamée. Mais il suffisait de le lui demander pour que le Gad remonte son Bryan sur scène
et en tournée.
Le 12 et 13 mars au Mégarama, 14 et 15 au Mégarama de Marrakech une dernière représentation,
le 17 au théâtre Mohammed V de Rabat.
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Festival. LAfrique au féminin
Une exposition dart africain au Théâtre royal, un village dédié aux secrets de beauté de la femme africaine sur la place Jamaâ el Fna, des concerts à la Menara et une conviction pour emballer le tout : les femmes sont le cur de lAfrique. Cest en somme le message du Women of Africa festival, nouvel arrivant dans le paysage festivalier de Marrakech, promis pour avril 2007. Une première édition on ne peut plus militante avec, entre autres, les divas sud-africaines Lorraine Klaasen et Miriam Makeba, pionnière world, militante anti-apartheid et épouse du black panther Stokely Carmichael. Egalement au programme, la Capverdienne Maria de Barros, la Camerounaise Kaissa et, ambassadrices de la féminité marocaine, Oum et Najat Aatabou (
). Nous voulons encourager la coopération sud-sud, mais aussi mettre en avant des sujets sensibles qui touchent la femme, comme lexcision ou les violences au sein de la famille, au travers de tables rondes, explique Jamila Diani, instigatrice de lévénement. La lutte continue. |
Patrimoine. À la gloire de lHay
Le conseil de Casablanca a vraisemblablement décidé de prendre en main le destin de Hay Mohammadi. Double preuve à lappui. La première sappelle Cinéma Saâda. Bientôt, de toutes ses congénères casablancaises, la légendaire salle de lhay sera la plus belle ! Enfin pas dans limmédiat. Cest toute juste une idée, suggérée par lassociation voisine Mountada Saâda, financée par le conseil de la ville qui propose de racheter le bâtiment auprès des héritiers et soutenue par les ministères de la Communication et de la Culture, et le Centre cinématographique marocain. Lautre preuve est un bâtiment inachevé et abandonné, propriété de la ville que le conseil entend recycler en Dar El Ghiwane. Un musée consacré aux arts populaires. La Fondation ONA serait partante pour financer les travaux. Si ça se trouve, on finira peut-être par sortir lautre dossier des tiroirs. Vous savez, ces vieux abattoirs ! |
Coup de coeur. Irrévérence en prose
Vingt-cinq ans de révolte contre tous les dogmes et les interdits, toutes les morales et les certitudes, concentrés dans un recueil à mi chemmin entre la poésie et la prose. Cest hardi. Irrévérencieux, dautant que ces proses se révèlent, au fil des pages, de plus en plus impudiques, libertines, scandaleusement choquantes pour les oreilles chatouilleuses. Soit, mais on aime et on sourit, au moins une fois, à chaque texte. Habib El Amrani naurait pas pu trouver meilleur titre à son ouvrage. En toute irrévérence, refusé par les éditeurs marocains et français, mais qui a fini par trouver preneur auprès de Biliki, une maison dédition belge spécialiste de la vente online. Le poète quon disait anticonformiste, anarchiste, antisioniste, anti-islamiste, hédoniste et athégriste, il y a quelques mois, a ajouté un dernier adjectif à la liste : jusquauboutiste.
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Mghrib Music Awards. Un mois plus tard
Initialement prévue pour le 24 février courant, Mghrib Music Awards, la cérémonie de récompense lancée par le webzine Nextline.ma, en décembre dernier, est reportée à fin mars, pour éviter toute confusion avec sa concurrente, Motorola Music Awards, fixée au 22 du même mois. Les internautes devront donc patienter jusquau 24 mars ou le 31 pour le verdict final du vote. On attend la confirmation du théâtre quand à la disponibilité de la salle, même si on préfère le 31. ça nous permettrait de maintenir la programmation. Le 24 nous priverait de quelques groupes qui partent en tournée, résume Meryem Saâdi, lune des têtes pensantes de lévénement. Joignant lutile à lagréable, le comité dorganisation a décidé de reporter du même coup la date de clôture des votes (30 000 aujourdhui). Des retardataires ?
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Télé. Strip-tease marocain
Meknès, dans le magasin de disques de Faouzi, repaire des musicos de la rue de Paris, les H-kayne pestifèrent contre le piratage. Entre deux coups de colère et un sarcasme, Azeddine lâche : Jai retrouvé nos deux albums en vente à 2 DH chacun. Quelques séquences plus loin, le même Azeddine est dans sa salle de bain. Il entame la journée par une pique lancée à Hatim, au passage aussi son coloc. Azeddine, cest le sang chaud du groupe. Cest la caméra dAJi Tchouf qui vous le dit. Ladaptation marocaine de lémission belge Striptease a évité le piège du voyeurisme, reproché parfois à la version mère, pour proposer une immersion hebdomadaire de 26 minutes dans des parcours singuliers. Des portraits très indiscrets !
Les dimanches, à 13h30 sur la TVM.
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Première. Dakhla présente
Cest Dakhla qui ouvrira dorénavant le bal des festivals de plein air. Des fois, cest dernier arrivé, premier servi ! Première édition du 9 au 12 mars 2007 avec -évidemment - Darga, Hoba Hoba Spirit, H-Kayne et Amarg Fusion pour la nouvelle scène. Nass El Ghiwane inaugureront leur album comeback, sur scène. Un brin de nostalgie avec les Gipsy Kings. Du grand jazz avec loctogénaire aux cinquante disques et franchement amoureux du Maroc - Randy Weston, et la mauritanienne Dimi. Notez aussi dans le tas, compét de sports de glisse, spectacles de rue et un mini-festival de courts-métrages et documentaires, autour de la mer. Quand une ville na jamais eu de festival, on le sait, le premier est un peu fourre-tout. Mais on sen fout. Go south ! |
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Le livre.
Dans une cité HLM de la banlieue française des années 60, un adolescent, à limagination débordante, raconte, sa déperdition, dans une journée à mi chemin entre la réalité de son monde et les délires de son imagination. Il se perd entre linsouciance des 60s et ses questions existentielles, entre ses pulsions sexuelles et ses amourettes platoniques davant la puberté, entre la dissection dune sauterelle récalcitrante, à lanatomie compliquée et le fantasme dun ami, à linstinct destructeur qui projette de plagier le meurtre de Kennedy. Le tout écrit du bout dune plume épurée et délicieusement précise. Un beau jeudi pour tuer Kennedy est le genre de roman quon regarde. Le genre à finir sur grand écran.
Un beau jeudi pour tuer Kennedy ; Daniel Picouly, Éditions Grasset.
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Humeur.
Hannibal le cannibale
Un élu de lUSFP a mordu à la joue le vice-président RNI du conseil communal de Fès. Ce nest pas une blague, mais une vraie information qui risque de décrédibiliser encore davantage la classe politique. En effet, un électeur potentiel risque dy réfléchir à deux fois avant daller jeter son bulletin dans lurne. Un représentant de la nation qui se prend pour Mike Tyson, cest limite, tout de même. Dautant plus que Tyson avait au moins de bonnes raisons de jouer à Rex le chien. Il combattait pour un championnat du monde des poids lourds. Au risque de choquer les pacifistes, cest un excellent mot dexcuses pour les fans de sport. Le canidé de lUSFP navait quant à lui aucun motif valable. Il a confondu son homologue du RNI avec un os à moelle pour une histoire de gestion de parking. Si ça continue ainsi, les salles de conseils communaux vont devoir accrocher des pancartes : attention chien méchant. Mais que lon se rassure, on sait se tenir dans les hautes sphères de lUSFP. Même sil a une tête de bouledogue, Mohamed Elyazghi, chef de la formation de gauche, aboie plus quil ne mord. Son programme politique ressemble dailleurs à une vieille femme édentée qui voudrait bouffer tout cru un steak. Aucun combat didées. Même pas de combat tout court. On en vient presque à regretter lépoque où tous ces hommes de gauche étaient de véritables chiens enragés. Désormais, ils ne croquent plus les fesses de lestablishment. Ils les lèchent comme de gentils toutous
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Court et animé
Le Ficam récidive avec une deuxième édition du grand prix Aïcha de lanimation. Pour rappel, lannée dernière, cest Famila de Nazih Bahraoui qui le remporttait. Son court sera dailleurs à la prochaine édition du FICAM. Le dépôt de candidatures est ouvert jusquau 20 avril. Plus dinfo au : www.ambafrance-ma.org/ficam
Neuromotor sound
Après les Underground Impact I et II, nouvelle teuf chez les adeptes de lélectro. Deep Sounds quelle sappelle, et elle soffre comme tête daffiche le pionnier de la scène Psy-trance française Neuromotor, et 3 Djs locaux. Samedi 24 au Sunset Club à 22h.
Le Doc à Marrakech
Doc Gynéco et Gérard Jugnot ont atterri en début de semaine à Marrakech, pour le tournage de Ali Baba et les 40 voleurs. Téléfilm en deux parties de Pierre Aknine (Jean Moulin avec Francis Huster) produit par TF1. Jugnot sera Ali Baba. Doc, lui, sera le génie. Enfin, cest que de la télé. Dans la vraie vie, il vote plutôt Sarkozy. |
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